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jeudi 30 juin 2016

Ned Beatty

Ned Beatty  fait ses débuts au Barter Theatre d'Abington, en Virginie, où il tient plus de soixante-dix rôles en dix ans. Il intègre ensuite différentes compagnies de théâtre aux quatre coins des Etats-Unis, pour se décider, au début des années 1970, à monter à New-York. Il joue alors dans la pièce d'Howard Sackler, "The Great White Hope", où il est remarqué par John Boorman. Le réalisateur lui propose un rôle dans son film Délivrance (1971) aux côtés de Burt Reynolds ; ce qu'il accepte. Le film est un succès et remporte trois nominations aux Oscars. Les années 1970 vont être très importantes pour sa carrière : jamais il n'aura autant tourné avec de si grands noms, dans de tels films, et dans des registres aussi variés. Il apparaît ainsi au casting des longs métrages de John Huston (Juge et Hors-la-loi, 1972, Le Malin, 1979), Robert Altman (Nashville,1975), Sidney Lumet (Network, main basse sur la télévision, 1976, qui lui vaut une nomination à l'Oscar), Alan J. Pakula (Les Hommes du Président), Arthur Hiller (Transamerica Express, 1976), Richard Donner (Superman, 1978), Steven Spielberg ( 1941, 1979), Richard Lester (Superman II, 1980). Homme de théâtre et de cinéma, Ned Beatty est aussi un acteur de télévision très prolifique. Il participe à de nombreux téléfilms, et s'aventure également dans le domaine des séries en jouant dans Homicide ou encore dans Roseanne.(Allociné)


                             


L'Exorciste 2 : L'Hérétique(1978)-Certains disent que la suite de L'Exorciste est un navet, moi je ne suis pas tout à fait d'accord. C'est vrai que cette suite réalisé par John Boorman n'a pas provoqué le même malaise que le film de William Friedkin, mais c'est normal, car il était très difficile d'atteindre le même résultat que pour L'Exorciste car William Friedkin a l'art et la manière de provoquer la frayeur et le malaise dans ses films. John Boorman a décider quant à lui de réaliser un film plus fantastique qu'horrifique et c'est pour cela que le film est moins dérangeant et terrifiant que l'oeuvre originale. Mais Boorman a quand même bien utilisé les décors et filmé des images superbes, et l'interprétation est excellente avec en tête Richard Burton dans le rôle du prêtre exorciste et la talentueuse Linda Blair, qui est ici une nouvelle fois la proie d'un démon, est parfaite. Il est tout de même regrettable pour cette très bonne actrice que l'on a vue dans les excellents Hell Night (Une nuit en enfer) et L'Eté de la peur de Wes Craven, que la suite de sa carrière aujourd'hui soit médiocre (elle tourne dans de nombreuses séries z, des films très très nuls !!), c'est vraiment regrettable car elle a véritablement un grand talent et elle l'a prouvé dans L'Exorciste et L'Exorciste 2 : l'hérétique.Voila un film qui mérite une réhabilitation urgente car il s'agit d'un très beau film, un véritable poème cinématographique. Loin de faire une redite bête et méchante du premier volet du film de Friedkin, Boorman s'approprie totalement le film est l'intègre a son propre univers, créant une suspense métaphysique, sur la lutte du bien et du mal comme deux principe symbolique et éternel bien sur, mais aussi au sein de l'âme même des personnages (le double de Reagan entièrement possédé par Pazuzu et surtout la fascination qu'éprouve le prêtre pour la puissance du démon Pazuzu). Pour cela Boorman crée une ambiance onirique, surréaliste même alternant sommet des gratte ciel et pic montagneux primitif africain créant un univers visuel mythologique et fascinant.


           

Au final nous avons un film subtil, riche de symbole, parfois un peu obscur, et qui pourrait rappeler par moment l'univers de Lovecraft dans sa façon de décrire un mal mythique primitif qui guette l'humanité et la manière dont sont entremêler rêve, science et fantastique.Dans la saga l'exorciste, nous passons du plus harde, le plus effrayant, au plus reposant. Après le choc du premier film qui nous met sous préssion, celui-çi est calme. Certe moins bon et je pense qu'il doit le plus détesté. Pour ma part, j'ai apréçié ce film. J'ai retrouvé avec plaisir Linda Blair qui joue correctement dans ce film (Bien que le doublage français est presque une catastrophe). La musique de Ennio Morricone est parfaite. Conférant au film une atmosphère présente et pesante. Certaine scéne m'ont fait quelques surbrosaut au coeur (Notament les scénes ou ont voit quelqu'un avec les yeux jaunâtre et le regard démoniac remplit de haine et de mauvaise attention a ton égard). Je sais qu'il y a minimum deux version a ce film. Une avec le prêtre qui meur a la fin, et l'autre ou il ne meurt pas. L'un de mes principale regret sur ce film, c'est le fait que le personnage de Kitty Winn que j'apréssiez dans le premier de par sa gentillesse, se retrouve a être détestable dans celui-çi. Je vais conclure cette critique sur le fait que ce film est moins effrayant que son prédésésseur, mais qu'il reste un très bon film qu'il fait bon de regardé juste après avoir visionné le premier. Histoire d'évacuer la pression.(Allociné)


                               


Le Malin comme Au-dessous du volcan sont deux adaptations d’importantes œuvres de la littérature américaine du début du vingtième siècle ; le premier du roman de Flannery O’Connor Wise Blood (titre original du film), le second du chef d’œuvre de Malcolm Lowry. John Huston avait une prédilection pour les adaptations, qui constituent une bonne moitié de son œuvre ; cela se traduit à l’écran, comme ici pour ces deux films, par des scénarios extrêmement linéaires, très écrits, et une mise en scène qui se met au service d’un rendu le plus parfait possible du roman – cinématographiquement parlant, c’est-à-dire en éludant tout ce qui ne ressort que du domaine littéraire et n’aurait pas sa place sur pellicule. Toutefois, bien que l’adaptation soit en général assez fidèle, cela ne signifie en aucun cas que Huston se dissimule derrière l’univers de l’auteur qu’il adapte : ainsi dans le cas du Malin, où le catholicisme très pratiquant de Flannery O’Connor n’a aucune véritable résonance chez le cinéaste ; ou plus encore dans Au-dessous du volcan, qui se situe au Mexique, lieu bien connu de Huston puisqu’il y résidait, ce qui lui permet d’y apporter ses propres visions. Les deux films se concentrent sur un personnage masculin plongé dans une solitude profonde, car enfermé dans un monde qu’il s’est créé et dans lequel les autres sont soit incapables d’y adhérer soit tout bonnement rejetés. Dans Le Malin, il s’agit d’un jeune soldat revenu dans sa terre natale et obsédé par la religion – son grand-père était prédicateur –, qui se met à prêcher à qui veut bien l’entendre pour se jeter petit à petit dans un délire mystique dont il a du mal à expliquer les tenants et les aboutissants. Dans Au-dessous du volcan, le personnage principal est l’ex-consul britannique de Cuernavaca, tombé dans l’alcoolisme lorsque sa femme l’a trompé (avec son demi-frère) puis quitté brutalement ; le retour un an après de l’épouse contrite, bien loin de le sauver, l’enfonce plus encore dans les tourments d’un amour destructeur.


