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vendredi 8 juillet 2016

David Caruso

Après le départ de son père du cocon familial, David Caruso devient plutôt un mauvais garçon. Et c'est grâce à un film de gangsters, “Le Parrain”, qu'il se découvre une véritable passion pour le cinéma. David Caruso décide donc d'intégrer une école de théâtre de quartier pour apprendre le métier. Le public le découvre pour la première fois dans “Getting Wasted”, en 1980, puis dans “Rambo” face à Sylvester Stallone en 1982. Par la suite, David Caruso donne la réplique à de grands noms du cinéma comme Bruce Willis ou Uma Thurman. La consécration vient en 1993, à la télévision, lorsqu'il se voit confier le rôle d'un détective dans la série à succès NYPD Blue qui lui vaut une nomination aux Golden Globes et aux Emmy Awards. Salué par la critique, l'acteur quitte pourtant la série pour continuer au cinéma mais c'est un échec. David Caruso revient finalement à la télévision avec le personnage d'Horatio Caine dans Les Experts : Miami, un succès depuis 2002. N'oublions de mentionner que Mr Horatio Caine a fait une petite apparition dans le clip de Desireless ,"Voyage,Voyage" .(Wiki)


                 

L’inoxydable Greydon Clark (THE RETURN, mais aussi LE CLANDESTIN ou encore SKINHEADS) tombe sur le scénario proposé par Daniel Grodnik. Lui-même ayant retouché la bête après que le scénariste original, Bennett Tramer (auteur de SAUVES PAR LE GONG !) ait refusé de le terminer pour écrire des comédies. Clark prend les choses en mains, procède à la réécriture de l’ensemble et réussit à réunir la somme mirifique de 150.000 dollars. Plus de la moitié va au salaire des deux comédiens principaux, Martin Landau (COSMOS 1999, LA MORT AUX TROUSSES) et Jack Palance (ATTAQUE, LE JARDIN DES TORTURES, BAGDAD CAFE entre autres plus de 120 films). Ce qui donne une idée précise de comment a pu se dérouler les trois semaines de tournages de WITHOUT WARNING, sorti chez nous sous le titre accrocheur de TERREUR EXTRA-TERRESTRE. Tourné fin 1979, sorti l’année suivante aux USA et le 26 novembre 1980 chez nous, ce film fit les beaux jours des vidéoclubs dans les années 80 avant de disparaitre corps et bien de toute possibilité de visionnage dans de bonnes conditions. Heureusement pour nous, cinéphiles bisseux dans l’âme, MGM détient les droits du film et avait réalisé un transfert HD pour la diffusion sur la défunte chaine TV Monsters HD aux Etats-Unis. Et la firme américaine Shout!, spécialisée dans les éditions de luxe de films de genre, a mis la main dessus pour sortir (enfin) la version intégrale du film. On l’aura peut-être oublié mais TERREUR EXTRA-TERRESTRE s’avère ni plus ni moins que la première version de PREDATOR. Eh oui, avec son alien qui s’établit sur terre pour chasser de l’humain et ramener des trophées, son chasseur (Jack Palance) qui s’attaque directement à la bête (donc le rôle de Schwarzie). La ressemblance s’arrête là, car les ambitions de Clark ne peuvent aller au bout d'un budget infinitésimal. Bien que la mise en image, extrêmement soignée, donne au spectateur bien plus que pour son argent. Avec une caméra extrêmement mobile via une steadycam en perpétuel mouvement, le film s’élève au-dessus du lot des films à la caméra vissée sur trépied.



           


On peut penser ce qu’on veut de Clark, mais il possède un indéniable flair pour donner à son film toutes les chances de paraitre plus riche à l’écran! A l’instar des références repérables dans THE RETURN, Greydon Clark y va de son petit clin d’oeil. Du côté d’Hitchcock, rien de moins. On pourra voir les animaux empaillés chez Jack Palance comme un hommage à PSYCHOSE... sentiment renforcé par la scène à la 82e minute avec la lumière oscillante, pointant directement là aussi vers le film avec Anthony Perkins.Le scénario fait de bric et de broc evite malgré tout les écueils où bon nombre de longs-métrages de l’époque (ou actuels) foncent droit dedans. Les héros... sont en fait des cinquantennaires vieillissant. Malgré quatre teenagers en goguette, le couple Palance/Landau crève l’écran. On a aura bien droit aux deux jeunes qui finiront mal du fait de leur escapade forestière, mais pas de stupide règle de slasher avec sa cargaison de jeunes idiots à trucider. WITHOUT WARNING dirige soigneusement sa narration vers autre chose. Et les jeunes héros virginaux n’y trouveront pas forcément leur compte non plus! L’autre gros atout du film : son casting.



