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dimanche 5 juin 2016

Cyberpunk

Le Cyberpunk est sous-genre de la science-fiction décrivant un monde anti-utopique et dont l'origine remonte au début des années 1980. Il a depuis essaimé ses thématiques dans de nombreux média, notamment dans la bande dessinée, le cinéma, la musique et les jeux de rôle. Le terme « Cyberpunk » résulte d'une association de « cyber » (préfixe de cybernétique) et « punk ». Le mot « Cyberpunk » lui-même a été popularisé par Gardner Dozois, éditeur réputé du Asimov's Science Fiction Magazine. C'est le 30 décembre 1984, dans le Washington Post, qu'un article de Dozois intitulé « SF in the Eighties » qualifie de «cyberpunk» le style de l'œuvre de l'écrivain William Gibson, et plus particulièrement de son roman Neuromancien (1984). Il décrivait aussi tout un groupe de jeunes auteurs « bizarres » écrivant dans le fanzine Cheap Truth : Bruce Sterling, William Gibson, Lewis Shiner, Pat Cadigan et Greg Bear. Le « mouvement » cyberpunk était né. Le terme avait cependant été employé plus tôt, en novembre 1983, par l'écrivain américain Bruce Bethke, comme titre d'une de ses nouvelles publiée en novembre 1983 dans le magazine Amazing Science Fiction Stories.


              

Le « Cyberpunk » est un confluent et conflit des thématiques du hacker, de l'intelligence artificielle et des multinationales se déroulant la plupart du temps dans un futur proche sur Terre ; en opposition avec les récits de science-fiction se déroulant dans une perspective plus large : voyages dans l'espace, découverte de nouveaux espaces, conflits mettant en jeu l'univers connu et inconnu... Le lieu où l'histoire se déroule possède des caractères dystopiques, « punk », en ce sens que les personnages faisant leur possible pour se débrouiller dans un univers désorganisé, où le futur est déjà passé, se retrouvant dans la zone d'incertitude séparant une « presque-apocalypse » et l'univers post-apocalyptique, voient leurs actions se heurter à des intérêts inamovibles, impalpables.L'assimilation du terme « punk » est aussi induite par le slogan de ce mouvement « No Future ! » et par son esthétique à la fois familière et particulièrement agressive (en particulier celle de la branche dite « néo-punk » comprenant notamment le mohawk, la coupe « iroquois »). L'implication politique anarchiste vaut surtout par son opposition à l'organisation des pouvoirs totalement dépourvue d'éthique, très fortement dénoncée et la plupart du temps combattue. Le Cyberpunk prend ainsi la relève du sous-genre « post-nuke » (post-apocalyptique) au moment même où prend fin la guerre froide et où tombe le mur de Berlin.


         

La peur d'une apocalypse nucléaire est remplacée par celle des OGM, du clonage humain, du tout informatique, des rapprochements entre le réel et le virtuel et des déviances dans lesquelles le capitalisme fou entraîne les progrès de la science. Plastiquement, des œuvres comme Mad Max ou RanXerox placent ces nouvelles thématiques dans un univers naturel ou urbain totalement ravagé et assurent ainsi la transition en douceur. On peut dire sans être réducteur que le cyberpunk est le film noir de la science-fiction. En effet, les œuvres cyberpunk ne possèdent pas l'élégance ou la propreté que l'on peut retrouver dans d'autres univers de science-fiction, comme le space opera, par exemple. Les mondes cyberpunks sont empreints de violence et de pessimisme ; ils sont souvent lugubres, parfois ironiquement grinçants ; les personnages sont des anti-héros désabusés, cyniques et cupides. C'est en ce sens que l'on qualifie les univers cyberpunk comme des dystopies. Le but des œuvres cyberpunk étant souvent de mettre en relief les défauts de notre civilisation, le monde décrit est souvent dans le futur proche du monde réel. Il constitue fréquemment une vision plutôt pessimiste de notre avenir. Ainsi y sont décrits des problèmes tels que la pollution, l'essor de la criminalité, la surpopulation, le décalage de plus en plus grand entre minorité de riches et majorité de pauvres.Cette proximité temporelle avec le début du XXIe siècle rend les œuvres cyberpunk angoissantes car plausibles ; l'avenir tourmenté, ultra-violent et déshumanisé qu'elles décrivent semble alors accessible au lecteur.


