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dimanche 26 juin 2016

Virginia Mayo

Virginia Mayo, de son vrai nom Virginia Clara Jones, née à Saint-Louis (Missouri) le 30 novembre 1920, et décédée le 17 janvier 2005 à Thousand Oaks (Californie), est une actrice américaine. Elle tourna essentiellement dans des comédies musicales, des westerns et des films d'aventure. Dès l'âge de six ans, Virginia suit des cours d'art dramatique dans l'école de sa tante. C'est au cours d'une tournée de Pansy the Horse, une comédie musicale, qu'elle change son nom. Repérée par un agent de la MGM au cours d'un spectacle à Broadway, elle signe un contrat avec Samuel Goldwyn. Après des essais infructueux avec David O. Selznick, elle débute en 1943 dans The Story of Jack London. C'est sur le plateau de ce film qu'elle rencontre l'acteur Michael O'Shea, avec qui elle se marie en 1947 et dont elle aura un enfant, Mary Catherine O'Shea, en 1953. Au cours de sa carrière, Virginia Mayo a tourné deux films avec Ronald Reagan : The Girl from Jones Beach (1949) et She's Working Her Way Through College (1952). Elle fera également quelques apparitions dans des séries télévisées, en particulier dans Santa Barbara.(Wiki)


                  


« Qu’il soit coupable ou non, ça ne me regarde pas » dit le Marshal Len Merrick à plusieurs reprises au cours du film. Along The Great Divide raconte en effet l’histoire d’un homme de loi déterminé qui a sauvé un pauvre bougre du lynchage pour mieux le conduire à la potence après un procès en bonne et due forme. Qu’il soit ou non innocent, qu’il soit condamné à mort lui importe peu du moment que la loi ait pu avoir son mot à dire et la sentence être appliquée en fonction du verdict du jury. Len Merrick, suite à un "trauma" (dont l’explication est le premier whodunit du film) est devenu en quelque sorte une espèce de monomaniaque ; et le film de pouvoir ainsi poursuivre la trilogie "western psychologique" de Raoul Walsh entamée avec La Vallée de la peur (Pursued) puis La Fille du désert (Colorado Territory). Et grâce à ce "strong arm of the law", Kirk Douglas fait son entrée remarquée dans le western. Ayant commencé sa carrière cinématographique seulement quatre ans plus tôt, il n’était alors pas encore une star confirmée mais comptait déjà quelques très beaux rôles à son actif dans des films de Joseph Mankiewicz - Chaînes conjugales (A letter to Three Wives) -, Mark Robson - Le Champion - ou Michael Curtiz - La Femme aux Chimères (Young Man With a Horn). Dans son autobiographie Le Fils du chiffonnier, l'acteur disait abhorrer Une corde pour te pendre : « Je détestais le film suivant de la Warner Brothers dans le quel je tournais : Along the Great Divide (le précédent ayant été le film de Michael Curtiz cité ci-dessus, biopic romancé sur le trompettiste Bix Beiderbecke). Je le fis seulement pour remplir l'obligation qui m'était faite par contrat de tourner un film par an pour eux. […] Walsh adorait la violence.Je fus dégoûté un jour de le voir excité presque jusqu'à l'orgasme en observant une dangereuse cascade au cours de laquelle un cascadeur manqua d'être tué [...]


            

Sur ce tournage, les animaux furent maltraités. Une corde pour te pendre a été mon premier western : je l’ai détesté de bout en bout ! »S’il est exagéré de trouver ce western détestable à notre tour (mais il semblerait que Kirk Douglas jugeait souvent plus les films sur leurs conditions de tournage et sur leurs résultats financiers que sur leurs réelles qualités cinématographiques, il suffit de le savoir pour faire la part des choses), je suis obligé d’avouer à nouveau ma déception devant un western de Raoul Walsh. Je précise bien "western" car le cinéaste venait précédemment de réaliser trois films dont je ne me lasse pas : L'Enfer est à lui (White Heat), La Femme à abattre (The Enforcer) ainsi que Capitaine sans peur (Captain Horatio Hornblower). Dans le domaine du western, si La Piste des géants (The Big Trail) et La Charge fantastique (They Died With Their Boots On) emportaient tout sur leur passage par leur ampleur, leur vitalité et leur dynamisme, la "série" qu’il a entamée avec Pursued (malgré des qualités certaines dans chacun des films) m’a beaucoup moins convaincu à l’exception de Cheyenne, le moins ambitieux du lot mais qui m’a semblé dans le même temps le plus réjouissant. Une corde pour te pendre (ou Le Désert de la peur, le film étant sorti en salles en France sous ces deux titres) se révèle malheureusement être celui où les défauts prennent le plus le pas sur les aspects positifs.


