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mardi 21 juin 2016

Christian-Jaque

En 1938, la carrière de Christian-Jaque semble prendre un tournant décisif. Son dernier film, «Les disparus de Saint-Agil», loin des loufoqueries précédentes, est une comédie dramatique de bon aloi, se déroulant dans un orphelinat, et dont le sujet emprunte quelque chose au proverbe "l'habit ne fait pas le moine". Erich von StroheimEric von Stroheim, inquiétant à souhait, y personnifie un coupable sur mesure ! Le ton s' aggrave en 1939, avec «L' enfer des anges». Est-ce l'approche de la guerre? Dès que les affaires reprennent, Christian-Jaque confirme le changement de cap. «L'assassinat du Père -Noël», avec Harry Baur et Robert Le ViganRobert Le Vigan, et «La symphonie fantastique», biographie d'Hector Berlioz. Ces deux derniers films, comme tant d'autres en cette sombre période, sont produits par la compagnie allemande Continental, à travers laquelle le régime nazi, tout en permettant la reprise de la production française, en contrôle sa distribution. Avec «Carmen» (1943), dont les protagonistes sont Viviane Romance et Jean Marais, Christian-Jaque aborde les oeuvres classiques, par une réalisation sans surprise. A partir du film suivant, «Voyage sans espoir», et jusqu' à la fin de sa carrière, le réalisateur participera désormais à l'élaboration du scénario de ses films.(encinematheque)



                                   


À la veille de la guerre, le prestige de Christian-Jaque s'est affirmé et son film L'enfer des anges (1941) devait figurer à l'affiche du premier Festival de Cannes.drame social mettant en scène les pérégrinations de deux enfants abandonnés par leur famille et livrés aux griffes de la pauvreté et du désespoir dans le Paris populaire.
Le drame de l'enfance abandonnée, livrée à elle-même. Lucette et Lucien, après des aventures pathétiques, sont adoptés par un honnête garçon qui lutte contre la malchance. Unis dans une même affection, ils commencent tous trois une nouvelle vie.Dans un quartier déshérité du Paris de 1939, quelques échantillons d'une faune spéciale gravitent autour d'un couple d'adolescents. Lucien est le rejeton souffre-douleur d'un ouvrier alcoolique, remarié à une mégère; blessé grièvement et abandonné, il est recueilli par Lucette, elle-même traumatisée moralement.
Les comparses sont inquiétants, aussi bien Max, visqueux trafiquant de drogue, que le philatéliste Petitot, un peu trop aimable pour les jeunes garçons, aussi bien le patron du bistrot qui joue les indicateurs, que la bande de gamins abandonnés à eux-mêmes. Il faudra toute l'énergie d'un chômeur, Jean Balard, pour surmonter l'adversité, sauver Lucette du suicide, protéger Lucien, et remettre les gosses sur le droit chemin. Sous l'œil attendri du clochard La Loupe, qui attend toujours des journées meilleures.Magnifique film ! Il y a longtemps que je ne l'avais pas vu. J'ai particulièrement aimé l'atmosphère et la lumière, comme souvent dans ces vieux films en NB. Parmi les personnages, Dorville, le père La Loupe, est vraiment attachant ! Tout comme Louise Carletti, pas si fragile qu'elle en a l'air. Blier, dans un rôle lui va comme un gant en patron de bistrot. Et puis Fréhel et Mouloudji, que j'ai été heureux de retrouver dans un film. Film marquant, dur et cruel mais non dénué de solidarité et d'espoir.(Francomac)


            


Christian-Jaque termine la guerre en combattant l'occupant dans les Forces Françaises de l'Intérieur. C'est par un chef-d'œuvre qu'il reprend sa place derrière la caméra. «Boule-de-Suif» (1945), véritable pamphlet contre l'intolérance, critique du rapport des classes, donne à Micheline Presle une nouvelle occasion de montrer son talent, tandis que Jean-Louis Barrault personnifie avec beaucoup de sincérité le fondateur de la Croix-Rouge, Henri Dunant, dans «D' homme à hommes» (1948). «Un revenant» (1946, avec Louis Jouvet confirme le talent dont on crédite désormais le metteur en scène. Définitivement, Christian-Jaque semble être devenu un réalisateur plein de talent et d'ambitions…(Wiki)


                               


Le repas des fauves (1964) - Un excellent film, aujourd'hui malheureusement tombé dans l'oubli, sur la lâcheté ordinaire. Sous l'Occupation allemande, Christian-Jaque nous invite à la table d'un groupe d' « amis » dont la petite sauterie va être perturbée par la visite d'un SS sadique demandant, sur des fondements totalement arbitraires, la désignation de deux otages à fusiller en représailles d'un attentat.
A mesure que les diverses solutions d'échappatoire s'épuisent, et que l'horloge tourne, chacun va révéler sa vraie personnalité au grand jour. Et ce n'est pas bien glorieux... mais très croustillant. Entre collaborationnisme franchement avoué et résistance (très) sommeillante, rarement la couardise n'aura été si bien retranscrite. Les dialogues, signés Henri Jeanson, sont du caviar et le ton très théâtrale de la mise en scène de ce huis-clos cinglant permet une immersion parfaite au cœur de l'action (ou plutôt de la non action). Côté casting, Francis Blanche incarne à merveille la petitesse à travers ce personnage de « Tonton », un monstre d'égoïsme et de lâcheté, prêt à vendre père et mère (et nièce) pour sauver sa peau. Le reste de la tablée est également à la hauteur, mention pour Claude Rich, en philosophe nihiliste, et Claude Nicot, Résistant de foire frappé de sévères crises de mythomanie. Un film qui dissèque les comportements de cette période sans aucun complexe et place astucieusement le dilemme au cœur de l'intrigue. En fouillant un peu, on arrive à retrouver quelques pépites de ce genre dans le grenier du cinéma français.  Un film qui donne envie de s'interésser au "vieux" cinéma français ! Car contrairement à ce que pense les jeunes en général, le cinéma français n'as pas toujours était aussi "naze" qu'ils peuvent le penser ! Il était même excellent !


           


Ce film est un d'ailleurs un bon exemple, et il ne mérite pas de tombé aux oubliettes dans les genérations à venir ! Un film au scénario profond et intéressant qui débute avec un air de comédie trompeur qui laisseras place à une situation plus qu'embarrassante ! Ce film explore les dessous de la nature humaine(Précisément celle des français sous l'occupation de l'Allemagne Nazi dans ce cas) et s'en suivras comme vous l'avez deviné le lot de réflexions (Loin d'être inutiles !) qu'il apportera. Les acteurs offrent des prestations de grandes qualités en total accord avec leurs personnages complexes et uniques (Du mythomane jusqu'au donneur de leçons, en passant par la provocatrice). Boy Gobert interpréte un Capitaine Allemand froid et inquiétant (J'ai encore son tic en tête) ! Bien-sûr les autres acteurs ne déméritent pas ! Un film passionnant porté par d'excellents acteurs ,qui soulèvera des questions et des réflexions en nous tr
ès intéressantes !(Allociné)

2 commentaires:

  1. https://1fichier.com/?5mvh10cxcf
    http://uptobox.com/y6lwx3mntcb5

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  2. Pour tous ceux qui comme moi ont été biberonné à Pif gadget il a adapté en 1975 le héros de bd Docteur Justice avec John Phillip Law,Nathalie Delon,Gert Froebe et un certain Gilles Behat qui deviendra réalisateur avec entre autre Rue barbare

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