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dimanche 8 mai 2016

Judy Garland

Repérée par la Metro Goldwyn Mayer (MGM), Garland y entre sous contrat dès 1935 et incarne le rôle de Dorothy dans Le Magicien d’Oz (1939), de Victor Fleming, qui sera son plus grand succès international. Sa relation avec le studio sera toujours compliquée : elle ne correspond pas aux canons de beauté associés aux premiers rôles féminins (Louis B. Mayer, le cofondateur de la MGM, l’appelait, non sans cruauté, « ma petite bossue »), de sorte qu’elle joue surtout dans des films musicaux dans lesquels ses dons comiques font souvent merveille. Le studio continue de lui fournir des « remontants » et des « calmants » pour lui faire tenir le rythme effréné des tournages. Mais, au cours de sa carrière, l’absorption de plus en plus massive de ces adjuvants la fait arriver en retard ou s’absenter. On le tolère tant que Garland est une vedette ; mais, en 1950, alors que sa carrière décline, la MGM la laisse tomber.Judy Garland tournera encore quelques films, mais c’est surtout la chanteuse que le monde applaudit. Elle se produit en Angleterre notamment, où elle est adulée. Les Américains la reverront à la télévision, dans The Judy Garland Show (1963-1964), qu’elle accepte d’animer pour rembourser ses dettes.(http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2015/12/18/judy-garland-une-vie-de-melo_4834842_1655027.html)


                             



Publié en 1900, Le magicien d’Oz émanant de la plume de L. Frank Baum contient déjà en lui les germes d’une future transposition sur grand écran. Sauf que le cinéma, alors encore au stade du balbutiement, ne constitue alors qu’une curiosité qui tend doucement à se développer en parallèle de l’univers théâtral donc il emprunte les codes et le fixisme, n’exploitant toujours pas la capacité cinématique que permettent le projecteur et ses multiples améliorations. En 1902 naît une comédie musicale éponyme qui gagnera un succès rapide l’emmenant sur les planches de Broadway. Il faudra attendre 1908 pour que les personnages créés par Baum et largement développés depuis dans les nombreux compléments littéraires fournis depuis par l’auteur ne connaissent la joie de la toile blanche. Une adaptation qui en entraînera de nombreuses autres sous l’ère du muet aujourd’hui perdues dont seule subsiste la version de 1925 dans laquelle on retrouve Oliver Hardy du célèbre duo de comiques.Louis B. Mayer décide de créer à son tour, à partir de l’œuvre gigantesque de Baum, une superproduction dont seule la grande Hollywood a le secret, une fable enfantine calquée sur Blanche-Neige et les sept nains échafaudé deux ans auparavant par le savant créateur d’univers qu’est Walt Disney. Pour ce faire, il convoque le techniciens alors à sa portée : Mervyn Le Roy occupe la chaire de producteur tandis que Richard Thorpe, cinéaste émérite des aventures d’un Johnny Weissmuller en pleine jungle pour le compte de la MGM, est appelé à la réalisation. 


   
   
       

Mais le tournage du métrage s’avère riche en rebondissements et pas une journée ne se produit sans heurts. Des mésaventures qui auront tôt fait d’alimenter les légendes urbaines largement amplifiées par des ragots et rumeurs qui vont bon train dans les couloirs hollywoodiens. Après une quinzaine de jours de tournage, LeRoy, insatisfait des rushes, remercie Thorpe qui est remplacé par Cukor. Celui-ci a tout juste le temps de donner une nouvelle orientation à l’œuvre qu’il est déjà rappelé par Selznick pour rejoindre le plateau d’Autant en emporte le vent. Finalement, le projet échoit dans les mains expertes de Victor Fleming, fervent admirateur du roman qui semble avoir une vision similaire à celle de son producteur. 


                  



Il faudra enfin compter sur King Vidor qui apportera également sa pierre à l’édifice en dirigeant la séquence où Judy Garland entonne son Over the rainbow, scène qui se voit ajoutée au montage final deux jours avant la présentation officielle du film au Grauman’s Chinese Theatre sur Hollywood Boulevard. Le magicien d’Oz, en outre d’une paternité assez complexe, fut le théâtre de nombre d’accidents durant son tournage. Margaret Hamilton, l’interprète de la Méchante sorcière de l’Est, est brûlée au deuxième degré suite à l’interaction de fumées toxiques et de son maquillage composé à base de cuivre. Jack Haley qui campe L’homme de fer se voit quant à lui asphyxié par la poudre d’aluminium qui recouvre son visage. Les nains Munchkins sèment la zizanie sur le plateau et déversent sur l’équipe technique leurs sautes d’humeur provoquées par une ingestion continue d’alcool. 


