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mercredi 25 mai 2016

John Fraser


John Fraser, né le à Glasgow, est un acteur écossais. John Fraser commence sa carrière en 1952, dans la série TV Kidnapping et il obtient son premier grand rôle l'année suivante dans The Good Beginning puis on le vera dans Titanic (1953) Les Briseurs de barrages (1955), Les Fanfares de la gloire (1960), Les Pirates de la nuit (1961) ou Schizo (1976). Fraser a aussi joué dans plusieurs séries TV comme Columbo (1972) Doctor Who (1981) ou Brigade volante, il a mis fin à sa carrière en 1996. John Fraser a publié ses mémoires en 2004, ou il raconte sa vie d'homosexuel et ses amitiés avec certains acteurs.
(Wiki)



                    

Dans le monde ténébreux de la criminalité, Jack l'Eventreur n'a jamais été retrouvé. Le mystère de son identité reste entier, il est donc naturel qu'il soit adapté au grand écran avec des versions aussi différentes qu'intéressantes.
Jack l'Eventreur est également entré dans la légende populaire, dans l'imagerie collective. On lui octroie alors des adversaires diverses. Dans A STUDY IN TERROR, le célèbre éventreur rencontre une autre figure de notre culture, Sherlock Holmes. Et il n'a pas été le seul. MEURTRE PAR DECRET pose également les deux mythes en adversaires farouches. Dans le fourmillement des personnalités du meurtrier possibles, MEURTRE PAR DECRET privilégiait la piste des liens avec la famille royale et Sherlock Holmes nous apparaissait comme très complexe puisqu'il participait au complot dusilence afin de sauver la couronne. Dans STUDY IN TERROR, c'est encore une autre piste qui est exploitée, à mi-chemin entre le chirurgien et la noblesse. Entre les deux, le cœur de James Hill a dû balancer alors finalement il a compilé.


         


Nous avons donc ici un terreau commun, un Jack l'Eventreur aux compétences très poussées et aux victimes bien choisies. Cependant, ses mobiles restent bien obscurs. Un large panel de meurtriers possibles défile devant nos yeux. Sherlock Holmes et son indécrottable compagnon Watson rencontrent une foule de personnes diverses. Certaines ont l'air de cacher bien des choses, d'autres d'en savoir plus qu'elles n'en disent. Pour étoffer l'enquête, le réalisateur n'hésite pas à rendre la silhouette du tueur, là au loin, dans l'ombre, bien androgyne. Il joue ainsi avecle spectateur qui finalement ne sait plus trop quoi croire. Par ce jeu, le film lorgne vers les gialli et autres Edgar Wallace. Mais qui se cache derrière le tueur finalement ? Et quand l'enquête avance, on va de surprise en surprise.

Le film louche également vers le règlement de compte social avec un médecin bien présent, qui passe ses nuits à soigner les indigents dans son hospice et qui harangue la foule la journée. Dans une belle tirade, il remercie Jack l'Eventreur de ses méfaits car ainsi les yeux de tous sont braqués sur la misère de Whitechapel. Un tel discours fait de lui un suspect potentiel très crédible. Mais Sherlock Holmes ne s'y laisse pas prendre et c'est avec toute la classe qui le caractérise qu'il nous lance sur une autre piste. A ce propos, John Neville est largement à la hauteur de son rôle. D'aucuns pensent que Peter Cushing a incarné avec un tel brio le personnage de Conan Doyle que les autres ne seraient que de pâles imitations. Eh bien John Neville les contredira de manière éhontée et incarne le célèbre personnage avec crédibilité. Naturellement, sa prestation est parfaite et celle des autres protagonistes de l'histoire également. 


                                


Sherlock a par exemple un frère et les relations qu'ils entretiennent, leurs échanges verbaux ressemblent à un irrésistible ballet. Dans une atmosphère pesante, une touche d'humour est toujours la bienvenue.
Outre l'intérêt de l'histoire, le réalisateur parsème son propos d'images fortes, d'idées très intéressantes. Nous retiendrons en particulier l'annonce d'une femme, au centre de l'intrigue, défigurée au vitriol. Nous attendons sa rencontre avec ferveur. Elle est à la hauteur de nos attentes, d'autant plus que Sherlock Holmes souligne qu'un visage ravagé peut cacher une âme elle aussi détruite et qui réinvente l'histoire. Que nous a alors apporté cette rencontre ?


Les meurtres sont relativement sobres, à part le premier, très joli. La fille est jetée dans une sorte d'abreuvoir et le couteau plonge encore et encore. La caméra filme les mouvements assassins sous l'eau et c'est très beau. Pour conclure, SHERLOCK HOLMES CONTRE JACK L'EVENTREUR est très plaisant à suivre. Il campe des personnages complexes et intéressants. Il propose une autre version que celle de From hell, certainement moins spectaculaire et scandaleuse mais finalement, qui ira dire qu'elle n'est pas crédible, aux dernières nouvelles, Jack l'Eventreur n'a jamais été démasqué.(http://www.sueursfroides.fr/critique/sherlock-holmes-contre-jack-l-eventreur-280)


                            