            

Comme le soulignent les différents intervenants des bonus accompagnant les éditions DVD, ces personnages, très hustoniens, ne sont ni suicidaires, ni autodestructeurs, bien que leur destin s’inscrive dans la tragédie ; leur raison de vivre – comme de mourir, d’ailleurs – réside dans un idéal, incompréhensible parfois car mêlé à d’autres contingences (la folie dans un cas, l’alcoolisme dans l’autre). Le jeune prédicateur du Malin a un besoin intense de croire à l’existence d’un dieu, quel qu’il soit, ou plutôt à la morale de certains hommes, dégagée de tout matérialisme (voir ainsi la scène où il découvre que le prédicateur qu’il suit est un escroc) ; le consul britannique d’Au-dessous du volcan est guidé par la croyance selon laquelle « sin amar no se puede vivir » (« sans aimer, on ne peut vivre »), et plus que le mezcal mexicain, c’est cet amour perdu qui le ronge de l’intérieur. Comme souvent chez Huston, la religion tient une place très particulière dans l’évolution de ces personnages.


                          

Elle est évidente dans Le Malin, où l’élévation spirituelle (non-conventionnelle, puisque le personnage entend créer « L’Église de Jésus sans Jésus-Christ ») est une façon pour le jeune prêtre de faire quelque chose de sa vie ; dans Au-dessous du volcan, elle réside plutôt dans une atmosphère, celle du Mexique le jour du 1er novembre, la fête des morts, sorte de rituel mi-païen, mi-religieux, où les cadavres hantent les hommes effrayés par un enfer dont ils ne sont pas conscients, à l’exception du consul, qu’ils le vivent déjà au quotidien. Cette omniprésence du religieux – sans qu’il soit défini précisément – a cela d’intéressant chez Huston qu’elle ne relève pas d’un discours ou d’une volonté d’empathie pour le héros. Elle est un moteur de la révolte contre l’absence d’une certaine morale, contre une société où l’homme a perdu tout repère au point d’être éternellement seul. Les personnages qui gravitent autour des héros ont ceci d’intéressant qu’ils ne sont jamais des adjuvants, mais qu’ils tentent de le manipuler en lui imposant leur cynisme ou leur désir panique de rédemption.(http://www.critikat.com/dvd-livres/dvd/le-malin-au-dessous-du-volcan.html)

mercredi 29 juin 2016

Maurice Jarre

Maurice Jarre est un compositeur, principalement de musique de film de nationalité française, né 13 septembre 1924 en France (Lyon) et décédé le 29 mars 2009 aux États-Unis (Los Angeles). Il est très célèbre en tant que compositeur de musique de films notamment pour Lawrence d'Arabie, mais aussi en tant que chef d'orchestre. Il à reçu de nombreuses récompenses pour ses œuvres.Maurice Jarre est un timbalier à la base (il joue des instruments de percussion, principalement la timbale). Il débute une petite carrière au sein de la compagnie Renaud-Barrault (1946), mais délaisse rapidement cette voie pour s'intéresser à la composition. En 1948, on lui demande de réaliser la musique de scène pour le "Gardien du tombeau" du célèbre Franz Kafka. Sa carrière démarre réellement à partir de cette date.Durant 12 années, de 1951 à 1963, il dirige les compositions musicales du Théâtre National Populaire et réalise de nombreuses musiques pour de grands classiques comme "Richard III" ou bien encore "Don Juan". En 1950, il commence à réaliser des musiques de film, essentiellement pour des courts métrages puis à partir de 1958, pour des longs métrages. 


                  


En 1962, il réalise sans doute la musique de film qui le rend le plus célèbre, il s'agit du chef-d'œuvre américain "Lawrence d'Arabie" avec en affiche Peter O'toole. Il continue de composer pour le cinéma américain, notamment pour le film "Docteur Jivago" en 1965, "Shogun" en 1980 ou encore pour "Le cercle des poètes disparus" en 1988.La musique de Maurice Jarre à reçu de nombreuses récompenses notamment les oscars de la meilleure musique de film pour "Lawrence d'Arabie" en 1963, "Docteur Jivago" en 1966 et pour 'La route des Indes" en 1985. Il a également obtenu le Golden Globe de la meilleure musique de film pour : - Docteur Jivago (1966). - La route des Indes (1985). - Gorilles dans la brume (1989). - Les vendanges de feu en 1996. Jarre Maurice est salué comme une grande vedette hollywoodienne puisqu'il a son étoile sur Hollywood boulevard. Il est également le père du compositeur Jean Michel Jarre (musique électronique) et le père adoptif du scénariste Kevin Jarre. Il décède à l'âge de 84 ans d'un cancer.(Wiki)


                  

Pendant douze ans, de 1951 à 1963, il est le directeur du Théâtre National Populaire où il y rencontre, entre autres, Jean Cocteau et Albert Camus. Mais c'est avec des personnes comme Philippe Noiret que Maurice Jarre se dirige vers la composition de bandes originales pour le cinéma. Sa confrontation avec le réalisateur Georges Franju est déterminante. Connaissant son talent musical, Franju demande à Maurice Jarre de composer la musique de son premier court métrage, Hotel des Invalides, un documentaire d'une vingtaine de minutes sorti en 1952. Suivent ensuite d'autres courts métrages d'auteurs de renom, tels Alain Resnais avec Toute la memoire du monde (1956) et Jacques Demy avec Le Bel Indifférent (1957). 1958. Pour son premier long métrage La Tête contre les murs, Georges Franju se tourne à nouveau vers Maurice Jarre pour écrire sa bande originale. Ce film sonne le début d'une longue collaboration entre les deux hommes qui permet à Jarre d'exploiter tous les styles de musique, même les plus étranges, dans ses compositions, et lui apporte un succès critique comme public. 


                               

1962 est l'année de la consécration. Il compose les musiques du Jour le plus long et de Lawrence d'Arabie de David Lean, pour laquelle il reçoit l'Oscar de la Meilleure bande originale. Ses travaux avec le réalisateur David Lean lui portent chance, car il est tout autant récompensé pour les musiques de Le Docteur Jivago en 1965 et de La Route des Indes en 1984. Maurice Jarre croise ensuite la route d'autres grands réalisateurs, notamment Alfred Hitchcock (L'Etau), Terence Young (Soleil Rouge), Elia Kazan (Le Dernier Nabab), Peter Weir (Witness, Le Cercle des poètes disparus), Michael Cimino (The Sunchaser), John Frankenheimer, John Huston et Clint Eastwood. Vers le milieu des années 90, il réduit la cadence de films sur lesquels il participe. Ses dernières compositions sont pour le Sunshine d'Istvan Szabo et Je rêvais de l'Afrique de Hugh Hudson, tous deux sortis en 2000, puis 1943 l'ultime révolte de Jon Avnet en 2002.(Allociné)


                    


On lui commande en 1948 sa première musique de scène pour Le Gardien du Tombeau, de Franz Kafka. Il devient directeur musical du Théâtre national populaire durant douze années (1951-1963). Il compose les mythiques trompettes, la fanfare d'accueil de Lorenzaccio, qui retentit en juillet lors de chaque représentation du Festival d'Avignon dans la Cour d'honneur du Palais des Papes. Parmi les musiques de scène composées alors pour le T.N.P. il faut remarquer, outre Lorenzaccio déjà cité, les musiques de Richard II, Macbeth, Le Prince de Hombourg, Nucléa, Meurtre dans la cathédrale, Don Juan, Le Médecin malgré lui, Ruy Blas, La Découverte du Nouveau-Monde. Il est à remarquer que Maurice Jarre compose une nouvelle musique de scène pour Lorenzaccio, cette fois lors de la reprise de cette pièce à la Comédie-Française dans la mise en scène de Franco Zeffirelli. Sa carrière dans la musique de film démarra dans les années 1950 pour des courts métrages (des compositions pour les films de Georges Franju, Jacques Demy, Alain Resnais notamment) puis des longs métrages à partir de 1958 (La Tête contre les murs de Georges Franju). 


