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dimanche 15 mai 2016

Leora Dana

Leora Dana est une actrice américaine, née le 1er avril 1923 à New York (États-Unis) et décédée le 13 décembre 1983 d'un cancer, dans la même ville.Leora Dana commença sa carrière à la télévision en 1950 et ne cessa de tourner dans de nombreuses séries jusqu'en 1980. Elle fut l'épouse de Kurt Kasznar.Bien qu’elle ne fit que 19 films, ceux-ci furent tous excellents. Un des films dans lequel elle apparut est « Comme un torrent » (1958), dans lequel elle incarnait Agnes Hirsh, la femme parvenue d’un petit bijoutier de village, joué par Arthur Kennedy qui ne supportait pas le frère de son mari, joué par Frank Sinatra. Seconds rôles appropriés dans des films comme : « 3h10 pour Yuma » (1957), « Diables au soleil » (1958) et « Pollyanna » (1960), y interprétant la femme du prêtre, joué par Karl Malden. Parmi ses autres films l’on trouve : « Le Groupe » (1966), « L’étrangleur de Boston » (1968), « Change of Habit » (1969) et « Shoot the Moon » (1981).  Leora Dana apparut aussi dans un rôle récurrent sur la longue série dramatique journalière, « Another World » et en 1976, elle interpréta la vieille Abigail Adams dans la série en 13 parties « The Adams Chronicles » (Kathryn Walker étant la jeune Abigail).(http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=14455)


                                 

Kings Go Forth (1958) - C'est un bien sympathique film que ce petit opus davesien qui se passe during the WWII in the French Riviera. Un casting de beaux gosses, Sinatra, Tony Curtis, une donzelle dans tout l'éclat de ses vingt printemps, Nathalie Wood, a real French touch (dès le générique, on reconnaît les magnifiques poteaux électriques frenchy qui ont fait notre gloire dans le monde entier : c'est en effet tourné "on location" à Nice et à Villefranche-sur-mer - avec de vrais Français qui parle un vrai français), une musique d'Elmer Bernstein plutôt entraînante, bref autant d'éléments qui permettent de passer un bon moment. Alors oui, it’s true, le scénar est loin d'être la trouvaille du siècle : Sinatra tombe amoureux de Wood, qui préfère le jeune Curtis, qui n'a pas plus de parole que le mime Marceau... Sinatra et Curtis sont associés lors d'une mission suicide dans un village occupé par les Boches : ça sent le règlement de compte entre les deux frères ennemis... ou pas. C'est la guerre mais le visage de Sinatra s'éclaire que la Wood sort du bois - ou de sa maison cossue. Les bombes peuvent bien tomber autour du bunker qu'il tient avec sa troupe sur les sommets de la ville, une fois par semaine, il revoit sa douce - et cela lui suffit amplement pour lui donner envie de rester en vie. Il tique un peu lorsqu'elle lui annonce que son père est black (« black is beautiful » avait encore du chemin à faire…) mais le Frank règle rapidement le compte à ses stupides préjugés pour revenir dans le giron de la belle… Et Curtis avec sa trompette et son regard d'épagneul breton vit la charmante Nathalie. Sinatra n'a même pas le temps dire "ouf" que le Tony lui souffle sa promise... Romantic time, of course, lorsque le Curtis roule des pelles à la Wood au clair de lune. Sinatra ravale sa fierté, est prêt à jouer au garçon d’honneur mais le Tony n'a pas intérêt non plus à déconner. Et forcément il déconne, de la pire des façons…


           

Dommage que le rôle de Wood soit un peu fade, dommage que les discussions entre les deux hommes manquent un peu de testostérone, dommage que le Daves déroule sans vraiment chercher à nous surprendre. L'ultime mission s'annonce couillue mais là encore on reste un peu sur sa faim - les deux hommes dans leur tour qui assistent plus qu'ils ne participent réellement à cette tuerie, un peu facile tout ça tout ça. Reste l'événement tragique et l'épisode dramatique qui tentent de nous cueillir sur le fil. On a quand même du mal de verser notre petite larme finale et ce malgré les grands yeux chagrin de Nathalie Wood qui sont un appel à l'humidité. Un film relativement méconnu malgré son casting de rêve et son tournage en France qui lui donne un indéniable cachet. A découvrir donc, forcément, même si les westerns tournés précédemment par Daves planent loin au-dessus. Si au début le réalisateur délaisse un peu vite le coté psychologique de la guerre, il y reviendra vers la fin. Il se concentre davantage sur ces histoires d'amours ainsi que le thème de métissage et des préjugés raciaux (notamment à travers une scène très dure et crue où il est question de refus de s'engager ou d'aller loin, quitte à mentir et être cruel avec cette jeune femme).