                                      
                                

Une genèse compliquée qui dote le métrage d’une aura mystérieuse que les contemporains n’ont cessé d’accentuer en attribuant nombre d’anecdotes plus capillotractées les unes que les autres. Des anecdotes aussi diverses et hyperboliques que les nombreuses et variées interprétations politiques dont souffrira l’œuvre dès sa sortie. Symbole de la société américaine pré-1900 selon le professeur en sciences économiques Littlefield (le magicien campant un McKinley absurde tandis que la sorcière représente le pouvoir des banques opprimant les prolétaires dont l’Epouvantail et l’Homme de fer sont les plus crédibles représentants) ou de la dérive hitlérienne pour d’autres (difficile tout de même de voir les traits d’Adolf sous le maquillage verdâtre de la sorcière), Le magicien d’Oz nourrit une avidité explicative et interprétative toujours pas atténuée.
Bonus :

                                   



Pourtant, l’œuvre bâtarde que Fleming partage avec quelques collaborateurs malheureux se passe aisément de toute interprétation pour ne subsister que pour et par elle-même et constituer au final l’un des spectacles les plus éblouissants de cette première moitié de siècle. Un spectacle à la moralisation certes naïve, œuvre familiale oblige, qui compile purement et simplement personnages attachants, décors fantasmés, mélodies entraînantes et recourt à un Technicolor d’autant plus tape-à-l’œil qu’il est opposé au sépia de l’entame du métrage. Une distinction chromatique amenant à l’éternelle symbolisation de l’american dream que constitue la Cité D’Emeraude, sorte de New York onirique (la verticalité du bâtiment l’atteste) où la quête de chacun devient possible et où l’accomplissement de soi n’est plus un leurre.(https://www.cinemafantastique.net/Critique-de-Le-magicien-d-Oz.html)


                                   


Comme "Ziegfeld Follies" ou "ma vie est une chanson", la pluie qui chante est une grande réunion d'acteur chanteur et danseur ( Frank Sinatra, Judy Garland, Kathryn Grayson, June Allyson, Lena Horne) et même une petite apparition avec Cyd Charisse et un caméo avec la nageuse Esther Williams. En plus d'avoir des acteurs connus, il y a des chansons connues : "Smoke Gets in Your Eyes", " A fine Romance", "Leave it to Jane" et bien sur la comédie musicale Show Boats avec le fameux "Ol' man river" chanté par Frank Sinatra en final. D'ailleurs, le final est impressionnant comme celui de "Ziegfeld Girl" avec un décor imposant et des costumes luxueux. On constate aussi que c'est Vincente Minelli qui dirige les scènes avec sa femme Judy Garland et que le numéro sous la pluie a inspiré celui de "Singing in the rain". Uniquement pour les amateurs de comédies musicales. C'est une bio de l'excellent auteur de chansons Jerome Kern ('Long ago and far away', 'A fine romance', 'Old man river'), le scénario est sans grand intérêt ; ce sont donc les numéros musicaux qui attirent l'attention, dont quelques uns vraiment bons, ainsi que les jolis costumes. L'occasion aussi de voir se croiser quelques grandes stars du musical : Judy Garland, Lucille Bremer, Kathryn Grayson, Lena Horn, June Allyson, Van Johnson, et même Frank Sinatra. Ceci dit, c'est un film très mineur. Cette comédie musicale devait marquer la fin de la carrière de la danseuse Lucille Bremer, et c'est bien dommage. Ici, son duo avec Van Johnson est ce qui a de plus réussi dans ce film autrement assez ennuyeux, une biographie pesante d'un grand compositeur. Elle n'était pas aussi jolie que d'autres (Charisse, Garland, Ellen...) et c'est sans doute pour cela que le public l'a boudée. Mais la grâce, elle l'avait sans aucun doute. Patrick Brion, dans son beau livre "La Comédie musicale", crie avec les loups en disant que si "Yolanda et le voleur" n'est pas parfait, c'est à cause de cette actrice. Il manque parfois de discernement.


     

          
La Pluie Qui Chante est un biopic à l'ancienne, réalisé à une époque où l'on ne cherchait pas à tout prix la fêlure caractérisant quelqu'un et où on ne voyait aucun inconvénient à faire intervenir de gros élèments de fiction. Nous rejoignons donc Jerome Kern à la première de son plus grand succès : Show Boat. Dans sa voiture, il demande à son chauffeur de faire un détour jusqu'au lieu de sa rencontre avec James Hessler, un arrangeur qui deviendra son meilleur ami. L'occasion pour Jerry de raconter sa success story.
Et le moins qu'on puisse dire, c'est que tout réussi à Jerry Kern : le succès est rapide et confirmé dans le temps, son mariage est heureux, son amitié avec Hessler est fidèle et sans rivalité. Et pourtant bien des embûches croisent sa carrière dès ses débuts, mais toutes sont surmontées en un éclair. Par exemple, alors que le principal producteur de Broadway s'apprête enfin à acheter un spectacle au compositeur, celui-ci périt dans un paquebot coulé par les Allemands... par chance, dans la même scène, un chèque arrive et c'est un autre promoteur qui lance la carrière de Kern à New York : « The Show must go on ! » On le comprend aisément, en dehors de quelques minutes en seconde partie du métrage relativement plus graves qui évoque la mort ou l'œuvre inachevée, tout dans La Pluie Qui Chante est à la gloire de Jerome Kern.( http://www.senscritique.com/film/La_Pluie_qui_chante/critique/13695502)                                        

3 commentaires:

  1. https://kj0tj6.1fichier.com/
    Livre audio : http://uptobox.com/t4xt66kp5da5
    Bd : http://bitshare.com/files/hmlnof1x/OzPaniT1.rar.html
    https://kj50rqqs53.1fichier.com/

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  2. j'adore la version du magicien d'oz de 1925 surement parce qu'elle est muette

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    1. Pareil pour le Fantomas de feuillade ...

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