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mercredi 15 juin 2016

Timothy Carey

Timothy Carey (parfois crédité Timothy Agoglia Carey, son nom de naissance) est un acteur américain, né le 11 mars 1929 à New York (État de New York), mort le 11 mai 1994 à Los Angeles (Californie).Timothy Carey né dans l'arrondissement de Brooklyn à New York. Au cinéma, il contribue à cinquante films américains (dont des westerns), entre 1951 et 1990. Il apparaît à l'écran pour la première fois dans Au-delà du Missouri (avec Clark Gable) de William A. Wellman — un petit rôle non crédité, comme parfois par la suite — et pour la dernière fois dans un court métrage de Romeo Carey (son fils, né en 1966). Parmi ses films notables, citons L'Ultime Razzia de Stanley Kubrick (1956, avec Sterling Hayden et Coleen Gray), L'Or des pistoleros de William A. Graham (1967, avec James Coburn et Carroll O'Connor), ou encore Meurtre d'un bookmaker chinois de John Cassavetes (1976, avec Ben Gazzara et Seymour Cassel). En outre, expérience rare, il est producteur, réalisateur et scénariste (en plus d'interprète) d'un film sorti en 1962, The World's Greatest Sinner (en). À la télévision, Timothy Carey joue dans trente-cinq séries de 1952 à 1986, dont Gunsmoke (deux épisodes, en 1958 et 1966), Columbo (trois épisodes, en 1971 et 1976) et Baretta (quatre épisodes, de 1975 à 1978). Il tourne également deux téléfilms, diffusés respectivement en 1973 et 1980.(Wiki)


                 


Le film le plus “optimiste” de Cassavetes, aussi drôle que déchirant. Quoi de mieux pour commencer du bon pied cette nouvelle année que d’aller voir cette petite merveille de Cassavetes, qui bien que datée de 1971 n’a pas pris une ride et réussit à vous tirer un large sourire ému plusieurs jours après sa projection. Minnie et Moskowitz est ni plus ni moins un conte, fou, échevelé, détraqué, c’est-à-dire à l’image du cinéma de Cassavetes, indomptable et hors norme. On y retrouve les sublimes Gena Rowlands et Seymour Cassel dans une sorte de remake de La Belle et la Bête, à cette différence près que la réalité dans laquelle ces deux loustics sont plongés est loin d’être des plus féeriques. L’un, Moskowitz, plouc au physique ingrat et au comportement impulsif, mène une vie modeste et solitaire. Il gare des voitures dans les parkings des restaurants et traîne le soir dans des cafés où il se frite souvent avec des clients. L’autre, Minnie, secrétaire dans un musée et maîtresse d’un homme marié, a l’apparence d’une minette sophistiquée, un peu hautaine et complètement paumée. Si, selon l’expression consacrée, tout les sépare, ils gardent néanmoins un point commun, leur passion pour Humphrey Bogart. C’est sur ce terrain-là, celui d’un cinéma sentimental simple comme le besoin urgent d’un signe romanesque ­ tel ce premier rendez-vous chez un glacier imposé précipitamment par Minnie ­, que ces deux personnages vont se retrouver, non sans difficultés. La beauté de ce film drôle et déchirant est là, dans cette croyance arrachée aux soubresauts chaotiques de la vie, réalisant, selon un superbe tour de force, la saisie improbable et magique d’un amour.(Les inrocks)



           

Entre Husbands et Une femme sous influence, John Cassavetes tourne ce Minnie et Moskowitz que l’on considère généralement comme un film mineur. Considération qui ne tient pas une seconde pour peu qu’on se donne la peine de le regarder ! C’est l’histoire d’une histoire d’amour, improbable peut-être, dérangeante à coup sûr, entre deux êtres que rien ne prédestinait à se lier et qui vont trouver ensemble leur voie vers un monde meilleur. Gena Rowlands est sublime, comme toujours depuis cinquante ans bientôt, L’auteur, dans un trait d’humour dont il est coutumier, se donne un petit rôle qui n’est certes pas un beau rôle et Seymour Cassel est énorme dans son personnage de paumé qui s’accroche à sa femme idéale comme un poulpe à son rocher. Cassavetes, comme toujours, filme les visages avec un art incomparable, sculptant la lumière et les courbes, rendant chaque détail important par la grâce de son style unique, fait de son génie propre et de sa culture immense du cinéma et des arts en général qui en font un auteur puissant et original, l’un des plus fascinants de l’histoire du cinéma.


