.

.

dimanche 1 mai 2016

Dominique Zardi

Abonné aux seconds rôles il fit les belles heures du cinéma pendant une cinquantaine d’années où il apparaît dans des centaines de films (certains disent 300, d’autres 500 ou 600...), notamment chez Mocky et Chabrol. Passionné de boxe, Zardi avait dirigé un journal consacré à sa passion. Egalement écrivain, il avait écrit une dizaine de bouquins où il racontait sa vie de comédien. Petit hommage. Le premier film où l’on aperçoit les yeux pétillants de Zardi, c’est Malaria (1943), de Jean Gourguet. Le dernier fut Le Bénévole (2007) de Jean-Pierre Mocky. Ce dernier faisait toujours appel à Zardi dans ses films. C’est simple, dans les années 2000 l’acteur n’a quasiment travaillé que pour Mocky (huit films en huit ans). Lors d’une conférence de presse, une critique de cinéma avait demandé à André Hunebelle pourquoi il engageait des seconds couteaux comme Henri Attal et Dominique Zardi. Dominique Zardi lui répondit par une citation de Raimu : "Ce qui donne le goût au gigot, c’est la pointe d’ail. Eh bien, nous sommes la pointe d’ail qui donne le goût au gigot." » (http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/dominique-zardi-est-mort-c-est-son-66751)



          


L'assassin est dans l'annuaire est un film français réalisé par Léo Joannon en 1961, sorti en 1962.
Albert Rimoldi, timide employé de banque au Crédit Central de Rouen est un être sensible et naïf. Afin de lui faire une blague, deux de ses collègues de bureau lui adressent une lettre d'amour où une certaine Jenny lui donne rendez-vous. Le lendemain de cette triste soirée où il comprend qu'il a été berné, il se voit demander par le directeur de la banque – qui lui promet une substantielle augmentation – de convoyer un fourgon contenant deux cents millions. Soupçonné du vol après le braquage du convoi de fonds, Rimoldi est relâché faute de preuves, mais il se trouve dès le lendemain confronté à une série de meurtres, dont celui de la mystérieuse Jenny. Après bien des aventures, il démasquera lui-même l'assassin et touchera la prime des assurances, ce qui lui vaudra le respect de son entourage.
Excellente adaptation d'un roman signé Charles Exbrayat, Cet imbécile de Rimoldi devenu L'assassin est dans l'annuaire (titre aussi peu attirant que le précédent) est un bon film de suspense, dans la même lignée que L'homme à l'imperméable, et peut-être plus crédible. Fernandel s'avère une nouvelle fois merveilleux dans ce rôle sur mesure. Supérieur dans les scènes attendrissantes où il sait d'un regard attirer la sympathie et la pitié, il donne un grand ton de vérité aux séquences les plus artificielles. La qualité de ses partenaires et le solide métier de Léo Joannon font une réussite de cette oeuvre mineure.


                                      


En novembre, aux studios de Joinville où sont tournés les raccords, Fernandel fête sur le plateau son 129ième film... et ses trois décennies de cinéma. L'équipe s'est réunie autour d'un énorme gâteau où sont plantées, noblesse oblige, trente bougies, en l'honneur de ce géant fraternel et généreux.
Vers la fin décembre, on s'aperçoit qu'on a besoin de jeunes figurants sur le plateau. Fernandel fait alors venir une dizaine d'élèves de l'Institution Notre-Dame-du-Sacré-Coeur dont il a longtemps été le voisin, et leur offre un important cachet pour n'apparaître que quelques secondes dans le film. A l'approche de la fête de na Nativité, il veut que les gamins pauvres se réjouissent comme tous les autres enfants du monde.
Jean-Jacques JELOT-BLANC, Fernandel l'accent du soleil, 1991.


                                     



Léo Joannon explique la trame de cette fantaisie: "Fernandel n'interprète pas le rôle d'une terreur. Au contraire, Rimoldi est un homme foncièrement bon, confiant, optimiste, généreux. Dans ce film policier à suspense, sorte de suites d'épisodes, Fernandel-Rimoldi se retrouve entraîné et suspecté dans une affaire criminelle à rebondissements multiples et aux nombreux cadavres."
(http://fernandel.online.fr/films/assassin_annuaire.htm)






                        

Avec un casting peut-être encore plus impressionnant dans son ensemble que pour ses quatre précédents films, Claude Sautet n’obtint pas avec « Mado » un succès public semblable, ce qui peut paraître quelque peu injustifié avec plus de recul, tant il apparaît proche des autres. Certes, retrouver en tête d’affiche une quasi-inconnue, l’Italienne Ottavia Piccolo, 27 ans, (face à…Piccoli d’ailleurs) et utiliser cette fois Romy Schneider dans un petit rôle a quelque chose d’étonnant. Mais l’application de la formule si personnelle de Claude Sautet fonctionne toujours à merveille, à se demander si sa faible notoriété ne serait pas simplement due à une sortie mal datée ou tout simplement à un léger essoufflement temporaire des spectateurs. Ceux-ci, de toute façon, reviendront en masse deux ans plus tard avec « Une histoire simple ». En tout cas, « Mado », grâce à l’authenticité de ses personnages et ses nouvelles scènes de groupes semble avoir bien vieilli, du moins si l’on préfère s’attarder à la psychologie « Sautetienne » …plutôt qu’aux automobiles et aux costumes, et si peut-être, pour lui trouver une faille, quelques longueurs apparaissent, il mérite toute son attention, d’autant que le film fut l’un des premiers à parler ouvertement de période de crise – nous sommes pourtant déjà en 1976 –, la petite touche politique habituelle du réalisateur apparaissant ainsi, c’est l’un des excellents bonus du DVD qui le mentionne …


        


Quelle distribution! Michel Piccoli en financier de promoteurs immobiliers, Jacques Dutronc, Charles Denner ("A votre santè et à vos principes"), Bernard Fresson, Julien Guiomar, Jean Bouise, Claude Dauphin, Romy Schneider en èpave magnifique...et Ottavia Piccolo, "pute" de luxe idèale pour un Claude Sautet humain et chaleureux! Rèalisation très ancrèe dans son temps et excellente interprètation pour un film prètexte à de belles scènes comme boire du Château Margaux 1947 en pleine crise, prendre un bain entre filles (Piccolo et Nathalie Baye, ça laisse rêveur) se faire embourber la nuit sur une route de chantier ou discuter dans un bistrot autour d'un verre ou d'un cafè! Ici, les personnages apportent chacun à l'histoire un problème supplèmentaire à èvoquer entre crise èconomique, nèvrose, rapports sentimentaux en pagaille ou maître chanteur! Un incontournable de Sautet avec un Piccoli magistral et une Mado / Ottavia Piccolo charnelle et secrète dont la vulnérabilitè se dèvoile peu à peu..(Allociné)

5 commentaires:

  1. http://dfiles.eu/files/z89u7rkzg
    https://kyeliqw1by.1fichier.com/

    RépondreSupprimer
  2. dominique zardi une gueule que l'on oublie pas il serait bien de ne pas oublier aussi son nom

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ca marche !!! Merci Fantomas !
      (plus que l'icone à changer ...)

      Supprimer