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dimanche 12 juin 2016

Saturnin Fabre

Saturnin Fabre obtient un premier prix au Conservatoire et joue aussi bien des drames, des comédies de boulevard ou des opérettes, s'installant comme le « tonitruant », au phrasé déphasé, du cinéma français. Il aborde le cinéma muet dès 1911 avec Albert Capellani à qui l'on doit dès 1909 le premier long métrage français : L'Assommoir. En 1929, il passe au parlant avec La route est belle de Robert Florey. Connu pour sa forte personnalité, il est l'un des plus singuliers seconds rôles du cinéma français d'avant-guerre et d'après-guerre, dans la lignée de Jean Tissier et Julien Carette. Il occupe l'écran avec une telle présence qu'il fait souvent oublier les nombreux navets auxquels il participe. On se souvient particulièrement de sa formidable voix saccadée, et de sa diction parfaite. Dans le film Marie-Martine d'Albert Valentin, il adresse à Bernard Blier, qui joue son neveu, sa réplique la plus célèbre : « Tiens ta bougie droite ! ». On raconte qu'à la troisième reprise de la repartie, c'est le public qui répondait. Il a joué dans près de 79 films parlants, surtout des comédies, sous la direction de 57 réalisateurs différents (pour la plupart prestigieux).(Wiki)


                  


Tricoche et Cacolet est un film français réalisé par Pierre Colombier, sorti en 1938.Tricoche et Cacolet, détectives privés toujours en disputes, intriguent autour du banquier Van Der Pouf et de sa jolie femme Bernardine, que courtise le riche et stupide duc Émile. Un pacha turc se mêle de la partie, amoureux à la fois de Bernardine et de Fanny de Saint-Origan, maîtresse du banquier. Finalement, Tricoche et Cacolet triomphent en ramenant Bernardine à son mari, font enlever Fanny, par le turc, sans avoir oublié auparavant de la séduire.Tricoche et Cacolet, deux enquêteurs particuliers prêts à tout pour avoir une nouvelle affaire, s'introduisent dans une soirée mondaine et repèrent un couple de bourgeois. L'homme d'affaires trompe sa femme, et la femme le trompe avec un duc. Chacun de leurs côtés, Tricoche et Cacolet proposent leurs services contre forte rémunération. Typiquement dans la lignée des Fernandeleries ou Fernandelâneries de l'acteur comique, Tricoche et Cacolet est la dernière collaboration de Fernandel avec le metteur en scène Pierre Colombier (Ignace, Les rois du sport). Jacques Lorcey est peut-être gentil quand il évoque ce film qui se contente d'enchaîner des scènes très théâtrales (où Elvire Popesco s'en donne à coeur joie) avec force de déguisements et de gags éculés. Si Fernandel s'en sort toujours bien dans le cabotinage, qu'il a presque érigé en art, c'est moins le cas de Frédéric Duvallès qui en fait des tonnes (notamment dans une insupportable scène où il incarne un marchand arabisant) ou de Saturnin Fabre jamais à court de sourires en coin ou de grandes effusions comiques.(http://lagedorducinemafrancais.blogspot.fr/2013/01/tricoche-et-cacolet-de-pierre-colombier.html)


           

Quant à Jean Weber, de la Comédie Française, on regrette sa prestation du Capitaine Fracasse. Toujours est-il qu'il n'y a pas grand chose à attendre de cette comédie simplette, si ce n'est la rencontre entre Fernandel et Ginette Leclerc, amusante. Réservé uniquement aux inconditionnels de l'acteur qui trouveront plaisir à l'entendre chanter Si je jouais du trombone ... déguisé en Queen's Guard !"Il ne s'agit pas d'opposer Potemkine à Tricoche et Cacolet... Il s'agit simplement d'être sensible au charme si rare de ces films d'acteurs, à la qualité délicieusement démodée de ce cinéma français des années 30 qui est ce que j'appelle le "cinéma épatant" ! Et Fernandel est un acteur épatant." Patrice Lecomte, réalisateur, propos inédits. "Et revoilà Fernandel à l'époque de ses Fernandelleries. C'est comme d'habitude fort moyen dans cette période (on a parfois des surprises tout de même). Il y a quand même de très belles scènes comiques (c'est généralement le cas dans tout ses film). Le scénario n'est pas terrible mais commençait quand même assez bien, après il y a beaucoup de longueurs un peu ennuyantes.


