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dimanche 8 mai 2016

Jean-Pierre Kalfon


Jean-Pierre Kalfon, destiné à des études de médecine, fugue de chez ses parents alors qu'il est encore adolescent, pour se rendre en Belgique. Rebelle à toute autorité, il préfère traîner dans les rues et jouer de la guitare devant les bistrots pour gagner sa vie. Après un bref passage derrière les barreaux, le jeune homme décide de rentrer en France où là encore, il enchaîne les petits boulots : de l'école de déco aux cours de théâtre, il devient un temps danseur aux Folies Bergères. A la fin des années 50, Kalfon abandonne les froufrous et adopte définitivement la scène, puisqu'il s'inscrit aux cours Dullin. Il incarne ensuite Jésus Christ dans Barabas, joue sous la houlette de Jean Vilar, au TNP, où il côtoie Gérard Philippe, et Alain Cuny et où il découvre les grands auteurs classiques. Pourtant, dans les années 60, c'est vers un cinéma et un théâtre résolument underground qu'il va se tourner, devenant un pilier d'un trio avec Bulle Ogier et Pierre Clémenti, ses éternels acolytes. C'est la grande époque «sex, drug & rock'n'roll» de l'acteur, qui débute parallèlement à l'écran sous la direction de José Bénazéraf dans un polar noir, La Drogue du vice, où il incarne un gangster sombre et tourmenté déclamant du Shakespeare... Kalfon passe au cinéma dans une adaptation de la pièce culte Les Idoles, puis se teint la moustache en vert par pur esprit de provocation et se retrouve choriste pour Jacques Higelin. Antistar, anticarriériste, l'acteur traverse toutes les périodes. Figure de proue incontestable de l'underground parisien dans les années 70, il consacre, parallèlement à sa carrière de comédien, beaucoup de temps et d'énergie à ses groupes de rock successifs, accompagné de sa bande, La Coupole, connue également pour ses excès en tous genres.


                              

C’est un film dans lequel on se dit des trucs comme ça : « Ne vous mettez pas martel en tête », « Voilà le topo » ou encore « Les pieds dans l’eau, c’est pas souvent en montagne. » Et puis soudain : « Mes bagages arriveront quand je partirai. » Serait-ce un message codé, le secret de l’œuvre discrètement révélé ? Il pourrait alors se résumer ainsi : le personnage de Fanny Ardant bouge si vite que tout le reste (le sens, le sérieux, le drame, les hommes…) aura toujours une bonne longueur de retard, n’apparaissant sur la scène que quand elle l’a déjà quittée. Mais reprenons les choses au début. Comme le racontent Antoine de Baecque et Serge Toubiana dans leur biographie de François Truffaut parue en 1996 chez Gallimard, Vivement dimanche ! est né d’une vision. Celle, lors du montage de La Femme d’à côté, d’une séquence dans laquelle l’allure de Fanny Ardant évoquait furieusement celle d’une héroïne de film noir. Elle en deviendra donc franchement une, avec imper, talons hauts et regard préoccupé-frondeur derrière les essuie-glaces en voiture (c’est la nuit, c’est la pluie) dans le film suivant du grand homme, qui sera son dernier. Ardant y est Barbara, la secrétaire de l’agent immobilier Jean-Louis Trintignant qui est suspecté d’un meurtre, puis d’un deuxième, et ce n’est que le début de cette folie. Elle se change rapidement en enquêtrice, Bogart et Bacall fusionnés, et, tiens, sur son temps libre, est aussi une actrice. « Nous sommes des amateurs », réplique-t-elle fort justement à son metteur en scène qui leur reproche, à elle et à ses camarades encostumés débordant de bonnes intentions, de ne pas se montrer assez « professionnels ».


   

Là, ce pourrait aussi bien être le film qui nous parle, histoire de détourner préventivement les attaques de ceux qui lui reprocheraient, au hasard, son manque de vraisemblance, ses incohérences ou ses délicieuses embardées hors-sujet – sur les écoles Pigier, le café bien chaud et, mon dieu, quelqu’un va-t-il faire quelque chose contre cette fuite d’eau ? Nous sommes des amateurs, c’est-à-dire des gens qui aiment – et sûrement pas les prisonniers volontaires d’un triste savoir-faire. Autant dire que si, en matière de film noir, Vivement dimanche ! est du genre lettré, il n’a vraiment rien de l’exercice de style corseté. Des cinq « polars » de Truffaut (avant lui vinrent Tirez sur le pianiste, La mariée était en noir, La Sirène du Mississipi et Une belle fille comme moi), c’est même le plus rieur, le plus facétieux – ne pas en déduire, bien sûr, qu’il s’agit d’une œuvre approximative. Avant tout, Vivement dimanche ! est un film dans lequel il y a du jeu, et dans tous les sens du terme. 


