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mardi 21 juin 2016

Jane Marken

Jane Marken, pseudonyme de Jeanne Berthe Adolphine Crabbe, née le 13 janvier 1895 à Paris (10e) et morte le 1er décembre 1976 à Paris (4e), est une actrice française.Elle entre au Conservatoire national d'art dramatique, dont elle sort en 1915 avec un premier prix de comédie. Elle est aussitôt engagée comme pensionnaire du théâtre national de l'Odéon. Fine et gracieuse, elle joue les rôles de jeunes premières, en particulier Suzanne du Mariage de Figaro de Beaumarchais. Après la parenthèse imposée par Jules Berry, son mari à l'époque, c'est avec des rondeurs en plus et son retour au théâtre qu'elle aborde les personnages qui font son succès aussi bien à la scène qu'à l'écran. Elle fait ses débuts au cinéma sous la houlette d'Abel Gance en 1915, puis continue avec Jean Renoir, Julien Duvivier, Sacha Guitry, Jacques Becker et Marcel Carné. Dans Hôtel du Nord de Marcel Carné (1938), elle incarne Louise Lecouvreur, l'hôtelière. Elle exerce le même métier dans Les Enfants du paradis du même réalisateur (1945), dans le personnage de Madame Hermine. Elle a souvent joué des coquettes sur le retour et, à l'opposé, des mégères insupportables. Elle trouve ses meilleurs rôles dans Partie de campagne de Jean Renoir (1936) et dans Manèges d'Yves Allégret (1949), où elle compose un personnage hors-norme : celui de la mère harpie de Simone Signoret. Elle fait son ultime apparition dans le film L'Humeur vagabonde d'Édouard Luntz (1972).Elle fut la première femme de l'acteur Jules Berry rencontré en 1920 lors d'un spectacle mais elle doit interrompre son métier en raison du caractère possessif et instable de son conjoint, qu'elle quitte plus tard sur un simple télégramme qui restera célèbre et relance aussitôt sa carrière. Elle épouse, le 25 avril 1934 à Paris 17e, André Marie Désiré Berthellemy (seul mariage noté en marge de son acte de naissance). 


                                  


Dédée d'anvers (1948) - Dans des décors superbes de Wakhévitch plus réalistes que nature, évolue Dédée, une prostituée habituée des boîtes à matelots qui, entrainée dans une sordide histoire de vengeance, voit s'abattre sur elle bien des malheurs! Le film d'Yves Allégret est en fait le premier film-mythe dans la carrière de Simone Signoret, peut-être parce que la comédienne a pris les mesures exactes de son personnage pour le maîtriser de bout en bout! Bien qu'il ait commencé sa carrière de réalisateur avant la seconde guerre mondiale, Allégret ne s'est imposé réellement qu'à partir de ce film! Pessimiste à souhait avec de très grands seconds rôles (Bernard Blier et les clins d'oeil appuyés de Marcel Dalio), un classique du drame noir français qui prolonge le goût des ambiances sordides et des atmosphères troublantes...Dédée est entraîneuse dans un bar d'Anvers. L'arrivée d'un beau capitaine de cargo va bouleverser sa vie... C'est par le biais de ce long métrage que j'ai pu découvrir la filmographie de Yves Allégret, et je dois avouer que son style de mise en scène m'a bien convaincu sur pas mal de séquences. Ce film noir à la française peut se vanter de posséder une histoire certes bien triste dans son style, mais qui se révèle très vite bien passionnante à suivre, grâce aussi et surtout à l'excellente tenue de son casting. En tête d'affiche, justement, on retrouve une Simone Signoret parfaite dans le rôle d'une prostituée qui finira par découvrir le grand amour aux côtés de Marcel Pagliero, qui joue le rôle d'un capitaine de cargo italien, sans oublier également la très bonne performance de Bernard Blier dans celui d'un patron du bar rugueux, et aussi de Marcel Dalio à travers le personnage de Marco qui se révèlera être un élément très important à la fin du récit. 


