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samedi 16 juillet 2016

Kate Reid

Kate Reid entreprend des études à l'Université de Londres, décroche un rôle dans un théâtre du West End en 1958, et l'année suivante, joue dans Comme il vous plaira et Othello de Shakespeare au Festival de Stratford du Canada. Elle se rend ensuite à New York pour suivre des cours d'interprétation théâtrale sous la direction de Uta Hagen. En 1962, Elle partage avec cette dernière le rôle de Martha dans Qui a peur de Virginia Woolf ? d'Edward Albee, assurant les représentations en matinée. Elle mène dès lors une carrière longue et variée, jouant à la scène plusieurs rôles dans des classiques, dont Lady Macbeth dans Macbeth et Katharina dans La Mégère apprivoisée de Shakespeare, mais aussi des pièces contemporaines : Slapstick Tragedy (1966) est écrit spécialement pour elle par Tennessee Williams. Arthur Miller pense à elle en écrivant Le Prix (The Price, 1968), tout comme Edward Albee pour le rôle de Claire dans Délicate Balance (A Delicate Balance, 1966). Elle reprend d'ailleurs le rôle dans le film A Delicate Balance, réalisé par Tony Richardson, une interprétation qui lui vaut d'être nommé pour le Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle en 1974. Au cinéma, elle joue aussi une scientifique atteinte d'épilepsie dans Le Mystère Andromède (1971) de Robert Wise et l'acariâtre Grace, compagne de Burt Lancaster, dans Atlantic City (1980) de Louis Malle - un rôle qui lui vaut un Prix Génie. Elle apparaît également très souvent à la télévision. Aux côtés de Dustin Hoffman, elle joue une touchante Linda Loman dans le téléfilm Mort d'un commis voyageur, interprétation qui lui vaut d'être nommée à nouveau pour un Golden Globe.(Wiki)


                                 


Oeuvre romanesque et sociale remarquable à plus d'un titre, "This Property is Condemned" fait parti des plus belles réussites du regretté Sydney Pollack, qui, contrairement à un Richard Brooks, ne se heurta pas à d'inévitables problèmes d'adaptation! C'est au milieu des sixties que Pollack signe cette adaptation flamboyante d'une pièce de Tennessee Williams, romance interdite dans le Mississippi de la Grande dépression! On reconnait parfois, dans le déséquilibre de la sublime Natalie Wood et de l'ambigüité du séduisant Robert Redford, l'écho des liens entre cette même Natalie Wood et Warren Beatty dans "Splendor in the Grass" d'Elia Kazan! Dans ce magnifique mélodrame, la renversante beauté des deux stars hollywoodiennes s'y teinte de fatalisme où le technicolor magnifie en permanence leur visage! La vie y apparaît dur sur fond de misère et de chômage; la douceur, la sensualité et le côté sauvage de Alva sont en accord avec le mouvement du monde, telle une éternelle adolescente intense de coquetterie, de fragilité et de fièvre, tout en faisant semblant de s'en moquer! Elle demande qu'on l'aime mais malheureusement le spectateur assiste à la tragédie qu'elle a elle-même mise en scène! De plus, la menace n'est jamais absente: le renoncement de l'agent des chemins de fer chargé du licenciement est le deuil d'un temps qui ne serait revenir sur les rails d'un chemin de fer! La mort est au bout du chemin et l'amour romantique, tant espéré à la Nouvelle-Orléans, se révèle d'un pessimisme noir! D’une folie tragique, c'est le premier grand film lyrique de Pollack qui marque la première collaboration entre le réalisateur et Redford, un de ces fleurons du mélodrame américain tout en teintes très chaudes et en désillusions...


           


Il y aurait beaucoup à dire sur "Propriété interdite", film découvert récemment pour ma part, et bizarrement assez peu connu. De longs plans séquences donnant un rythme relativement posé au film, des dialogues parfaitement ciselés, des personnages très intéressants du point de vue psychologique, et le tout sur fond social, en période de "Grande Dépression" aux Etats-Unis. C'est un peu le cocktail du film, qui n'est pas tant une romance qu'un film social, parlant aussi bien de l'amour impossible entre les deux personnages principaux que du contexte économique dans la bourgade où se déroule l'action. D'où l'ambiguïté du personnage interprété avec réussite par Robert Redford, amoureux mais obligé de faire le sale boulot. Sa complicité avec Natalie Wood est parfaite, celle-ci crevant littéralement l'écran. Un classique à voir.L'un des meilleurs films de Sydney Pollack, adapté d'une pièce de Tennessee Williams cette chronique d'une Amérique des années 1930, dans la campagne où la crise frappe est superbe.