                               


C'est également dans les années 1950 que Maurice Jarre composa l'indicatif de fin d'émission de la station de radio française Europe 1. Sa carrière hollywoodienne ne démarra véritablement qu'en 1962 avec Lawrence d'Arabie, un film qui scella la collaboration du réalisateur David Lean avec Jarre. Il a composé de très nombreuses musiques de films dont celles de Lawrence d'Arabie (1962), Le Docteur Jivago (1965), Paris brûle-t-il ? (1966), Les Damnés (1969), Soleil rouge (1971), Le Message (1976), Jésus de Nazareth (1977), Shogun (1980), Le Lion du désert (1981), Witness (1985), Gorilles dans la brume (1988), Le Cercle des poètes disparus (1989), "Ghost" (1990) ou L'Échelle de Jacob (1990). En 1996, il compose la musique du film vivement critiqué de Bernard Henry-Lévy, Le Jour et la Nuit, qui a voulu reproduire le style de David Lean. Jarre a aussi composé des œuvres de concert majeures et écrit cinq ballets dont Notre-Dame de Paris pour l'Opéra de Paris.

mardi 28 juin 2016

John Mills

John Mills débute au théâtre à la fin des années 1920 et y joue dès lors régulièrement dans son pays natal. Il se produit également à Broadway (New York), dans deux pièces, en 1961 et 1987. Au cinéma (britannique principalement), il apparaît de 1932 à 2003, notamment dans plusieurs films de David Lean (dont La Fille de Ryan en 1970 qui lui vaudra un Oscar). En outre, il est producteur (et acteur) de deux films en 1949, puis réalisateur d'un film en 1966. À la télévision, il joue dans des séries et téléfilms entre 1956 et 2001. Il était l'époux en premières noces d'Aileen Raymond (1910-2005) et en secondes noces de Mary Hayley Bell (1911-2005), ainsi que le père de Juliet Mills (1941-) et Hayley Mills (1946-) — nées, de même qu'un troisième enfant, de sa seconde union —, toutes quatre actrices. Hayley Mills est connue pour ses participations (comme son père) à des productions de Walt Disney, tel L'Espion aux pattes de velours de Robert Stevenson (1965). En 1960, John Mills est fait Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique, puis anobli en 1976.(Wiki)



                 


Contre-espionnage à Gibraltar (titre original : I Was Monty’s double) est un film britannique réalisé par John Guillermin, sorti en 1958 au Royaume-Uni et en 1959 en France.1944. Les membres du MI5 mettent au point un stratagème pour faire croire aux Allemands qu’une partie des troupes du débarquement partira des côtes africaines. Pour cela ils engagent un ancien acteur britannique qui ressemble au général Montgomery comme deux gouttes d’eau. Le plan fonctionne si bien que les Allemands envoient des divisions en Afrique ainsi qu’un commando spécial chargé de kidnapper le général Montgomery.Ce film retrace un épisode vrai de la Deuxième Guerre mondiale où Cliffton-James a lui-même réellement remplacé Montgomery dans un déplacement officiel. Il joue donc son propre rôle. Le film a également été distribué en France sous le titre J’étais la doublure de Montgomery. Il a inspiré John Sturges pour son film L’aigle s’est envolé (The Eagle has Landed) de 1976. Scénario très similaire dans lequel Montgomery est remplacé par Churchill. Le punch et l’humour de Michael Caine en plus. Un film bien construit, avec de bon acteurs. L'hsitoire d'une équipe de contre espionnage qui va utiliser le sosie de Montgomery, pour détourner les allemands de la Normandie. Le tout relevé par un peu d'action sur la fin du film, lorsque les allemands se laissent prendre au jeu.....John Mills (le major Harvey), Cecil Parker (le colonel E.F. Logan), Michael Hordern (le gouverneur de Gibraltar), Vera Day (Angela Cook), Leslie Phillips (le major Tennant), Victor Maddern (le sergent sous la tente), Bryan Forbes (le lieutenant Butterfield), Marne Maitland (le propriétaire arabe), Barbara Hicks (Hester Baring), Alfie Bass (le petit homme dans le train).



           

James Hayter (le sergent Adams), MacDonald Parke (le général américain), Sidney James (le porteur de l'auberge de jeunesse), Duncan Lamont (le commandant Bates), Patrick Holt (le colonel Dawson), Martin Shaban (le correspondant de guerre), Harry Fowler (le civil), John Gale (le lieutenant Osborne), John Le Mesurier (l'adjudant), Frederick Jaeger (le jeune officier allemand), Clifton James (le général Montgomery), Marius Goring (Karl Nielson), Anthony Sagar (le sergent à la villa), Kenneth J. Warren (l'officier Davies), Brian Weske (le messager à moto), Bill Nagy (le capitaine américain), Edward Judd (le soldat énervé), Desmond Roberts (le brigadier), Ronald Wilson (le chauffeur américain), John Heller (le sergent allemand), David Davies (le controleur de la police militaire), David Lodge (le sergent Matthews), Sam Kydd (l'intermédiaire), Allan Cuthbertson (l'officer des gardes), Ronnie Stevens (le correspondant de Harvey au MI5), Geoffrey Hibbert (le caporal Cooper), Diana Beaumont (la barmaid), David Browning (le sergent chauffeur), Ernst Walder (le marin du u-boat), Michael Bell (l'officer de marine américain), Freddy Clark (l'aide de camp sous la tente), John Dunbar (le policier), Donald Price (le commandant des gardes).(http://www.cinematheque.fr/film/58991.html)


                               


Les griffes du Lion(1972) - Un film à grand spectacle qui vise l’envergure de "Lawrence d'Arabie" ou du "Pont de la rivière Kwai" ! Mais malheureusement on est bien loin des chefs d’œuvres de David Lean, tant certains partis pris sont déconcertants : pourquoi passer autant de temps sur la carrière politique du père Churchill, alors que le film devait traiter de la jeunesse de Winston ? Quelle drôle d'idée ses scènes ou les parents de Winston répondent à un journaliste invisible ? Y a t' il des problèmes de montage pour enchainer une scène de bataille avec une scène intimiste sans transition ? Et que dire de ces longues scènes de bavardages dans les salons mondain du début 1900 ? Ces défauts majeurs en on fait un film méconnu et rare ce que ne méritait pas l'une des figures emblématique du 20 ème siècle : Sir Winston Churchill !Personnage clef de l'histoire du 20 ème siècle, la vie de Churchill est un vrai roman d'aventure. Ce film en est la fidèle retranscription à l'écran de ses jeunes années. La bataille d'Omdurman et l'attaque du train blindé sont très bien restitués. On ne peut qu'etre admiratif devant le courage de cet homme politique hors norme dont les traits principaux étaient un courage à tout épreuve, une énergie sans limites, et un humour et une exentricité qui le rendent très attachant. Sans une telle force de la nature et un tel meneur d'homme capable d'insufler l'énergie et l'optimisme nécessaire pour combattre Hitler, l'issue de la seconde guerre mondiale aurait été très différent. On ne peut donc qu'avoir respect et reconnaissance pour ce personnage historique sentimental et humain malgré tout.L’idée du film aurait été suggérée par Churchill lui même. Quand il rencontra le scénariste américain Carl Foreman qu’il félicita pour The Guns of Navarone (les Canons de Navarone, 1961), il lui glissa que son autobiographie sur ses jeunes années « My early life » ferait un excellent film. Foreman, grand admirateur de Churchill, se mit à travailler sur le sujet.