   



Tout est donc réunis pour passer un excellent moment de cinéma, d'autant que la photographie en noir et blanc à bien supporter l'âge du temps.Un grand classique du cinéma français. La réalisation d'Yves Allégret est sobre, parfois trop. L'interprétation des acteurs est parfaite. Bernard Blier en tenancier de bar à putes est tout bonnement génial, démontrant à ceux qui l'ignorent qu'il était aussi un excellent acteur dramatique. Simone Signoret signe là l'un de ses plus beaux rôles. La scène finale fait partie de l'histoire du cinéma. Mention spéciale pour la lumière. Toutefois, il manque un petit quelque chose à ce film pour en faire un chef d'oeuvre, un peu de vie, de fluidité dans la mise en scène sans doute.A voir surtout pour la prestation de Simone Signoret, Blier prend aussi une certaine épaisseur. Le scénario est moyen car il cale un peu sur la fin mais le film montre la misère et la prostitution de manière assez réaliste, ce qui sera rarement le cas dans les films de cette époque et bien après.(Allociné)


                                   


Le miroir à deux faces (1958) - Très bon film dramatique avec Bourvil. On a pas l'habitude de le voir souvent dans ce genre de rôle et pourtant cela lui va très bien. Une histoire intelligente, sombre et triste au scénario très bien écrit. Quand on compare ce genre de films avec les nouveaux films français d'aujourd'hui, on se dit que bien des scénaristes devraient en prendre de la graine. Des dialogues et répliques superbes au service de deux grands acteurs: Bourvil et Michèle Morgan. La descente aux enfers du couple devient inévitable surtout à cause du comportement jaloux et impardonnable du personnage joué par Bourvil. En même temps, aucun des protagonistes n'a ni tort, ni raison. Ils sont obstinés chacun de leur côté au risque de voir leur couple se briser. Cette tension est parfaitement retranscrite à l'écran et c'est un vrai régal pour le téléspectateur. Ce métrage n'a pas pris une ride. A voir et revoir.A lire le sujet et en connaissant Cayatte,je m'attendais à un infâme mélo. Grâce aux acteur le film est sauvé et le thème est beaucoup plus profond que les résumés le présentent;Bourvil est vraiment exceptionnel , Morgan y tient sans doute son plus beau rôle ou mieux ses deux plus beaux rôles, Sylvie est odieuse à souhait et Oury dont le meurtre est malheureusement escamoté y fait preuve d'un beau caractère. Bien sur ,il y a quelques outrances mais pas tant que cela. De toutes manières,il est indispensable de se remettre en France dans le quotidien populaire des années 50 avant de critiquer. C'est très étonnant aussi de voir a quel point ce film était en avance par rapport à la chirurgie esthétique et à la libération de la femme. 


           

La fin est loin d'être aussi moralisatrice qu'on veut le croire. D'abord parce que l'héroïne s'accorde et accorde 7 heures de bonheur amoureux(ce que trop de femmes ne connaissent pas et ne connaîtront jamais),ensuite parce que privilégier les enfants n'est pas chose rare,heureusement. C'est un fort beau film bien daté 1958 à coté duquel les mélodrames modernes font pales figures et ce n'est pas en ricanant du mari qu'on se dédouane du jugement porté sur lui. C'est un personnage hautement vraisemblable qui n'a pas su grandir et encore moins, fait l'effort nécessaire pour comprendre son épouse...Des comme lui,aujourd'hui sous des formes bien différentes ,il y en a beaucoup mais les femmes qui ont eu la chance de faire des études savent exactement ce qu'il faut faire et ont les moyens que nos mères ou nos grands mères n'avaient pas...Grand film dramatique. 


                                 


Bourvil joue un modeste pauvre type égocentrique totalement hermétique aux rêves et espoirs de sa femme (Morgan), elle pas gâtée par la vie mais résignée. La performance de Bourvil est grandiose et poignante. La scène où il est saoul et violent... est d'autant plus impressionnante qu'on ne peut oublier son sketch sur l'eau ferrugineuse: on se prend à penser que c'est le même homme mais qui a mal tourné, et on n'a pas du tout envie de rire! L'émotion en devient (presque) aussi forte que Chaplin dans "Limelight". Pour Morgan, très convaincante, c'est un rôle de composition réussi, mais le maquillage (étonnant pour l'époque) y est sans doute pour beaucoup. C'est surtout le sujet du film qui est très moderne: la chirurgie esthétique, les instants ratés, qu'est-ce que le "bonheur" dans un couple. La morale de l'histoire est quant à elle bien noire. On pourrait la résumer comme ceci: si vous êtes née sous une mauvaise étoile, n'essayer surtout pas d'en sortir, ce serait pire!(Allociné)

1 commentaire:

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