                                   

Un film d’acteur (d’actrice, d’abord, bien sûr, c’est dingue comme Fanny A. scintille dans le noir), un film sur ce que c’est de choisir ou d’accepter un rôle (au travail, en amour…) et sur les manières de se l’approprier. Un film, naturellement, dans lequel Truffaut se joue et s’amuse des conventions, entre hommage à la série B hollywoodienne et décalque franchouillard azuréen – nous sommes dans le sud de la France et ça s’entend même si la Méditerranée demeure invisible. Mais s’il y a du jeu, comme en mécanique, c’est que toutes les pièces ne sont pas définitivement fixées à leur place. Ça bouge, ça frotte, ça trébuche, ça se touche, ça danse. « Mais qu’est-ce qui vous arrive ? », demande Trintignant, éberlué, à Ardant qui vient de l’embrasser (pour détourner d’eux l’attention des policiers qui surgissent dans une rue obscure). « J’ai vu faire ça au cinéma », lui répond-elle. Plus tard, chez les flics, accusé, c’est lui qui s’écrira : « Il doit bien y avoir dans cette putain de ville un autre petit garçon qui a refusé de grandir. » Oui. C’est un film comme ça.




Un film de Jean-Louis Richard d'après la bande dessinée de Milon Manara avec Jean-Pierre Kalfon et Florence Guérin. Un petit film bien sympathique, les motivations des uns et des autres sont assez confuses mais on s'en fout un peu., ce qui nous intéresse c'est de savoir comment Jean-Pierre Kalfon alias le docteur Fez va transformer la prude Claudia Cristiani (Florence Guérin) en nymphomane et il faut bien avouer que cette dernière ne s'en sort pas mal du tout. Rien d’exceptionnel mais se laisse regarder avec plaisir.Le succès remporté par la sulfureuse bande dessinée de Manara, "Le déclic", invite son auteur à le porter à l'écran! il se charge de l'adaptation, dessine tous les plans du film, et Jean-Louis Richard le réalise! Bien que le scénario ait dû ruser avec la censure, il garde malgré tout un ton coquin et très libertin! Claudia est une femme très renfermée, prude et repousse les avances d'un docteur! Fou de rage, celui-ci expérimente sa nouvelle invention sur elle! Dès qu'il actionne le déclic d'une boîte électronique, la belle Claudia ne se contrôle plus et doit satisfaire immédiatement ses pulsions sexuelles avec des situations cocasses à la clé! Aux côtés de Florence Guérin, étonnante en poupée frigide gagnée par le vice, Jean-Pierre Kalfon interprète le professeur pervers dans ce film ou le mauvais goût cède le pas à l'humour et le vice à la polissonnerie! Ni bon ni mauvais... Le déclic est un film vraiment pas convaincant. Il dispose certes de bonnes idées, mais bon, elles sont tout de même tirées d’une source préalable, et visuellement, le résultat est une forte déception. Le casting est passable. Les acteurs ne sont pas foncièrement mauvais, même s’ils ne retiennent pas l’attention outre mesure. Aucun n’est franchement enthousiasmant, même si Florence Guérin est certes charmante, et se débrouille finalement plutôt bien dans son rôle, pas si aisé que cela.



   


Jean-Pierre Kalfon est un peu fade, et de manière générale d’ailleurs, les acteurs ne sont pas vraiment dans le ton du film. Ils sont trop sobres, trop discrets, alors que le sujet se prêtait à une comédie loufoque et farfelue, ce qu’elle n’est finalement pas. Le scénario part donc sur une idée intéressante et plutôt prometteuse. Au final le film est très superficiel, exploitant son sujet par le petit bout de la lorgnette. Les gags sont assez lourdauds et répétitifs, l’histoire n’avance guère, s’apparentant par moment à un mauvais vaudeville, d’autre fois à du Max Pécas. Le rythme présente des hauts et des bas, et même si quelques moments font sourire, en particulier grâce à une Florence Guérin investie, le résultat est très loin d’être à la hauteur de l’enjeu. Visuellement, Le déclic est là aussi plutôt décevant. La mise en scène n’offre vraiment pas grand-chose de bon. Elle est paresseuse, la caméra bouge mal, Jean-Louis Richard n’a aucun talent pour filmer les passages un peu polissons.


