.

.

jeudi 26 mai 2016

Gustav von Seyffertitz

Émigré en 1895 aux États-Unis, Gustav von Seyffertitz y débute comme metteur en scène au théâtre en 1897, à Broadway (New York). Il exerce là jusqu'en 1916 (parfois comme acteur), sur des pièces et une comédie musicale (en 1911). Puis il se déplace à Hollywood, où il apparaît au cinéma à partir de 1917 (notamment dans La Petite Princesse de Marshall Neilan, avec Mary Pickford). Il contribue en tout à cent-dix neuf films américains (majoritairement muets, une cinquantaine étant parlants) jusqu'en 1939. Parmi ses cinq derniers films sortis cette année-là, citons Le Fils de Frankenstein de Rowland V. Lee (avec Basil Rathbone, Boris Karloff et Béla Lugosi). L'un de ses rôles notables est celui du professeur Moriarty dans Sherlock Holmes d'Albert Parker (avec John Barrymore interprétant le rôle-titre et Roland Young personnifiant le docteur Watson), version sortie en 1922. En janvier de cette même année, il obtient la citoyenneté américaine. Parmi ses autres films, mentionnons La Belle Ténébreuse de Fred Niblo (1928, avec Greta Garbo), The Canary Murder Case de Malcolm St. Clair et Frank Tuttle (1929, avec William Powell — déjà croisé dans Sherlock Holmes — et Louise Brooks), Agent X 27 de Josef von Sternberg (1931, avec Marlène Dietrich), ou encore Marie-Antoinette de W. S. Van Dyke (1938, avec Norma Shearer dans le rôle-titre). Notons aussi sa contribution à quatre films muets de Cecil B. DeMille, en 1917 et 1918, dont L'Échange (en) (1918, avec Elliott Dexter et Florence Vidor). En outre, Gustav von Seyffertitz réalise quatre films muets, le premier étant Le Jardin secret (1919), avec Lila Lee. Les trois autres, sortis en 1921, ont pour vedette Alice Calhoun.(Wiki)


                              


Sherlock Holmes contre Moriarty (Sherlock Holmes) est un film muet américain réalisé par Albert Parker, sorti en 1922. L'intrigue du film s'inspire de la pièce de théâtre de 1899 écrite et jouée par William Gillette, tout en y ajoutant des modifications importantes.
Alors étudiant à l'Université de Cambridge, Sherlock Holmes rencontre le docteur Watson qui l'amène à sa première enquête, sur un vol dont est soupçonné le prince Alexis. En même temps que le véritable auteur, Holmes découvre que l'opération est conduite par le professeur Moriarty. Quelques années après, désormais installé à Londres, au 221B Baker Street, Holmes retrouve le prince Alexis qui lui demande d'enquêter sur un chantage dont il est victime, de la part de Moriarty, qui détient la correspondance échangée entre Alice Faulkner et sa sœur Rose. Cette dernière, ancienne fiancée du prince, s'est suicidée lorsqu'il l'a éconduite...
Ce film, un temps réputé perdu, durait 136 min à l'origine, d'après la wikipedia anglophone.  Selon "The Best Moving Pictures of 1922-1923" (Robert E. Sherwood, Ed.), la date de sortie serait le 29 octobre 1922, tel que c'est signalé sur Silent Era (Cf. lien externe).  Roland Young débute au cinéma dans ce film.  William Powell débute également au cinéma dans ce film (où il est crédité William H. Powell).(Wiki)



   


La transition entre le cinéma muet et l’ère du parlant voit les productions s’adonner à l’envi au jeu du remake afin de recycler les titres qui firent leur succès du temps où le silence était d’or. The Bat de Roland West, énorme succès dès sa sortie, n’échappe
pas à la règle et fait l’objet d’un refaisage quatre ans après sous la houlette du même cinéaste. The bat est à l’origine une adaptation d’une pièce de Mary Roberts Rinehart, The Circular Staircase, publiée en 1908 et transposée en collaboration avec Avery Hopwood, immense dramaturge qui œuvre à en produire des adaptations fidèles pour les salles obscures. La pièce connaît un immense succès de 1917 à 1920 aux Etats-Unis et l’histoire, après une première version courte réalisée en 1915 par Edward LeSaint, renoue forcément avec le septième art pour s’imposer dans un registre en vogue, celui du récit à suspense ici formidablement mêlé à la comédie vaudevillienne. La forme théâtrale originelle entraîne l’œuvre à en adopter une mise en scène assez proche composée de plans larges fixes dans lesquels évoluent une kyrielle de personnages contraints de déverser leurs flots de répliques délirantes pour faire avancer l’enquête. Pourtant, à l’inverse, la mise en scène de West arbore une maestria incomparable et empile les moments de bravoure filmiques d’un point de vue technique : armé d’une caméra mobile qu’il a lui-même payée et recourant à l’utilisation d’une grue articulée, West multiplie travellings horizontaux et verticaux, signant de véritables prouesses techniques qui se voient malheureusement souvent confinées à asseoir au mieux les décors dans lesquels gesticulent les comédiens.
Une fluidité filmique qui ne trouve pas de correspondance au sein de l’intrigue elle-même. Gangrénée par une multitude de personnages à la limite de l’identifiable pour certains qui courent et bondissent en tous sens sur trois étages dans une infinité de pièces parées de trappes dissimulées et de trompe-l’œil en tous genres, l’histoire se résume à un whodunit magistralement mené en ce sens que les cartes sont sans cesse redistribuées au sein de cette faune dont les agissements individuels amènent inexorablement chaque protagoniste à être tour à tour suspect et victime.


   


L’énigme gagne ainsi en épaisseur au fil de l’œuvre, suite à une accumulation de figures et de
détails qui recouvrent tantôt une certaine importance et tantôt ne constituent que de simples impostures dévoyantes, au point de devenir une invitation à la danse pour le spectateur qui assemble pêle-mêle les incalculables pièces d’un puzzle rendu incomplet dès l’entame. Ainsi, lorsque le dénouement point, la révélation n’en est que plus forte et légitime à elle seule la demande finale adressée au public afin de les prier de ne pas tomber dans une délation précoce qui ruinerait l’intérêt de leur entourage pour le métrage. Une pratique peu commune exercée par le truchement d’une scène théâtrale, dernière évocation de l’univers originel de The bat, qui termine de consacrer The bat whispers comme une œuvre novatrice à défaut d’être pleinement convaincante de bout en bout.


                 


Avançant une énigme volontairement brumeuse, The bat whispers se pose en exemple-type des transpositions policières des Agatha Christie et autres Simenon qui vont dominer le genre policier durant de longues années. Cluedo gigantesque empli de passages souterrains et de placards tournants, The bat whispers se distingue essentiellement des métrages concurrents par son étonnante grammaire cinématographique, rendue par un formidable 65mm que les emplois expressionnistes de West magnifient considérablement. Ancêtre du Batman de Bob Kane, le meurtrier arbore à l’instar de son descendant comic indirect une double personnalité lugubre et une signature vestimentaire (une immense cape qui reflète sur les parois une ombre de chauve-souris) reconnaissable entre mille.(http://www.cinemafantastique.net/Bat-whispers-The.html)

3 commentaires:

  1. dans le genre acteur oublié tu devrais faire un article sur JOHN UNLUCKY acteur né en 1856 et mort en 1894 pas de bol un an avant l'invention du cinema sinon je pense qu'il aurait été un excellent comédien

    RépondreSupprimer
  2. https://archive.org/download/SherlockHolmessilent1922/Sherlock%20Holmes%20(silent)%20(1922).mp4

    RépondreSupprimer
  3. http://globcdn.com/redirector.php?hash=aHR0cDovL3IyLS0tc24tYWI1bDZuemQuZ29vZ2xldmlkZW8uY29tL3ZpZGVvcGxheWJhY2s/bG10PTE0NjAwNzEwMjYwMTE3NTUmcmF0ZWJ5cGFzcz15ZXMmaXBiaXRzPTAmZmV4cD05NDA3MDYwJTJDOTQxNjEyNiUyQzk0MTY4OTElMkM5NDIyNTk2JTJDOTQyODM5OCUyQzk0MzEwMTIlMkM5NDMzMDk2JTJDOTQzMzM4MCUyQzk0MzM5NDYlMkM5NDM1NTI2JTJDOTQzNTg3NiUyQzk0MzcwNjYlMkM5NDM3NTUzJTJDOTQzNzc0MiUyQzk0Mzg2NjMlMkM5NDM5NjUyJTJDOTQ0MDM3NSZuaD1JZ3B3Y2pBekxteG5ZVEEzS2dreE1qY3VNQzR3TGpFJmR1cj01MDg0LjAwOSZpbml0Y3duZGJwcz0yMjM3NTAwJnNvdXJjZT15b3V0dWJlJnNpZ25hdHVyZT04MUQ4MjU5NkJFNUQwRjk2NEFBNTY5RkRDNzNGMjAxQjg3NzA1N0VDLjkxMkNBNzZEOTM3MTcyRjhFQjc0QzRDRDAyRTU0MTFEMENERjAxNDkmaXRhZz0xOCZ1cG49NmozTVRrblhhSmcma2V5PXl0NiZleHBpcmU9MTQ2Nzg5Njg4NiZtbj1zbi1hYjVsNm56ZCZpcD0yNjA0JTNBYTg4MCUzQTgwMCUzQTEwJTNBJTNBNGFlJTNBNTAwMSZtbT0zMSZzdmVyPTMmcGw9NjQmaWQ9by1BTFYwRFdld3RGM2lFbnNtbjR6SXc0U0xmdDhYVGdzYTY5bWNITkZsZS1sciZtaW1lPXZpZGVvJTJGbXA0Jm12PW0mbXQ9MTQ2Nzg3NTA5MSZzcGFyYW1zPWR1ciUyQ2lkJTJDaW5pdGN3bmRicHMlMkNpcCUyQ2lwYml0cyUyQ2l0YWclMkNsbXQlMkNtaW1lJTJDbW0lMkNtbiUyQ21zJTJDbXYlMkNuaCUyQ3BsJTJDcmF0ZWJ5cGFzcyUyQ3NvdXJjZSUyQ3VwbiUyQ2V4cGlyZSZtcz1hdSZzaWduYXR1cmU9&id=m6vRzyM2wxM

    RépondreSupprimer