.

.

jeudi 14 juillet 2016

Dennis Hopper

Pas loin de 150 rôles différents pour cet acteur charismatique et intrigant. Il faut dire que Dennis Hopper s'est tourné tôt vers le cinéma. En 1954, il n'a que 18 ans quand il joue un rôle minuscule (et non crédité) dans Johnny Guitar de Nicholas Ray. Par la suite, sous contrat avec la Warner, il va rencontrer James Dean avec qui il se liera d'amitié. Grâce à lui, il participera à ces deux films de légende que seront La Fureur de vivre (1955) et Géant (1956). Après une apparition dans Règlement de comptes à O.K. Corral (1957), et quelques rôles secondaires dans des petites productions et séries télévisées, il intégre le giron du pape de la série B et Z : Roger Corman. C'est ainsi qu'il apparaît dans Queen of blood (1966) et le déjanté The Trip (1967).D'une manière générale, la carrière de Dennis Hopper suivra un parcours des plus atypiques. Il va bizarrement multiplier les apparitions dans de petites productions, devenant la guest-star de luxe des séries B et Z : Tracks (1976), Les Apprentis Sorciers (1977), Human highway (1982), Le Grand défi(1986), Massacre à la tronconneuse 2 (1986), Un Fusil pour l'honneur (1988), Etat de force (1996), Chattahoochee (1990), Super Mario Bros (1992), Search and Destroy (1995), Explosion imminente (2001)... Autant de films qui s'attachèrent les services de l'acteur devenu culte.Car avec le temps, Dennis Hopper s'est construit un personnage à part entière de bad guy imprévisible. Déjantés, vicieux, obsédés, dangereux, certains des méchants qu'il interpréta entrèrent même au panthéon et il mettra son talent au service d'une poignée de films devenus cultes. Tout le monde se souvient du photographe fou d'Apocalypse Now (1979). Et qui a oublié son rôle de tueur sous acide dans Blue velvet(1986)? Comment ne pas non plus se souvenir de son interprétation hallucinée dans True romance (1993) ?(Allociné)


                              

Mad Dog Morgan (1976) - Ça commence plutôt mal, comme un western exotique de série B frôlant le ridicule. Et puis Dennis Hopper compose de mieux en mieux un rôle de fêlé pitoyable et magnifique. Il y a quelques notes d’humour, le tableau d’une Australie coloniale brutale et raciste, dominée par une classe dominante victorienne odieuse est intéressante. Le réalisateur parvient à donner une dimension picaresque et épique à son film avec le minimum de moyens. Pas mal, pas mal au final... Le cinéma australien recèle bien d'heureuses surprises.le parcours d'un dingue dans une Australie victorienne.Mad dog morgan est incarné par un Dennis Hopper,ayant un gros point commun avec son personnage,le whisky.Les anecdotes de tournage sont relatés dans l’excellent doc not quite hollywood,Hopper était défoncé dès le saut du lit,au whisky et a la coke.Les yeux de Hopper laisse passer l'état dans lequel il se trouve tout au long du film.Il a même été expulsé du pays,avant la film du film pour conduite en état d'ivresse avec un taux d'alcool dont les policiers lui ont dit qu'il devrait être mort.Le film est a l'image de Hopper et donne un résultat des scènes mises bout a bout sans réel scènario,si ce n'est de montrer la folie d'un homme.Film plutôt intéressant. Je ne m'attendais pas à l'apprécier celui-là, je craignais un film trop maladroit, trop mou. Mais pour ma défense, j'ignorais qu'il s'agissait d'un film Australien. Cela ne change pas tout, d'ailleurs ce n'est pas le film le plus fou issu de ce pays, mais il y a quand même de sacrées séquences. Déjà, un bon point, c'est que pour contrer à cette quête décousue que celle du héros, l'auteur adopte alternativement le point de vue de ses traqueurs qui eux ont un objectif plus tangible, situable dans le temps et permettant de structurer le récit. Après, c'est surtout un travail sur le personnage, Mad Morgan et ses rencontres, ses mésaventures. Quelques situations vraiment très chouettes émergent, d'autres un peu plus convenues. Je suis déçu que sa folie ne soit abordée que si tardivement dans ce film. Surtout que c'est l'occasion pour Hopper de briller de mille feux. Ah, on peut dire que c'est un adepte de la Méthode, ce petit Denis car pour être le plus pertinent dans son interprétation il a été jusqu'à... se torcher la gueule régulièrement durant le tournage. Et oui ! Pour être fou, Denis est devenu fou en s saoulant. À la fin du tournage, il ira jusqu'à prendre une cuite sur la tombe même du vrai Morgan, ce qui lui vaudra d'être ramené à l'aéroport et expulsé du pays. C'est beau l'art. Pour le reste, le film est très sympa.


