.

.

samedi 2 juillet 2016

Anatole Litvak

C'est en URSS que, très jeune, il fait ses débuts au cinéma en tant qu'acteur avant de devenir ensemblier puis assistant-réalisateur en 1923. En 1925, il réalise son premier film, Tatiana, avant d'aller travailler en Allemagne où il effectue le montage de La Rue sans joie de Georg Wilhelm Pabst (1925), puis il est de nouveau assistant-réalisateur et réalisateur de plusieurs productions allemandes. D'origine juive, devant la montée du nazisme, il quitte l'Allemagne au milieu des années 1930 pour se rendre en Angleterre et en France où il se lie d'amitié avec Joseph Kessel. Il adapte un roman de celui-ci en réalisant L'Équipage avec Charles Vanel (1935) et collabore également avec l'écrivain sur Mayerling avec Danielle Darrieux et Charles Boyer (1936). En 1936, il s'installe à Hollywood et prend la nationalité américaine. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Anatole Litvak réalisa avec Frank Capra, entre 1942 et 1945, trois des sept films de la série Why We Fight (Pourquoi nous combattons) commandée par le gouvernement des États-Unis, à l'intention des soldats américains avant leurs combats en France, qui est souvent considérée comme un chef-d'œuvre de propagande. En 1942, son premier épisode, Prelude to War, obtint un Oscar dans la catégorie « documentaire ». Des réminiscences de son passé se retrouvent dans plusieurs de ses derniers films où il est question de quête identitaire, de révolution russe, d'insurrection, de répression, de nazisme, et où l'action se situe en Europe, notamment dans Un acte d'amour avec Kirk Douglas et Dany Robin (1953), Anastasia avec Yul Brynner et Ingrid Bergman (1956), Le Voyage avec Deborah Kerr et Yul Brynner (1959), puis La Nuit des généraux avec Omar Sharif et Peter O'Toole (1967).(Wiki)


                 


Cette vieille canaille est un film français réalisé par Anatole Litvak, et sorti en 1933. Un vieux chirurgien est amoureux d'Hélène, une petite foraine qu'il a un jour soignée. Il lui pardonne ses aventures sentimentales et les encourage même un peu pour la garder près de lui. Hélène commence à s'attacher de plus en plus à un de ses jeunes camarades. Litvak et Veber, une combination fantastique ! Both Litvak and Serge Veber are once again a fantastic combination. Un film a na pas manquer A film not to be missed. So French !À la fête foraine, Hélène, la fille de la propriétaire de la baraque de tir, se dispute et se bat avec Suzanne, qui lui reproche de lui avoir volé son amant, Jean l'équilibriste. Chirurgien célèbre bien plus âgé qu'elle, Guillaume Vautier soigne sa blessure et s'éprend d'elle. Les deux jeunes femmes ont été emmenées au poste de police. Grâce à ses relations, Vautier obtient la libération anticipée d'Hélène et l'invite à souper chez lui. Puis il lui offre de demeurer dans l'appartement, dont il lui donne les clés. Hélène s'enfuit, mais revient le lendemain et, délaissant Jean, qu'elle aime, s'installe dans l'hôtel particulier offert par Vautier. Elle s'habitue très vite à la vie de grand luxe que lui offre son protecteur. D'autant plus que Vautier ne l'empêche pas pour autant d'avoir des liaisons, mais s'arrange toujours pour qu'elles ne durent pas longtemps.


           


Puis un jour, le couple passe la soirée au théâtre de l'Empire, où John et Jack se produisent dans un numéro de trapèze volant, et Hélène reconnaît en John son ancien amant. Vautier invite les deux trapézistes à souper. Jean revoit Hélène et la décide à l'accompagner dans sa vie de nomade. Vivant un amour passionné, Hélène et Jean parcourent le monde. Mais leur félicité est de courte durée. Les engagements devenant rares, John et Jack mettent au point un nouveau numéro encore plus audacieux. De retour à Paris, ils se produisent pour la première fois à l'Empire. Après avoir réussi le saut de la mort les yeux bandés et sans filet, Jean a un étourdissement lorsqu'il aperçoit Vautier dans la loge d'Hélène, et tombe. Grièvement blessé, il est opéré d'urgence par Vautier. Hélène craint le pire. Mais, contre toute attente, Vautier sauvera son rival d'une mort certaine, puis saura s'effacer pour permettre le bonheur de celle qu'il ne cessera pas pour autant d'aimer.(http://www.cinema-francais.fr/les_films/films_l/films_litvak_anatole/cette_vieille_canaille.htm)


                               