          


Cette conviction est renforcée par le fait que des innovations technologiques décrites par les œuvres cyberpunk au début des années 1980 sont aujourd'hui devenues quasi-réalisables : la matrice, un réseau planétaire reliant tous les individus auquel ressemble de plus en plus Internet, en est l'exemple le plus frappant.Toutefois, certains auteurs de science-fiction, comme Joe Haldeman, insistent sur le fait que la science-fiction en général et le cyberpunk en particulier n'ont pas pour vocation de prédire l'avenir mais de décrire le présent. Ce que devrait nous apporter la science dans les décennies à venir se retrouve dans la littérature cyberpunk. Tous les domaines technologiques sont abordés, même si les technologies relatives à l'informatique et à l'électronique sont le plus souvent mises en avant. Ce sont les œuvres cyberpunk qui popularisent l'idée de la fusion de l'humain et du spirituel avec la machine donnant ainsi naissance à des êtres hybrides, constitués de chair et de métal.La notion de membres artificiels, c'est-à-dire de prothèses intelligentes, plus résistantes et plus sensibles que des membres naturels, a été introduite avec le cyberpunk. De manière générale, nombre de personnages de romans cyberpunk possèdent un corps dont les facultés ont été augmentées artificiellement, que ce soit par des nanomachines ou des drogues.



             


On peut supposer qu'une telle fascination pour les machines vient de la découverte par le grand public, à la fin des années 1970, de la puissance de calcul des ordinateurs émergents et des possibilités que l'informatique promet alors. L'être humain a la possibilité de déléguer son autorité et son pouvoir de décision à une instance supérieure, une sorte de dieu hyper-rationnel suivant une logique implacable, tout comme la logique décrite par Isaac Asimov dans ses trois lois de la robotique (bien qu'Asimov ne soit pas considéré comme un écrivain cyberpunk).L'influence de cette fusion homme/machine est visible notamment dans les travaux de l'artiste suisse Hans Ruedi Giger, concepteur entre autre de la figure de l’Alien dans les films du même nom. Les héros du genre cyberpunk se découvrent souvent pions manipulés dans un imbroglio de sociétés secrètes, services gouvernementaux, syndicats du crime, tout cela plus ou moins dirigé par les cadres supérieurs des corporations citées précédemment. En raison de cette approche dénonciatrice du mouvement cyberpunk à l'encontre de l'industrie et des gouvernements, la littérature cyberpunk est fréquemment associée aux courants politiques révolutionnaires (anarchisme, marxisme, ultra-gauche, libertarianisme...) bien qu'une large part de cette littérature penche vers un nihilisme apolitique.(http://cinema.forums-actifs.com/t794-le-cinema-cyberpunk)


           


Proche de l'anticipation, le cyberpunk ,donc , comme son nom l'indique, se caractérise par une invasion de la technologie, par un règne sans partage des ordinateurs. Les films du genre sont souvent noirs et dépressifs et l'humanité peine à y trouver sa place. Les robots sont partout (I, Robot), virtuel et réel se confondent et l'homme semble courir à sa perte. En un sens, c'est un peu le film noir de la science-fiction. Le cyberpunk est souvent contestataire et permet aux réalisateurs de pointer les dérives de la technologie et des sciences. Philip K. Dick, auteur phare de la littérature SF, est le grand spécialiste du genre et dépeint des mondes ravagés par les drogues de synthèse, la technologie et la robotisation. Naturellement, Hollywood a pillé son travail qui se retrouve dans nombre de films cyberpunk : Total Recall, Blade Runner, Matrix... Le cinéma japonais a aussi beaucoup réfléchi sur ces sujets (Ghost in the Shell, Patlabor). Même les français s'y sont mis avec l'excellent Renaissance.(http://www.linternaute.com/cinema/dossier/06/science-fiction/sf-dissequee/cyberpunk.shtml)



            