                                  


La vision de nos deux militaire est différente et reflète bien d'un certain mode de pensé de cette époque (Américain), où l'un voit en cette femme qu'un amusement quand l'autre se perd dans certains souvenir, toujours difficile avec les noirs. Et le pire c'est que cette femme est blanche, ce sont ces racines qui ne le sont pas ! La fin est bien réussite, que ce soit les scènes de guerre, ou d'après-guerre. Le réalisateur évite soigneusement toute caricature ou cliché. La mise en scène n'est pas grandiose, et on voit notamment sur certains plans les images de fond, mais c'est sans importance car ce n'est pas répétitif ou gênant. Coté acteur, il y a bien évidemment la jeune et mignonne Natalie Wood, qui joue parfaitement son rôle même si ce n'est pas là qu'elle montre l'étendue de son talent (elle jouera des rôles plus complexe par la suite). Elle arrive bien à faire passer les émotions de cette jeune femme, passant de la joie, du bonheur... aux malheurs et à la chute. Tony Curtis, dans un rôle moins comique qu'il avait l'habitude de faire au moment du tournage de ce film est plutôt bon. Il arrive à être crédible. Mais il se fait dominer par un Frank Sinatra superbe, tout en retenu quand il le faut et capable de s'énerver. Il est parfait dans un rôle pas facile à jouer. Ce "Kings go Forth" traduit en " Les diables au soleil" est vraiment bien fait. Ce n'est pas un chef d'œuvre, mais il a le mérite d'aborder des thèmes intéressants et toujours difficile à évoquer...(shangols et Allociné)


               


Pollyanna est un formidable film Disney, David Swift signe un film d'une légèreté et d'une tendresse incroyable, criant de vérité malgré l'innocence du ton. D'une durée incroyable pour un film live Disney (2H08 tout de même!), heureusement on ne ressent jamais la longueur, c'est prenant et terriblement sympathique. Le scénario est bon, accrocheur et extrêmement intelligent, les personnages sont clichés, mais de joli clichés, ils sont beaux et attachants, les acteurs sont étonnamment bons, Hayley Mills est très bonne, Jane Wyman est magnifique, Richard Egan est bon, Karl Malden est extrêmement, Nancy Olson est toujours juste, Adolphe Menjou et Agnes Moorehead sont parfaits, Kevin Corcoran est époustouflant, la mise en scène est pleine d'inventivité, dynamique et efficace, les gags sont drôles et les dialogues en plus d'être drôle sont malin et d'une superbe profondeur, la photographie de Russell Harlan est splendide, Paul J. Smith signe une B.O. magistrale, elle est terriblement entraînante, les décors d'Emile Kuri sont somptueux, Walter Plunkett a crée de magnifique costume. Pollyanna est un régal pour les yeux et pour les oreilles, c'est aussi 2H08 de pur bonheur. En plus d'être extrêmement attachant Pollyanna est très malin et est surtout criant de vérité, ce qui est tout de même rare chez Disney. David Swift signe un film drôle, attachant, malin, splendide, sincère, humain et terriblement vrai. À voir de toute urgences. Un bon film, c'est coloré et les paysages et images sont assez sympas. Les personnages sont bien construits et sont tous attachants notamment grâce aux effets que chacun à un effet sur l'autre. Par exemple, Pollyanna a un impact sur tout le monde. Les acteurs sont formidables. Les relations familiales sont originales et plaisantes.


          


De l'émotion et de l'humour, trop peu dosé mais ça donne un charme au film. Des scènes plaisantes (quand Pollyanna "tire" à la canne à pêche). Par contre il y a quelques longueurs. Une bonne BO, de jolies costumes. A voir. Pollyanna est jouée par une talentueuse Hayley Mills, auréolée très justement d'un Oscar pour sa performance dans sa  toute première participation à une production Disney. La jeune comédienne rayonne de joie de vivre et conquit au fil du film toujours un peu plus le spectateur. Pollyanna est sans conteste un des meilleurs films "live" des studios Disney avec 20000 lieux sous les mers. Mais, à la différence de ce dernier, il reste un classique peu connu en France, sa distribution étant restée confidentielle pour de bien obscures raisons. Alors, courez voir Pollyanna ! (http://www.chroniquedisney.fr/film/1960-pollyanna.htm)                                       

2 commentaires:

  1. https://dayrn8.1fichier.com/
    https://unzbsjhwvc.1fichier.com/

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  2. Très sympa ce "Pollyanna". Le genre de film un poil désuet que l'on regarde avec un air béat.
    Merci Corto

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