           

Il approcha lui-même Richard Attenborough, dont il avait admiré le travail sur le film anti guerre « What a lovely war » qui a marqué ses débuts à la réalisation en 1969. Au début des années 1970, alors qu’il s’attaque à « Young Winston », Richard Attenborough est depuis longtemps une star du grand écran qui a été révélée dans le fameux « Brigthon Rock » (1947) des frères Boulting. Il connait également bien l’envers du décor, ayant touché à la production dès le début des années 60 (The Angry Silence, Whistle down the wind). Mais en tant que réalisateur, il est encore un débutant, et « Young Winston » est un film à grand spectacle qui avait de quoi l’intimider. Dans l’interview, présent sur le DVD du film, Attenborough révèle s’être amusé comme un enfant pendant le tournage. Au résultat on a un film imposant de 2h37. On y voit la maitrise de Richard Attenborough dans le choix des acteurs, pour lequel il a eu de son aveu une grande dose de liberté, imposant le jeune Simon Ward pour jouer le rôle de Winston Churchill. Le casting est tout simplement en or massif aussi bien au niveau des rôles principaux (Robert Shaw et Anne Bancroft dans le rôle des parents de Winston) qu’au niveau des rôles secondaires (John Mills, Anthony Hopkins, Ian Holm,…).


                                 


Heureusement, « Young Winston » n’est pas seulement un film à grand spectacle, d’ailleurs il s’attarde longuement sur les relations compliquées de Winston avec son père, relations qui vont déterminer ses choix de carrière et forger sa force de caractère. Ces moments d’intimité entre le père et le fils sont d’ailleurs peut être les plus réussis du film. « Young Winston » bénéficie aussi d’une belle maitrise visuelle, avec une très belle photo de Gerry Turpin (qui n’a pas à rougir par rapport aux grandes productions de David Lean). Mais le problème du film réside ailleurs. Difficile, même en 1972, de faire une biographie distanciée sur Churchill, le Grand Héros britannique, alors décédé depuis seulement sept ans. Le film est porté, habité par la voix de Churchill. Voix impertinente qui n’hésite pas à aller dans l’auto dérision. Mais celle-ci est trop présente notamment par le biais de la voix off. Alors oui, ça permet d’avoir quelques observations sarcastiques du vieux Churchill sur sa jeunesse, mais comme souvent ce type de procédé a tendance à alourdir un film, à amoindrir sa portée visuelle. Et son usage quasi systématique tout au long du film alourdit notablement « Young Winston ». Pas sûr non plus que les interviews des personnages, qui renforcent le ton semi documentaire du film, et imposés par Foreman, soient une très bonne idée. Richard Attenborough l’avoue lui-même durant l’interview présent sur le DVD. Et il est assez clair quand on voit le film que le scénariste chevronné Carl Foreman avait sans aucun doute une trop grande main mise sur le film, que le « jeune » réalisateur Attenborough n’a pas forcément su maitriser. Néanmoins, grâce à la somptuosité de ses images, et la maitrise de ses acteurs (Simon Ward incarne un jeune Churchill tout à fait convainquant), et la grandeur du personnage historique ici montré sous une facette peu connue, le film reste un film biographique de grande qualité. Dont le seul défaut est d’être trop scolaire et respecteuse de son sujet.(http://www.cinemaderien.fr/young-winston-les-griffes-du-lion-1972/)

lundi 27 juin 2016

Les Mines du roi Salomon

Les Mines du roi Salomon (titre original : King Solomon's Mines) est un roman de l'écrivain britannique Henry Rider Haggard paru en 1885. En France, il a été publié pour la première fois en 1887-1888 dans le Magasin d'éducation et de récréation en feuilleton , puis en 1926. Datant de l'époque victorienne et du début de la « course à l'Afrique », il relate les aventures d'un groupe d'explorateurs anglais dans une partie de ce continent jusque-là inconnue des Européens. Partis à la recherche d'un parent disparu, ils découvrent une contrée où abondent les diamants. Il s'agit du premier roman de fiction britannique dont la trame se situe en Afrique. L'ouvrage a connu un grand succès. Le personnage d'Allan Quatermain apparaît pour la première fois dans ce roman. Le thème des Mines du roi Salomon est également évoqué dans le roman de Frison-Roche, La Piste oubliée.(Wiki)


                 


Réalisateur, au talent immense, de Mary Poppins ou du Fantôme de Barbe-Noire, pour ne citer qu’eux, Robert Stevenson livre ici son sixième film, mais le premier qui touche au genre de l’aventure. Comme tout film d’aventures de cette époque, le résultat est d’une facture on ne peut plus classique, parfois à la limite du cliché, mais une bonne dose de classicisme de temps à autre ne fait pas de mal. Ici, on a donc tous les ingrédients pour un film d’aventures réussi : un groupe d’explorateurs à la recherche de mythiques mines d’or africaines, les indigènes déchirés par des guerres intestines, l’éclipse qui permet d’échapper au supplice, l'éruption volcanique finale, etc… Le résultat a plus ou moins bien vieilli : les scènes chez les sauvages, par exemple, apparaissent assez caricaturales, mais les effets visuels des scènes d'action restent honorables, en tous cas pour cette époque. De même, on aurait pu se passer des quelques chansons interprétées par Paul Robeson, qui arrivent la plupart du temps comme un cheveu sur la soupe (dommage que le film se termine justement sur l’une d’entre elles), apparaissant un peu comme un prétexte pour faire chanter l’acteur, qui, par ailleurs, est meilleur chanteur qu’acteur... Mais le film a tout de même un grand nombre de qualités, à commencer par un humour souvent présent à travers des dialogues affûtés, et un bon casting malgré tout. De même, la mise en scène est agréable, relativement ample et suffisamment rythmée pour qu’on ne s’ennuie pas. Certains y verront peut-être un film d’aventures dont le classicisme semble passé, et ils auront sans doute un peu raison, mais cela rafraîchit grandement.(Senscritique)


                            


Un film d'aventure sur les terres d'Afrique passionnant réalisé par Compton Bennett et Andrew Marton !!! On peux reprocher à ce long métrage quelques clichés vu dans d'autres films du genre depuis, je pense à "Indiana Jones" ou "Crocodile Dundee" par exemple, à savoir l'histoire d'un aventurier, qui connait bien les lieux Africains et ses dangers, accepte pour une grosse somme d'argents d'aider une femme instable à la jungle pour retrouver son mari disparu. Divers épreuves les attendent, des serpents, crocodiles, tribues Africaines, déserts, montagnes à escalader jusqu'au dénouement final. Un film divertissant avec de beaux paysages, l'apprentissage des cultures et de la nature, j'ai bien aimé en gros. Stewart Granger est excellent dans la role du guideur au coté de la belle Deborah Kerr en demoiselle en détresse. Datant de 1951, ce long métrage fait à l'époque en Technicolor vieillit bien, avis aux amateurs.Les superbes paysages africains, les animaux sauvages dans leur environnement naturel, les tribus avec leurs guerriers aux visages bariolés aux penchants cannibales et quelques aventuriers qui partent à la recherche d’un disparu et d’un hypothétique trésor… Ajoutez à cela Stewart Granger au meilleur de sa forme et aux tempes grisonnantes toujours aussi irrésistibles accompagné de Deborah Kerr aux cheveux de feu et à la poitrine arrogante, le tout dans le contexte colonial anglais de la fin du XIXe siècle, et vous avez là tous les ingrédients du film d’aventures africain dont ce film pourrait bien être le paradigme éternel. Certes la réalisation n’a rien de génial mais les images en technicolor parlent toutes seules dans ce contexte magique qui ressuscite notre âme d’enfant via la figure légendaire d’Allan Quatermain.


           


On se laisse porter, on vibre aux rebondissements d’un scénario qui n’est pas si simpliste qu’il en a l’air et on en ressort émerveillé et prêt pour partir à l’aventure… Le mérite principal du cinéma sera toujours de faire rêver !La chasse n'est pas une fin en soi, c'est seulement un excellent prètexte! Elle peut n'apparaître aussi que de manière èpisodique, au milieu d'une action! C'est ce qui se passe dans "Les mines du roi Salomon" de Compton Bennett et Andrew Marton, d'après un roman de Rider Haggard! C'est un excellent film d'aventures qui compte au rang de ceux qui remportèrent le plus grand succès public! L'expèdition de chasse n'y ètait qu'un prètexte: le but des protagonistes ètait la recherche et la dècouverte du fabuleux trèsor (mythique) du roi Salomon! Autre prètexte: le spectacle, assez impressionnant! Les hèros, Stewart Granger et Deborah Kerr ètaient brusquement surpris par la fuite de millions d'animaux sauvages devant un incendie de brousse, ce qui donne lieu à des prises de vues d'une rare beautè, touchant au fantastique pur! il y a aussi les inèvitables scènes folkloriques, avec danses rituelles des gèants Watusi!


                               

Les difficultès de tournage - il y en a eu d'innombrables - firent à ce grand classique des annèes 50 une publicitè spectaculaire...Adapté d'un roman célèbre, ce film est la plus belle version parmi les nombreuses qui l'ont abordé, c'est le prototype des films d'aventures exotiques africains dont le catalogue est constitué d'une succession de périls, de bêtes sauvages, de pièges, du décor hostile et de tribus indigènes menaçantes qui deviendront des clichés repris par nombre d'autres films du même genre ; déjà, le film héritait tout ça des vieux Tarzan des années 30 et 40. Le couple Deborah Kerr / Stewart Granger n'échappe pas non plus à la convention hollywoodienne de ce type d'aventures, mais le film n'est pas sans charme, grâce à de splendides images tournées au Kenya, au Tanganyika et dans l'ancien Congo belge. Ainsi, il n'est pas seulement un petit film d'aventure tourné dans un coin de studio, mais une véritable carte postale de l'Afrique telle qu'on se la représentait en 1950, et les scènes se déroulant chez les Watusi, ainsi que les nombreux plans d'animaux lui donnent un réalisme assez rare pour l'époque dans ce type de films.(Allociné)


                  


Ok, le canevas de départ est archi convenu mais ce film d'aventures pastiché mérite d'être salué car les deux producteurs Yoram Globus et Menahem Golan misent avec "King Solomon's Mines" sur le grand spectacle! Dans la lignée de "Raiders of the Lost Ark" (John Rhys-Davies ne jouerait-il pas aussi dans ce film ?), J. Lee Thompson signe un excellent divertissement combinant efficacement humour et action! Certes, il y a moins d'originalité que les péripéties d'Indiana Jones mais ces aventures d'Allan Quatermain tournées au Zimbabwe (j’ai eu la chance d’arpenter ce merveilleux pays) sont particulièrement drôles et réjouissantes! S'ensuit mille et un rebondissements où l'imagination a tout pouvoir avec un zinc incontrôlable, des cannibales, une marmite géante, un lion romantique, une grosse bêbête aquatique…et un charismatique Richard Chamberlain qui s'amuse comme un petit fou dans le rôle de Quatermain! En héroïne d'action, Sharon Stone ajoute une jolie pointe de séduction et la musique de Jerry Goldsmith n'est pas en reste puisqu'elle est prenante du début à la fin! On peut peut-être faire encore des films de ce genre aujourd'hui, mais plus de cette manière car les images de synthèse et la 3D ont envahi nos ècrans! Ce qui est fort dommage...Les Allan Quatermain avec Richard Chamberlain sont des films ma foi très sympathiques, même si ceux-ci ont clairement vieillis. Le premier reste surement le meilleur, surement car c’est celui qui de nos jours parait le moins archaïque. L’interprétation dans ce premier volet est ma fois agréable, et le casting convaincant. Chamberlain est un très bon acteur, malheureusement qui n’a pas eu à mon sens la carrière qu’il aurait mérité (il n’est pas mort néanmoins !). Il rentre dans la peau d’Allan Quatermain avec décontraction, et nous livre une interprétation semi-parodique d’Indiana Jones. En termes de look il n’y a pas photo, et dans son jeu Chamberlain renvoie indéniablement à Ford. A ses cotés Sharon Stone en débutante.



            

Charmante, loin de ses rôles sulfureux, elle est convaincante même si elle n’est pas non plus exceptionnelle. Enfin deux acteurs aux carrières gigantesques, bien que souvent dans l’ombre. Herbert Lom d’une part, et John Rhys-Davies (déjà dans Indiana Jones d’ailleurs !) d’autre part. Principaux antagoniste du film, ils sont très solides l’un et l’autre, et eux aussi nous livrent des prestations joyeusement caricaturales (surtout Lom). Pour le reste c’est assez passe-partout, Ken Gampu tirant un peu son épingle du jeu en Umbopo. Le scénario reprend clairement les idées d’Indiana Jones. Des Nazis, un trésor, un duo héros-héroïne, des rebondissements à gogo. Sous le prétexte d’adapter Haggard, on a plutôt un succédané de la saga de Spielberg. Reste que l’ensemble est divertissant, et plutôt bien conduit par Thompson, se laisse regarder avec un réel plaisir.


                 

Il y a des moments assez anthologiques, reprenant les vieilles légendes (du genre la marmite géante…). C’est sympathique en somme. Sur la forme, ben le travail n’est pas très bon. En fait quant on y réfléchi, la différence budgétaire avec Les Aventuriers de l’Arche perdue par exemple n’était pas si énorme (12 millions contre 18), mais c’est clair que le résultat ne soutient pas la comparaison. La mise en scène est nettement moins maitrisée, et les cascades et l’action sont loin d’avoir le niveau du film de Spielberg. Elles font beaucoup plus artisanales, et sentent vraiment plus la série B que le vrai film de cinéma. Cela n’est pas forcément un reproche, mais c’est clair qu’il faut aimer. La photographie n’a pas trop mal vieillie en revanche, et avec certains paysages s’avère aussi convaincante que celle d’Indiana Jones. Je pense que si Allan Quatermain bénéficiait des mêmes soins, une version restaurée en blue-ray soutiendrait la comparaison. Les décors par contre ne sont pas très enthousiasmants, et comme les cascades, font vraiment artisanaux.(Allociné)


                             


C’est encore le cas des effets spéciaux. Ceux-ci ont vieillis, et s’ils ne sont pas aussi nombreux que dans le 2 (et du coup piquent moins les yeux), ce qu’il y a est douloureux. A la même époque des films avec 1 ou 2 millions faisaient aussi bien, alors je dois dire que je juge plutôt sévèrement le laissé-allé qu’il y a eu de ce point de vue. La musique en revanche, signée Goldsmith est bien dans le coup, et agrémente solidement le métrage. Au final, si vous voulez prolonger la mythologie Indiana Jones, et que l’aspect archaïque ne vous rebute pas, allez voir Allan Quatermain et les mines du roi Salomon. C’est vraiment un bon petit divertissement, en dépit de vrais défauts. Il n’est pas trop mal dans l’ensemble, et surtout s’avère généreux. Il y a beaucoup d’aventure, de pièges en tout genre, et une belle pointe d’humour. En tout cas ce film est nettement supérieur à Indiana Jones 4, car il a une âme, et possède vraiment l’esprit de la première trilogie de Spielberg. Une belle copie en somme!Tourné en même temps que son prédécesseur, Allan Quatermain et la cité de l'or perdu bénéficie pourtant d'une meilleure qualité, autant sur la réalisation un temps soit peu soignée et moins kitch de Gary Nelson (Le trou noir, Les faucons de la nuit) que sur le scénario beaucoup plus riche et mieux soutenu. À nouveau librement basée sur un roman de H.R. Haggard ("Allan Quatermain", tout simplement), cette nouvelle aventure suit notre héros accompagné de sa fidèle mais énervante épouse Jesse (toujours aussi niaise Sharon Stone) et de deux nouveaux sidekicks : le géant Umslopogaas (très attachant James Earl Jones) et Swarma le pseudo-voyant gaffeur et constamment avide de richesse interprété par Robert Donner (inoubliable Pasteur dans L'homme des hautes plaines).


