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mercredi 8 juin 2016

Strategic Air Command

L'Amérique de 1955 scrute son ciel avec gravité car dans ce ciel de paix, la grande nation américaine prépare sa défense! Au milieu des 50’s, le cinéma hollywoodien aborde déjà ce problème du déclenchement inopiné d'une troisième guerre mondiale d'une façon détachée, trop détachée même, en présentant les forces armées américaines en constante alerte! Ainsi "Strategic Air Command" d'Anthony Mann, précurseur du "Gathering of Eagles" de Delbert Mann, sur des exercices d'alerte des bombardiers transportant des bombes atomiques, estompe en quelque sorte tous les clichés grâce à l’alchimie de son couple vedette! Le couple « idéal » , ce n'était pas l'association de deux célébrités acquises indépendamment l'une de l'autre, mais leur rencontre dans un même type de rôle! C'est cette unité qui garantissait le succès avec un excellent James Stewart en champion de base-ball mobilisé pour piloter les avions du SAC et une émouvante June Allyson en épouse aimante, un couple idéal (et fait l'un pour l'autre) pour des raisons évidemment commerciales, afin de retarder la venue de la crise! Oeuvre dédiée aux forces aériennes des Etats-Unis, au Commandement Stratégique de l'Air et aux jeunes américains qui prendront place un jour aux côtés de leurs aînès, ce film d'Anthony Mann est un pur classique de la Paramount avec de belles images aériennes...A l'heure où j'écris cette critique, Strategic Air Command est un film qui n'a pas encore l'honneur de disposer de sa propre page wikipedia. Par ailleurs, vous aurez certainement remarqué que personne ne s'est donné la peine de traduire le titre en français. C'est dire l'intérêt qu'on lui porte et qu'on lui a porté. Eh bien oui, ce film est décevant. Ne peut être décevant qu'un film dont on attend quelque chose, et de la part d'Anthony Mann, c'est vrai qu'on est déçu. Pourquoi ? Parce que ce film n'est pas intéressant. L'histoire est décousue, quand on s'attend à avoir de l'action, celle-ci recule aussitôt.


          


Voyez l'action qui s'écrase : on se dit que le moment est venu (d'ailleurs il serait temps, au bout d'une heure de film), les héros réfugiés dans l'épave vont vivre des aventures palpitantes, vont-ils survivre ? Comment vont-ils faire pour se procure de la nourriture ? Vont-ils être dévorés par les loups ? Quel danger les menace encore ? Vous le saurez... trente secondes plus tard, quand ils sont retrouvés miraculeusement indemnes au grand dépit du spectateur. Quant au personnage de James Stewart, rien à dire, si ce n'est son affreuse incapacité dans les affaires domestiques. Il appelle sa fille "Hope", c'est dire. Vous avez remarqué que dans les films américains, les filles ont souvent un prénom dégueu ? Peut-être pas que dans les films d'ailleurs... Bon, alors avec tout ça, pourquoi l'admettre au-dessus de la moyenne ? Parce qu'Anthony Mann reste un maître de la précision, ce qui n'est jamais déplaisant. La scène du crash est superbement orchestrée, et la séquence finale offre un certain moment de suspense éprouvant. Moralité : un Anthony Mann, même décevant, n'est jamais à jeter.Le film de propagande américain type de la guerre froide, histoire préparer les contribuables aux dépenses à venir pour la dissuasion nucléaire. Les militaires américains apôtres de la paix s'entrainent aux combats pour la préserver.


                               


James Stewart représente le gentil américain qui fait son devoir et risque sa vie à l'entrainement car autant vous le dire il n'y a pas d'ennemi dans le scénario.  En gros il ne se passe pas grand chose juste l'occasion de voir de près des B36 et de montrer que le décidément le B47 est bien meilleur.L'aviation jusqu'au bout... Dans la filmographie de deux géants du cinéma western, comme John Wayne, James Stewart s'envole lui aussi ne serait-ce qu'une fois, dans les airs. Strategic Air Command est plus réussi que le film avec John Wayne. Stewart joue un pilote de La Seconde Guerre mondiale rappeler à l'ordre ou du moins on lui propose une place pour son retour dans l'aviation mais cette fois dans la section stratégie et sécurité des USA. De nombreux tests physiques, des surveillances dans le ciel. Le pilote est dans son bain de servir à nouveau son pays mais malgré tout ne devrait-il pas prendre sa retraite ? Il à une femme, un enfant qui va naitre, mais les airs lui manque tout autant. L'histoire flotte tranquillement sans vraiment tenter des grandes pirouettes, seul un passage avec un crash et la fin qui nous réveille un peu du semi-sommeil.(http://www.allocine.fr/film/fichefilm-61440/critiques/spectateurs/)

3 commentaires:

  1. Autant regarder Y'A T'IL UN PILOTE DANS L'AVION?c'est tout aussi con mais au moins on rigole

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