                                  


Au final c’est vraiment du très basique. La photographie elle non plus n’offre pas grand-chose. Il y a quelques décors de qualité, mais malheureusement gâchés par une totale absence d’esthétisme. Si Richard avait eu du carton pâte, on se dit qu’il aurait fait exactement la même chose qu’avec ses décors naturels. C’est regrettable. L’érotisme du film est vraiment très soft. Franchement il n’a rien de choquant, se limitant globalement à une femme à demi-nue, ou nue poursuivant de pauvres malheureux (ironie, bien sur, car Florence Guérin est vraiment une très jolie femme). Enfin musicalement il n’y a rien à retenir de particulier. En fait le Déclic aurait pu être un film coquin franchement drôle. Il y avait de quoi faire une comédie farfelue et sexy qui aurait facilement pu s’imposer comme un classique du genre. Pourtant non. Le film apparait comme définitivement paresseux, superficiel, avec des ambitions de bac à sable. Il tire quelques sourires, il bénéficie du jeu de Florence Guérin, il y a un ou deux moments réussis, mais sur la durée les points négatifs sont vraiment beaucoup plus nombreux. Je donne 1, ma sévérité étant accentuée par le fait que ce film avait une matière première déjà toute faite. (Allociné)


                

Que j'aime quand des films se démarquent des productions totalement typiques de leurs pays. Et Dieu sait si la France s'est enfermée dans une forme de cinéma dans laquelle elle a bien du mal à s'en sortir. C'est donc avec joie que l'on peut déjà accueillir l'oeuvre de Samuel Benchetrit, tout jeune cinéaste, qui nous concocte déjà une très belle affiche, où l'on voit sa femme poser en donnant le sein à un bébé. Je dois bien avouer que je suis sorti sous le charme de ce film, qui propose énormément de qualités même si les défauts sont présents. Premièrement, J'ai toujours rêvé d'être un gangster propose plein d'allusions au cinéma d'antan. Le muet tout d'abord, avec une part spéciale réservée pour Chaplin dont la fin de cette oeuvre-ci est une référence directe à l'un de ses films. Plus précisément aux Temps Modernes. Un très bel hommage est également rendu à La Jetée de Chris Marker. De plus, ils s'intègrent assez bien dans le film. Un autre atout de l'oeuvre, c'est qu'elle est composée de plusieurs petites histoires, indépendantes l'une de l'autre, qui viennent peut-être à se croiser de temps en temps, sans trop s'influer mutuellement. Quatre histoires différentes dont le seul point commun, c'est le fameux resto-route. Quelques loosers dans cette affaire, comme la serveuse qui a tenté de braquer ce restaurant. Le client qu'elle sert qui est sur le point de le faire ou encore ces deux hommes qui kidnappent une jeune fille, qui cherche à tout prix à se suicider. C'est sûrement cette histoire-ci qui m'a e plus touché. Une pointe d'humour burlesque et surtout un trio de personnages très attachants. Bouli Lanners et Serge Larivière y sont remarquables. La jeune Selma El Mouissi est une petite jolie découverte, attachante aussi. Il faut voir si elle percera dans le milieu. 


   

Les deux autres histoires sont celles de deux chanteurs qui parlent d'un titre que l'autre aurait volé. Formidable moment entre le regretté Alain Bashung et Arno, qui a un sens de la formule bien à lui. La dernière histoire est celle de gangsters nostalgiques qui se retrouvent. Je regrette que Benchetrit n'ait pas un peu plus insisté sur l'histoire vécue par les personnages de Lanners, Larivière et El Mouissi. C'est un film assez intimiste qui montre des hommes, avec leurs nostalgies, leurs défauts et leur volonté de s'en sortir. Avec un humour qui est fort présent. Autres défauts, le film est fait avec deux sous. Quelques images qui sautent (peut-être volontaires vu la référence au muet), faux raccords et le récit est parfois un peu trop décousu. C'est par moment un peu inégal mais rien de bien grave. J'ai toujours rêvé d'être un gangster est une très agréable surprise, bien au-dessus du niveau actuel du cinéma hexagonal.(Batman 1985)

3 commentaires:

  1. https://1fichier.com/?yvlpj99b11
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  2. il est aussi très bon dans le rôle de Rocky Malone chanteur has been dans Rue barbare et dans Total western où il joue le rôle de Ludo un tueur bien barré

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    1. En streaming ici : http://www.voirfilms.org/rue-barbare.htm et
      ici : http://www.libertyland.tv/films/streaming/2123-total-western.html

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