           


Ensemble, ils vont tenter de retrouver le frère de Quatermain et découvrir par la même occasion la mystérieuse cité d'or, monde utopique contrôlé par le gourou Agon (Henry Silva, un abonné aux rôles de méchants). Cannibales, sbires masqués, guerriers stupides et créatures tropicales sont donc au programme pour une péripétie beaucoup plus attractive, en témoignent cette agréable course-poursuite en descente de rapides ou encore la bataille finale sous la pluie. Si Les mines du roi Salomon était vu comme un joli nanar, ce deuxième opus est quant à lui considéré comme un navet par un bon nombre de cinéphile. Pour ma part, je trouve cette suite très divertissante, assumant pleinement son côté "film d'aventure cheap" bien mené, aux extravagances scénaristiques peut-être poussives mais dont l'ensemble suffit amplement à passer le temps en bonne compagnie.(Allociné)

dimanche 26 juin 2016

Virginia Mayo

Virginia Mayo, de son vrai nom Virginia Clara Jones, née à Saint-Louis (Missouri) le 30 novembre 1920, et décédée le 17 janvier 2005 à Thousand Oaks (Californie), est une actrice américaine. Elle tourna essentiellement dans des comédies musicales, des westerns et des films d'aventure. Dès l'âge de six ans, Virginia suit des cours d'art dramatique dans l'école de sa tante. C'est au cours d'une tournée de Pansy the Horse, une comédie musicale, qu'elle change son nom. Repérée par un agent de la MGM au cours d'un spectacle à Broadway, elle signe un contrat avec Samuel Goldwyn. Après des essais infructueux avec David O. Selznick, elle débute en 1943 dans The Story of Jack London. C'est sur le plateau de ce film qu'elle rencontre l'acteur Michael O'Shea, avec qui elle se marie en 1947 et dont elle aura un enfant, Mary Catherine O'Shea, en 1953. Au cours de sa carrière, Virginia Mayo a tourné deux films avec Ronald Reagan : The Girl from Jones Beach (1949) et She's Working Her Way Through College (1952). Elle fera également quelques apparitions dans des séries télévisées, en particulier dans Santa Barbara.(Wiki)


                  


« Qu’il soit coupable ou non, ça ne me regarde pas » dit le Marshal Len Merrick à plusieurs reprises au cours du film. Along The Great Divide raconte en effet l’histoire d’un homme de loi déterminé qui a sauvé un pauvre bougre du lynchage pour mieux le conduire à la potence après un procès en bonne et due forme. Qu’il soit ou non innocent, qu’il soit condamné à mort lui importe peu du moment que la loi ait pu avoir son mot à dire et la sentence être appliquée en fonction du verdict du jury. Len Merrick, suite à un "trauma" (dont l’explication est le premier whodunit du film) est devenu en quelque sorte une espèce de monomaniaque ; et le film de pouvoir ainsi poursuivre la trilogie "western psychologique" de Raoul Walsh entamée avec La Vallée de la peur (Pursued) puis La Fille du désert (Colorado Territory). Et grâce à ce "strong arm of the law", Kirk Douglas fait son entrée remarquée dans le western. Ayant commencé sa carrière cinématographique seulement quatre ans plus tôt, il n’était alors pas encore une star confirmée mais comptait déjà quelques très beaux rôles à son actif dans des films de Joseph Mankiewicz - Chaînes conjugales (A letter to Three Wives) -, Mark Robson - Le Champion - ou Michael Curtiz - La Femme aux Chimères (Young Man With a Horn). Dans son autobiographie Le Fils du chiffonnier, l'acteur disait abhorrer Une corde pour te pendre : « Je détestais le film suivant de la Warner Brothers dans le quel je tournais : Along the Great Divide (le précédent ayant été le film de Michael Curtiz cité ci-dessus, biopic romancé sur le trompettiste Bix Beiderbecke). Je le fis seulement pour remplir l'obligation qui m'était faite par contrat de tourner un film par an pour eux. […] Walsh adorait la violence.Je fus dégoûté un jour de le voir excité presque jusqu'à l'orgasme en observant une dangereuse cascade au cours de laquelle un cascadeur manqua d'être tué [...]


            

Sur ce tournage, les animaux furent maltraités. Une corde pour te pendre a été mon premier western : je l’ai détesté de bout en bout ! »S’il est exagéré de trouver ce western détestable à notre tour (mais il semblerait que Kirk Douglas jugeait souvent plus les films sur leurs conditions de tournage et sur leurs résultats financiers que sur leurs réelles qualités cinématographiques, il suffit de le savoir pour faire la part des choses), je suis obligé d’avouer à nouveau ma déception devant un western de Raoul Walsh. Je précise bien "western" car le cinéaste venait précédemment de réaliser trois films dont je ne me lasse pas : L'Enfer est à lui (White Heat), La Femme à abattre (The Enforcer) ainsi que Capitaine sans peur (Captain Horatio Hornblower). Dans le domaine du western, si La Piste des géants (The Big Trail) et La Charge fantastique (They Died With Their Boots On) emportaient tout sur leur passage par leur ampleur, leur vitalité et leur dynamisme, la "série" qu’il a entamée avec Pursued (malgré des qualités certaines dans chacun des films) m’a beaucoup moins convaincu à l’exception de Cheyenne, le moins ambitieux du lot mais qui m’a semblé dans le même temps le plus réjouissant. Une corde pour te pendre (ou Le Désert de la peur, le film étant sorti en salles en France sous ces deux titres) se révèle malheureusement être celui où les défauts prennent le plus le pas sur les aspects positifs.


                             


Ces derniers ne sont néanmoins pas négligeables et font de Along the Great Divide un western regardable et qui surpasse de beaucoup les innombrables westerns de série tournés sans imagination à la même époque. Il s’agit de la forme qui semble être le seul élément qui ait intéressé le réalisateur, et quelle forme ! La photographie expressionniste en noir et blanc de Sidney Hickox, le collaborateur habituel de Walsh, est extraordinaire que ce soit en extérieurs ou en studio même si les raccords entre les deux ne sont pas toujours bien amenés. Quant à la mise en scène, elle est d’une redoutable efficacité lorsqu’il s’agit d’action, de course-poursuite ou de chevauchées, de filmer un paysage ou un gunfight. Il faut voir cette parfaite gestion de l’espace, cette mise en valeur des paysages naturels (les cieux sont parfois presque aussi grandioses que les cieux "fordiens"), ce génie de la topographie, lors par exemple de la séquence se déroulant parmi les rochers de Lone Pine alors que Len Merrick arrive à prendre en otage le fils du rancher qui les poursuit ; on se régale d'un montage implacable et d'un placement parfait des personnages au sein des éléments rocailleux constituant le paysage ! Un régal pour le formaliste qui s’étonne néanmoins une nouvelle fois de découvrir quatre zooms hideux que l’on dirait sortis tout droit d’une série Z ; à moins que ce ne soit Walsh qui ait quasiment inventé cette figure stylistique et qu’il l’expérimentait encore après celle de Silver River (tout aussi pénible) et de Colorado Territory (celle-ci mémorable en revanche). Parions sur l’expérimentation qui serait donc à l’origine de ces errements esthétiquement douteux. Quant au plan de Virginia Mayo tirant la langue, on pourrait croire à une mauvaise blague.(Dvdclassik)


                 