                             


Ces derniers ne sont néanmoins pas négligeables et font de Along the Great Divide un western regardable et qui surpasse de beaucoup les innombrables westerns de série tournés sans imagination à la même époque. Il s’agit de la forme qui semble être le seul élément qui ait intéressé le réalisateur, et quelle forme ! La photographie expressionniste en noir et blanc de Sidney Hickox, le collaborateur habituel de Walsh, est extraordinaire que ce soit en extérieurs ou en studio même si les raccords entre les deux ne sont pas toujours bien amenés. Quant à la mise en scène, elle est d’une redoutable efficacité lorsqu’il s’agit d’action, de course-poursuite ou de chevauchées, de filmer un paysage ou un gunfight. Il faut voir cette parfaite gestion de l’espace, cette mise en valeur des paysages naturels (les cieux sont parfois presque aussi grandioses que les cieux "fordiens"), ce génie de la topographie, lors par exemple de la séquence se déroulant parmi les rochers de Lone Pine alors que Len Merrick arrive à prendre en otage le fils du rancher qui les poursuit ; on se régale d'un montage implacable et d'un placement parfait des personnages au sein des éléments rocailleux constituant le paysage ! Un régal pour le formaliste qui s’étonne néanmoins une nouvelle fois de découvrir quatre zooms hideux que l’on dirait sortis tout droit d’une série Z ; à moins que ce ne soit Walsh qui ait quasiment inventé cette figure stylistique et qu’il l’expérimentait encore après celle de Silver River (tout aussi pénible) et de Colorado Territory (celle-ci mémorable en revanche). Parions sur l’expérimentation qui serait donc à l’origine de ces errements esthétiquement douteux. Quant au plan de Virginia Mayo tirant la langue, on pourrait croire à une mauvaise blague.(Dvdclassik)


                 


Le calice d'argent (1954) -Un péplum biblique dans la veine de La Tunique de Henry Koster passé à la postérité essentiellement pour avoir été le premier rôle au cinéma de Paul Newman. Le postulat est également proche du film de Koster avec une nouvelle fois comme objet de toute les convoitise une relique du Christ, ici le calice où il bu son dernier verre de vin lors de la Cène.Le film se démarque pourtant du tout venant du péplum biblique grâce à des choix visuels atypique et un scénario qui prend souvent des détour étonnant. A ce niveau sous le côté pieux, il y a en filigrane un vrai questionnement et une remise en cause de l'impact du passage du Christ sur le peuple israélien. On a ainsi une armée secrète désappointé par la mollesse des chrétiens et des juifs qui va fomenter un complot en faisant appel à un magicien joué par Jack Palance devant se faire passer pour le nouveau messie et les inciter à une attitude plus vindicative envers l'envahisseur romain.Jack Palance, totalement habité et mégalomane est fabuleux, son personnage ayant en plus un compte à régler avec les chrétien qui ont refusés de lui apprendre le secret de leurs miracle. Les séquences où il rallie la foule à sa cause avec ses tours sont au moins aussi provocatrice que des moments similaires des années plus tard dans La Vie de Brian, l'humour en moins avec le même message fustigeant la crédulité des faibles prêts à suivre le premier faux prophète venu.Dans un premier temps, la réalisation de Victor Saville décontenance pas mal et on croit avoir encore affaire au syndrome Henry Koster avec un réal ne sachant que faire du cinémascope. Mais devant la cohérence de certains choix, la répétition de certaines figures et la progression du film on comprend que le tout n'a rien d'anodin.


           

Les cadrages, le placement des personnages, les décors et arrières plan volontairement factices évoquent sans cesse une scène de théâtre. Toute la première moitié du film plus intimiste fonctionne ainsi, concentrant l'attention sur les personnages et leurs questionnements en les entourant de décors monumentaux mais volontairement artificiels et toc, ce qui est assez étonnant dans le péplum américain aimant en mettre plein la vue.Parmi le moments les plus marquants dans le style, la tirade finale de Pierre, Jack Palance déclamant dans un simili scène de théâtre ou encore la fuite de Newman et Angeli incrusté dans une maquette qui ne cherche même pas à se masquer en tant que tel. Malgré le côté faux, Saville offre quelques plans de toutes beautés mettant en valeur son parti pris et la dernière partie à Rome plus ouvertement spectaculaire montre qu'il sait y faire en imagerie grandiose et luxueuse, même si le côté théâtral demeure.


                              

Le côté biblique est également très subtilement traité. Le personnage de Paul Newman ne cède vraiment (et encore) à la foi qu'à la toute fin et en suivant une évolution logique. Cela se caractérise par son hésitation entre son amour d'enfance Virginia Mayo la bonde(représentant la luxure, la richesse et la décadence) et Pier Angeli la brune symbole de sagesse et de vertu chrétienne. Avec cette dernière une nouvelle fois le cliché du personnage pieux exalté est évité (tout comme l'ensemble des personnages chrétien du film très sobres) avec une émouvante prestation de Pier Angeli.Belle idée aussi de rendre Newman, sculpteur émérite, incapable de dessiner le visage de Jésus sur le calice tant qu'il n'a pas accédé à la foi, même sans le côté religieux cela semble un aboutissement dans le cheminement du personnage. Loin des performance actor's studio à venir, Newman est parfait de sobriété et déjà très convaincant, Victor Saville disant de lui après le tournage : "this young man is destined for great things".(chroniqueducinephilestakhanoviste)

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