.

.

mercredi 6 juillet 2016

Peter Falk

Peter Falk passe devant la caméra en 1958. Il est dirigé, ce n'est pas rien, par Nicholas Ray dans La Forêt interdite. ­Remarqué, il tient son premier rôle important dans un polar de William Witney, The Secret of the purple Reef ( 1960), fut nommé à deux reprises aux oscars pour Murder Inc (1960) de Stuart Rosenberg et Milliardaire d'un jour (1961) de Frank Capra. En 1965, il tourne La Grande course autour du monde de Blake Edwards.La filmographie est impressionante. Mais, évidemment, c'est John Cassavetes qui le rendit célèbre dans les cinémathèques. Il devient un acteur culte, l'acteur fétiche, dans les années 1970 -avec Ben Gazzara-, du grand metteur en scène sous la direction duquel il tourna quelques pièces maîtresses du septième art. Citons Husbands (1975), Une femme sous influence ( 1976), Opening Night (1978) ou encore Big Trouble ( 1987). À la fin des années 1980, le réalisateur allemand Wim Wenders fit appel à son génie dans Les Ailes du désir (1988). Il tourne son dernier long métrage, American Cowslip de Mark David, l'année du début de son mal incurable, la maladie d'Alzheimer. Le lieutenant Columbo était devenu un acteur cérébral. On n'en doutait pas: un inspecteur de cette trempe l'est toujours. Marié à deux reprises, il fut mis sous la tutelle de sa seconde femme. On enterre la plus célèbre mémoire de la criminelle californienne.(http://www.lefigaro.fr/cinema/2011/06/24/03002-20110624ARTFIG00629-peter-falk-l-inspecteur-jette-l-eponge.php)


                              

Husbands, le cinquième film en tant que réalisateur de John Cassavetes, débute par un diaporama de photos sur une musique jazzy, sur lesquelles on peut apprécier la formidable entente régnant - à deux niveaux - parmi une bande de quatre copains et leurs familles respectives. Les quatre quadragénaires, bravaches, chahuteurs et rigolards, s'amusent et sirotent leurs bières autour d'une piscine devant leurs familles épanouies. De ces quelques photogrammes sans prétention émane un sentiment de plénitude et de bonheur partagé, que la fixité du support rend éternels. Par un cut brutal (la musique s'arrête de concert), le film s'anime et l'on suit une voiture qui pénètre dans un cimetière. Husbands "prend vie" subitement alors que la mort a frappé et que des funérailles vont avoir lieu. Ainsi entre-t-on habituellement dans les films de Cassavetes, saisis sur le vif, non réellement préparés par un prologue explicatif et sûrement pas par une introduction à une quelconque intrigue, mais plutôt pris violemment par la manche et jetés dans la matière essentielle de son œuvre : le bouillonnement des émotions, la confrontation des corps, les troubles engendrés par les contradictions de l'existence, la ferveur des sentiments amoureux. Pour Husbands, le cinéaste a choisi pour sous-titre : "A comedy about life, death and freedom" (Une comédie à propos de la vie, de la mort et de la liberté) ; il s'agit bien de mener sa vie telle qu'on la désire en tentant de composer avec la peur de mourir et d'échapper si possible à l'aliénation que représentent la vie de famille et ses contraintes privatives de liberté.


           

Evidemment tout n'est pas si simple, car la "famille" chez Cassavetes ne se réduit pas aux parents et aux enfants, mais elle est formée de groupes associés et interagissant entre eux avec l'amour et amitié comme principes fondamentaux. Alors Husbands raconte une fuite en avant, effectuée par trois camarades saisis par la fragilité de leur existence et ébranlés par leurs frustrations, avec comme obsession à peine voilée la crainte de la mort.En cette année 2012, Husbands prend justement une résonance particulière : en juin 2011 disparaissait Peter Falk et récemment, en février dernier, Ben Gazzara décédait à son tour. Ainsi, devant l'écran et pour l'éternité, les trois amis inséparables nous semblent réunis dans un espace-temps qui a autant trait au cinéma de Cassavetes (disparu bien trop jeune, lui, à 59 ans en 1989) qu'à notre propre cinéphilie et à la singularité de leur parcours. Aujourd'hui, c'est donc avec une certaine tristesse que l'on voit s'agiter et folâtrer ces trois formidables artistes qui s'aimaient d'un amour profond à la ville comme à l'écran. Husbands marque une transition dans la carrière de John Cassavetes.


