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vendredi 13 mai 2016

Don Murray

Fils d'un employé de la Fox, il fera ses débuts et pas des moindres en 1956 aux côtés de Marilyn Monroe dans le très inégal Bus stop de Joshua Logan. Il balance une certaine nonchalance qui est très sympathique et plait quelque peu au public. De son premier mariage en 1956 avec l'actice Hope Lange,Don Murray a eu 2 enfants.  Le 1er,Christopher Paton Murray est né le 19 mars 1957  . Il est lui aussi acteur . Il a eu un petit role dans le 6ème épisode(Le refuge) de la 1ère saison de Côte ouest.Il s'agit de l'épisode où Lucy vient rendre visite à ses parents.Lors d'une fête organisée chez le couple Ward,la fille de Valène et Gary s'amusent avec 3 jeunes gens. Chrispher Murray est l'un d'eux.Après cette courte apparition dans la série,il a poursuivit une carrière d'acteur et est apparu dans divers séries. Le 2ème enfant né du 1er mariage de Don Murray,est une fille .Patricia Elda Murray est née le 1er février 1958. Elle aussi est apparue dans Côte ouest, dans l'épisode 13 de la saison 2...(mumu2901)

                 

l'affiche américaine, hot!
"Bus stop" - "Arrêt d'autobus" en français mais ça le fait moins, non ? - ,  un film de 1956 réalisé par Joshua Logan (1908-1988) à qui l'on doit aussi "Mister Roberts" avec Henry Fonda, "Picnic" avec William Holden ou "Sayonara" avec Marlon Brando, Logan qui était aussi (et surtout) metteur en scène à Broadway; justement ce film est une adaptation de la pièce à succès "People in the wind" jouée l'année précédente à Broadway.
Un film qui arrive après « 7 ans de réflexion », et...comment? 7 ans ça fait long ? Ah, non , on s'est mal comprit, un film qui arrive après le film "7 ans de réflexion" dans la carrière de Marilyn, film qui a rapporté gros, 8 millions de Dollars de recettes au Box office . Marilyn en a profité pour négocier un nouveau contrat avec la 20th Century Fox, 100.000 dollars par film + 500 par semaine pour "frais divers" + droit de regard sur les scenar, le réalisateur et le directeur de la photo..
« Bus stop » est le premier film qu'elle tourne à ces nouvelles conditions, Marilyn a aussi imposé sur le tournage une conseillère perso, Paula Strasberg, une mégère qui va faire tourner réalisateur et techniciens en bourrique, ils la surnomment "la sorcière"....
Sur le plan sentimental, Marilyn a divorcé de son joueur de base ball et flirte avec l'écrivain Arthur Miller, qu'elle épousera en Juin de cette même année 1956.
Mais tout cela est de l'histoire connue alors revenons en au film lui même :
Bo, un jeune cow-boy extraverti jamais sorti de son ranch du Montana "monte" à la grande ville (Phoenix, Arizona) prendre part à un grand rodéo avec son ami Virgil, qui lui met dans la tête l'idée de se trouver une femme par la même occasion. Les voila parti dans ce fameux bus. Le problème est que notre jeune ami, les femmes, ces êtres bizarres, il n'en a vu pour l'instant qu'en photos et ne sais pas vraiment comment ça s'attrape, enfin il a bien une petite idée : "c'est comme les taureaux, on ne leur demande pas leur avis pour les ligoter".


            
  
Et Marilyn là dedans me direz vous?
Voila,  voila.  Elle campe Cherie une entraîneuse-chanteuse dans un tripot  pour cow-boys à Phoenix, plus entraîneuse que chanteuse d'ailleurs, même si elle y croit , rêvant d' Hollywood et de célébrité. Et c'est là que leur chemin vont se croiser et le cow-boy tomber amoureux de la belle au premier regard et lui proposer de la ramener dans ses bagages, négligeant un petit détail : Cherie ne se voit pas du tout en fermière du Montana; mais aller expliquer ça à un cow-boy plus têtu qu'une mule! Surtout qu'il a gagné le grand prix du rodéo, déjà qu'il avait le melon avant !  Elle n'arrive pas à se débarrasser de l'encombrant "fiancé"  qui va jusqu'à la capturer au lasso pour la faire monter dans le bus du retour !




Un tel comportement machiste dans une série américaine de nos jours lui vaudrait le gnouf direct ainsi qu'une flopée d'avocats aux fesses ! La fin va être assez prévisible, le car se retrouve bloqué par la neige à un relais, un "bus stop", "chez Grace" (jouée par Betty Field ). Le chauffeur lassé de ces histoires met une raclée à l'amoureux pour qu'il lâche la demoiselle, celui ci comprend la leçon et se transforme en agneau prévenant , qui fait finalement fondre Marilyn qui accepte de le suivre...Bon que ressortir de tout ça, déjà c'est un bon moment de cinoche, distrayant, pas un chef d’œuvre c'est certain, sans doute plus taillé pour le théâtre que pour un long métrage. Le trait est un peu exagéré, à  dessein, mais l’exubérance de Bo lasse un peu et la fin est  cousue de fil blanc. 



                                 



Marilyn s'en tire plutôt bien, dans son personnage de paumée, de fille de petite vertu désabusée  mais à la candeur touchante (au fait pourquoi diable l'ont ils enfarinée ainsi, elle est d'une pâleur  inquiétante tout au long du film?!). Notons que les scénaristes ne sont jamais beaucoup foulés, lui offrant quasiment toujours le même rôle ainsi qu'on l'a vu cette semaine. Dommage que sa vie et sa carrière aient été ainsi "écourtés" , on aurait aimé la voir dans des rôles plus dramatiques et des films plus "profonds".. 