                             

Voir des vétérans à la carrière aussi vaste que Jack Palance et Martin Landau, mais aussi des Neville Brand (LE CROCODILE DE LA MORT), Ralph Meeker (EN QUATRIEME VITESSE, BRANNIGAN) dont ce fut le dernier film, Sue Ann Langdon (L’HOMME A TOUT FAIRE, LE MORS AUX DENTS), Cameron Mitchell (6 FEMMES POUR L’ASSASSIN, LA RUEE DES VIKINGS) faire face à de tous jeunes acteurs frais émoulus... dont un jeunot David Caruso. C’est un vrai bonheur. Et Clark savait qu’en donnant la main à de vrais acteurs expérimentés, son film pouvait prendre de l’ampleur. Exactement ce qu’on voit à l’écran. Palance impose sa stature, son phrasé, son regard félin et donne à son personnage de chasseur une crédibilité qui force le respect. Oui, on est en pleine série B sans argent, mais il se donne à fond. Certains auront reproché à Martin Landau, un vrai “method actor” à l’ancienne, d'être en roue libre dans son rôle de vétéran du Vietnam qui perd la boule. Clark avait compris qu’il fallait une perte graduelle de ses moyens, ce qu’il imprime dès sa première apparition. Un vrai chien fou, doté hélas de dialogues benêts dont un mémorable "les Aliens ne sont pas des humains, vous savez"...(http://www.devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=2635&NamePage=without-warning--warning---terreur-extra-terrestre-)


                               


"The King of New York" est considéré comme un film important d'Abel Ferrara, d'une part parce qu'il interroge de façon saisissante les limites de la justice et de la morale dans une ville rongée par la criminalité, d'autre part parce qu'il réalise un portrait singulier d'un truand condamné à la solitude, un roi intraitable et jusqu'au-boutiste qui ne laisse à personne le soin de dicter sa loi. Ce roi, c'est Christopher Walken, au visage blafard, tel un zombie qui reviendrait de l'enfer (la prison) pour en rejoindre un autre (des flics prêts à tout pour le coincer), accompagné de truands fous à lier avec en tête un Laurence Fishburne halluciné. Mais en face, la police est partagée entre la résignation et une offensive qui défie tout sens éthique, entre un respect des institutions et une transgression forte du métier brouillant ainsi la distinction entre le bien et le mal. Un film intime, traversé par de sublimes fulgurances esthétiques et porté par une pléiade de comédiens magistralement dirigés.Avec un casting de « gueules » comme Walken, Fishburne, Caruso, Snipes, Argo et Buscemi (tout petit rôle pour ce dernier), Abel Ferrara réalise un polar sombre et violent, dans le New-York ténébreux et crasseux de la fin des années 80. Mélangeant culture hip-hop et dandysme mafieux décadent, il dirige un Christopher Walken transcendé par ce rôle de crapule machiavélique aux ambitions presque louables mais méthodes entièrement condamnables. Une BO très travaillée, une réalisation très correcte quoique imparfaite, une photo sombre, des acteurs parfaitement dirigés et des scènes d'action et de violence froides et maîtrisées font de ce film une pépite noire à mettre à l'actif du controversé réalisateur de « Bad Lieutenant ». Comme quoi, il n'y a pas que Scorsese qui filme bien New York.Film culte dépeignant le milieu criminel new-yorkais de la fin des années 80, The King of New York reste aujourd'hui l'une des plus réussies et des plus mémorables œuvres d'Abel Ferrara.


           

Nous y suivons la sortie de prison d'un caïd de la drogue et sa reprise en main du business, avec ses hauts et ses bas, mais surtout la peinture d'une ville mal famée à une certaine époque, une ville vivante, sale, sombre, pourrie où y vivent petites frappes, gros bonnets, policiers violents et drogués dégueulasses. Un monde pas franchement rose pour la ville du Rêve Américain... Le Roi, c'est Frank White, la classe incarnée. Le sourire aux lèvres, la joie de vivre et d'une fermeté effrayante, le caïd en impose. Mal perçu par ses confrères pour "traiter avec des nègres", envié par certains, respecté par beaucoup, justicier dans l'âme et insaisissable proie pour la police, Frank est un personnage énigmatique auquel on s'attache dès les premières minutes. Vendeur de drogue en masse, il se débarrasse rapidement des gêneurs, des pédophiles et des crapules sans cœur tout en s'investissant dans le sauvetage d'un hôpital défavorisé. Frank est un être bon qui a ses mauvais cotés, ou inversement. Il est accompagné par la même bande de rigolards lui obéissant au doigt et à l'œil, fans de rap et de malbouffe qui, tout comme leur maître, ont toujours la main sur le cœur pour aider le plus faible.


                

C'est d'ailleurs sur ce portrait baroque d'une criminalité pleine de vie que le film porte principalement l'intérêt. Certes bien moins ambitieux que Scarface ou encore Les Affranchis, dans le même registre, The King of New York s'avère tout de même passionnant, la mise en scène sobre et réaliste de Ferrara, l'atmosphère typique du New York des années 80 et la fantastique performance d'un Christopher Walken comme d'habitude impressionnant jouant à la faveur de ce film malheureusement boudé à sa sortie.Des montagnes de coke, des fusillades à tout va, des litres de sang et de jolies femmes, The King of New-York est assurément un film de gangster! Mais pour que tout cela est un sens il faut un bon scénario et de ce côté la on est pas déçu avec une histoire prenante qui dès les premières minutes jusqu'à la scène finale ne nous laisse pas une seconde de répit. Les flingues sont très souvent de sorti et nous offre de superbes scènes ultra réalistes et sans concession, magnifié par un Abel Ferrara inspiré aux manettes. (Allociné)

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