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samedi 16 juillet 2016

Hélène Perdrière

Hélène Perdrière, née le 17 avril 1910 à Asnières-sur-Seine et morte le 27 août 1992 à Boulogne-Billancourt, est une actrice française, sociétaire de la Comédie-Française. Après avoir obtenu un premier prix de comédie au Conservatoire national d'art dramatique (1928), elle fut d'abord pensionnaire de la Comédie-Française de 1928 à 1931. Elle en démissionna pour devenir la partenaire de Pierre Fresnay dans les théâtres de boulevard de l'époque, créant plusieurs pièces d'Edouard Bourdet, Henry Bernstein et Sacha Guitry, avant de regagner la Comédie-Française en avril 1952, étant rapidement nommée sociétaire (1er janvier 1954) et y demeurant jusqu'à sa mise à la retraite en décembre 1973. Elle ne joua ensuite qu'avec la Compagnie Renaud-Barrault l'année suivante, puis se retira. À la Comédie-Française, elle a réalisé la mise en scène de plusieurs pièces de Marivaux, dont elle fut une interprète d'élection.


                             

Je ne suis qu'un disciple du Christ. C'est à dire rien… Pour qui s'intéresse à la vie d'Henri Dunant, ce film n'aura pas l'approbation générale comme ce fut le cas pour Monsieur Vincent, autre philanthrope que l'Histoire a glorifié avec raison. Et même si D'homme à hommes, tourné un an plus tard, présente quelques similitudes avec le chef-d'œuvre de Maurice Cloche, il ne fait que survoler de façon un peu grossière la vie du Suisse calviniste, faussement assimilé à la franc-maçonnerie, qui adoptera plus tard la nationalité française. Sans se montrer négligeant pour autant, Christian-Jaque s'emballe et fait défiler l'histoire et l'Histoire vitesse grand V. Il est d'évidence que pour bien cerner l'action d'Henri Dunant, un film de trois heures n'aurait pas été de trop. Car dans cette œuvre de quatre-vingt dix minutes réglementaires, l'enfance d'Henri Dunant passe à l'as et c'est grand dommage. Les parents d'Henri Dunant, qui ont consacré toute leur vie aux pauvres et sans abris, ont très largement contribué au destin de leur fils. Bon sang ne saurait mentir et le jeune Dunant a senti très tôt couler en ses veines la révolte devant le sort des plus démunis. Et c'est le châtiment réservé aux bagnards de Toulon qui déclenchera l'engagement définitif du bouillonnant petit Henri. Or dans ce film, rien de tout cela. Dès le début, on retrouve l'homme de bien en Algérie où il s'occupe d'une société industrielle à Saint-Arnaud, puis très vite à Solférino où il espère rencontrer l'Empereur en personne. Solférino qui deviendra le piédestal d'Or de sa vocation. Devant l'horreur de cette guerre et du peu de cas que l'on fait des blessés, Henri Dunant écrira son fameux pamphlet Un souvenir de Solférino où il racontera comment il réussit à "débaucher" les prisonniers autrichiens, médecins ou chirurgiens de leur état, et à leurs faire accepter l'impensable : soigner leurs vainqueurs.


   


Et ici, par contre, le film stagne. Christian-Jaque insiste très lourdement sur les détails sordides. Il ballade sa caméra entre les lits et les blessures des soldats avec une ferveur dont on se serait bien passé. Il est évident que si l'on filme la guerre, elle doit être filmée jusqu'au bout. Avec ce qu'elle a de plus atroce. Mais à la légèreté du début de récit fait place un rigoureux qui n'apporte rien à l'histoire du grand homme. Et bien évidemment, d'autres aspects importants de la vie de Dunant vont en pâtir. Sa rencontre avec Elsa Kastner qui fera tant pour lui, face à ses conflits permanents avec Gustave Moynier, le juriste trop terre-à-terre. Ses mille et un combats entre les différentes institutions et les réalités économiques. Ses dettes, ses créances incessantes et ses créanciers retords qui ne le lâcheront pas jusqu'à sa mort, même auréolée du prix Nobel. 


                             


Le peu d'argent qu'il possède sera envoyé, après sa mort, à différentes associations de sa Suisse chérie. Tout cet aspect de la vie d'Henri Dunant sera occulté par un très mauvais équilibrage du film.
Côté casting, que dire ? Que Pierre Fresnay aurait magnifié un rôle que Jean-Louis Barrault et son regard halluciné a rendu trop léger. On est quelques fois, au bord de l'opérette. Et qui plus est, il est le seul à ne pas "fonctionner" avec le film. Car on imagine sans peine que la douce Elsa Kastner avait sans aucun doute les traits et la douceur de la charmante Hélène Perdrière. Tout comme le fidèle et anxieux "Coquillet" devait avoir l'embonpoint et la faconde de notre Bernard Blier. Jean Debucourt est "Napoléon III" et c'est tout dire. 


