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samedi 21 mai 2016

Jane Wyatt

Jane Wyatt  débute au cinéma en 1934 en signant un contrat avec la société Universal et tourne sous la direction de James Whale «One more river», adapté de l’œuvre du Britannique John Galsworthy. Elle épouse un an plus tard Edgar Bethune Ward, un courtier en bourse. En 1936, elle est «prêtée» à la Columbia. Dirigée par Franck Capra dans «Les horizons perdus», elle donne la réplique à Ronald Colman qui joue un diplomate britannique perdu avec ses compagnons de voyage dans une vallée isolée de l’Himalaya à la suite d’un accident d’avion. Jane Wyatt, petite jeune femme dynamique à la diction parfaite gagne alors les faveurs du public. Elle retrouve de nouveau les studios dans les années quarante où elle apparaît dans des films aux thèmes variés: une comédie comme «Kisses for Breakfast» (1941) déjà réalisé au cinéma par Yves Mirande; un western «Hurricane Smith» (1941) avec Ray Middleton dans le rôle titre; et un film de guerre qui rappelle que les Etats-Unis viennent de rentrer en guerre: «La marine triomphe» (1942) de A. Edward Sutherland, avec Pat O’Brien et George Murphy. En 1944, Miss Wyatt a pour partenaire Cary Grant dans une adaptation d’un roman à succès de Richard Llewellyn qui a pour cadre un quartier populaire londonien «Rien qu’un cœur solitaire» de Clifford Odets. Trois ans plus tard, elle joue avec Gregory Peck dans «Le mur invisible» (1947), sous la direction de Elia Kazan.(http://www.cineartistes.com/fiche-Jane+Wyatt.html?PHPSESSID=8b5e2101d73a24db12389a3e7485be9e)



                              

Classique du film noir à la morale acide, ce polar raconte bien la vie de ces commercants-artisans à qui l'ont a tout pris à l'aube de la seconde guerre mondiale, vivants bien souvent aux frontières d'une capitale inexistante & forcés d'envisager des métiers secondaires pour vivre ou survivre: une sorte de sombre célébration, ou Hollywood s'oublie.Le fils prodigue Cary Grant cherche la rédemption dans ce mélo théâtral de Clifford Odets, l'un des auteurs dramatiques les plus rèputès des annèes 30! Quelques longueurs qui font place aux bavardages et une mise en scène académique ne nuisent en rien l'histoire qui nimbe parfois le réalisme de poésie! Grant est très bien, c'est indéniable (même si on n'a du mal à l'imaginer vagabond), mais dans le rôle de la mère malade qui se tue au travail, Ethel Barrymore remporte de façon calamiteuse l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle laissant Angela Lansbury pour « Hantise » sur le carreau! Désespoir d’une femme misérable qui n’hésite pas à pratiquer le recel pour assurer l'avenir de son fiston où l’on reste finalement à la surface des choses sans être ravagé d’émotion! Petit et bien que peu photogénique, Barry Fitzgerald remonte heureusement le niveau dans les seconds plans! Mais c'est la composition à fleur de peau de Jane Wyatt qui retient surtout l'attention même si son personnage est malheureusement très secondaire! Où est cette vie dont parlent les livres ? Quand le monde sortira t-il de sa nuit ? Quand l'âme humaine se relèvera t-elle ? Le soir dans "None But the Lonely Heart" a d'étranges èchos et le monde ici a besoin de bonheur! il ne reste plus qu'à Ernie Mott / Cary Grant de se battre pour une vie qu'on espère meilleure...  

                                           
                     


Mélodrame parfois très lourd, au scénario déséquilibré et à la mise en scène pas très inspirée (Clifford Odets n’est pas un cinéaste et cela se voit très vite), ce film n’a qu’un intérêt : montrer que Cary Grant aurait pu jouer des rôles tragiques avec le même talent que celui dont il fait preuve dans les comédies qu’il a interprétées tout au long de sa carrière. Il aurait suffi pour cela que Rien qu’un cœur solitaire soit une réussite...(http://www.senscritique.com/film/Rien_qu_un_coeur_solitaire/critique/24048962)


                               


Boomerang (1947) -Passionnant de bout en bout, partant d'un simple fait divers, kazan nous gratifie d'une belle peinture des moeurs de l'époque, accompagné d'une critique de la société, sous couvert d'un thriller très bien rythmé.Que demander de plus. les acteurs sont tous excellents, bien que les femmes aient un rôle vraiment mineur. a voir absolument.  Le troisième long-métrage d'Elia Kazan, "Boomerang !", inspiré du style néo-réaliste italien, a pour cadre un gros bourg du Connecticut! Le scénario du film s'inspire d'un fait divers réel: le meurtre resté impuni d'un pasteur, en 1924! Comme le crime a eu lieu dans une période préélectorale, les notables de la ville jouent de leur influence pour que le suspect soit promptement condamné, quitte à commettre une injustice; mais le State Attorney tiendra bon face à toutes les pressions! Ce beau parti parti pris vériste ne pouvait que convenir à Kazan qui put tourner cette histoire authentique sur les lieux mêmes de l'action (ou presque), mêlant des gens de la ville à de solides acteurs comme Dana Andrews, Arthur Kennedy et Lee J Cobb... Une passionnante critique de la société américaine et de sa justice ! Même si ce n'est pas le meilleur film d'Elia Kazan, il faut reconnaître que dans ce film, le réalisateur sait très bien distiller ses effets tout au long du déroulement de l'intrigue. L'excellent Dana Andrews quand à lui livre une excellente interprétation. Un très bon film.  Troisième film dans la carrière de Kazan qui réalise un film, basé sur des faits réels, très "propre" autour d'un procureur ricain qui, malgré les diverses pressions politiciennes, cherche à faire triompher the Justice.


   


Un meurtre rapidement exposé - celui d'un homme de religion qui faisait l'unanimité au sein de sa communauté -, un assassin en fuite et la police qui patauge... Les journalistes se lâchent, la pression de l'opinion publique qui augmente et des politiciens qui ont besoin coûte de coûte de mettre la main sur un coupable pour sauver la face. On finit par mettre la main sur un certain John Waldron que tout accuse (des témoins qui affirment le reconnaître, sa présence avérée dans le quartier au moment du meurtre, sa connaissance du Père, la possession d'une arme de même calibre que celle utilisée lors du meurtre, sa fuite hors de l'Etat...) : le chef de la Police (le rhinocéros blond Lee J. Cobb) parvient à lui extorquer des aveux (au bout de 3000 heures d'interrogatoire sans dormir, généralement tu craques, faut dire) et le procureur n'a plus qu'à mener "à bien" son taff (entendre la mise en accusation du présumé coupable) pour décrocher un poste de Gouverneur que lui font miroiter les politiciens locaux... Seulement voilà, on le sait depuis longtemps, Dana Andrews est un type bien, honnête et droit, qui n'est pas du genre à galvauder l'idée même de la Justice. Même s'il joue contre ses propres intérêts et il prêt à démontrer que les différents chefs d'accusation ne reposent pas sur grand chose.( http://shangols.canalblog.com/archives/2011/04/02/20790544.html)  
Bonus : 
                                  

1 commentaire:

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    https://dailysubs.net/imdb/37135/8741790
    https://archive.org/download/Boomerang1947Ntsc/Boomerang_1947_ntsc.mpg
    http://www.opensubtitles.org/fr/subtitles/5570391/boomerang-fr

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