           


Quelques maladresses au début, mais le réalisateur s'améliore au fur et à mesure que le film avance. Avec parfois quelques très jolis plans contrastant avec la pelloche bien crade. La musique passe assez bien aussi. Bref, je me suis plutôt bien amusé en regardant ce film, même si je trouve que ça aurait dû être poussé plus loin encore.Le parcours d'un dingue dans une Australie victorienne.Mad dog morgan est incarné par un Dennis Hopper,ayant un gros point commun avec son personnage,le whisky.Les anecdotes de tournage sont relatés dans l’excellent doc not quite hollywood,Hopper était défoncé dès le saut du lit,au whisky et à la coke.Les yeux de Hopper laisse passer l'état dans lequel il se trouve tout au long du film.Il a même été expulsé du pays,avant la fin du film pour conduite en état d'ivresse avec un taux d'alcool tel que les policiers lui ont dit qu'il devrait être mort.Le film est à l'image de Hopper et donne un résultat de scènes mises bout à bout sans réel scénario,si ce n'est de montrer la folie d'un homme.(Allociné - Sens critique)


                                  


Quatrième film de David Lynch, Blue Velvet est l'œuvre qui établit les canons de son style tel qu'on l'identifie aujourd'hui et surtout celle où le réalisateur se trouve enfin. Le cauchemardesque Eraserhead (1976) avait inauguré la veine étrange et surréaliste du cinéaste, celle-ci allait s'estomper (sorti de quelques scènes et du physique de son héros) dans le plus classique Elephant Man. Cette belle ode humaniste semblait avoir noyé toute la bizarrerie de Lynch, les fans de la première heure et certains critiques hurlèrent à la trahison malgré l'accueil globalement positif et les nominations aux Oscars. Le malentendu se poursuivra avec Dune (et son refus de diriger Le Retour du Jedi) avec un déséquilibre constant entre la fresque épique spatiale attendue et les aspérités surprenantes qu'y apportera le réalisateur et qui déconcertera le public venu voir le nouveau Star Wars. Après cet échec retentissant, David Lynch se recentre et surtout décide d'arrêter de choisir. La dichotomie entre expérimental (Eraserhead) et classicisme (Elephant Man) n'a plus lieu d'être, Lynch réalise désormais des films schizophrènes en les croisant constamment. Toutes les œuvres à suivre iront ainsi par deux : tonalité trash et histoire d'amour naïve tout en candeur (Sailor et Lula), différents niveaux de réalité schizophrènes (Lost Highway) ou fantasmés (Mulholland Drive) dans une esthétique mêlant élégance et fulgurances inédites. Fort de cette maîtrise, il se montrera bien plus convaincant en penchant ouvertement vers la simplicité (Une histoire vraie) que vers l'expérimentation pénible (Inland Empire de sinistre mémoire et son seul vrai ratage à ce jour).Tout cela prend racine avec Blue Velvet, projet voulu plus modeste et personnel par Lynch. Le film est produit par Dino de Laurentiis qui lui mena pourtant la vie dure sur Dune, mais ce dernier toujours partant pour les tentatives aventureuses sera le seul à accepter de financer un script dont les excès effrayèrent tous les autres producteurs.


   
          
Lynch instaure dès l'ouverture cette notion de dualité qui courra tout au long du film. La bande-son lance le suave Blue Velvet de Bobby Vinton tandis que défilent des chromos d'une Amérique provinciale idéalisée, la photo immaculée de Frederick Elmes et l'usage du ralenti donnant une tonalité rêvée onirique mais aussi de spot publicitaire à l'ensemble. Un incident domestique va pourtant ternir ce beau tableau avec un Lynch quittant la réalité de la scène pour enfoncer sa caméra dans le sous-sol où fourmillent les insectes. Du scintillement de ce cadre trop parfait il visitera les profondeurs plus désagréables, semble-t-il nous dire. C'est dans ce même sol que Jeffrey (Kyle MacLachlan) va trouver une oreille coupée qui, il ne le sait pas encore, sera sa porte d'entrée vers un monde de cauchemar.L'intrigue de film noir est assez classique et attendue, et seuls les archétypes hypertrophiés qui en surgissent font l'intérêt de l'ensemble. A nouveau tout est affaire de dualité. La jeune et blonde Sandy (Laura Dern) qui va aider Jeffrey dans son enquête et nouer une touchante et innocente romance avec lui ; la chanteuse brune Dorothy (Isabella Rossellini) entourée d'un parfum de stupre est mêlée au crime qu'essaie d'élucider notre héros.


                 

Sandy reflète la part lumineuse de Jeffrey à travers la candeur dont se noue progressivement leur lien, Lynch touchant à la grâce pure à deux reprises lors d'un dialogue sur les rouges-gorges, puis plus tard lors d'une danse muette où à chaque fois se fait entendre la mélopée instrumentale puis chantée (par Julee Cruise) de Mysteries of Love sur le magnifique score d'Angelo Badalamenti (pour sa première collaboration avec Lynch). Dorothy réveille quant à elle les bas instincts de Jeffrey qui, prétextant son enquête, révèle sa nature de voyeur et son attrait pour le sadomasochisme. Voguant ainsi entre l'envers et l'endroit, l'ombre et la lumière, Jeffrey descendu suffisamment loin dans les ténèbres va y croiser la route de vrais monstres.Dennis Hopper relançait sa carrière et créait un incroyable personnage de méchant avec Frank Booth. Toute la folie et cette fameuse dualité de Blue Velvet s'expriment à travers ses excès.(http://www.dvdclassik.com/critique/blue-velvet-lynch)

3 commentaires: