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vendredi 20 mai 2016

Terreurs

THE TROLLENBERG TERROR Aka The crawling eye Aka Creature from another world - (Terreur sur le Trollenberg) De Quentin Lawrence - GB 1958 - 84 mn (Noir et blanc) - Avec : Forest Tucker, Jennifer Jayne, Janet Munro et des choux fleurs cyclopes... Plusieurs disparitions et accidents inexpliqués d’alpinistes surviennent au sommet du Trollenberg, en Suisse. Un inspecteur envoyé par l'ONU se pointe sur place afin de tenter d'élucider ce mystère ! Un scientifique responsable de l'obervatoire local a cependant bien mâcher son travail... Après des investigations poussées, il a découvert que les morts survenus sur les flans du Trollenberg sont en réalité corrélés à la présence d'un bien curieux nuage radioactif collé sur le versant Ouest du Trollenberg et se déplaçant même en l'absence de vent ! Après plusieurs nouveaux décès et alors que toute la population du petit village en contrebas s'est réfugiée dans l’observatoire, afin d’éviter la menace représentée par ce nuage, l'armée est appelée en renfort... On n’en sera pas vraiment plus sur ces créatures, probablement venues de l'espace et ressemblant comme 2 gouttes d'eau à des calamars gélatineux affublé d'un oeil unique. Reconnaissons le d'emblée, ces monstres armés de tentacules seront, comme bien souvent dans ce genre de production, la principale attraction de cette série B faiblârde. Sa faiblesse principale restant son budget, ne permettant à l'évidence pas de mettre toutes les idées de Lawrence en image ! Retranscrire les massifs alpins enneigés, les tempêtes de neige, les pics ou les refuges montagneux en studio, tenaient déjà de la gageure. C’est donc décors carton pâte à gogo et effets visuels ultra-cheap (du genre carte postale filmée en arrière plan) auxquels nous sommes conviés ici 80 mn durant.


   


Le tout pourrait éventuellement passé dans un autre contexte, mais les similitudes avec la version de THE THING de 1951, ne sont ici pas négligeable. Reste un petit film estampillé d’entrée B movie, qui piquera sans doute la curiosité ..... que des officionados du genre… Bon film d'horreur (certainement pas un nanar...) aux éclairages surréalistes et qui rappelle l'ambiance des nouvelles d'H.P Lovecraft: des créatures informes et cyclopéennes d'origine extra-terrestre et au pouvoir télépathique capable de créer des cauchemars chez les personnes plus réceptives sont cachées à l'intérieur d'un nuage d'apparence artificielle au sommet d'un pic montagneux.Quiconque tente de s'approcher de ce nuage est congelé ou décapité...Personne à ce moment n'en connait la raison.Une voyante de passage dans la région préssent un danger pour les villageois de Trollenberg et décide de rester sur place.Elle devient donc un ennemi à abbatre pour ces créatures capables d'animer des humains morts et congelés.Une autre personne ayant constater le même phénomène dans un autre pays est sur place.Les créatures capables de s'acclimater peu à peu à des températures plus douces guident le nuage vers le village.Les villageois auront le temps de se refugier dans le laboratoire haut-perché qui surveillait le phénomène depuis son apparition avant de découvrir le vrai visage de l'Ennemi et de le combattre.Les trucages sont tout à fait honorables pour l'époque.(Allociné)


                 