                              

Premier film en couleurs du cinéaste, il fait suite à une période compliquée qui le vit dans les années 60 alterner des participations remarquées dans des séries télévisées et des seconds rôles marquants au cinéma, alors que, comme réalisateur, il s'était heurté à la forteresse Hollywood pour laquelle il avait accepté de tourner deux films - Two Late Blues (1961) avec Bobby Darin et Stella Stevens, et Un enfant attend (1963) avec Burt Lancaster et Judy Garland. Le comédien racé d'A bout portant (Don Siegel, 1964), des Douze salopards (Robert Aldrich, 1967) et de Rosemary's Baby (Roman Polanski, 1968) avait ensuite repris son indépendance en signant le poignant et douloureux Faces, sorti en 1968 après trois années difficiles de production et un travail créatif plein d'effervescence. Husbands marque également la rencontre avec Ben Gazzara et Peter Falk, qui tous deux avaient déjà une solide carrière dans l'industrie hollywoodienne ainsi qu'une grande expérience de la télévision. Le lieutenant soupçonné d'un crime dans Autopsie d'un meurtre et le célèbre lieutenant Columbo entrent donc dans la famille "cassavetienne" et s'en trouveront profondément changés, tant sur le plan professionnel que privé.(http://www.dvdclassik.com/critique/husbands-cassavetes)


            

Le Privé de ces dames est un film américain réalisé par Robert Moore et sorti en 1978. Il s'agit d'une parodie des célèbres films Casablanca et Faucon maltais. San Francisco, 1940. Lou Peckinpaugh a quelques ennuis. Son associé, Merkle, vient d'être assassiné. Lou étant l'amant de Georgia, l'épouse du défunt, il devient le suspect numéro un pour la police, qui est au courant de sa liaison. Mais Lou a d'autres affaires à traiter que celle de sa défense. Une cliente aux noms interchangeables l'engage pour retrouver sa nièce. Au cours de l'enquête, Lou retrouve, dans un cabaret Marlène Duchard, un ancien amour aujourd'hui mariée à un résistant français. Lequel est poursuivi par un colonel allemand, Schlissel. Lou accepte d'aider Marlène à remettre la main sur des documents dérobés par Schlissel... La première partie du film regorge de gags à se plier de rire et vaut donc largement le détour; hélas la suite s’essouffle et est une suite de plans continus sur Peter Falk qui tente de résoudre les différentes énigmes de ce scénario complexe voire incompréhensible si on n'a pas vu "Casablanca" et "Le Faucon Maltais", les deux métrages que le présent film parodie. a noter que "Le Privé de ces dames" n'est absolument pas la suite d'"Un cadavre au dessert" comme on peut le lire ça et là.Le film est une parodie de deux classiques de cinéma : "Casablanca" et "Le Faucon Maltais", pour ceux qui n'ont regardé aucun de ces deux derniers, le scénario peut paraître un peu confus. J'ai déjà vu Casablanca, et quelques scènes reproduites en parodie sont assez convaincantes. Mais il y a des moments d'ennui et il faut dire que l'intrigue policière n'est pas vraiment solide, elle n'est sauvée que par la présence de Peter Falk et sa prestation réussie comme acteur principal.(Allociné)

1 commentaire:

  1. https://1fichier.com/?t89ghcnpbt
    https://1fichier.com/?56cg55vcc4

    RépondreSupprimer