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jeudi 30 juin 2016

Ned Beatty

Ned Beatty  fait ses débuts au Barter Theatre d'Abington, en Virginie, où il tient plus de soixante-dix rôles en dix ans. Il intègre ensuite différentes compagnies de théâtre aux quatre coins des Etats-Unis, pour se décider, au début des années 1970, à monter à New-York. Il joue alors dans la pièce d'Howard Sackler, "The Great White Hope", où il est remarqué par John Boorman. Le réalisateur lui propose un rôle dans son film Délivrance (1971) aux côtés de Burt Reynolds ; ce qu'il accepte. Le film est un succès et remporte trois nominations aux Oscars. Les années 1970 vont être très importantes pour sa carrière : jamais il n'aura autant tourné avec de si grands noms, dans de tels films, et dans des registres aussi variés. Il apparaît ainsi au casting des longs métrages de John Huston (Juge et Hors-la-loi, 1972, Le Malin, 1979), Robert Altman (Nashville,1975), Sidney Lumet (Network, main basse sur la télévision, 1976, qui lui vaut une nomination à l'Oscar), Alan J. Pakula (Les Hommes du Président), Arthur Hiller (Transamerica Express, 1976), Richard Donner (Superman, 1978), Steven Spielberg ( 1941, 1979), Richard Lester (Superman II, 1980). Homme de théâtre et de cinéma, Ned Beatty est aussi un acteur de télévision très prolifique. Il participe à de nombreux téléfilms, et s'aventure également dans le domaine des séries en jouant dans Homicide ou encore dans Roseanne.(Allociné)


                             


L'Exorciste 2 : L'Hérétique(1978)-Certains disent que la suite de L'Exorciste est un navet, moi je ne suis pas tout à fait d'accord. C'est vrai que cette suite réalisé par John Boorman n'a pas provoqué le même malaise que le film de William Friedkin, mais c'est normal, car il était très difficile d'atteindre le même résultat que pour L'Exorciste car William Friedkin a l'art et la manière de provoquer la frayeur et le malaise dans ses films. John Boorman a décider quant à lui de réaliser un film plus fantastique qu'horrifique et c'est pour cela que le film est moins dérangeant et terrifiant que l'oeuvre originale. Mais Boorman a quand même bien utilisé les décors et filmé des images superbes, et l'interprétation est excellente avec en tête Richard Burton dans le rôle du prêtre exorciste et la talentueuse Linda Blair, qui est ici une nouvelle fois la proie d'un démon, est parfaite. Il est tout de même regrettable pour cette très bonne actrice que l'on a vue dans les excellents Hell Night (Une nuit en enfer) et L'Eté de la peur de Wes Craven, que la suite de sa carrière aujourd'hui soit médiocre (elle tourne dans de nombreuses séries z, des films très très nuls !!), c'est vraiment regrettable car elle a véritablement un grand talent et elle l'a prouvé dans L'Exorciste et L'Exorciste 2 : l'hérétique.Voila un film qui mérite une réhabilitation urgente car il s'agit d'un très beau film, un véritable poème cinématographique. Loin de faire une redite bête et méchante du premier volet du film de Friedkin, Boorman s'approprie totalement le film est l'intègre a son propre univers, créant une suspense métaphysique, sur la lutte du bien et du mal comme deux principe symbolique et éternel bien sur, mais aussi au sein de l'âme même des personnages (le double de Reagan entièrement possédé par Pazuzu et surtout la fascination qu'éprouve le prêtre pour la puissance du démon Pazuzu). Pour cela Boorman crée une ambiance onirique, surréaliste même alternant sommet des gratte ciel et pic montagneux primitif africain créant un univers visuel mythologique et fascinant.


           

Au final nous avons un film subtil, riche de symbole, parfois un peu obscur, et qui pourrait rappeler par moment l'univers de Lovecraft dans sa façon de décrire un mal mythique primitif qui guette l'humanité et la manière dont sont entremêler rêve, science et fantastique.Dans la saga l'exorciste, nous passons du plus harde, le plus effrayant, au plus reposant. Après le choc du premier film qui nous met sous préssion, celui-çi est calme. Certe moins bon et je pense qu'il doit le plus détesté. Pour ma part, j'ai apréçié ce film. J'ai retrouvé avec plaisir Linda Blair qui joue correctement dans ce film (Bien que le doublage français est presque une catastrophe). La musique de Ennio Morricone est parfaite. Conférant au film une atmosphère présente et pesante. Certaine scéne m'ont fait quelques surbrosaut au coeur (Notament les scénes ou ont voit quelqu'un avec les yeux jaunâtre et le regard démoniac remplit de haine et de mauvaise attention a ton égard). Je sais qu'il y a minimum deux version a ce film. Une avec le prêtre qui meur a la fin, et l'autre ou il ne meurt pas. L'un de mes principale regret sur ce film, c'est le fait que le personnage de Kitty Winn que j'apréssiez dans le premier de par sa gentillesse, se retrouve a être détestable dans celui-çi. Je vais conclure cette critique sur le fait que ce film est moins effrayant que son prédésésseur, mais qu'il reste un très bon film qu'il fait bon de regardé juste après avoir visionné le premier. Histoire d'évacuer la pression.(Allociné)