                           

On y suit un agent des chemins de fer arrivant dans une petite ville avec pour mission de mettre fin à l'activité ferroviaire et il va rencontrer Alva, jeune fille un peu perdu et tous deux vont vivre entre illusion et réalité jusqu'à leur envie de départ. La mise en scène de Pollack est parfaite et minutieuse, il a le sens du détail et la reconstitution de cette époque est parfaite, ce qui rendra une belle photographie. Le scénario est bien écrit et la puissance émotionnelle et dramatique que dégage le récit est poignante. La belle Natalie Wood joue l'un de ses meilleurs rôles et elle est sublime et impeccable. Redford lui rend bien la réplique. Un très bon film, captivant, triste et beau, très beau film.Dans la veine du cinéma de Kazan, de Wise ou de Nicholas Ray, Pollack réalise ici un drame psychologique intense et brillament interprété par une Natalie Wood au sommet de son art, sublime femme fatale du sud des Etats-Unis. Moins réussi que certaines oeuvres majeures des trois premiers cités, "Propriété interdite" n'en reste pas moins un brillant exercice de style composée par un Pollack encore trop marqué par ses influences cinématographiques.(Allociné)


                                     


Atlantic City (1980) - Les années 1970 ont vu l’émergence d’une nouvelle vague cinématographique aux Etats-Unis : de Martin Scorsese à Francis Ford Coppola en passant par Robert Altman ou Michael Cimino, cette période est considérée comme celle des "auteurs". Jusqu’à l’échec retentissant de La Porte du Paradis (Cimino, 1980), les grands studios ont été les heureux bénéficiaires d’œuvres extrêmement lucratives comme Taxi Driver, Conversation secrète ou Easy Rider. Durant ces années fastes, les dirigeants des studios mettaient tout en œuvre pour attirer ces cinéastes ambitieux dans leur giron, et certains d’entre eux eurent l’idée de se tourner vers l’Europe afin de séduire d’autres artistes en quête "d'exotisme américain". C’est ainsi que l’on vit Jean-Luc Godard traîner son regard passionné dans les studios Zoetrope (où il eut quelques projets qui n’aboutirent jamais), Milos Forman réaliser avec succès Vol au-dessus d’un nid de coucou (1975), ainsi qu'Ingmar Bergman (L’Oeuf du serpent, 1977), Ridley Scott (Alien, 1979), Roman Polanski (Rosemary’s Baby, Chinatown), Costa-Gavras (Missing, 1981) ou donc Louis Malle. En 1974, le cinéaste français réalise Lacombe Lucien dans lequel il retrace le parcours d’un jeune paysan qui rejoint la police allemande en 1944. Réalisé dans un style documentaire, ce long métrage choque une partie de la critique qui reproche à Louis Malle de ne pas avoir dénoncé l’Occupation. Le cinéaste se défend et déclare : « Si j'ai abordé des thèmes politiques... j'ai toujours cherché à montrer les contradictions et les complexités - l'opacité - d'une situation politique, plutôt qu'à prendre parti et à simplifier, dans le but de faire une démonstration, et le film est absolument authentique par son atmosphère, les personnages et tous les détails. » Néanmoins, les critiques s’acharnent et Louis Malle, écœuré, décide de quitter l’Hexagone et de tenter l’expérience américaine.


           


Trois ans après, il réalise La Petite, son premier film tourné outre-Atlantique, dans lequel il met en scène Brooke Shields, Keith Carradine et Susan Sarandon. Encore méconnue du grand public, cette dernière s’éprend de Malle avec lequel elle va partager trois années de sa vie. La Petite n’est pas un grand succès public ni critique, mais le travail de Louis Malle intéresse les studios qui lui proposent de nombreux projets : on évoque alors son nom pour tenir un rôle dans Greystoke (Hugh Hudson, 1984), puis on l’imagine derrière la caméra pour réaliser une version moderne de Robinson Crusoé, un biopic consacré à Stevie Wonder ou encore Le Parrain 3 ! Aucun de ces projets n’aboutit et Malle se réfugie avec ses enfants et Sarandon dans sa maison du Lot où il rédige ses mémoires (Louis Malle par Louis Malle). Le réalisateur projette ensuite d’adapter un roman de Joseph Conrad intitulé Victory, qu’il scénarise avec Susan Sarandon. Les studios sont enthousiasmés par l’idée, Robert Redford puis Paul Newman sont pressentis pour tenir le rôle principal, mais malheureusement le projet de Malle avorte encore une fois.


                                    

C’est à ce moment-là que Malle rencontre Denis Heroux, un producteur canadien. Subventionné par des fonds québécois, Heroux lui propose de réaliser un film basé sur le roman Le Voisin de Laird Koenig. En vue de son adaptation, le cinéaste se tourne vers John Guare, scénariste et auteur de pièces de théâtre à qui l’on doit notamment Six degrés de séparation (1993). L’écrivain s’entend à merveille avec Louis Malle et accepte le projet à condition de transposer le texte à Atlantic City. Louis Malle visite l’ancienne station balnéaire en pleine reconstruction et tombe sous le charme de cette ville has been ravagée par le chômage. Le tournage débute en septembre 1979 et prend fin trois mois plus tard.A l‘instar de La Petite qui se déroule à La Nouvelle-Orléans, Atlantic City prend comme cadre une ville américaine. La station que les Américains surnommaient "le poumon de New York" est une cité en proie aux changements les plus profonds. Petite bourgade cossue du début de siècle, la ville fut frappée par une grave crise pendant les années 1960. Puis, rêvant de devenir le pendant Atlantique de Las Vegas, la communauté autorise les jeux d’argent vers la fin de la décennie 70. (http://www.dvdclassik.com/critique/atlantic-city-malle)

1 commentaire:

  1. https://rqlrdauaii.1fichier.com/
    http://uploaded.net/file/gx1zc6tr
    http://uploaded.net/file/ywu6pb3d

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