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mardi 7 juin 2016

Claude Rich

Après avoir suivi des cours au Conservatoire national supérieur d'art dramatique (promotion de 1953) et des débuts au théâtre, sa participation au film Les Grandes Manœuvres de René Clair lance sa carrière cinématographique en 1955. Il interprète fréquemment des rôles secondaires de jeune premier dans les années 1960, notamment en donnant la réplique à Lino Ventura dans Les Tontons flingueurs (1963) de Georges Lautner ou à Louis de Funès dans Oscar (1967). En 1968, Alain Resnais lui propose l'un des plus grands rôles de sa carrière dans le film de science-fiction Je t'aime, je t'aime, il y interprète un homme voyageant dans son passé après un suicide raté. Le réalisateur l'a choisi pour son timbre de voix qu'il apprécie particulièrement. Durant les années 1970-1980, il retourne à sa passion première, le théâtre, notamment dans Hadrien VII pour lequel il est récompensé par le Prix du Syndicat de la Critique, ainsi que dans un passage très remarqué à la Comédie-Française pour le rôle-titre de Lorenzaccio d'Alfred de Musset, mis en scène par Franco Zeffirelli (1976). Cela ne l'empêche pas d’apparaître plusieurs fois sur grand écran, notamment dans Adieu Poulet (1975), Le Crabe-Tambour (1977) et La Guerre des polices (1979). En 1989, il joue Talleyrand dans la pièce Le Souper de Jean-Claude Brisville, au côté de Claude Brasseur. L’adaptation cinématographique de cette pièce lui permet d'effectuer un retour en force au Cinéma en 1992, sa remarquable prestation sera récompensée par le César du meilleur acteur en 1993.(Wiki)


                 


La race des seigneurs : En cette période du mitan des années 70, Pierre Granier-Deferre était un réalisateur reconnu et Delon était au zénith de sa popularité. Ces deux-là se sont unis pour l'adaptation d'un roman du belge Félicien Marceau "Creezy", Prix Goncourt 1969. Il s'agit de la description féroce d'un animal politique pris dans un piège à deux tirants : l'appartenance à un parti de gauche qu'il lui faut trahir pour arriver à ses fins et une jeune maîtresse mannequin qui hante ses pensées tout en nuisant à son image publique. Toutes les affaires de ces dix dernières années rendues publiques par l'intrusion massive des médias dans la vie politique, donnent une vérité accrue au propos du film de Granier-Deferre. Le film est tout à fait dans la tonalité des films engagés des années soixante dix mais Deferre par une mise en scène nerveuse souhaite lui insuffler le suspense des polars de cette décénnie où ils étaient très en vogue. Delon, ancien avocat, séducteur en diable, tient tout à la fois de Mitterand et de Chirac. Jeanne Moreau vénéneuse à souhait en femme de l'ombre, fait immanquablement penser avec son chignon renversé à Marie France Garraud qui à l'époque régnait en grande prétresse sur la droite française. Le constat est au final bien amer car le goût immodéré pour le pouvoir détruit tout autour de lui en n'acceptant aucune distraction de celui qui cherche à l'acquérir. En ce qui concerne les moeurs, les choses ont bien changé et la fréquentation d'un mannequin hors mariage ne serait plus un problème aujourd'hui, un certain Nicolas Sarkozy ayant lui même épousé une célèbre top modèle. L'affaire DSK en France et la présidence de Berlusconi en Italie nous ont montré que la dépravation n'était pas sans accompagner un ego surdimensionné. Il y aura sûrement un autre film sur le sujet qui actualisera le film de Granier Deferre.


                                
 


Adapté du roman Creezy de Félicien Marceau, La race des seigneurs nous plonge dans le monde de la politique et du pouvoir : un homme de gauche, sur le point d’accepter un portefeuille de ministre dans un gouvernement de droite, doit choisir entre sa carrière politique et son amour pour une jeune femme mannequin…(!) Le film de Granier-Deferre offre à Alain Delon un rôle qui semble avoir été fait sur mesure pour lui. Il colle merveilleusement à son personnage, une « bête politique », hyperactif, qui vise son but ultime ignorant les méandres et déconvenues en chemin. Delon occupe logiquement tout le terrain mais il est bien épaulé par de beaux seconds rôles bien définis et surtout remarquablement interprétés (Claude Rich, Jeanne Moreau, …) La plastique de Sidne Rome est bien mise en valeur par une belle photographie, le côté légèrement sulfureux du film (plans assez appuyés sur sa poitrine nue) ayant bien entendu disparu avec le temps. Le film de Granier-Deferre fait partie de ces grands films commerciaux français de qualité des années 70. Le fond du propos de La race des seigneurs, sur les sacrifices nécessaires à faire pour réussir sa carrière politique, est toujours aussi actuel et le film n’a donc pas vieilli.(http://films.blog.lemonde.fr/2008/10/14/race-seigneurs/)