Le calice d'argent (1954) -Un péplum biblique dans la veine de La Tunique de Henry Koster passé à la postérité essentiellement pour avoir été le premier rôle au cinéma de Paul Newman. Le postulat est également proche du film de Koster avec une nouvelle fois comme objet de toute les convoitise une relique du Christ, ici le calice où il bu son dernier verre de vin lors de la Cène.Le film se démarque pourtant du tout venant du péplum biblique grâce à des choix visuels atypique et un scénario qui prend souvent des détour étonnant. A ce niveau sous le côté pieux, il y a en filigrane un vrai questionnement et une remise en cause de l'impact du passage du Christ sur le peuple israélien. On a ainsi une armée secrète désappointé par la mollesse des chrétiens et des juifs qui va fomenter un complot en faisant appel à un magicien joué par Jack Palance devant se faire passer pour le nouveau messie et les inciter à une attitude plus vindicative envers l'envahisseur romain.Jack Palance, totalement habité et mégalomane est fabuleux, son personnage ayant en plus un compte à régler avec les chrétien qui ont refusés de lui apprendre le secret de leurs miracle. Les séquences où il rallie la foule à sa cause avec ses tours sont au moins aussi provocatrice que des moments similaires des années plus tard dans La Vie de Brian, l'humour en moins avec le même message fustigeant la crédulité des faibles prêts à suivre le premier faux prophète venu.Dans un premier temps, la réalisation de Victor Saville décontenance pas mal et on croit avoir encore affaire au syndrome Henry Koster avec un réal ne sachant que faire du cinémascope. Mais devant la cohérence de certains choix, la répétition de certaines figures et la progression du film on comprend que le tout n'a rien d'anodin.


           

Les cadrages, le placement des personnages, les décors et arrières plan volontairement factices évoquent sans cesse une scène de théâtre. Toute la première moitié du film plus intimiste fonctionne ainsi, concentrant l'attention sur les personnages et leurs questionnements en les entourant de décors monumentaux mais volontairement artificiels et toc, ce qui est assez étonnant dans le péplum américain aimant en mettre plein la vue.Parmi le moments les plus marquants dans le style, la tirade finale de Pierre, Jack Palance déclamant dans un simili scène de théâtre ou encore la fuite de Newman et Angeli incrusté dans une maquette qui ne cherche même pas à se masquer en tant que tel. Malgré le côté faux, Saville offre quelques plans de toutes beautés mettant en valeur son parti pris et la dernière partie à Rome plus ouvertement spectaculaire montre qu'il sait y faire en imagerie grandiose et luxueuse, même si le côté théâtral demeure.


                              

Le côté biblique est également très subtilement traité. Le personnage de Paul Newman ne cède vraiment (et encore) à la foi qu'à la toute fin et en suivant une évolution logique. Cela se caractérise par son hésitation entre son amour d'enfance Virginia Mayo la bonde(représentant la luxure, la richesse et la décadence) et Pier Angeli la brune symbole de sagesse et de vertu chrétienne. Avec cette dernière une nouvelle fois le cliché du personnage pieux exalté est évité (tout comme l'ensemble des personnages chrétien du film très sobres) avec une émouvante prestation de Pier Angeli.Belle idée aussi de rendre Newman, sculpteur émérite, incapable de dessiner le visage de Jésus sur le calice tant qu'il n'a pas accédé à la foi, même sans le côté religieux cela semble un aboutissement dans le cheminement du personnage. Loin des performance actor's studio à venir, Newman est parfait de sobriété et déjà très convaincant, Victor Saville disant de lui après le tournage : "this young man is destined for great things".(chroniqueducinephilestakhanoviste)

samedi 25 juin 2016

L'Antre de la folie

Avant de séduire les cinéphiles les plus exigeants à partir des années 50, le célèbre réalisateur des sublimes westerns avec Randolph Scott signa onze longs métrages sous le nom d’Oscar Boetticher entre 1944 et 1949. Bien plus tard, il dénigra cette série de films de jeunesse dont fait partie Behind Locked Doors ; il ne leur trouvait que très peu d’intérêts autre qu’alimentaire, les balayant d'un revers de la main allant même jusqu’à dire qu’il les détestait. Il disait d’eux à Bertrand Tavernier : « Moins j’en parlerai, mieux ça vaudra. Heureusement que vous ne les avez pas vus… sinon vous ne m’auriez jamais envoyé de lettre. » Il est clair que nous sommes à des années-lumière de ses chefs-d’œuvre westerniens de la décennie suivante [qui s’étalent de Sept hommes à abattre (Seven Men from Now) à Comanche Station] mais pour le peu que nous en connaissons à travers ce seul polar, son début de carrière ne semblait pas devoir être appréhendé avec mépris ni crainte ; en effet, absolument aucune honte à avoir de s’être surpris à apprécier cet honnête film de série vite et bien troussé, même si franchement pas très crédible tout, en étant dans le même temps assez prévisible quant à ses retournements de situations.Une journaliste séduisante en mal de scoop (Lucille Bremer) vient trouver un jeune détective privé inexpérimenté (Richard Carlson) ; elle souhaite qu’il s’infiltre dans une clinique psychiatrique privée qu’elle soupçonne abriter un magistrat véreux, dont la tête est mise à prix et qui s’est volatilisé dans la nature. Pas insensible au charme de la jeune reporter, il accepte de se faire passer pour son époux maniaco-dépressif et ainsi de se faire interner.


   


Dans la place, il découvre une réalité peu reluisante : un intendant sadique, un catcheur fou à qui l'on jette les malades "à mater", un directeur en cheville avec des hommes peu recommandables, des patients molestés avec bestialité… « Tu es venu pour te faire soigner. Tu as plus de chance de te faire tuer... » Si le point de départ rappellera à certain celui du célèbre et puissant Shock Corridor de Samuel Fuller, le thriller de Boetticher ne lui ressemble en rien, l’intrigue étant ici purement divertissante là où celle de Fuller montrait une volonté de fable critique à vocation sociale et politique. Il serait donc vain de chercher à les comparer ! Behind Locked Doors n’est rien d’autre qu’un petit film de série fauché un peu plus malin et plaisant que la moyenne de par son idée de départ, la qualité de l’interprétation d’ensemble, la photographie contrasté de Guy Roe (chef opérateur très apprécié de Richard Fleischer et d’Anthony Mann) et par une volonté de sécheresse et de sobriété dans la mise en scène qui annonce les futurs chefs-d’œuvre du cinéaste. Déjà ici, point de graisse, pas un plan de trop ; l'on file à l’essentiel en à peine 61 minutes !


                              

Le premier quart d’heure se révèle même formidable avec les premiers plans de filature nocturne, la présentation du détective roublard cherchant à flatter l’employé ayant peint sa "raison sociale" sur la porte de son bureau afin de ne pas le dédommager, et enfin la rencontre entre Lucille Bremer (la Yolanda de Minnelli) et Richard Carlson qui semble être un hommage au Faucon Maltais de John Huston qui aurait été dialogué comme une "Screwball Comedy". Les relations qui se tissent entre les deux personnages sont d’ailleurs peut-être l’élément le plus intéressant du film ; les dialogues fusent, les sous-entendus sont de la partie et la complicité entre les deux comédiens emporte l’adhésion. La partie purement suspense et policière qui s’ensuit perd un peu de ce charme, car elle se révèle finalement bien plus banale que ce à quoi l'on pouvait s’attendre après un tel démarrage. Cependant, il serait faux de dire qu’on s’y ennuie tellement Boetticher tient son intrigue bien serrée et conduit l’ensemble de main de (encore petit) maître, ne lésinant pas sur la brutalité de quelques scènes de violence pour relancer la machine qui n’a ainsi pas le temps de se reposer.(http://www.dvdclassik.com/critique/l-antre-de-la-folie-boetticher)

