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mardi 24 mai 2016

Diana Douglas

Née en 1923 dans la paroisse de Devonshire dans les Bermudes, Diana Douglas s’est lancée dans une carrière de comédienne dans les années 40. Elle se marie en 1943 avec Kirk Douglas, avec qui elle avait fait ses études. On la voit ensuite dans de nombreuses productions : «The Cowboys», «The Indian Fighter», «La Rivière de nos amours», «N.Y.P.D», «Dynasty», «Un homme, une autre chance», «Days of your lives» («Des jours et des vies») Un an après son mariage avec l’acteur, Diana donne naissance à Michael Douglas puis à un second fils, Joel. Le couple divorce en 1951. Kirk Douglas, aujourd’hui âgé de 98 ans, s’est ensuite remarié avec Anne Buydens, qu’il a rencontré en 1953. De son côté Diana Douglas Webster a ensuite été mariée à l'acteur Bill Darrid («Mr. and Mrs. Freedom») pendant 36 ans, jusqu'à la mort de ce dernier en 1992. En 2002, elle s’est à nouveau mariée avec Donald A. Webster. En 2003, l’actrice retrouve Kirk Douglas et ses deux fils dans le film «It runs the family». Son petit-fils, Cameron, étant également devant la caméra, trois générations de Douglas sont à l’écran. 



                   


Dans le domaine du western, l’année 1955 fut quantitativement l’une des plus copieuses ; dans l’ensemble, elle fut néanmoins moyennement satisfaisante malgré de formidables réussites signées Anthony Mann (The Far Country, The Man from Laramie, The Last Frontier), Allan Dwan (Tennessee’s Partner), Jacques Tourneur (Wichita) ou Raoul Walsh (The Tall Men). Et cependant, grâce à André De Toth, elle se termine en beauté : le 21 décembre sortait La Rivière de nos amours qui pourrait bien être son chef-d’œuvre et l’un des plus beaux fleurons du genre. Depuis Ramrod (Femme de Feu) et jusqu’à La Chevauchée des bannis (qui sortira 4 ans plus tard), le cursus westernien d’André De Toth aura été passionnant même si sacrément inégal, le meilleur (Thunder Over Plains, Springfield Rifle, Man in the Saddle) côtoyant le médiocre (Stranger Wore a Gun, Last of the Comanches). « Je donnerais tous les Ford et tous les Walsh de la période 1940-1955 pour la seule Rivière de nos amours, l'un des plus beaux poèmes panthéistes que le western nous ait donnés où la nature fond(e) en un seul élément Indiens, cow-boys, arbres et rivières » déclarait Patrick Bureau au sein d’un ouvrage collectif consacré au western. Même si l'on peut raisonnablement trouver cette affirmation excessive, on peut dans le même temps le comprendre puisqu’une passion est par définition toujours excessive et peu raisonnable. Un avis qui tranche en tout cas avec ceux (nombreux malheureusement) plus modérés qui sont apparus à propos de ce western ces dernières années après qu’il a été superbement accueilli à ses débuts. Même Tavernier et Coursodon faisaient la fine bouche dans leur 50 ans de cinéma américain. Espérons qu’ils aient revu leur jugement depuis ! Dans le cas contraire, tressons-lui ici au moins des louanges !



            

Durant les années qui suivirent la Guerre de Sécession, de nombreux hommes blancs pénétrèrent sur le territoire des Sioux Oglala de Red Cloud en s’éloignant de la piste Bozeman, afin d’essayer de s'accaparer l’or dont ils apprirent l'existence au sein d’immenses gisements dans les collines avoisinantes. Le traité stipulant que les Blancs n'avaient pas le droit de pénétrer sur les territoires indiens étant rompu, les raids se multiplièrent alors contre les convois d’émigrants et les troupes de Tuniques Bleues. Les soldats décidèrent la construction de plusieurs forts pour protéger la piste, ce qui eut pour résultat un renforcement de la campagne meurtrière des Indiens. Le traité de Fort Laramie en 1868 conclut à une évacuation des forts (et leur destruction) afin que les attaques indiennes cessent. Certains westerns ont déjà abordé ces faits historiques, l’un d’entre eux (dont à l’heure où j’écris j’ai oublié le titre) se terminant même sur l’incendie des fortins par les Indiens une fois les soldats partis.