"L'étrangère" est un film d'Anatole Litvak, avec Charles Boyer, tourné en 1940. On se souvient que la collaboration entre Charles Boyer et Litvak avait commencé dès 1936 avec un film français, "Mayerling", puis elle s'était poursuivie avec "cette nuit est notre nuit" (1937) avec Claudette Colbert. En effet, Litvak avait poursuivi sa carrière française par une carrière américaine. Cela nous amène donc en 1940. Charles Boyer est au sommet de son talent, et li partage ici son talent avec Bette Davis. Cette dernière, brille dans tous les films de la Warner que ce soit dans les drames historiques, comme dans "La Vie privée d'Élisabeth d'Angleterre" (1939) ou "Juarez" (1939). Mais elle est aussi l'impératrice du drame et du mélodrame. La distribution éclatante est complétée par Barbara O'Neil, incroyable actrice, capable de jouer la mère de Scarlett O'Hara un an plus dans "Autant en emporte le vent', mais qui joue ici un rôle totalement différent. On retrouve également le bon vieux Henry Davenport qui lui faisait le docteur également dans "Autant en emporte le vent". Enfin, on peut également évoquer la prestation d'Henry Daniell excellent en juge du roi. Henry Daniell vous vous souvenez sûrement de lui dans son rôle de félon dans "l'aigle des mers" (1940) avec Errol Flynn ou encore dans ""La Vie privée d'Élisabeth d'Angleterre"(1939) avec le même Errol Flynn, où il interprêtait un conseiller plutôt fourbe. La distribution est donc excellente.Mais une bonne distribution ne fait pas forcément un bon film. Alors qu'en est il vraiment ? "L'étrangère" est une adaptation du roman de Rachel Field. Rachel field évoque ici la venue d'une préceptrice chez le Duc et la duchesse de Praslin.Cette histoire est pour une large part véridique, et les relations entre la préceptrice Mlle Deluzy (Bette Davis), le Duc de Praslin (Charles Boyer) vont rapidement devenir équivoque à rendre folle de jalousie son épouse légitime.


           


Le film a une trame très bonne malheureusement il souffre d'une durée excessive de presque 2H25. On a vu des drames plus courts. Enfin avec une telle durée, les redites sont bien présentes et les rebondissements parfois assez faibles.Le film n'en reste pas moins un chef-d'oeuvre d'adaptation littéraire à l'écran. Quand on le regarde, on peut penser également au "Rouge et le Noir" (1954) de Claude Autant Lara, mais avec une passion moins débordante. Le film bénéficie également d'une superbe musique de Max Steiner. La leçon du film est enfin particulièrement intéressante. Il nous apprend qu'une famille ne peut exister sans amour. Ainsi, cet amour absent dans un mariage qu'il est impossible de rompre, jette une réflexion politique et sociale sur la France de 1846, mais aussi sur une Amérique puritaine de 1940, arc-boutée dans ses valeurs morales. L'amour source de tout ordre familial, et humain, voir sociétal, voilà la leçon du film. Chacun conviendra, que c'est une leçon qui n'a pas pris une ride.Bette Davis n’est jamais aussi performante que lorsque le récit lui oppose un rapport de forces avec un représentant de son propre sexe. C’est le cas ici ou jalousie, aigreur, joie de vivre et dynamisme joutent par l’intermédiaire de regards aigres doux entre une femme délaissée et une gouvernante dont le rayonnement fait l’unanimité de la maisonnée.


               

Ce drame de mœurs taillé sur mesure pour une grande artiste bien que vieillot réhabilite une merveilleuse atmosphère d’antan. Une manière d’interpréter oubliée basée sur un regard froid ou apeuré assimilant une information. Un esthétisme calibré ordonnant dans un ballet d’images d’époques bien pensantes des enfants éduqués dans un foisonnement de comportements quotidiens presque protocolaires. Demandes d’explications, angoisses d’adolescentes, prières du soir, éducation monotone, révérences et réconfort ecclésiastique se succèdent pendant qu’un couple se déchirent. La tension dramatique de ces images qu’il faut impérativement recadrer dans un contexte de traitement cinématographique périmé accentuées par une partition musicale appropriée au climat respecte au cordeau les demandes d’un public désirant ressentir un état sans le subir. Le spectateur suspendu aux technologies de son temps s’adapte toujours aux produits de son environnement. Ces images prêtant nos générations montantes à sourire ont données des couleurs à des milliers de visages maintenant éteints grisés par le pouvoir des sensations et des mots habillant de sensibilités ce mélo symbole d'un produit plébiscité par des esprits en manque d'émotions. Une chaleureuse envie de se connecter quelques instants sur une autre manière de ressentir par l’apport de visages calmes ou convulsionnés par la vérité de ce qu’il ressentent loin de la fureur et du bruit des productions modernes.(Allociné)

1 commentaire:

  1. https://1fichier.com/?bg08gscitf
    https://1fichier.com/?bf29vwdgnw

    RépondreSupprimer