vendredi 24 juin 2016

Jamais plus Octopussy

Sean Connery avait affirmé en 1971 après la sortie des Diamants sont éternels qu'il ne réendosserait plus le costume de l'agent 007. Mais le titre le dit bien, qui affirme littéralement " il ne faut jamais dire "jamais" ". Pour la coquette somme de 5 millions Connery s'est laissé convaincre de revenir sur sa décision. Les années ont passé mais il interprète le personnage qui le rendit célèbre dans le monde entier avec une classe intacte.Les producteurs et les distributeurs s'accordèrent pour que leur film sorte en même temps que le film "officiel" avec Roger Moore. Mais malgré la présence de Sean Connery, ce fut Octopussy qui recueillit les faveurs du public. En effet, Jamais plus jamais ne rapporta que l'équivalent des recettes du premier James Bond en 1962 (James Bond 007 contre Dr. No), 19 ans plus tôt. Un Bond certes vieilli mais toujours aussi classe avec son smoking. Un méchant siglé SPECTRE (tiens, cela ne vous rappelle rien ?). Une James Bond girl prénommée Kim Bassinger… Bien qu'il en ait toutes les caractéristiques, Jamais plus jamais n’est pas un James Bond. Entendons-nous bien : le film d’Irvin Kershner, réalisateur de L’Empire contre-attaque, est bien une aventure de l’agent spécial de Sa Majesté mais, à l’image du premier Casino Royale (1967), il ne fait pas partie de la saga 007, dont 007 Spectre, en salles le 11 novembre, est le 24ème épisode. Explications : Remake de Opération tonnerre, quatrième Bond officiel sorti en 1965 avec le même Sean Connery, Jamais plus jamais est le fruit d’une victoire de justice du scénariste Kevin McClory contre Ian Fleming, le créateur de James Bond. Les deux hommes avaient écrit ensemble un script qui devait servir à la première aventure de Bond au cinéma. Ce projet initial n’ayant jamais vu le jour, Ian Fleming en utilisa plusieurs éléments pour écrire le scénario d’Opération tonnerre, ce qui entraîna une plainte de McClory. Après une longue bataille judiciaire, ce dernier fut autorisé à ré-utiliser son histoire. Un nouveau Bond pouvait naître, mais n'étant pas produit, comme tous les autres volets, par la MGM, il ne ferait jamais partie de la franchise.(Programme tv)


          

Alors qu’il avait juré ne plus jamais porter le smoking de 007 après Les Diamants sont éternels (1971), Sean Connery se laisse convaincre de reprendre du service, contre un chèque imposant pour l’époque de 5 millions de dollars. Jamais plus jamais sort en novembre 1983, quelques semaines après Octopussy, Bond officiel, lui, avec Roger Moore pour la sixième fois dans le rôle de l’espion. La presse fait ses choux gras de l’affrontement de deux Bond, qui tournera à l’avantage d’Octopussy au niveau mondial. En France cependant, les deux films ont eu un succès similaire au box-office : 2,5 millions de fans pour Jamais plus jamais contre 2,9 pour Octopussy.Ernst Blofeld, ennemi juré de James Bond et chef de l'organisation criminelle Le Spectre, a été incarné à l'écran par six acteurs différents : Anthony Dawson dans Bons baisers de Russie et Opération Tonnerre, Donald Pleasence dans On ne vit que deux fois, Telly Savalas dans Au service secret de sa Majesté, Charles Gray dans Les Diamants sont éternels, John Hollis dans Rien que pour vos yeux et Max von Sydow dans Jamais plus jamais.


                              

Le rôle du sombre Dr. No dans James Bond 007 contre Dr. No (1962) fut initialement proposé à Max von Sydow (ainsi qu'à Christopher Lee), puis fut finalement confié à Joseph Wiseman. C'est Ian Fleming lui-même qui proposa Christopher Lee, son cousin, dont le personnage de Fu Manchu l'avait inspiré pour créer le Dr. No. Avant cela, il avait proposé le rôle à Noel Coward qui déclina l'invitation par un télégramme disant : "Dr. No? No! No! No!". Max von Sydow s'essaiera toutefois à l'univers bondien dans Jamais plus jamais en 1983 (remake de Opération Tonnerre - 1965), dans lequel il affronte 007 alias Sean Connery, sous les traits du sombre Ernst Stavro Blofeld. Quant à Christopher Lee, il participera à la franchise en incarnant Scaramanga dans L'Homme au pistolet d'or en 1974.Au début des années 1980, Kevin McClory réussit enfin à mettre en marche son projet de remake d’Opération Tonnerre.(Allociné)


                             


Suite à d’énormes problèmes juridiques rencontrés au milieu des années 1970 et à l’incapacité de lancer le projet Warhead écrit par Sean Connery, toute possibilité de faire un James Bond dissident avait été réduite à néant.C’était sans compter l’acharnement et l’exceptionnel sens des affaires de McClory, ainsi que l’impérieux besoin de Connery de revenir à un projet commercialement viable et qui lui permettrait de toucher un gigantesque salaire. La star écossaise a certes traversé les années 1970 avec bonheur, comme touché par la grâce, en tournant quelques chefs-d’œuvre parmi les plus beaux de l’époque.Sa carrière artistique n’avait nul besoin du retour de James Bond. Grand acteur reconnu, à la filmographie désormais impressionnante, Connery pouvait être fier. Cependant, l’insuccès de cette période dorée au box-office commençait à se faire cruellement ressentir. Exceptés les tièdes succès commerciaux de L’Homme qui voulut être roi de John Huston en 1975, d’Un pont trop loin de Richard Attenborough en 1977 et d’Outland de Peter Hyams en 1981, l’acteur ne pouvait alors compter sur aucun triomphe réellement significatif. Le projet bondien proposé par McClory ne pouvait alors pas le laisser indifférent. Il accepte ce nouveau James Bond non officiel, tourné aux antipodes du système d’Eon Productions, à condition de pouvoir intervenir à tous les niveaux de la production et de faire valoir un droit de véto en cas de désaccord. Bien décidé à faire un Bond de qualité, il s’entoure de Jack Schwartzman, qu’il juge très responsable en tant que producteur, et d’Irvin Kershner, solide réalisateur avec qui il avait fait L’Homme à la tête fêlée en 1966.


           

Le budget dégagé s’élève à 36 millions de dollars, soit un million de dollars de plus que pour Octopussy, le James Bond officiel préparé à la même époque et pourtant gigantesque financièrement parlant. Albert R. Broccoli prend peur et tente le tout pour le tout afin de faire interdire la confection du film, mais le recours en justice ne sert à rien : Jamais plus jamais a déjà commencé son tournage et le projet est trop avancé pour être stoppé. Le film verra donc bien le jour, au grand dam de Broccoli qui, dès lors, rappelle instamment son ami Roger Moore pour incarner James Bond dans Octopussy. Coûteuse, bénéficiant d’une intense publicité, la guerre des Bond aura donc bien lieu, mais Eon obtient de pouvoir sortir son film en premier.


                

En coulisses, alors que la presse relaie une forte rivalité entre les deux superproductions, les deux amis proches que sont Roger Moore et Sean Connery continuent de se fréquenter comme si de rien n’était, comparant nonchalamment le rythme de leurs tournages respectifs et plaisantant sur les conditions exténuantes qu’ils doivent endurer. Au niveau du salaire, Connery est parvenu à obtenir davantage que Moore, bien que les émoluments de ce dernier soient déjà insensés. Avec l’entière pression et les responsabilités qu’il doit supporter, il ne gagne finalement qu’un million de plus que son comparse, soit un total de 5 millions de dollars ainsi que 5 % sur les profits nets rapportés par le box-office américain. Les deux acteurs sont, à n’en pas douter, parmi les mieux payés de leur temps.(Dvdclassik)