                                


Quelques semaines avant la sortie en salles du western d’Andre De Toth, on pouvait voir sur les écrans américains l’excellent The Last Frontier (La Charge des Tuniques bleues) réalisé par Anthony Mann, qui se déroulait déjà en Oregon lors des conflits avec les Indiens et qui abordait également le thème de l’avancée de la civilisation et de ses conséquences. The Indian Fighter le rejoint donc sur bien des points, le personnage interprété par Kirk Douglas, tout en étant conscient de l’inéluctabilité de l’avancée du progrès et de ses effets à court terme, n’en continue pas moins à rêver d'un Ouest qui resterait toujours tel qu’il l’a connu et aimé. Discutant avec le photographe du convoi qui, émerveillé par les paysages qu’il traverse, s’arrête fréquemment pour les "mettre en boite" afin de faire partager leur beauté au plus grand nombre d’Américains, sachant pertinemment que par ce fait de nombreux pionniers se lanceront dans l’aventure à leur tour, l’éclaireur lui fait part de sa crainte : « Tu vas peut-être trouver que ce que je dis est idiot mais l'Ouest est pour moi comme une belle femme. Ma femme. Alors je l’aime telle quelle, je suis jaloux et ne veux pas la partager. Je détesterais qu'on la civilise. »(http://www.dvdclassik.com/critique/la-riviere-de-nos-amours-de-toth)
 


                 

Un autre homme,une autre chance (1977) -1870. Après la défaite de Sedan, le gouvernement révolutionnaire de la Commune a chassé Napoléon III. Dans ces années d'agitation et de dénuement extrême, Jeanne, fille d'un modeste boulanger, promise à un lieutenant de la Garde Mobile, s'éprend d'un jeune reporter-photographe, Francis. Les deux jeunes gens décident de quitter Paris pour une autre vie : le Nouveau Monde les attire... Aux États-Unis, à cette époque, on vient de sortir de la dure guerre de Sécession, et le pays se lance un nouveau défi : la conquête de l'Ouest. Dès lors, après avoir débarqué à New York, Jeanne et Francis vont faire comme beaucoup d'Américains - un long et périlleux voyage en chariot, vers cet Ouest, terre promise. Ils s'installent à Tucson, en Arizona, où Francis réussit à ouvrir une boutique de photographe. Parallèlement, un jeune couple américain - David et Mary - quitte la Côte Est pour aller vivre une vie de pionniers, dans une ferme isolée; David va exercer son métier de vétérinaire dans ces nouvelles contrées que les Américains défrichent. Mais le destin va en décider autrement : Mary est sauvagement violée et assassinée pendant l'absence de son mari, tandis que Francis va être abattu sous les yeux de Jeanne pour avoir photographié une pendaison... Auparavant, les deux couples avaient eu la chance d'avoir un enfant, et c'est à Roll Point, grand centre de tri du bétail, que David et Jeanne vont se rencontrer quelques années plus tard : ils ont placé leurs enfants dans la même pension... David et Jeanne vont peu à peu reconstruire leur vie, sortir ensemble... Mais ils sont encore obsédés par le souvenir de Mary et Francis. Il faudra que Jimmy retrouve par hasard les meurtriers de sa femme et les tue à l'issue d'un terrible combat pour que, délivré de son désir de vengeance, il propose enfin le mariage à Jeanne...



   

J'ai voulu voir ce film car le sujet historique m'intéressait beaucoup (j'ai moi-même des personnes de ma famille qui ont tentées de fuir la France et la misère pour l'Amérique malgré que les conditions étaient difficiles à cette période de la conquête de L'Ouest ) et il y a très peu de réalisateur français qui ont fait des westerns. Claude Lelouch a voulu rendre hommage à John Ford. James Caan prouve que c'est un vrai cow-boy il est très doué, d'ailleurs dans le film il a son propre cheval qui se nomme Durango. Il est aussi très rare de voir un vétérinaire dans un western. Geneviève Bujold est magnifique. C'est aussi une histoire d'amour bouleversante et magnifique Je suis un passionné de westerns mais celui là est celui qui m'a le plus touché. Un grand coup de chapeau à Claude Lelouch.(Allociné)                                          

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