                                
                                 


Mais le vrai personnage clé du film  c'est Bo, interprété par Don Murray, 83 ans à ce jour, dont c'est ici le premier film; il tournera ensuite dans d'innombrables séries et télé-films, et au ciné bien sur, notamment  "la fureur des hommes" (1958), "la conquête de la planète des singes" (1972) ou " Peggy Sue got married" (Coppola, 1986). On notera aussi des seconds rôles savoureux comme Virgil joué par Arthur o'Connell (1908-1981) ou Hope Lange dont ce fut aussi le premier film, elle y joue Elma, une passagère du bus qui aide Cherie, à noter qu'elle fut l'épouse à la ville de Don Murray.(http://ledeblocnot.blogspot.fr/2012/08/bus-stop-1956-par-rockin-jl.html)


                 

La fureur des hommes (1958). Voici un western intéressant et méconnu de Henry Hathaway qui rassemble les ingrédients classiques (thème de la vengeance, poursuite, indiens, une tendre amourette) sans toutefois entrer dans le top des films de légende. Don Murray offre une bonne prestation sous l'aspect d'un homme droit, respectueux des principes de non-violence mais qui ne se laisse pas conduire par les évènements. La belle Diane Varsi (20 ans à l'époque, et décédée jeune à 54 ans) lui donne la réplique. La morale est sauve à la fin du film lorsque Tod Lohman (Don Murray) sauve de l'incendie, Tom Boyd (Dennis Hopper), le fils du sanguin ranchero Hunter Boyd (R.G. Armstrong) qui s'acharne à le poursuivre pour venger la mort de son autre fils. Un bon western à regarder sans hésiter. Henry Hathaway manie le pire comme le très bon ; ici on est même dans l'excellent. Beauté de la mise en scène,originalité du scénario, extérieurs somptueux et suspense de bout en bout sans aucun répit. Même les moments de pure émotion restent angoissants. En plus ,et c'est une idée heureuse,c'est un film avec un thème fort:un vrai plaidoyer contre la violence. Nous y avançons pas à pas au rythme des images, dans la même fuite incertaine et inconnue que celle du héros ,et cela procure une bien étrange sensation ,assez inconfortable que Tod Lohman nous communique parfaitement. Cet homme, dont nous ne doutons jamais de l'innocence, poursuivi par un autre homme à qui l'enfer sera assuré, à un si coté fragile qu'à chaque rencontre qu'il fait ;de l'aide lui est systématiquement offerte. D'ailleurs ,quand le chef de la bande,monsieur Boyd, en demandera l'explication à un religieux ,il se verra répondre«C'est une question bien difficile,il me faudrait pour cela vous expliquer le coeur des hommes».Si on ajoute à cette histoire l'incontestable talent de Don Murray et la charmante idylle ,vous vous doutez que ce western fait partie des meilleurs. Les 30 premières minutes me laissaient penser que j'étais en train de voir mon Hathaway préféré. Les enjeux sont introduits d’emblée et de fort belle manière avec ce personnage traqué par des hommes avides de vengeance. Cette introduction donnait le ton, c’était assez violent et les protagonistes développaient une ambiguïté intéressante. Malheureusement tout le film n’est pas de ce niveau et celui-ci s’écroule dès l’apparition progressive de défauts hélas récurrents chez Hathaway. A commencer par l’inévitable personnage insupportable qui est ici la fille du fermier avec ses réactions hystériques et son surjeu permanent.


            

Je n’en pouvais plus à un moment donné et c’est à se demander ce que le héros trouve à cette gonzesse tant elle est irritante au possible. Bon après ça ne vaut pas le clone insupportable de Justin Bieber dans Cent dollars pour un shérif mais ça s’en rapproche, c’est dire… Enfin s’il n’y avait que ça pour accentuer la déception. Le film démarrait sur des bases violentes assez intenses mais s’enfonce progressivement vers quelque chose de plus convenu et surtout de plus en plus édulcoré. Le personnage principal arbore notamment des valeurs morales complètement dispensables alors qu’il était parfaitement illustré au début en tant qu’homme qui cherchait tout simplement à échapper à ses poursuivants et à sauver sa peau. J’aurais largement préféré voir la traque d’un mec pas forcément exempt de tous reproches, sans manichéisme exacerbé, ce qui était tout de même possible en plein code Hays.


                              

Et je trouve le dénouement particulièrement cucul, qui arrive comme un cheveu sur la soupe et désamorce toute la tension qui régnait préalablement pendant le film. Après on ne peut pas vraiment dire que le film soit ennuyeux ni foncièrement désagréable (si on ne prend pas en compte les scènes avec la bonne femme évidemment). Mais les promesses amorcées dès les premières minutes ont été noyées dans une trame plus conventionnelle et sans surprises, ce qui accentue la déception. Ce n’est pas au niveau de la mise en scène que le film pêche mais bien au niveau de l’écriture. C’est dommage d’ailleurs car l’ensemble est bien filmé, la séquence de l’incendie est superbe et l’action est globalement limpide et assez intense.C'est un western méconnu mais peut être le plus réussi d'henry hathaway avec le jardin du diable. C'est un film contre la violence et le film est très bien construit. A voir je le conseille a tout fan de western.(Allociné)

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