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lundi 6 juin 2016

La Femme sangsue

La Femme sangsue (The Leech Woman) est un film américain, sorti en 1960.En 1960, June Talbot, part en expédition en Afrique. Las-bas un vieille femme lui donne le pouvoir de prendre l'énergie des gens pour rajeunir. Mais elle ne doit jamais drainer l'énergie d'une femme ou sinon le processus sera inverser. Et bien sur elle le fit. Commentaires : Film de science-fiction sorti en 1960, "La femme-sangsue" est un petit film sympathique pour les connaisseur de série-Z. Obsédée par l'idée de conserver une éternelle jeunesse, une femme décide d'utiliser une ancienne recette vaudou. Elle utilise alors un extrait de la glande pinéale des hommes qu'elle parvient à tuer après les avoir piégé. Mais l'elixir, avec le temps, se révèle de moins en moins efficace... Il est cool ce film.Je m'attendais à une série B sans sous et sans grand talent, du bis comme je l'aime avec un gros monstre (ici en l’occurrence une femme avec un costume douteux censé représenter une sangsue géante...) ; et bien c'est pas vraiment ça. La mise en scène est assez bonne : la caméra bouge bien, on n'est pas dans un truc théâtral (j'aime ça, ceci dit, ça donne un ton un peu comique au film). Les acteurs sont bons aussi, pas de surjeu excessif. Et puis pas mal de décors naturels (si pas, les décorateurs ont fait du bon boulot), avec quelques inserts d'animaux sauvages qui rendent cette jungle aussi vivante que dangereuse. Tout le côté ethnologique est très intéressant aussi, même si ça a l'air de piocher dans un peu tout et n'importe quoi ; cette tribu, on y croit, et c'est le principal dans un film. Les effets spéciaux sont finalement rares, puisqu'il n'y a pas de sangsue géante en fait ; les maquillages sont un peu cheap, c'est vrai, mais vu qu'encore aujourd'hui il est rare d'être convaincu par un acteur grimé en vieux, je reste donc très tolérant. Le scénario est plutôt bien ficelé aussi. Quelques coups de mou, c'est bien vrai. Mais l'on retiendra surtout une intrigue bien menée, avec au front des personnages tous plus crapuleux les uns que les autres (sauf un, contre toute attente, l'avocat). Les situations sont bien exploitées grâce à ces personnages traités avec jusqu'au-boutisme. Je me suis vraiment bien marré lorsque June dit : "Ho non, je l'ai tuée pour rien alors ?". Bref, une délicieuse série B, pas dénuée de défauts, mais avec assez de qualité pour passer un bon moment.
Les films d’horreur de Universal : La première œuvre majeure des studios en la matière fût indéniablement Dracula réalisé par Tod Browning en 1931 avec l’acteur Bela Lugosi dans le rôle-titre qui fît du Comte une véritable icône du 7ème Art même si Nosferatu réalisé par F.W. Murnau en 1922 demeure une vision marquante du célèbre vampire. En fait, tous les films suivants autour de ce personnage furent invariablement comparés à cette première adaptation officielle du roman de Bram Stoker.


             

Le succès de Dracula ouvrit la voie à d’autres films de monstres, à commencer par Frankenstein de James Whale sorti seulement neuf mois après dans lequel le personnage créé par Mary Shelley un siècle plus tôt devient plus confus et incompris que monstrueux grâce à l’interprétation inoubliable de Boris Karloff. On notera d’ailleurs que sa première suite La Fiancée de Frankenstein sortie en 1935 réussira l’exploit d’être meilleure que l’original en accentuant l’humanité du personnage, notamment dans la célèbre scène où la promise rencontre son horrible compagnon.D’autres franchises notables furent lancées les années suivantes, à commencer par La Momie (1932) toujours avec Karloff dans le rôle du monstre mais réalisé par Karl Freund, puis L’homme invisible (1933) réalisé par James Whale d’après le roman éponyme de H.G. Wells, Le Loup-garou (1941) interprété par Lon Chaney Jr., Le Fantôme de l’Opéra (1943) adaptant pour la seconde fois à l’écran l’œuvre de Gaston Leroux après le film muet de 1925 déjà chez Universal, et L’Etrange Créature du lac noir (1954) qui a été tourné pour permettre un visionnage en 3D via des lunettes polarisantes ! Toutes ces licences (excepté Le Fantôme de l’Opéra) connaitront des suites à la qualité inégale et aux acteurs variables qui ont contribué à populariser toujours davantage les monstres des studios. Ainsi, Frankenstein en compte sept dont trois en commun avec Dracula et ses cinq itérations, la momie en dénombre quatre, autant pour l’homme invisible, alors que Gill-man (nom de la créature aquatique) n’eût seulement droit qu’à deux nouvelles aventures.


                                

D’ailleurs, on verra l’apparition de plusieurs monstres n’ayant pas de lien entre eux dans des productions comme Frankenstein rencontre le loup-garou (1943), La Maison de Frankenstein (1944) et sa suite La Maison de Dracula (1945) par exemple.Alors que les possibilités scénaristiques pour faire vivre ses monstres s’amenuisaient, le studio ajouta une dimension comique à ses films grâce aux stars de l’époque Bud Abbott et Lou Costello dès 1948 et donna un second souffle au genre jusqu’à l’introduction d’éléments de science-fiction au milieu des années cinquante initiée par La Créature du lac noir. On notera également que le studio tenta de diversifier ses productions dès 1932 vers l’inquiétant avec Double Assassinat dans la rue Morgue (vaguement tiré de la nouvelle éponyme d’Edgar Alan Poe), puis avec Le Chat noir en 1934 (toujours d’après l’œuvre de Poe), Le Corbeau en 1935 (idem), ou encore Vendredi 13 (NDLR : Black Friday en VO, aucun lien avec la série de films initiée en 1980 chez Paramount). Enfin, d’autres films de monstres verront le jour en s’orientant vers des créatures géantes dans les années quarante et cinquante comme Tarantula ! en 1955, Le Peuple de l’Enfer en 1956, ou encore La Chose surgit des ténèbres en 1957 mais sans jamais atteindre l’aura de leur congénères devenus « classiques ». Aussi, bien que Universal continua à faire apparaître des créatures fantastiques dans ses productions, on considère que les films d’horreur des studios s’arrêtent en 1960 avec La Femme sangsue.
(http://castlevania.retrogaming.fr/cinema-les-filmsd-horreur-de-universal/)

3 commentaires:

  1. A noter que l'on retrouve COLEEN GRAY en 1961 dans un autre nanar de compet LA PLANETE FANTOME et GRANT WILLIAMS fut quand même en 1957 L'HOMME QUI RÉTRÉCIT dans le film du même nom sinon à voir aussi THE UNEARTHLY 1957 LE DÉCAPITÉ VIVANT 1958 ou THE KILLERS SHREWS 1959 bons films à tous

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