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mardi 10 mai 2016

Richard Harris

Né à Limerick (Irlande) le 31 octobre 1930, Richard Harris rejoint en 1955 la London Academy of Music and Dramatic Arts. Après avoir étudié au Theatre Workshop de Joan Littlewood, il tient son premier rôle professionnel dans "The Quare Fellow", que suivront notamment : "L’Homme, la Bête et la Vertu" de Pirandello, "Vu du pont" d’Arthur Miller et "Macbeth", en tournée à travers la Russie et l’Europe de l’Est. Durant cette période, Harris tourne aussi dans le feuilleton télévisé "The Iron Harp" et participe à trois co-productions américano-britanniques : L'Epopée Dans L'Ombre, Cargaison Dangereuse et Les Combattants De La Nuit, respectivement interprétées par James Cagney, Gary Cooper et Robert Mitchum. Après un brillant retour à la scène dans "The Ginger Man" de J.P. Donleavy, Harris apparaît dans Les Canons De Navarone et tourne Les Révoltés Du Bounty aux côtés de Marlon Brando et Trevor Howard. En 1962, il tient la vedette du film Le Prix D'Un Homme de Lindsay Anderson, titre phare du jeune cinéma anglais qui le consacre sur la scène internationale.  Richard Harris a réalisé en 1972 Bloomfield, où il avait pour partenaire Romy Schneider, et a fait fonction de coproducteur exécutif sur La Revanche D'Un Homme Nommé Cheval et Echoes Of A Summer.  Vedette de plus de 70 films, Richard Harris a remporté le prix d'interprétation du Festival de Cannes 1963, accompagné une double citation à l’Oscar et au British Academy Award pour Le Prix D'Un Homme de Lindsay Anderson ; le Golden Globe du meilleur acteur pour son interprétation du roi Arthur dans Camelot de Joshua Logan ; une nomination au British Academy Award pour Terreur Sur Le Britannic de Richard Lester ; une citation à l'Oscar et au Golden Globe dans The Field de Jim Sheridan.(http://www.commeaucinema.com/personne/richard-harris,10147)



                               



Sorti au début de la grande vague des films catastrophes qui inondera les écrans au milieu des années 70, « Juggernaut » est pourtant différent du film catastrophe typique. C’est en grande partie dû à la patte de Richard Lester, alors nettement plus connu pour ses comédies débridées (Help!, How I Won the War, The Bed Sitting Room,…) et ce même s’il sortait tout juste d’un film d’action aventures très réussi (The Three Musketeers). Lester est pourtant arrivé tardivement sur « Juggernaut » à la demande de son ami producteur Denis O’Dell, et il commence le tournage alors qu’il n’a pas encore achevé son deuxième film adapté de Dumas (The Four Musketeers). Il trouve pourtant le temps de participer à la réécriture du scénario, et tourne le film en six semaines (au lieu des dix semaines prévues). Le film se déroule essentiellement en pleine mère sur le paquebot « TS Hamburg » qui avait été récemment racheté par l’Union Soviétique. Les scènes de tempête ont elles été filmées dans un bassin installé dans les studios de Pinewood.
« Juggernaut » est notamment remarquable par son refus d’utiliser la musique (sauf à la toute fin) afin d’accentuer le suspense. Comme souvent chez Lester, il glisse des images qui semblent presque volées (la scène du bal costumé où les passagers – alertés du danger – font semblant de s’amuser) et une bonne dose d’humour, ici particulièrement via le personnage de l’officier chargé de l’animation à bord, interprété par Roy Kinnear. Les personnages sont particulièrement intéressants (et changent radicalement des stéréotypes générant les sous intrigues mélo qu’on a l’habitude de croiser dans les films catastrophes). Le policier chargé de suivre le dossier le Supt. John McLeod (interprété par Anthony Hopkins) a également sa femme et ses deux enfants à bord. Au lieu de tirer sur la corde sensible, le scénario sous-entend que le couple est au plus mal, d’où une certaine distance (mêlée à un sentiment de culpabilité) chez McLeod.


           


Le personnage du directeur de la compagnie maritime Nicolas Porter (Ian Holm) n’est pas un homme d’affaires ultra libéral prêt à sacrifier la vie de ses passagers pour des raisons économiques. En fait il cède à la pression du gouvernement qui ne veut pas traiter avec des terroristes et préfère prendre des risques plutôt que de répondre aux exigences du maitre chanteur qui se fait appelé Juggernaut. Le commandant du paquebot (Omar Sharif) est remarquable par son sang froid mais aussi par une certaine froideur bien mise en évidence dans sa relation avec son amante (Shirley Knight). Pendant la première partie du film, Lester se concentre sur l’ambiance et l’intrigue qui se met en place, les personnages qui prennent vie. Lester nous montre la vie à bord du paquebot et propose une vision intéressante et humoristique des croisières pendant les seventies – avec des scènes très Tatiesques (Lester est un fan de Jacques Tati).