                                


Dans ce polar joué sans aucune bavure, les commissaires Claude Brasseur et Claude Rich ne sont pas les meilleurs amis du monde! Appartenant à deux brigades différentes, ils n'appliquent pas vraiment les mêmes méthodes de travail et du coup vont s'opposer à l'occasion d'une affaire! Ça démarre sur les chapeaux de roue avec une Marlène Jobert à poil qui nous fait comprendre que la nudité et elle ne font qu'un! Puis s'installe la rivalité attendue entre les services de police! Brasseur est bon (notamment dans le final) mais Rich le surpasse à tous les niveaux! Quand on pense que Brasseur a obtenu le César du meilleur acteur pour une prestation qui ne donnait évidemment pas lieu à une telle récompense[...] Un César qui fut loin de faire l'unanimité car dans la catégorie « meilleur acteur 1980 » se trouvait Patrick Dewaere pour "Série noire". Avec la participation de François Périer, Jean-François Stévenin, Etienne Chicot et Jean Rougerie pour compléter un casting masculin dont les bases étaient déjà solides! A noter la scène amusante entre Jobert et un exhibitionniste...Les années 70: l’une des meilleures périodes pour le film policier français. Finalement, quand on y regarde d’un peu plus près, les polars de l’époque montraient des policiers infaillibles, arrivant toujours à leurs fins. Mais nous, en tant que spectateurs, nous ne savions pas grand-chose de ce qui tramait dans les coulisses: à savoir les tensions, les coups bas entre les sections policières. C’est pour cela que cette « Guerre des polices », bien que s’inscrivant dans la même lignée que beaucoup de ces prédécesseurs mérite le coup d’œil. Ici il est question de deux sections policières chargées de mettre la main sur l’ennemi public numéro un. Et pour cela, bien entendu, tous les moyens sont bons pour devancer et déstabiliser l’adversaire.


 
                             
  
Bon, autant vous le dire d’entrée de jeu, si vous cherchez un polar à la Melville, ce n’est pas ici que vous trouverez votre bonheur. L’esthétique, la virtuosité, la maitrise parfaite de la caméra, vous la trouverez ailleurs. Ici, vous serez confrontés, à du sans génie mais qui a le mérite d’être bien efficace. Toutefois, à l’instar des autres polars de l’époque, le problème reste le même: le rythme est en dents de scie. En ce qui concerne, les acteurs, il n’y a pas grand-chose à dire: Claude Brasseur est très bon et Claude Rich, en chef antipathique est excellent. Par contre on se demande bien ce que Marlène Jobert vient foutre ici. Elle fait clairement de la figuration. Tout cela n’atteint donc pas de sommets, mais reste intéressant. Alors pourquoi faire la fine bouche?


                               


Dommage, très dommage que la fin du film soit si bâclée, un final d'amateurs auquel on ne croit pas une seule seconde. C'est d'autant plus dommage parce que l'antagonisme entre Rich et Brasseur vaut le détour et François Perrier en Préfet de police est une réussite. Marlène Jobert dans un énième film où tous les prétextes sont bons pour exhiber sa plastique et on finit par se dire que c'est la seule raison pour laquelle elle est là! Sa relation amour/haine foireuse avec ses supérieurs et son jeu limité font qu'on a vite compris qu'il fallait quelqu'un pour se foutre à poil toutes les demi-heure. Ce film aurait mérité une heure de plus, juste histoire de bien mettre tout en place! A voir pour le duo Rich/Brasseur...(Allociné)

2 commentaires:

  1. Excellent choix que ces 2 trés bons films.J'ai surtout envie de revoir La race des seigneurs, que je n'ai pas revu depuis ??? années.Du cinéma comme on n'en fait plus guère, intelligent et populaire.
    Merci Corto

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