                  

Ses chansons sont toujours très agréables à écouter. A voir pour le jeu encore une fois exceptionnel de Fernandel." SRB, membre d'allocine.fr, le 20/11/2006. le scénario, tiré d'une pièce signée Meilhac et Halévy, est excellent et rend l'oeuvre fort plaisante bien qu'elle demeure à ce jour l'une des moins connues de la prolifique filmographie de Fernandel. [...] Parmi les comédiens qui servent cette intrigue, on relèvera les noms d'Elvire Popesco, extraordinaire en autoritaire Bernardine, Ginette Leclerc, presque aussi canaille que dans La femme du boulanger, Jean Weber, remarquable "jeune premier" de la décennie, et surtout Saturnin Fabre qui, dans ses Mémoires intitulés Douche écossaise, précise ironiquement qu'il a tourné Tricoche et Cacolet pour "les bonnes oeuvres", Ignace, pour payer "ses impresarii à dix pour cent" et Les dégourdis de la 11ième pour "récupération de ses chèques sans provision". Fabre était un de ces excentriques du cinéma français que Fernandel appréciait grandement. Jean-Jacques JELOT-BLANC, Fernandel l'accent du soleil, 1991.


                  

En 1948,Saturnin Fabre signe, de l'anagramme Ninrutas Erbaf, des mémoires parfaitement farfelus, sous le titre Douche écossaise. Il était également très bon clarinettiste, et l'auteur de plusieurs chansons et saynètes qu'il interpréta sur scène au début de sa carrière. Pour la comédienne Danièle Delorme, « Saturnin Fabre était un comédien halluciné ». Toujours selon elle1, « C'était un acteur baroque, certes, il y avait un grain de folie en lui. Mais il était furieusement intelligent, d'une grande lucidité… Il incarnait l'excès. » Saturnin Fabre s'éteint en 1961 dans sa propriété de Montgeron, terrassé par un œdème pulmonaire. Il est inhumé au cimetière de Carrières-sous-Poissy dans les Yvelines. Il ne se s'était jamais consolé de la mort de sa femme, Suzanne Marie Benoist, survenue en 1957 avec qui il était marié le 26 novembre 1925 à Paris XVIII. Le festival de Cannes lui a rendu un hommage tardif, et posthume, en 1962.


   


Virgile est un film français de Carlo Rim sorti en 1953.Le doux Virgile se croit victime de cette malchance qui a poursuivi avant lui parents, grands-parents et ancêtres. Terriblement complexe par cette déveine, il s'essaie pourtant avec maladresse au métier de journaliste, soutenu par une charmante rédactrice. Le hasard le met nez à nez avec le tonitruant gangster Esposito. A cette lutte du chat et de la souris, la souris gagne. Esposito est coffré et Virgile débarrassé à jamais de ses inhibitions.Virgile est un doux jeune homme poursuivi par la malchance. Depuis des lustres, sa famille est touchée par ce mal. Malgré tous ses efforts, rien n'y fait, Virgile semble voué ad vitam aeternam à cette déveine. Un beau jour, il fait la connaissance de Jackie, rédactrice au journal «L'Echo du soir», où il vient d'être engagé en tant que journaliste-reporter. Grâce à elle, et malgré ses multiples maladresses, Virgile apprend enfin à avoir confiance en lui. Mais sa déveine tenace n'a pas encore dit son dernier mot : il se retrouve bientôt nez à nez avec le terrible gangster Esposito...Virgile souffre d'un complexe d'infériorité mais il attribue cette malchance à la perte d'un scarabée porte-bonheur. Il se lance dans le métier de journaliste et rencontre une jeune fille qui va tout mettre en œuvre pour lui rendre confiance en soi. Elle y réussira après de désopilantes aventures...(Senscritique)

5 commentaires:

  1. https://q95ty4dhyt.1fichier.com/
    https://1fichier.com/?9xfmfwjrsj

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  2. Excellent comédien qui m'a toujours beaucoup fait rire.Aucuns souvenirs de ce "Virgile" par contre...
    Merci Corto

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  3. moi aussi quand j'étais gosse il m'a fait rire dans Les aventures de Saturnin ou il jouait un agent secret qui combattait une belette et un furet

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    1. Saturnin ici : https://www.youtube.com/watch?v=CDfZXVmnNBE ,
      Merci Fantomas !!

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