LA TERREUR DES BARBARES est un péplum tourné en Italie au moment de l'apogée de ce genre dans ce pays. Il est réalisé par Carlo Campogalliani, vénérable réalisateur italien qui s'était notamment illustré en réalisant plusieurs "Maciste" à la fin des années 1910. Surtout LA TERREUR DES BARBARES est le troisième péplum à mettre en scène l'acteur américain Steve Reeves. Nommé "Monsieur Univers" en 1950, ce culturiste tente d'abord, en vain, de se faire une place à Hollywood. Puis il est repéré par un producteur italien qui le choisit pour tenir le rôle principal du péplum mythologique LES TRAVAUX D'HERCULE de Pietro Francisci en 1957. C'est un triomphe, notamment aux États Unis. Steve Reeves devient enfin une star et la même équipe se retrouve aussitôt après pour HERCULE ET LA REINE DE LYDIE. Cela va marquer le démarrage d'une vague de "muscle-opera" et de péplums mythologiques mettant en scène des héros capables d'accomplir des exploits physiques tellement invraisemblables qu'ils relèvent du domaine du fantastique. On rencontre alors de nouvelles aventures du demi-dieu grec Hercule, du romain Maciste, de personnages bibliques (Samson, Goliath...)... Assez rapidement, l'alibi fantastique va servir à cautionner des débordements délirants (Maciste combat des extra-terrestres dans MACISTE CONTRE LES HOMMES DE PIERRE ou vit des aventures au temps des tsars russes dans MACISTE A LA COUR DU TSAR...) et le déclin de ce genre va devenir inéluctable. Le muscle-opera sera remplacé dans l'industrie italienne à partir du milieu des années 60 par les westerns spaghetti et les films d'espionnage inspirés par les succès des James Bond. LA TERREUR DES BARBARES se situe donc, dans la carrière de Steve Reeves, juste après HERCULE ET LA REINE DE LYDIE.


            

Il tournera ensuite d'autres péplums, tels LES DERNIERS JOURS DE POMPÉI de Mario Bonnard et Sergio Leone, LA BATAILLE DE MARATHON commencé par Jacques Tourneur et terminé par Mario Bava... Il cherche aussi à se diversifier en s'orientant vers l'exotisme, avec LE VOLEUR DE BAGDAD, se voulant dans la lignée du chef d'oeuvre du même nom interprété par Douglas Fairbanks dans les années 1920. Dans le même style, il incarne le prince malais Sandokan, personnage de la littérature populaire italienne, dans SANDOKAN, LE TIGRE DE BORNEO et LES PIRATES DE MALAISIE, tous deux signés Umberto Lenzi. Steve Reeves est aussi la vedette du film de pirates CAPITAINE MORGAN d'André de Toth et Primo Zeglio. LE FILS DE SPARTACUS de Sergio Corbucci, sorti en 1963, est son dernier péplum. Il s'éloigne du milieu du cinéma après 1964 et ne tente qu'un come back en 1967 avec le western italien L'EVADE DE YUMA, avant de mettre un terme définitif à sa carrière d'acteur. Il aura néanmoins marqué de son empreinte musclée le péplum italien de l'après-guerre dont il aura été la plus célèbre vedette. On a parfois ricané de son jeu dramatique relativement limité. Il est néanmoins indéniable qu'il bénéficiait bien d'un vrai physique de héros, et qu'on ne mettait jamais en doute la conviction des personnages qu'il incarnait lorsque ceux-ci luttaient contre des tyrans ou défendaient la veuve et l'orphelin.(http://www.devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=425&NamePage=terreur-des-barbares--la--il-terrore-dei-barbari-)


                               

