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lundi 16 mai 2016

Les chimères de Kirk

"La femme aux chimères" est un film de 1950, connu également sous le nom de "Jeune fou à la trompette". Le rôle du trompettiste est joué par Kirk Douglas. Lauren Bacall et Doris Day se partagent les autres rôles principaux. L'histoire du film nous présente, l'apprentissage, l'ascension, la chute, et la résurrection d'un fou de trompette. Le film est lointainement  inspiré de la vie du trompettiste Bix Beiderbecke. Le début du film montre l'abandon du jeune garçon à lui même, et l'aide que lui apporte son instrument et la joie que cela lui donne. Les passages d'apprentissage par son maître Art Hazzard sont assez sympathiques, car Hollywood met les noirs en avant et de façon positives. Il faut se souvenir que montrer un jeune blanc recevant une éducation musicale de la part de personnes noires n'était pas forcément évident pour le Hollywood de cette époque. La ségrégation était encore présente dans de nombreux états en Amérique. Mais là, rien de tout ça. C'est simplement beau et magnifique. Le spectateur est invité à ne se poser aucune question. Le musicien noir, Art Hazzard est montré comme le détenteur d'une science parfaite de la musique. Il est donc parfaitement naturel qu'il enseigne la musique à son jeune élève. Il sera d'ailleurs la conscience du jeune homme tout le long du film et un homme tellement plein de paix et de sérénité qu'il ne peut que mettre le spectateur de son côté. Je pense qu'i faut vraiment tirer un coup de chapeau à Juano Hernandez pour son interprétation d'Art Hazzard.Pour permettre une plus grande crédibilité du personnage de Kirk Douglas, il lui a été adjoint Hoagy Carmichael, musicien et compositeur, qui fait le rôle de son compère et ami dans le film. Finalement, les ennuis vont commencer quand la trompette ne va plus être la réponse aux problèmes de notre héros, mais la cause. 



          

En effet, sa femme va vouloir faire chambre à part et va jalouser sa passion pour son instrument. Et ensuite, son mentor et maître Art Hazzard va disparaître prématurément et il va se rendre responsable de sa mort. La chute va être rapide, et l'amour pour la trompette va se transformer en haine. Il est d'ailleurs intéressant de noter que Lauren Baccal et Doris Day sont diamétralement opposées dans le film. Baccal représente la femme sensuelle, fatale et vénéneuse, et Doris Day la femme honnête et généreuse. La torture morale d'une femme qui ne le comprend pas, deviendra physique mais trouvera un dénouement heureux à la fin du métrage, avec une espèce de terreur musicale avant. On ne s'ennuie pas une seconde. Et la musique est de qualité, du moment qu'on aime le jazz. Et l'interprétation et la mise en scène sont de tout premier plan. Ce film est donc assez intéressant, et on pourrait l'inscrire dans la liste des films portant sur les artistes maudits ou incompris. Un très beau film. Un superbe hommage à un des plus flamboyants genres musicaux de tous les temps : le jazz. Le film qui s'inspire de la vie du trompettiste Bix Beiderbecke se révèle dès les premières minutes passionnant. 


                                

Michael Curtiz filme superbement l'ensemble et impose un rythme impeccable à son film. Quand à l'interprétation du quatuor Kirk Douglas-Lauren Bacall-Doris Day-Hoagy Carmichael, elle est totalement remarquable. Dommage donc que le happy-end ne soit pas du tout convaincant, autrement il reste un film énergique et très émouvant ce qui est largement suffisant pour accorder trois étoiles à ce film. Un film assez étincelant, et qui rend un très bel hommage à cette musique superbe qu'est le jazz. Sur fond de film (plus ou moins noir), Michael Curtiz, toujours aussi brillant derrière la caméra, nous offre un film assez somptueux, notamment grace à des personnages des plus approfondis, et des dialogues qui sonnent souvent justes. De plus, les interprètes sont brillantissimes, à commencer par Kirk Douglas, bouleversant. Et même si on on peut regretter une fin particulièrement invraisemblable, Cette Femme aux chimères n'en reste pas moins un film remarquable et très fort. Vraiment brillant. (http://hollywoodclassic.hautetfort.com/archive/2012/10/08/la-femme-aux-chimeres-young-man-with-a-horn-1950.html)    