                   

Au second niveau de lecture, on devine sans trop de difficulté une critique assez acerbe de l’état de la société britannique de l’époque (jusque dans les motivations de Juggernaut).
La deuxième partie du film fait monter la pression une fois que les démineurs (menés par le colonel Fallon interprété par Richard Harris et Charlie joué par David Hemmings) embarquent à bord. Les scènes de déminage sont assez remarquables. Et le duo maitre-élève Richard Harris-David Hemmings efficace (même si ce dernier est plus un faire valoir qu’autre chose). Cette dernière partie repose en grande partie sur le dos du personnage du colonel Fallon et de sa relation avec son partenaire Charlie et le commandant de bord. « Juggernaut » vaut le coup d’oeil que vous soyez fan ou non des films catastrophes et de thrillers maritimes. C’est un film assez complexe qui peut être apprécié à plusieurs niveaux, l’un des meilleurs films de Richard Lester.(http://www.cinemaderien.fr/juggernaut-terreur-sur-le-britannic-1974/)



                               


Orca (1977) - L'orque est sans contestation possible l'animal le plus puissant à la surface du globe...et le plus rapide aussi! Appelè aussi « èpaulard » , c’ est un mammifère à sang chaud que l'on retrouve dans toutes les mers! Y compris à Petty Harbour, petite ville côtière de la province de Terre-Neuve-et-Labrador, au Canada, où le rèalisateur Michael Anderson dècide d'installer ses camèras! Solide metteur en scène britannique qui n'a d'autre ambition que de nous divertir, Anderson signe en cette annèe 1977 un excellent rècit d'aventures dans le genre lancè par le mythique "Jaws" deux ans auparavant! Avec un aspect de vengeance très prononcè, c'est du cinèma comme on l'aime, un affrontement entre le têtu (et inculte) Richard Harris et ce pauvre orque qui s'avère captivant du dèbut à la fin! Efficace et spectaculaire, l'histoire est souvent triste et la fausse couche de la femelle de l'orque sur le pont d'un bateau - qui ressemble à s'y mèprendre au foetus humain - est une scène particulièrement èprouvante! Dans un cri assourdissant, on partage ce malheur furtif sur fond de souffrance inextinguible! Les images qui peuplent la mèmoire de l'orque finissent par hanter la nôtre! La chose la plus ètonnante à propos de cet animal n'est ni sa douceur ni sa violence mais son intelligence (ne pas rater le cours de Charlotte Rampling où l'on en sait un peu plus sur ce magnifique mammifère marin). Autres bonnes nouvelles: la prèsence de Bo Derek (plâtrèe) et la belle musique d'Ennio Morricone...Deux ans après le requin tueur des "Dents de la mer", voici l'épaulard vengeur !


            


Trop souvent comparé au film de Spielberg, "Orca" en prend pourtant le contrepied et loin d'être un blockbuster, il se révèle un film intelligent et plein de mélancolie. Ici l'orque n'est méchant que parce que le pêcheur Nolan a tué sa femelle enceinte. Dès lors, il se lance à la poursuite de Nolan et fait tout pour lui faire reprendre la mer afin qu'ils puissent s'affronter. Présentant l'orque comme redoutablement intelligent, le film nous montre la bêtise de l'être humain qui ne comprend pas d'autres créatures à part elle-même. Nolan, qui se reconnaît dans l'épaulard car il a lui-même perdu sa femme enceinte dans un accident de voiture, accepte alors l'inévitable et part affronter l'orque. Le scénario est écrit de manière intelligente et évite le spectaculaire, faisant d'"Orca" une véritable tragédie, un film à part qui vaut le détour. Surtout que Nolan est interprété par Richard Harris et que Ennio Morricone signe une sublime partition.(Allociné)


                                                                       
Après le remake de KING KONG, Dino De Laurentiis semble vouloir continuer dans le genre animalier puisqu’il produit plus ou moins en même temps BISON BLANC et ORCA. Le premier narrant la chasse d’un mythique et puissant bison blanc (d’où le titre, ne cherchez pas plus loin !) et l’autre une histoire de vengeance maritime. L’influence du succès des DENTS DE LA MER n’est d’ailleurs certainement pas étrangère à la mise en chantier de ORCA. L’esthétique du navire du personnage principal et certaines péripéties ne sont pas sans rappeler le film de Steven Spielberg. Mais ORCA s’il ressemble beaucoup aux DENTS DE LA MER est aussi une sorte de variation sur le «Moby Dick» de Herman Melville adapté déjà plusieurs fois au cinéma dont la version la plus connue est celle que réalisa John Huston dans les années 50. L’orque épaulard terrorise donc une petite bourgade vivant essentiellement de la pêche avant qu’un affrontement ne se fasse en pleine mer entre un homme obsédé par la créature qui n’aspire qu’à se venger. Un concept tout droit hérité de l’imagination des spécialistes du scénario bis que sont Luciano Vincenzoni et surtout Sergio Donati. La filiation avec le cinéma de genre italien se poursuit d’ailleurs avec une partition musicale signée par Ennio Morricone.(http://www.devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=688&NamePage=orca)

1 commentaire:

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