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lundi 23 mai 2016

Sonny Stitt

Edward "Sonny" Stitt (2 février 1924 – 22 juillet 1982) est un saxophoniste de jazz de style bebop. Très prolifique, il a enregistré plus de 100 albums dans sa vie. Il a été surnommé le "Loup solitaire" par le critique de jazz Dan Morgenstern en raison de ses nombreuses tournées et de sa dévotion au jazz.Stitt est né à Boston dans le Massachusetts et a grandi à Saginaw dans le Michigan. Stitt était d'une famille de musiciens : son père enseignait la musique, son frère était pianiste classique, sa mère professeur de piano. Stitt a certes joué dans des orchestres swing mais surtout dans des orchestres bebop. Il faisait partie du big band de Tiny Bradshaw au début des années 1940. Stitt jouait du saxophone alto dans le big band de Billy Eckstine à côté de futurs pionniers du bebop comme Dexter Gordon et Gene Ammons de 1945 à 1949 quand il commença alors à jouer du saxophone ténor plus fréquemment. Plus tard, il a joué notamment avec Gene Ammons et Bud Powell. Stitt a purgé une peine à la prison de Lexington en 1948-49 pour trafic de drogue. Lorsqu'il jouait du saxophone ténor, Stitt semblait se libérer des critiques selon lesquelles il singeait le style du génie Charlie Parker.


                                


Quand le saxophoniste alto Gene Quill fut accusé par un journaliste de jazz de trop jouer comme Parker, il répliqua "Toi, essaie donc de l'imiter!". Stitt a toujours eu un son original au ténor, immédiatement identifiable. Dans les années 1950, il joua avec le musicien bebop Bud Powell et le saxophoniste ténor Eddie "Lockjaw" Davis et enregistra plusieurs albums pour le label émergeant Prestige Records et aussi pour Argo, Verve et Roost. On estime généralement que le jeu de Stitt est à son apogée sur ces enregistrements aujourd'hui rares. À la fin des années 1950, Stitt a expérimenté le jazz afro-cubain et on peut en écouter le fruit sur les enregistrements pour Roost et Verve sur lesquels il est associé avec Thad Jones et Chick Corea pour des interprétations latines de standards comme Autumn Leaves. Stitt a rejoint Miles Davis brièvement en 1960 et on peut l'entendre avec le quintet de 1960 sur les disques Live at Stockholm et En concert avec Europe 1 à l'Olympia à Paris, avec Wynton Kelly, Jimmy Cobb et Paul Chambers. Cependant, Miles le remercia en raison de son alcoolisme pour le remplacer par le saxophoniste ténor Hank Mobley. Puis Stitt a rendu hommage à Charlie Parker sur l'album "Stitt Plays Bird" avec Jim Hall à la guitare. Stitt a enregistré nombre d'enregistrements mémorables avec son ami le saxophoniste Gene Ammons.


                                


Ces enregistrements sont souvent considérés comme les meilleurs à la fois d'Ammons et de Stitt. La collaboration Ammons/Stitt sous cette forme à deux ténors est d'ailleurs une des meilleures de l'histoire du jazz, comparable à celles de Zoot Sims et d'Al Cohn et de Johnny Griffin avec Eddie "Lockjaw" Davis. Puis Stitt s'est tourné vers le jazz soul et a enregistré avec le saxophoniste ténor Booker Ervin sur l'album Soul People en 1964. Stitt a aussi enregistré dans les années 1960 avec le ténor fétiche de Duke Ellington, Paul Gonsalves. Dans les années 1970, Stitt a quelque peu ralenti sa production mais en 1972, il a tout de même produit un autre classique Tune Up, qui est encore aujourd'hui considéré par beaucoup de critiques de jazz tels Scott Yanow comme sa quintessence. Stitt a été l'un des premiers musiciens de jazz à expérimenter un saxophone électrique (l'instrument était appelé un Varitone), comme on peut l'entendre sur l'album Just The Way It Was - Live At The Left Bank, enregistré en 1971 et publié en 2000.(Wiki)


                                                 
Mélodiste inspiré et virtuose, Sonny Stitt n'aime rien tant qu'apporter sa touche personnelle aux chansons qui constituent le fonds du répertoire, en les enjolivant, en les parant de mille colliers et bijoux insoupçonnés. Contemporain de Charlie Parker à qui il a souvent été comparé, Sonny Stitt, s'il est un authentique bopper, de cœur comme de génération, ne peut se laisser réduire au premier rôle dans la catégorie des épigones parkériens, fût-il le plus doué. Formidable improvisateur, Stitt fourmille d'idées, et son art révèle une imagination quasi inépuisable. Et pourtant il est moins enclin au funambulisme que son brillant confrère, en particulier dans son placement rythmique, moins risqué que celui du Bird. Spécialiste du phrasé détaché, maître de l'ornement, Sonny Stitt semble en revanche toujours tout contrôler, ce qui lui permet de tenir la dragée haute à quelques furieux solistes, saxophonistes comme Gene Ammons, Stan Getz ou Sonny Rollins, ou trompettistes comme Dizzy Gillespie et Miles Davis. Si la qualité de sa palette sonore l'autorise aussi à se produire niché au sein de grandes formations, sur des arrangements conçus pour lui par Quincy Jones ou Ralph Burns, il tentera plus tard d'élargir son nuancier en adoptant le système électronique du Varitone, faisant en cela figure de pionnier, même s'il reviendra ensuite à la simplicité de l'instrument. Bonus 

1 commentaire:

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