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samedi 18 juin 2016

Raymond Aimos

Malgré un avenir tout tracé dans l'horlogerie-bijouterie de son père, Raymond Caudrilliers préfère le spectacle et devenir artiste lyrique sous le nom d'« Aimos ». Selon la légende, il aurait débuté au cinéma à 12 ans, dans un film de Georges Méliès. Officiellement, il débute dans un film muet de 1910 Pendaison à Jefferson City de Jean Durand. Mobilisé en 1914, il est très marqué par les combats de la bataille de Verdun, entre 1916 et 1918 : bien plus tard, en 1930-31, il participera au film de Raymond Bernard, Les Croix de bois, où il témoignera à sa manière de sa situation de « poilu ». Sa gouaille de titi parisien et sa silhouette dégingandée lui offrent des rôles mémorables : « La ficelle » dans Chéri-Bibi de Léon Mathot avec Pierre Fresnay, « Quart Vittel » dans Le Quai des brumes de Marcel Carné, « Marche toujours » dans La Route enchantée, « Dix de der » dans Titin des Martigues, « Cupidon » le clochard aux côtés de Raimu dans Monsieur La Souris, « Raymond le raccourci » dans Le mort ne reçoit plus de Jean Tarride et bien sûr « Tintin » dans La Belle Équipe de Julien Duvivier avec Jean Gabin et Charles Vanel. Les circonstances exactes de sa mort ne sont pas connues avec précision. On sait seulement avec certitude qu'il a été abattu à la libération de Paris près de la Gare du Nord dans le Xe arrondissement, et qu'il a été déclaré mort à l'hôpital Saint-Louis.(Wiki)



                             


Le Golem est un film français en noir et blanc de Julien Duvivier sorti en 1936 inspiré de la pièce de 1931 de Jiri Voskovec et Jan Werich Golem Belle version du mythe juif pragois du Golem. On a une curieuse superposition de styles : les décors du ghetto rappellent irrésistiblement le cinéma expressionniste allemand, certaines scènes sont par contre typiques du cinéma français des années 30 (l'antiquaire français et son valet).Les Juifs de Prague sont écrasés sous le joug du chancelier Lang, un juif qui a renié sa foi, et qui exerce le pouvoir pendant que l'empereur Rodolphe II s'adonne à la débauche. Le rabbin Loew a autrefois créé le Golem, créature d'argile à la force surnaturelle, qui dort au fond d'un grenier. Un jeune rabbin, qui connait le secret, va lui redonner vie pour sauver son peuple. Duvivier a le sens du surnaturel et est visiblement imprégné de la religiosité de l'Ancien Testament (les bêtes féroces accompagnant le Golem). Harry Baur fait une composition intéressante d'empereur fou. Le plus remarquable est peut-être qu'il s'agit d'un film des années 30 philosémite.Il s'agit d'un film fantastique en noir et blanc. L'histoire se déroule à Prague. Le Golem est une ancienne légende juive. C'est une créature géante qui a été créée par le rabbin Loew à partir d'argile. Il lui a insufflé la vie en inscrivant le mot EMET sur son front. Pour désactiver la créature il suffira d'effacer la première lettre.


   

A la mort du rabbin le Golem endormi est enfermé dans une synagogue. Prague subit des épidémies et les juifs sont persécutés par le très cruel chancelier de l'Empereur Rodolphe. Un jeune rabbin décide de redonner vie au Golem afin de protéger les juifs. Le scénario est un peu confus. Il y a pas mal de personnages et tous ne sont pas essentiels pour l'intrigue. Il faut attendre la moitié du film pour voir apparaître la créature or c'est bien elle que l'on voudrait voir ... Elle n'est pas très imposante, c'est un peu dommage. Lorsqu'elle se met en action, cela déménage tout de même et ça passe par les fenêtres ! Ces scènes sont plus amusantes qu'autre chose. Les décors sont plutôt bons mais assez limités. On prend surtout du plaisir à voir la créature casser les décors à la fin du film. L'interprétation n'a rien de convaincant. C'est assez théâtral. Harry Baur interprète l'Empereur qui est un peu fou. Evidemment cette créature évoque un peu Frankenstein. La légende du Golem est très antérieure au texte de Mary Shelley. Replacé dans le contexte historique d'avant seconde guerre mondiale ce film est tout de même une curiosité à voir malgré ses multiples imperfections.(Senscritique)



                             