Le cyberpunk, et son univers de science fiction réaliste, explore les dérives de la société moderne. En 1988, un article évoque le phénomène du cyberpunk. Son auteur, Mark Downham, est alors une figure de la scène post-punk et situationniste en Angleterre. Il publie un texte dans le magazine de Tom Vague, qui concilie pensée anarchiste et univers cyberpunk.« Le cyberpunk est une vraie arnaque. Il s’agit essentiellement de quelques modèles technico-urbains réunissant, au sein de la fragmentation techno-culturelle post-situationniste, science fiction et théorie critique, elles-mêmes mêlées à toutes sortes de fictions », ouvre Mark Downham. Il définit le cyberpunk qui se rapproche de l’univers de la science fiction, avec une critique de l’aliénation technologique. Le cyberpunk explore le futur proche dans une veine situationniste. Dans cet univers éclectique, se côtoient des auteurs aussi différents que Guy Debord ou J.G. Ballard. « Le cyberpunk tente de démystifier les codes culturels afin de déchiffrer les stratégies dissimulées de domination, de désir, de détermination, de pouvoir et de volonté d’exercer le pouvoir », décrit Mark Downham. Le cyberpunk évoque la dimension cybernétique et mécanique d’une vie réifiée. Ce mouvement propose une critique radicale des technologies virtuelles et de leur emprise sur l’existence humaine. Les précurseurs du cyberpunk des années 1980 vont de Philip K. Dick à l’Internationale situationniste. Le cyberpunk découle d’un regroupement générationnel d’écrivains. Ce mouvement culturel alimente un véritable underground intellectuel.(suite : http://www.zones-subversives.com/le-cyberpunk-science-fiction-et-critique-sociale)

9 commentaires:

  1. http://uptobox.com/1j6lgrx7bnuv
    http://uptobox.com/0x3mna7gtcq5
    https://025wxx.1fichier.com/
    https://0cy2s91fmh.1fichier.com/
    https://p7g8xv.1fichier.com/
    http://uptobox.com/o35d3djljjtt

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  2. quelques perles que j'ai vu et personnellement apprécié dans cet univers de no-futur TETSUO 1 et 2 films japonnais de 1988 et 1992,NEW ROSE HOTEL d'ABEL FERRARA 1999,DARK CITY d'ALEX PROYAS 1998,ACTION MUTANTE d'ALEX de la IGLESIA 1993,le DREED de 2012 et non pas celui avec STALONNE qui lui est cybercon,EXISTENZ de CRONENBERG 1999 et BRAZIL de TERRY GILLIAM 1985 qui a sa place dans ce genre mais pas que... surement des oublis mais vous avez déjà de quoi vous amuser à bientôt sur la toile

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  3. C'est sympa d'avoir ouvert un sujet là-dessus .

    Je m'y étais intéressé au début des années 90.
    La bible c'était "gravé sur chrome" de Gibson avec quelques numéros du magazine Wired pour se tenir au courant ...

    L'idée du cyberpunk c'est que l'avancé technologique allait être telle que l'humain allait être dépassé . Il n'allait plus pouvoir comprendre le monde dans lequel il vit .
    La plupart allait sombrer dans un conformisme abêtissant au sein de corporations ( des mega trusts qui ont fini par supplanter les états. ) et une petite partie allait en faire un total rejet .
    La technologie dans cyberpunk est détournée de ce pourquoi elle a été créée . C'est le cas des implants neuros mais aussi des greffes d'organes qui deviennent l'ajout de crocs de chien etc... etc...

    Voilà , c'était juste un p'tit com comme ça ...

    ;)

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    1. Merci de ta visite Spy , je peux faire un lien pour ta réserve ?

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    2. Ouaip, bien sûr ;)

      Tiens d'ailleurs ça me fait penser que j'avais fait Nirvana avec Lambert . Du cyberpunk sauce spaghettis ... arf !
      Mais pas inintéressant .

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    3. je l'avais repéré , il devrait apparaître dans la planète du singe ...

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    4. C'est un vieux rip , à l'époque je ne signais pas.
      Et celui-ci était une demande , si je me souviens bien .
      donc une version à 1,2 Go dont je ne suis pas fier .
      Mais bon, ça avait le mérite d"exister ...
      Je croyais la planète du singe morte par overdose de milk shake au drive-in ... arf !

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  4. Hello Corto. Connais pas ce "the thirteenth floor", merci pour la découverte.

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