                 


Minnie et Moskowitz est une belle histoire d'amour, originale et magnifiquement interprétée. Gena Rowlands est magnifique, drole, émouvante est apparait comme le parfait contraste avec le personnage incarné par Seymour Cassel, beatnik vieillissant au look peu soigné, qui hurle au lieu de parler, qui trime et qui en vient souvent aux poings. Tout sépare donc Minnie de Seymour, presque tout...Les deux personnages ont cependant en commun une terrible solitude. Minnie et Moskowitz finiront par se retrouver et pourront enfin se dévoiler l'un à l'autre, dévoiler leur mal de vivre. Elle pourra laisser ainsi tomber ses lunettes noires géantes et lui se raser son énorme moustache derrières lesquelles ils se cachent des gens et situations de tous les jours...John Cassavetes (qui fait une apparition non créditée) réalise une belle histoire d'amour, aux sentiments profonds et palpables, magitralement interprété par la radieuse Gena Rowlands et l'excellent Seymour Cassel. Un film sur la solitude, le manque d'amour, la passion, le besoin de parler et de se confier qui fait souvent rire et qui émeut tout le temps. Magnifique.(Allociné)



                                  


Meurtre d'un bookmaker chinois (1976) -Ce film noir déjoue l'attente du spectateur, intercalant entre de courtes scènes de suspens, de longues plages où Cosmo fait preuve de l'élégance et de la classe qui sont sa raison de vivre. L'action du film se déroule sur quatre jours ou plutôt quatre nuits, depuis le premier soir avec la visite du gangster Mort Weil , le second où Cosmo perd au jeu, le troisième où le marché de l'assassinat lui est mis en main et le quatrième où il exécute le contrat et est pris à parti par les tueurs. Chacun de ces soirs est repérable par les différents habits que porte Cosmo : costume blanc, costume noir, blouson de cuir et chemise verte. Dans chacun des trois premiers soirs, ce n'est pas l'action qui est privilégiée mais l'attente. Le premier jour est marqué par deux plans longs, celui initial, de la rencontre avec Marty à la recherche d'argent et celui de l'errance dans le bar avant de rejoindre la boite. La seconde journée est marquée par la visite aux quatre danseuses chez elle et la remise des orchidées. On ne voit pas la perte au jeu. Le troisième jour débute par les longs préparatifs de l'audition de la serveuse et comporte aussi la longue séquence du numéro de la revue de Paris. Seul le quatrième jour, avec l'assassinat du Chinois et le règlement de compte dans le garage, laissent réellement place à l'action. Pourtant, là encore, la séquence la plus forte est celle du retour de Cosmo dans sa boite. Il retrouve non seulement les danseuses mais aussi Vince, le videur et Sonny, le barman qui, avec Lamarr le chauffeur et même les serveuses qu'il connaît par leur prénom, constituent sa vraie famille. Dans un long plan de deux minutes, il réussit à redonner de l'allant à sa troupe menacée par la déprime et les chamailleries.


           

"Nous ne pouvons donner que de l'amour, c'est la seule chose dont je sois riche" dira M. Sophistication dans son numéro final dont les paroles ont été écrites par Cosmo. Car celui-ci est marqué par l'obsession de l'élégance et de la classe. D'où ce nom de M. sophistication pour la vedette de son show érotique et des strip-teaseuses qui se nomment "Les Divines", d'où les orchidées aux quatre danseuses, d'où le refus de travailler avec Marty, d'où le refus de perdre au jeu. Cosmo expliquera à Betty, la mère de Rachel, que cette obsession de la classe et de l'élégance qui lui fait préférer la mort au fait de se soigner et alpaguer par la police, il la doit au départ de sa mère, partie avec un boucher, abandonnant son père à sa triste vie. Betty n'approuve pas cet orgueil et lui interdit de revoir sa fille condamnant Cosmo à retrouver la seule famille qui lui reste, celle du spectacle. Jean-Luc Lacuve le 30/11/2008.


                                 

Un film de Cassavetes est toujours une œuvre d’art, ciselée et épurée, au contenu précis et implacable. Une fois encore, cet écorché vif et virtuose du septième art nous donne une étude passionnante des rapports humains dans le décor des boîtes de nuit, des jeux et de la pègre. Dans le rôle principal, celui d’un être à la fois grandiose et pathétique, Ben Gazzara est hallucinant, semblant se fondre avec son metteur en scène pour l’incarner au sens propre du terme. C’est un film noir, d’une noirceur de nuit et de sang, aux images terribles dans leur simplicité désespérée. Chaque plan est tellement étudié qu’il constitue une leçon de cinéma et l’utilisation de la musique est d’un réalisme exemplaire. Le récit, linéaire jusque dans ses ellipses, est conduit de main de maître à travers un scénario époustouflant, signé évidemment par Cassavetes, un des plus grands auteurs au sens noble du terme de l’histoire du cinéma. La psychologie des personnages est d’une justesse phénoménale, sans concession aucune. On sort de cette projection ébranlé par cette leçon de vie, d’amour, de violence et de cinéma.(Allociné)

3 commentaires:

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  2. Excuses moi Corto pour t'avoir quelque peu délaissé ces derniers jours mais je viens de découvrir une nouvelle page Facebook:Ciné Ketchup, jettes un œil tu vas voir c'est pas mal.Bref pour en revenir à Timothy Carey ,il est excellent dans Les sentiers de la gloire de Kubrick,Echec à l'organisation de John Flynn et La vengeance aux deux visages de Brando qui à la base devait être réalisé aussi par Kubrick.Bons films à vous

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