La maison du Maltais (1938) -Voilà un bien intéressant mélodrame, à base de filles perdues rédimées par l’Amour, d’exotisme, de sacrifices de toute sorte, de retrouvailles après disparitions, de nobles sacrifices, de personnages crucifiés par la dureté de la vie, par toute cette tambouille délicieuse qui fait les bonnes histoires et les films où l’on ne s’ennuie pas un instant. Ça se passe, pour la première partie, qui n’est pas la meilleure, dans le Sud tunisien, à Sfax et ça donne ce que le cinéma français aimait donner à ses spectateurs des années Trente : un voyage à bon marché dans des contrées à la fois familières et étranges : il y a eu plein de films comme ça : depuis "L’escadron blanc" de René Chanas, "Le grand jeu" de Jacques Feyder, "Un de la Légion" de Christian-Jaque, "Les cinq gentlemen maudits" de Julien Duvivier et, du même, l’archétypique "Pépé le Moko". Ce dernier film n’est pas si éloigné que ça de "La Maison du Maltais" ; et non pas, ou non pas seulement, parce qu’on y retrouve Gaston Modot (en silhouette, il est vrai) ou Fréhel et Marcel Dalio, bien davantage au premier plan. Mais c’est surtout parce que l’un et l’autre film sont des œuvres où pèsent au plus fort les Fatalités qui grèvent les destins des pauvres gens, voués par la chienne de vie à ne pas s’en sortir quoi qu’ils fassent. On ne peut évidemment qu’arrêter là toute comparaison entre "Pépé", à la perfection glacée et tragique, et "La Maison", bien trop romanesque et sentimentale, souvent à la limite de l’hyperbole et du démonstratif ; mais enfin on retrouve avec plaisir les courses à l’abîme, les désolations fatales, les presque rien qui auraient pu bien tourner, les filles au grand cœur et à la cuisse légère, les amitiés truandes et viriles.


   

Si Louis Jouvet tient parfaitement, comme à l’habitude, un rôle secondaire de maître-chanteur immonde canaille (et le tient si bien qu’on aurait presque tendance à survaloriser son intervention dans le film), Pierre Renoir, tout en sobriété et en équilibre est parfait. On ne remarque pas vraiment l’habituelle qualité de jeu d’Aimos, ni beaucoup Jany Holt et, heureusement, l’affreux Gabriello s’y fait vite oublier. Je ne suis pas vraiment certain que Marcel Dalio, si extraordinaire en Rosenthal de "La grande illusion", en marquis de La Chesnaye de La règle du jeu (et en Mayerfitsky du "Monocle rit jaune") soit bien distribué, dans le rôle poétique, rêveur et désespéré de Mattéo, champion des bons sentiments et du dévouement au delà de la mort. Je n’avais pas été non plus très convaincu par son gluant Happy Jones de l’excellent "Mollenard". En revanche, j’ai trouvé Viviane Romance absolument bluffante, tant en pute généreuse de la première partie qu’en épouse raisonnable et intelligente de la seconde. Voilà une actrice à la carrière trop oubliée, quoiqu’elle fût éclatante, mais au talent incandescent. Nulle ne pouvait donner cette image de sensualité animale flamboyante qui passe au-dessus de toutes les bienséances…Le cinéma français d’avant guerre rêvait souvent d’Orient à l’image du « Pépé le Moko » de Duvivier réalisé un an plus tôt. La France est encore un pays colonial et toute l’imagerie des souks maghrébins reproduite en studios nourrit l’imaginaire des romanciers et scénaristes de cette époque tourmentée.(Dvdtoile)


                               

A cette toile de fond exotique portée à sa perfection esthétique Outre Atlantique par le duo Sternberg/Dietrich il est de bon goût d’ajouter une histoire d’amour fatal. Pierre Chenal qui connaissait alors sa période de gloire s’engouffre dans la brèche avec l’aide de Jacques Companeez à l’écriture. C’est Marcel Dalio dit Matteo qui tient avec Viviane Romance le rôle vedette de cette histoire d’amour impossible entre une prostituée et un vagabond diseur de bonne aventure. Le film n’évite pas les clichés un peu convenus et Marcel Dalio est parfois à la limite de la caricature notamment quand il se transforme en gangster à mi chemin entre le « Pépé le Moko » immortalisé par Gabin et le « Little Caesar » hystérique d’Edward G Robinson. Jouvet qui avait déjà travaillé avec Chenal pour « Alibi » un an plus tôt nous offre une prestation courte mais réjouissante en margoulin maître chanteur. Fréhel campe une tenancière à la gouaille dominatrice et Jany Holt une Marguerite Gautier des bas-fonds. Quant à Aymos, il reste toujours dans le registre du filandreux un peu visqueux. Terminons par la sublime Viviane Romance qui réussit la jonction entre Arletty , Marlène Dietrich et Suzy Delair. Une galerie de portraits un peu datée qui ravira tous les amoureux d’un cinéma où l’addition des seconds rôles donnaient toute leur saveur à des scénarios parfois un peu mécaniques.Malgré une intrigue plutôt convenue (un homme disparaît après avoir commencé une histoire d'amour, intrigue semblable à "Marius"), le film séduit par son ambiance un peu d'un autre âge, l'orientalisme du début du film et le jeu des acteurs, puis petit à petit il sombre dans le drame, c'est assez fort et très réussi.(Allociné)

1 commentaire:

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