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vendredi 24 juin 2016

Jamais plus Octopussy

Sean Connery avait affirmé en 1971 après la sortie des Diamants sont éternels qu'il ne réendosserait plus le costume de l'agent 007. Mais le titre le dit bien, qui affirme littéralement " il ne faut jamais dire "jamais" ". Pour la coquette somme de 5 millions Connery s'est laissé convaincre de revenir sur sa décision. Les années ont passé mais il interprète le personnage qui le rendit célèbre dans le monde entier avec une classe intacte.Les producteurs et les distributeurs s'accordèrent pour que leur film sorte en même temps que le film "officiel" avec Roger Moore. Mais malgré la présence de Sean Connery, ce fut Octopussy qui recueillit les faveurs du public. En effet, Jamais plus jamais ne rapporta que l'équivalent des recettes du premier James Bond en 1962 (James Bond 007 contre Dr. No), 19 ans plus tôt. Un Bond certes vieilli mais toujours aussi classe avec son smoking. Un méchant siglé SPECTRE (tiens, cela ne vous rappelle rien ?). Une James Bond girl prénommée Kim Bassinger… Bien qu'il en ait toutes les caractéristiques, Jamais plus jamais n’est pas un James Bond. Entendons-nous bien : le film d’Irvin Kershner, réalisateur de L’Empire contre-attaque, est bien une aventure de l’agent spécial de Sa Majesté mais, à l’image du premier Casino Royale (1967), il ne fait pas partie de la saga 007, dont 007 Spectre, en salles le 11 novembre, est le 24ème épisode. Explications : Remake de Opération tonnerre, quatrième Bond officiel sorti en 1965 avec le même Sean Connery, Jamais plus jamais est le fruit d’une victoire de justice du scénariste Kevin McClory contre Ian Fleming, le créateur de James Bond. Les deux hommes avaient écrit ensemble un script qui devait servir à la première aventure de Bond au cinéma. Ce projet initial n’ayant jamais vu le jour, Ian Fleming en utilisa plusieurs éléments pour écrire le scénario d’Opération tonnerre, ce qui entraîna une plainte de McClory. Après une longue bataille judiciaire, ce dernier fut autorisé à ré-utiliser son histoire. Un nouveau Bond pouvait naître, mais n'étant pas produit, comme tous les autres volets, par la MGM, il ne ferait jamais partie de la franchise.(Programme tv)


          

Alors qu’il avait juré ne plus jamais porter le smoking de 007 après Les Diamants sont éternels (1971), Sean Connery se laisse convaincre de reprendre du service, contre un chèque imposant pour l’époque de 5 millions de dollars. Jamais plus jamais sort en novembre 1983, quelques semaines après Octopussy, Bond officiel, lui, avec Roger Moore pour la sixième fois dans le rôle de l’espion. La presse fait ses choux gras de l’affrontement de deux Bond, qui tournera à l’avantage d’Octopussy au niveau mondial. En France cependant, les deux films ont eu un succès similaire au box-office : 2,5 millions de fans pour Jamais plus jamais contre 2,9 pour Octopussy.Ernst Blofeld, ennemi juré de James Bond et chef de l'organisation criminelle Le Spectre, a été incarné à l'écran par six acteurs différents : Anthony Dawson dans Bons baisers de Russie et Opération Tonnerre, Donald Pleasence dans On ne vit que deux fois, Telly Savalas dans Au service secret de sa Majesté, Charles Gray dans Les Diamants sont éternels, John Hollis dans Rien que pour vos yeux et Max von Sydow dans Jamais plus jamais.