Chato's Land marque le début d'une longue collaboration de Winner avec Charles Bronson. Winner expédie très vite l'argument du film (Chato/Bronson abat un shérif raciste en légitime défense) pour se concentrer sur la traque du métis indien par une bande de salauds bellicistes, attentistes et xénophobes. La réalisation est encore plus plate que celle de Lawman, Winner étant perdu dans son désert hostile, ne sachant pas trop quoi en faire alors qu'elle est décrite comme une terre vivante. Le mutisme de Bronson – qui doit déclamer à peine six phrases, sans compter quelques répliques en dialecte indien non traduites - sied au personnage de Chato, dont Winner comprend que les rides minérales se confondent parfois idéalement avec les paysages. Mais Chato semble parfois trop en retrait, fantomatique par rapport à ses poursuivants peu sympathiques, rendant toute identification impossible. Le film est une parabole explicite sur le Vietnam - figures malheureusement familières du sniper, du village incendié, du viol, du territoire ennemi hostile - d'autant que le visage de Chato est presque asiatique. La quête ‘winnerienne’ nihiliste s'applique ici aux poursuivants menés par Jack Palance, qui ressassent l'amertume de la défaite de la Guerre de Sécession/Guerre du Vietnam ("c'était une bonne guerre") et canalisent leur rage amère dans un baroud d'honneur guerrier. Cette nostalgie d'une gloire révolue, vierge d'humiliation, est cristallisée dès le début du film lorsque le premier acte de Palance avant de traquer Bronson est de revêtir son vieil uniforme de l'Armée Confédérée. Le renversement des valeurs de Lawman s'applique ici grossièrement à la distinction civilisés/barbares puisque les chasseurs sont encore plus violents que la proie. Tout comme Maddox était lucide, les chasseurs sont conscients de leur inhumanité : "je veux quelque chose" (une vie normale, une femme), dit l'un d'eux mais il veut posséder l'épouse de Chato.


           

Le personnage de Whitmore/Palance se nuance un peu au cours du film, fataliste réalisant la vacuité de sa traque mais cherchant encore à grappiller quelques miettes de victoire virile. S'il y a parabole sur le Vietnam, le constat est encore une fois cynique : la société américaine est encore hantée par la violence de ses pionniers (thème central de Death Wish) et la violence met chasseurs/chassé (les catégories s'inversant bien sûr au cours du film) sur le même plan. A certains égards, Chato est traqué davantage pour crime de métissage que pour crime de sang ("croiser un loup et un chien donne un animal qui tue"). Le brouillage de la ligne nous/autres semble être le catalyseur de la violence du film (Chato n'aurait jamais dû venir dans un bar de Blancs : il a franchi la ligne), tout en trouvant une résonance dans la névrose américaine : le communautarisme émerge à cette époque, avec pour profession de foi "séparés mais égaux". La forme brouillonne du film - encore plus sale que Lawman - sied à la grossièreté de ses personnages. On se satisfait des performances de Palance et Bronson, même si Chato's Land est un brin prévisible, étiré (sans doute parce que l'on se moque du sort des protagonistes) en Dix Petits Nègres désertique sous influence italienne. Le final semble pourtant dire que même le complaisant/frontal Winner sait quand il faut conclure. (http://www.dvdclassik.com/critique/les-collines-de-la-terreur-winner)                                                

7 commentaires:

  1. http://uptobox.com/tjt362voo3hc
    https://6evcoglw89.1fichier.com/
    https://e0byj0.1fichier.com/

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  2. quelques perles à voir aussi sans moderation:Terreur extra-terrestre avec Jack Palance et Martin Landau,Terreur au 13eme etage avec Stephen Dorff,Terreur sur la ligne avec Charles Durning,Terreur dans la ville avec John Wayne 1934,Et la terreur commence avec Jim Mitchum,Robert Carradine et Ray Milland Bon film

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    1. bonnes pistes ...à voir ...merci Fantomas

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  3. faute impardonnable j'ai oublié Terreur dans le Shangai Express avec Christopher Lee,Peter Cushing et Telly Savalas à bientot le controle de la toile et proche FANTOMAS....

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    1. Dispo ici : http://lazlokovaks.blogspot.fr/2015/09/telly-savalas.html , salut Fantomas !!

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  4. J'aime beaucoup "Chato's land", Bronson y est magistral.
    Sinon parmi quelques centaines de titres avec "terreur", je choisirais 'the terror" de Corman (mais bon,ça compte peut-être pas, vu qu'il a été traduit par "l'halluciné")c'est un pur chef-d’œuvre.
    Merci Corto

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    1. The terror ici : http://lazlokovaks.blogspot.fr/2015/05/roger-corman.html, merci Radis !!

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