Curieux film que cet Isadora, mélange de téléfilm romanesque de l'après-midi, grande oeuvre torturée sous psychotropes et hommage timide à l'une des plus importantes danseuses de tous les temps. Singulier aussi que son réalisateur, Karel Reisz, un amoureux du réalisme, ait choisi de peindre le portrait d'une artiste fantaisiste et plutôt en dehors des réalités. Singulier mais finalement logique, puisque l'auteur de Morgan avait pour but avoué de casser les conventions, et rompre avec un certain académisme du cinéma britannique. Il en va de même d'Isadora, film anti-conventionnel au traitement audacieux, qui ne révolutionne ni le biopic ni le cinéma mais se met au service total du personnage qu'il dépeint. Isadora, c'est donc Isadora Duncan, celle par qui la danse moderne et contemporaine est née. La danseuse aux pieds nus, qui se rêvait en renouveau du modèle des figures antiques grecques et n'était vêtue que de légers voiles. La femme de tête, furieusement libre, qui dansait partout et tout le temps, pour qui "danser, c'est vivre". Celle qui tombait amoureuse aussi vite qu'une Bugatti file dans la nuit ; celle qui aimait les drapés et les foulards et mourut étranglée par l'un d'eux, pris dans les roues de ladite Bugatti. Isadora s'attache surtout à montrer une femme multiple. Isadora danseuse, Isadora mère, Isadora féministe, Isadora sympathisante communiste : toutes ses facettes se retrouvent dans le film, sorte de patchwork habile mais parfois fourre-tout de ce qu'a pu être Duncan.Difficile aujourd’hui de voir le film de Reisz à la lumière de ce qu’il était à l’origine : une œuvre-fleuve de près de trois heures, apparemment plus bordélique, plus jusqu’au-boutiste encore. Le major Universal précipite sa sortie fin décembre 1968, dans une seule salle de Los Angeles, pour qu’il puisse concourir aux Oscars cette année-là. Vanessa Redgrave sera bien nommée à la statuette (elle perd face à Barbra Streisand et Katherine Hepburn), mais pas avant que le Los Angeles Time n’ait eu le temps de torpiller le film, incompris à sa sortie. Paniqué, le studio le ramène sur le banc de montage, l’ampute de quarante bonnes minutes, avant de le ressortir le 27 avril 1969 dans une nouvelle version, plus édulcorée (quelques scènes de nu trop explicites passent à la trappe) et sous un nouveau titre. C’est ainsi que The loves of Isadora Duncan, nom plus générique et aux accents de produit télé, tombe presque immédiatement dans l’oubli. Malgré tout, Universal donne la permission à Reisz d’emmener son film au festival de Cannes 1969, d’où Redgrave repartira auréolée du prix de la meilleure actrice.


   

Dans les années 1990, Isadora fait un dernier tour de piste en director’s cut, directement exploité en VHS. Puis se fait à nouveau oublier. Voilà pour la petite histoire d’un film un peu maudit, presque saboté avant d'être né.Une dizaine d’années avant Isadora, Karel Reisz fonde, avec Lindsay Anderson et Tony Richardson, le mouvement de film documentaire Free Cinema, dont le but était de s’ancrer dans la réalité des situations dépeintes, rompant ainsi avec la tradition conventionnelle du cinéma anglais des années 1950. A propos de ce courant, il déclare : « Nous travaillons hors du cadre habituel de l'industrie et nous avons en commun des préoccupations sociales que nous tentons d'exprimer dans nos films. » C’est ainsi que naissent Momma Don't Allow (1955), consacré au goût de la musique jazz dans certains milieux ouvriers, Samedi soir, dimanche matin (1961), sur l’ennui du dimanche après-midi dans les quartiers ouvriers (encore), et surtout Morgan (1966), qui évoque de manière humoristique un cas de folie inspiré par King Kong, au cours d'un divorce qui tourne mal.


                              

Vanessa Redgrave y tient déjà le rôle principal féminin, et remporte son premier prix d’interprétation au Festival de Cannes et une nomination à l’Oscar, devenant du même coup une star internationale.sadora vient donc rompre un cycle social et ouvrier entamé depuis quelques années par Karel Reisz.  Pour autant, il diffère par bien des aspects d'un certain nombre d'autres biopics, souvent plus pompiers, à la ligne très claire et à la chronologie précisément respectée. Pas question pour Reisz de suivre un schéma préfabriqué : il jette dans Isadora tout ce qui le passionne chez Duncan, et particulièrement dans son autobiographie de 1928, Ma vie, dont le film est tiré. Ce qui marque le plus, c'est à quel point le réalisateur s'intéresse davantage à la femme qu'à l'artiste, là où un biopic tend d'habitude à souligner l'apport culturel de son personnage central. Reisz, lui, fait alterner scènes dans le présent et flash-backs à un rythme effréné, parfois confus, qui a le mérite de bien transmettre le tourbillon certain qu'était la vie d'Isadora Duncan, mais qui peut prendre des allures de trip illuminé à qui ne connaîtrait rien à l'histoire de la chorégraphe. A l'inverse, facile pour le spectateur familier du travail de la danseuse et du langage chorégraphique en général de trouver le film trop oublieux de l'héritage laissé par la prêtresse de la danse contemporaine.(http://www.iletaitunefoislecinema.com/chronique/4864/isadora-the-loves-of-isadora-karel-reisz-1968)

1 commentaire:

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