                              

Le rôle du sombre Dr. No dans James Bond 007 contre Dr. No (1962) fut initialement proposé à Max von Sydow (ainsi qu'à Christopher Lee), puis fut finalement confié à Joseph Wiseman. C'est Ian Fleming lui-même qui proposa Christopher Lee, son cousin, dont le personnage de Fu Manchu l'avait inspiré pour créer le Dr. No. Avant cela, il avait proposé le rôle à Noel Coward qui déclina l'invitation par un télégramme disant : "Dr. No? No! No! No!". Max von Sydow s'essaiera toutefois à l'univers bondien dans Jamais plus jamais en 1983 (remake de Opération Tonnerre - 1965), dans lequel il affronte 007 alias Sean Connery, sous les traits du sombre Ernst Stavro Blofeld. Quant à Christopher Lee, il participera à la franchise en incarnant Scaramanga dans L'Homme au pistolet d'or en 1974.Au début des années 1980, Kevin McClory réussit enfin à mettre en marche son projet de remake d’Opération Tonnerre.(Allociné)


                             


Suite à d’énormes problèmes juridiques rencontrés au milieu des années 1970 et à l’incapacité de lancer le projet Warhead écrit par Sean Connery, toute possibilité de faire un James Bond dissident avait été réduite à néant.C’était sans compter l’acharnement et l’exceptionnel sens des affaires de McClory, ainsi que l’impérieux besoin de Connery de revenir à un projet commercialement viable et qui lui permettrait de toucher un gigantesque salaire. La star écossaise a certes traversé les années 1970 avec bonheur, comme touché par la grâce, en tournant quelques chefs-d’œuvre parmi les plus beaux de l’époque.Sa carrière artistique n’avait nul besoin du retour de James Bond. Grand acteur reconnu, à la filmographie désormais impressionnante, Connery pouvait être fier. Cependant, l’insuccès de cette période dorée au box-office commençait à se faire cruellement ressentir. Exceptés les tièdes succès commerciaux de L’Homme qui voulut être roi de John Huston en 1975, d’Un pont trop loin de Richard Attenborough en 1977 et d’Outland de Peter Hyams en 1981, l’acteur ne pouvait alors compter sur aucun triomphe réellement significatif. Le projet bondien proposé par McClory ne pouvait alors pas le laisser indifférent. Il accepte ce nouveau James Bond non officiel, tourné aux antipodes du système d’Eon Productions, à condition de pouvoir intervenir à tous les niveaux de la production et de faire valoir un droit de véto en cas de désaccord. Bien décidé à faire un Bond de qualité, il s’entoure de Jack Schwartzman, qu’il juge très responsable en tant que producteur, et d’Irvin Kershner, solide réalisateur avec qui il avait fait L’Homme à la tête fêlée en 1966.


           

Le budget dégagé s’élève à 36 millions de dollars, soit un million de dollars de plus que pour Octopussy, le James Bond officiel préparé à la même époque et pourtant gigantesque financièrement parlant. Albert R. Broccoli prend peur et tente le tout pour le tout afin de faire interdire la confection du film, mais le recours en justice ne sert à rien : Jamais plus jamais a déjà commencé son tournage et le projet est trop avancé pour être stoppé. Le film verra donc bien le jour, au grand dam de Broccoli qui, dès lors, rappelle instamment son ami Roger Moore pour incarner James Bond dans Octopussy. Coûteuse, bénéficiant d’une intense publicité, la guerre des Bond aura donc bien lieu, mais Eon obtient de pouvoir sortir son film en premier.


                

En coulisses, alors que la presse relaie une forte rivalité entre les deux superproductions, les deux amis proches que sont Roger Moore et Sean Connery continuent de se fréquenter comme si de rien n’était, comparant nonchalamment le rythme de leurs tournages respectifs et plaisantant sur les conditions exténuantes qu’ils doivent endurer. Au niveau du salaire, Connery est parvenu à obtenir davantage que Moore, bien que les émoluments de ce dernier soient déjà insensés. Avec l’entière pression et les responsabilités qu’il doit supporter, il ne gagne finalement qu’un million de plus que son comparse, soit un total de 5 millions de dollars ainsi que 5 % sur les profits nets rapportés par le box-office américain. Les deux acteurs sont, à n’en pas douter, parmi les mieux payés de leur temps.(Dvdclassik)

2 commentaires:

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