.

.

mercredi 8 juin 2016

Blue Mitchell

Blue Mitchell, de son vrai nom Richard Allen Mitchell né le 13 mars 1930 à Miami et mort le 21 mai 1979 à Los Angeles, est un trompettiste de jazz américain. Il a joué au sein du Horace Silver Quintet.Vous pensiez connaître tous les grands trompettistes du Jazz.... et Blue Mitchell ? Blue Mitchell (de son vrai nom Richard Allen) est un musicien peu connu, c'est sûr. Mais c'est un musicien qui fut plus sideman que leader et il y a peu d'albums sous son nom. Il n'a donc jamais vraiment encombré les bacs des disquaires et sa notoriété s'en ressent donc cruellement... Pour vous situer son style, je le vois comme un Lee Morgan, mais en un peu moins puissant et surtout moins démonstratif... J'ai eu l'idée de ce post en lisant dans le Jazzman du mois dernier que le grand Stephane Belmondo citait Blue Mitchell comme une de ses influences majeures, alors que sortait en même temps ce CD. Il est judicieux de s'intéresser d'un peu plus près à ce musicien discret et qui fait quand même un peu partie des talents oubliés du jazz... Cette réédition regroupe les deux meilleurs albums de Blue Mitchell enregistrés en tant que leader, tous deux chez Riverside : Blue's moods (dont la pochette est reproduite sur la jaquette) de 1960, et Blue soul de 1959.



                  

Tous deux d'ailleurs avec une pochette superbe. Le plus intéressant des deux est le premier en quartet avec un Wynton Kelly en très grande forme. Blue Mitchell est vraiment agréable à écouter. Style très alerte et chantant, le blues est toujours omniprésent dans ses improvisations. Ce n'est pas un trompettiste spectaculaire qui recherche les effets, son lyrisme reste toujours subtil et discret. A propos du blues, on remarque qu'il a joué pendant plusieurs années avec John Mayall, chose un peu étonnante pour un jazzman, Mayall étant plus proche de l'univers pop rock bien que parfois classé comme bluesman. Un peu comme Clapton (autre bluesman de foire du trône)... Que voulez-vous, il faut bien que les musiciens mangent ! Amateurs de Miles Davis, Lee Morgan ou Kenny Dorham, vous pouvez vous procurer ce CD les yeux fermés. Vous pourrez ensuite farfouiller un peu plus dans sa discographie et vous tomberez sur un album Blue Note de 1965, Down with it avec notamment Chick Coréa. Celui-ci est plus difficile à trouver... Mais superbe aussi.(http://www.la52eme.fr/blog/do/tag/oublies-du-jazz-blue-mitchell/)


                                  


Sur ce fabuleux enregistrement datant de 1962 Blue Mitchell s’est entouré du quintet de Horace Silver avec lequel il jouait il y a encore peu, remplaçant le patron au piano par Cedar Walton. Blue Mitchell prend maintenant tout en charge et le jeune Junior Cook au saxo ténor lui sert de doublure exceptionnelle. Ce disque donne aussi la part belle à de grands espaces solos dont les improvisations sont absolument démentes. Blue Mitchell est trés inspiré avec une musique fluctuante toujours soutenu par ce quintet à la rythmique formidable, ce disque entre dans la plus pure tradition hard bop, période blue note année 60 dans la mouvance de d'album comme " Blue's mood " et " out of the blue ", ressemblant également à un album de Horace Silver version " Tokyo blues ",sans Horace Silver....... Ce " Cup Beares " relativement peu connu est l'un de mes albums de jazz préféré de ce musicien, je conseille ce disque tant aux amateurs de jazz trompette/jazz, de hard bop, de Horace Silver et bien entendu de Blue Mitchell.(Amazon)
Bonus :



   

Les débuts de Turrentine dans la formation du bluesman Lowell Fulson (où Ray Charles officiait au piano), tout comme son engagement chez Earl Bostic en 1953, juste après John Coltrane, allaient donner le ton : droit au but ! Idem pour son passage chez Max Roach à 25 ans, en compagnie de son frère… Le genre de sax à ne pas esquiver la primauté du blues et des structures rythmiques et harmoniques fortes. En tant que leader, il commencera par enregistrer en quartet début 1960, sur le label Time, quelques semaines avant qu’il aligne les collaborations de choix pour Blue Note, à partir d’avril de la même année : Dizzy Reece, Jimmy Smith, Horace Parlan, Duke Jordan, Art Taylor. Des mois durant lesquels il signera, toujours chez Blue Note, deux autres albums en quartet, « Look Out ! » et « Blue Hour ». Sous la responsabilité de Michael Cuscuna, Mosaic a réédité en coffret l’ensemble des séances enregistrées dans la foulée par Stanley Turrentine pour Blue Note à la tête de ses quintets, sextets et septets. Une quintessence du hard-bop entre 1961 et 69 où l'on croise la crème des pianistes de l'époque Sonny Clark, Horace Parlan, Herbie Hancock, McCoy Tyner et Cedar Walton, mais aussi les trompettistes Blue Mitchell, Lee Morgan, Thad Jones et bien sûr Tommy Turrentine ou encore Elvin Jones ainsi que l’épouse du saxophoniste, l’organiste Shirley Scott…(http://www.francemusique.fr/emission/open-jazz/2014-2015/les-quintet-sextet-blue-note-sessions-de-stanley-turrentine-2-3-01-06-2015-18-02)

5 commentaires:

  1. Excellent album que "The cup bearers". je découvre Blue Mitchell et t'en remercie Corto ;)

    RépondreSupprimer
  2. Ben,alors! Deux jours de suite et mieux encore,la découverte de ce trompettiste!!!
    Superbes sensations à l'écoute....A très vite,si je peux me permettre "Corto".

    RépondreSupprimer