                               


Le Malin comme Au-dessous du volcan sont deux adaptations d’importantes œuvres de la littérature américaine du début du vingtième siècle ; le premier du roman de Flannery O’Connor Wise Blood (titre original du film), le second du chef d’œuvre de Malcolm Lowry. John Huston avait une prédilection pour les adaptations, qui constituent une bonne moitié de son œuvre ; cela se traduit à l’écran, comme ici pour ces deux films, par des scénarios extrêmement linéaires, très écrits, et une mise en scène qui se met au service d’un rendu le plus parfait possible du roman – cinématographiquement parlant, c’est-à-dire en éludant tout ce qui ne ressort que du domaine littéraire et n’aurait pas sa place sur pellicule. Toutefois, bien que l’adaptation soit en général assez fidèle, cela ne signifie en aucun cas que Huston se dissimule derrière l’univers de l’auteur qu’il adapte : ainsi dans le cas du Malin, où le catholicisme très pratiquant de Flannery O’Connor n’a aucune véritable résonance chez le cinéaste ; ou plus encore dans Au-dessous du volcan, qui se situe au Mexique, lieu bien connu de Huston puisqu’il y résidait, ce qui lui permet d’y apporter ses propres visions. Les deux films se concentrent sur un personnage masculin plongé dans une solitude profonde, car enfermé dans un monde qu’il s’est créé et dans lequel les autres sont soit incapables d’y adhérer soit tout bonnement rejetés. Dans Le Malin, il s’agit d’un jeune soldat revenu dans sa terre natale et obsédé par la religion – son grand-père était prédicateur –, qui se met à prêcher à qui veut bien l’entendre pour se jeter petit à petit dans un délire mystique dont il a du mal à expliquer les tenants et les aboutissants. Dans Au-dessous du volcan, le personnage principal est l’ex-consul britannique de Cuernavaca, tombé dans l’alcoolisme lorsque sa femme l’a trompé (avec son demi-frère) puis quitté brutalement ; le retour un an après de l’épouse contrite, bien loin de le sauver, l’enfonce plus encore dans les tourments d’un amour destructeur.


            

Comme le soulignent les différents intervenants des bonus accompagnant les éditions DVD, ces personnages, très hustoniens, ne sont ni suicidaires, ni autodestructeurs, bien que leur destin s’inscrive dans la tragédie ; leur raison de vivre – comme de mourir, d’ailleurs – réside dans un idéal, incompréhensible parfois car mêlé à d’autres contingences (la folie dans un cas, l’alcoolisme dans l’autre). Le jeune prédicateur du Malin a un besoin intense de croire à l’existence d’un dieu, quel qu’il soit, ou plutôt à la morale de certains hommes, dégagée de tout matérialisme (voir ainsi la scène où il découvre que le prédicateur qu’il suit est un escroc) ; le consul britannique d’Au-dessous du volcan est guidé par la croyance selon laquelle « sin amar no se puede vivir » (« sans aimer, on ne peut vivre »), et plus que le mezcal mexicain, c’est cet amour perdu qui le ronge de l’intérieur. Comme souvent chez Huston, la religion tient une place très particulière dans l’évolution de ces personnages.


                          

Elle est évidente dans Le Malin, où l’élévation spirituelle (non-conventionnelle, puisque le personnage entend créer « L’Église de Jésus sans Jésus-Christ ») est une façon pour le jeune prêtre de faire quelque chose de sa vie ; dans Au-dessous du volcan, elle réside plutôt dans une atmosphère, celle du Mexique le jour du 1er novembre, la fête des morts, sorte de rituel mi-païen, mi-religieux, où les cadavres hantent les hommes effrayés par un enfer dont ils ne sont pas conscients, à l’exception du consul, qu’ils le vivent déjà au quotidien. Cette omniprésence du religieux – sans qu’il soit défini précisément – a cela d’intéressant chez Huston qu’elle ne relève pas d’un discours ou d’une volonté d’empathie pour le héros. Elle est un moteur de la révolte contre l’absence d’une certaine morale, contre une société où l’homme a perdu tout repère au point d’être éternellement seul. Les personnages qui gravitent autour des héros ont ceci d’intéressant qu’ils ne sont jamais des adjuvants, mais qu’ils tentent de le manipuler en lui imposant leur cynisme ou leur désir panique de rédemption.(http://www.critikat.com/dvd-livres/dvd/le-malin-au-dessous-du-volcan.html)

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