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jeudi 16 juin 2016

francis et louis

Faites-moi confiance est un français réalisé par Gilles Grangier en 1953, sorti en 1954.L’histoire d’un magicien de seconde zone (interprété par un Zappy Max en roue libre, vague sosie moustachu de Gad Elmaleh qui fit par la suite carrière à la radio) qui se voit doter par Merlin l’enchanteur lui-même d’un don « extraordinaire » qui fera son bonheur mais attisera la convoitise de bon nombre d’individus mal intentionnés. On retiendra une première moitié de film plaisante due à l’interprétation de Francis Blanche et de Pierre Larquey, à l’humour décalé juste comme il faut et à un scenario (signé Francis Blanche) agréablement ponctué de sketchs musicaux. Malheureusement la suite se gâte, le scenario perdant rapidement de sa cohérence et de son intérêt ; le jeu d’acteur de Zappy Max (quand même limité à faire les gros yeux) fatigue également très vite le spectateur et l’apparition de Louis de Funès n’y change rien, bien au contraire serait-on même tenté de rajouter au vu de sa prestation.Illusionniste sans succès, Max veut épouser Hélène la fille de Mr Bombardon patron de music-hall, qui l'emploie. Pour être digne d'elle, il va voir son ami Merlin l'enchanteur qui lui donne une « horloge magique ». Grâce à elle, Max acquiert de l'assurance et réussit ce qu'il entreprend. C'est le Labrador qui programme : Faites-moi confiance. -OK.Et alors qu'on croyait simplement être enjoints à le suivre les yeux fermés - ce que toujours nous faisons (ou faisions) - c'est le titre du film qu'il vient de prononcer. Vous connaissez Zappy Max ? Moi non plus. Le Gad Elmaleh d'alors, nous explique le Labrador.(Wiki)


   

On constate vite qu'il a plus de tours dans son sac. C'est qu'on jouait encore moins subtil à l'époque : yeux exorbités, roulements de globes, écarquillements, grimaces... A faire passer The Mask pour un paralytique. Ici Zappy Max joue Happy Max, un prestidigitateur à la manque, lunaire et tendre, qui se rêve (à la lettre) doué du talent de transformer en vrai le faux : bijoux, papiers, peluches. Ce qui chez un cinéaste aurait pu devenir une allégorie sur le cinéma n'est là qu'une mauvaise pièce filmée avec gourdins, tartes à la crème et claquements de portes. Séquestré par une bande de malfrats, voilà notre Maxou mis en demeure de transformer en authentiques de faux billets de mille. "Faites-moi confiance" ne joue que sur cette astuce scénaristique et jusqu'à l'usure, trouvant prétexte de l'onirisme (Max s'est évanoui en tentant un tour foireux) pour amener à 1h30 ce qui aurait largement pu se contenter d'être un sketch de deux minutes.


                                


A part ça ? Francis Blanche, d'abord en narrateur qui s'adresse au public, puis en souffre-douleur qu'une matraque récurrente étourdit à soixante et dix reprises. Louis de Funès, insupportable et le nez froncé sans pause, dans une apparition-éclair au cours d'une appendice (la troisième demi-heure de trop) tuante. Des couplets entonnés à scoutère dans les rues du Paris de 54 où l'on fait des excès de vitesse sous le regard sévère mais finalement bonasse d'un flic qui dans sa carrière aura connu le Vel d'Hiv et les ratonnades. Des refrains populistes dans le petit bar-tabac du coin où l'on tape le carton en parlant - qui sait ? - des événements algériens qui couvent. On s'arrête là car on n'a quand même passé une bonne soirée et qu'on a déjà atteint le point Godwin. La prochaine fois, on commencera plus tôt, histoire de voir le Kurosawa avant le dernier métro.(Senscritique)


                             


Certains l'aiment froide,connu également sous le titre Les râleurs font leur beurre, évoque inévitablement Certains l'aiment chaud. Le chef-d’œuvre de Billy Wilder sorti cette même année 1959 avec, dans les rôles principaux, Jack Lemmon, Tony Curtis et, bien sûr, Marilyn Monroe (accompagnée de son inoubliable ukulélé). Comédie au rythme trépidant et hymne à la tolérance (Billy Wilder et ses deux acteurs masculins jonglent avec le travestissement et l'ambiguïté sexuelle), Certains l'aiment chaud est désormais considéré comme un film mythique. Et sa dernière réplique ("Personne n'est parfait") est devenue légendaire.néanmoins un bon film d'humour noir, emmené par un excellent Louis de Funès. Né en 1919 et décédé en 2005, son réalisateur, Jean Bastia, était un spécialiste de la comédie à la française. D'abord assistant-réalisateur sur de nombreux longs métrages de Jean Boyer, il signa la série des Champignol (Nous autres à Champignol, 1956, Le gendarme de Champignol, 1959, Le caïd de Champignol, 1965), trois films qui suivent les aventures d'un paysan ahuri, d'après un personnage créé par Jean Richard au cabaret. On lui doit également à Jean Bastia un film d'aventures exotiques qui se laisse regarder (Les aventuriers du Mékong, 1957, avec la capiteuse Dominique Wilms) et un "western" plutôt médiocre avec Fernandel (Dynamite Jack, 1961). Après 1970, Jean Bastia réalisa le film érotique ...Et mourir de désir (1973) à l'époque où cette occupation (réaliser des films érotiques..., pas mourir de désir...) était très à la mode en France (voir Certaines chattes n'aiment pas le mou). Puis le bonhomme vira carrément dans le porno en signant à 56 ans Les heures brûlantes du plaisir (1975), connu également sous le titre Les espionnes du diable... Depuis, plus rien...


   

Certains l'aiment froide, l'histoire : Le 4 juillet 1759, un riche vieillard passe l'arme à gauche. Pour se venger de ses héritiers qui, estime-t-il, l'ont négligé alors qu'il était malade, il lègue sa fortune à leur descendance : son testament ne sera donc ouvert que dans deux cents ans ! Et que dit ce testament ? Qu'il lègue une fortune fabuleuse à celui qui sera... atteint d'une maladie incurable ! Le jour dit (le 4 juillet 1959, si vous avez suivi...), les héritiers Vilmorin sont tous présents à la lecture du document. Une course folle s'engage : c'est à celui qui se dénichera des maux réels ou... simulés. Mais rien n'y fait. Le notaire s'apprête donc à s'attribuer le magot... lorsque paraît le dernier héritier. Surprise : il est atteint d'un tic nerveux, donc... incurable !(Le film du jour)


                               


L'interprétation quoique souvent forcée est plutôt bonne. Francis Blanche est en roue libre et prouve que le ridicule ne tue pas ! Son interprétation est complètement délirante. Louis de Funès n'a pas le rôle principal mais il est très à l'aise dans son rôle avec ses mimiques et son jeu nerveux. Jean Richard apparait à la toute fin du film et offre un numéro assez étonnant racontant son expédition africaine ... très différent de son interprétation de Maigret. Pierre Dudan, musicien et chanteur suisse, a également un rôle beaucoup plus sobre. Il interprète notamment la chanson "Pour un milliard". Les numéros d'acteurs qui se succèdent constituent le seul intérêt de ce film qui s'avère être tout de même assez divertissant.(Senscritique)

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