                              


Il est Impérial de nature ! Et tous sont excellents. Mais Barrault "n'est pas là". Il est ailleurs, on ne sait où. Il n'est pas concerné. Il l'est rarement, disons le. Mais peut-être a-t-il voulu faire ressortir la timidité maladive de cet homme. Timidité qui fut un éternel handicap pour ses différentes transactions auprès des autorités supérieures. Dunant n'a jamais été un "guerrier" et toute la littérature évoquant son nom le souligne. Je parlais de Pierre Fresnay que l'on ne peut s'empêcher de superposer à l'image du "tueur de boucher" de Drôle de drame, mais je crois aussi que Raimu aurait pu endosser ce rôle avec brio. D'autant que les toutes dernières images du film sont un véritable plagiat (images et paroles) du Colonel Chabert
Il n'est pas facile de raconter un destin aussi brillant que celui d'Henri Dunant. Lui ou un autre. Mais le cinéma se doit, à travers ses impératifs, de taper au plus près. Ce n'est en l'occurrence pas le cas. Et si ce film n'est en rien mauvais, il n'est qu'une ébauche, et donc imparfait…(http://dvdtoile.com/Thread.php?86735)


                            

Le Fantôme de la liberté (1974)- Il faut aller du côté de chez Buñuel pour se trouver devant une telle affiche. La série des posters de Ferracci pour Buñuel n'est pas forcément ce qui se fait de plus ravissant en termes d'esthétique mais il faut avouer que ça interpelle, et que ça a de la gueule, surtout si on compare ça au marasme des affiches de films d'aujourd'hui, toutes bâties sur le même défilé de façades d'acteurs et d'actrices mal superposées sous Photoshop. Visez-moi un peu cet admirable cul en lieu et place de l'effigie féminine de la statue de la liberté. Il en faut, de la liberté, pour se permettre d'en fustiger l'étendard avec une telle trivialité et pour en faire l'affiche d'une œuvre cinématographique. Dans ce film génial, l'avant-dernier de sa carrière, écrit comme beaucoup d'autres avec Jean-Claude Carrière, Buñuel, fort de son ironie habituelle, fustige bien des castes, des institutions et autres formes d'autorité, comme il l'a toujours fait, quoiqu'avec ici plus qu'ailleurs une forme d'absolue légèreté et beaucoup de distance. L’Église Catholique est moins violemment chargée que dans un film comme Viridiana mais elle en prend quand même pour son grade dans la séquence de l'hôtel où des moines en toges surpris par l'orage et reclus dans un hôtel de campagne se laissent aller à taper le carton de poker avec une infirmière et d'autres inconnus, tout en fumant et en buvant à foison. Comme si la situation n'était pas déjà assez tordue, assez cocasse, Buñuel en rajoute une couche quand Michel Lonsdale, autre pensionnaire de l'auberge, invite la compagnie à poursuivre leur petite sauterie dans sa chambre. La scène se conclut quand le même Lonsdale ressort de la salle de bain attenante à sa loge avec son immense compagne brune toute vêtue de cuir, portant lui-même un pantalon troué au niveau des fesses, pour se faire fouetter par celle qu'il nomme sa "rombière" en gueulant des insanités ("Fouette-moi ! Je suis pourri ! Je suis lépreux !") devant l'assemblée qui quitte rapidement les lieux, et Lonsdale de les supplier de rester : "Attendez, ne partez pas ! Que les moines restent au moins !".


            

La scène est très drôle et le surplus d'incongruité amené par l'apothéose du couple sado-maso se fouettant devant leurs invités rend la situation première, qui ne l'était pas jusque là, parfaitement anodine. Si bien que l'amoncellement d'absurdités toujours plus improbables aboutit à une forme étonnante de crédibilité. C'est un bon exemple des scènes qui composent l’œuvre, un film à sketches pour ainsi dire, reliés les uns aux autres par un ou plusieurs personnages abandonnés au fur et à mesure de la non-intrigue pour en introduire de nouveaux. De sorte que sous les apparences d'un grand n'importe quoi le film est cousu, tissé avec logique et presque avec organisation. Le génie de Buñuel c'est de raccorder les éléments disparates et hétérogènes de son film, gouvernés par le hasard comme dans un cadavre exquis surréaliste mais néanmoins très écrits, sans qu'ils n'aient le moindre rapport les uns avec les autres. Et comme toujours avec cet immense cinéaste, on est constamment surpris, voire abasourdis, incapables de prévoir ce qui va suivre, un nouveau grain de sable enrayant toujours la machine réaliste pour permettre le règne d'une liberté qui pour Buñuel est au cœur du cinéma et en fin de compte de l'art tout entier.


                  


Le film commence comme un document historique, au début du XIXème siècle, avec une reconstitution du célèbre Tres de Mayo de Goya tout à fait convaincante, à ceci près qu'un espagnol insurgé s'écrie "A bas la liberté !" avant d'être fusillé avec les siens par les troupes napoléoniennes. Après l'événement, un officier de Napoléon (Bernard Verley) va embrasser la statue d'une reine et reçoit un coup de poing de la statue voisine, celle du roi défunt, manifestement jaloux. La tête bandée et décidé à se venger, le capitaine des dragons décide de déterrer le cadavre de la reine pour lui faire l'amour. Une narratrice raconte cet épisode en voix off et nous la découvrons soudain sur le banc d'un jardin parisien, en pleine époque contemporaine, en train de lire un livre sur les guerres napoléoniennes et de discuter avec une autre dame. Les enfants dont ces deux femmes ont la garde, deux petites filles à vélo, s'éloignent un peu pour faire du toboggan, observées par un pervers qui leur montre et leur offre des photos indécentes. Les parents des deux gamines, Jean-Claude Brialy et Monica Vitti, trouvent les photos, les confisquent, et les admirent ensemble, choqués par tant d'obscénité, quand un contrechamp finit par nous montrer les clichés : des cartes postales de monuments historiques, dont le plus dégueulasse aux yeux du couple semble être le Sacré-cœur. Le soir même, Brialy n'arrive pas à dormir et voit défiler dans sa chambre des animaux et un facteur qui lui jette son courrier sur les genoux.(http://ilaose.blogspot.fr/2012/06/le-fantome-de-la-liberte.html)

1 commentaire:

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    (merci Francomac)

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