                                 

Parce que la postérité associe encore trop systématiquement le nom de Billy Wilder au registre de la comédie (plus ou moins) sophistiquée, Le Gouffre aux chimères fait souvent office d’aberration. Comment ce cinéaste, réputé pour son espièglerie et son esprit mondain, capable d’insuffler de la légèreté ou une ironie aiguë même dans ses récits les plus dramatiques, a pu réaliser un film aussi dur, aussi sombre, aussi cruel (et aussi lucide) sur les tréfonds de l’âme humaine demeure un mystère dont beaucoup d’exégètes ne savent pas vraiment comment s’acquitter. A tel point que le film, dans plusieurs biographies, est traité à part, voire carrément escamoté. L’occasion nous est donc belle, ici, de remettre en lumière - une lumière noire, autant le prévenir tout de suite - une œuvre magistrale, tout à fait cohérente avec la filmographie de son génial auteur en ce qu’elle s’avère, tout bien pesé, l’une de ses plus violemment personnelles. A la genèse du Gouffre aux chimères, il y a une rupture, sobre mais douloureuse dans la mesure où les deux partis ne prendront jamais le temps de s’avouer leurs griefs : la séparation du couple Wilder/Brackett, fidèles complices depuis 1938, c'est-à-dire antérieurement au début de la carrière américaine de Wilder. En réalité, Wilder avait commencé à travailler sur son projet suivant, sans Charles Brackett, avant même d’avoir annoncé à celui-ci sa décision de rompre leur collaboration : dès octobre 1949, il avait entamé des recherches sur un sujet que lui avait soumis un jeune auteur de radio d’une vingtaine d’années, Walter Newman (scénariste quelques années plus tard de L’Homme au bras d’or d’Otto Preminger). 


   
    
Celui-ci s’inspirait de deux faits-divers qui avaient marqué l’Amérique quelques années plus tôt. Le premier (d’ailleurs évoqué par Tatum dans le film) eut lieu en 1925 : Floyd Collins, propriétaire d’une grotte appelée The Crystal Cave, se trouva piégé à l’intérieur de celle-ci suite à un éboulement. Un journaliste local, William Burke Miller, surnommé Skeets, participa aux manœuvres de sauvetage en même temps qu’il couvrait l’évènement pour le Louisville Courier-Journal. Collins mourut dans la grotte, mais la nation entière avait eu le temps de se passionner pour son destin tragique, et Skeets en remporta en 1926 un Prix Pulitzer. Surtout, à la périphérie des opérations de secours, la lâcheté ou la cupidité de certains protagonistes fut révélées : un sauveteur missionné pour apporter de la nourriture à Collins, salué comme un héros, avoua ne pas être allé jusqu’à la victime et avoir caché les denrées dans des anfractuosités de la roche ; le propre frère de Collins, Homer, annonça au moment même de la mort de celui-ci qu’il avait décidé de monter un spectacle ambulant payant racontant son histoire...   


                 

L’autre histoire eut lieu en avril 1949, dans la banlieue de Los Angeles, au sud de Pasadena. Une fillette de trois ans, Kathy Fiscus, tomba dans un puits abandonné, suscitant l’émotion collective. A peine une heure après sa chute, une opération d’envergure avait été élaborée et des centaines de badauds s’étaient déjà attroupés pour suivre son déroulement. Pendant plusieurs jours, des ouvriers creusèrent un tunnel parallèle au puits pour rejoindre la petite, mais des personnalités plus improbables les unes que les autres se portèrent également volontaires pour participer à l’effort collectif : des mineurs apportèrent leur expertise, des studios de cinéma offrirent des projecteurs, des jockeys proposèrent leur gabarit réduit, tout comme la troupe de nains d’un cirque voisin ! Quand les secours attinrent la fillette, celle-ci était morte, et la foule hétéroclite se dispersa. Comme beaucoup de monde, Billy Wilder se souvenait de ces histoires et il se souvenait aussi de sa propre expérience : dans les années 20, à Vienne, il avait été journaliste, spécialisé notamment dans les faits-divers. (  http://www.dvdclassik.com/critique/le-gouffre-aux-chimeres-wilder)                           

1 commentaire:

  1. http://uptobox.com/yb3sm06kdb8i
    https://1fichier.com/?4ntzzhv91v

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