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mardi 10 mai 2016

Cedric Hardwicke

Sa première apparition dans un film anglais a lieu en 1931. En 1939, il partira pour Hollywood afin d'entamer une nouvelle carrière tout en continuant la scène, notamment à New York.
En 1944, il revient en Angleterre, à nouveau en tournée, et retrouve la scène du Westminster Theatre à Londres le 29 mars 1945, dans le rôle de Richard Varwell dans la comédie Yellow Sands, puis part en tournée sur le continent. Il repart aux États-Unis en 1945 pour jouer en décembre avec Ethel Barrymore dans une nouvelle version du Pygmalion de Shaw. En 1951-1952, il joue à Broadway dans Don Juan in Hell avec Agnes Moorehead, Charles Boyer et Charles Laughton. Malgré sa participation à de grands classiques comme Les Misérables (1935), Les Mines du Roi Salomon (1937), The Keys of the Kingdom (1944), The Winslow Boy (1948) et le Richard III de Laurence Olivier, Hardwicke est surtout connu pour son rôle du Roi Arthur dans la comédie musicale, A Connecticut Yankee in King Arthur's Court (1949), chantant We're Busy Doing Nothing en trio avec Bing Crosby et William Bendix et aussi pour son interprétation du pharaon Séthi Ier dans Les Dix Commandements de Cecil B. DeMille. Il interpréta également le Dr. David Livingstone aux côtés de Spencer Tracy dans le rôle de Henry Morton Stanley dans le classique de 1939, Stanley and Livingstone. Et il fut mémorable en Frollo dans Quasimodo, avec Charles Laughton en Quasimodo.(Wiki)


                                


Pour se débarrasser à tout jamais de la maudite créature créée par Frankenstein et réanimée par son descendant direct en la personne de Wolf (si vous ne suivez plus, faudra vous refaire la saga depuis le début !), les villageois décident de brûler entièrement le château familial et de le réduire en poussières. Mais Igor s’est déjà immiscé dans les soubassements pour délivrer son ami du soufre qui le recouvre entièrement. Ils parviennent bientôt tous deux dans un village à proximité où réside le deuxième fils de Frankenstein, Ludwig, auquel Igor soumet une proposition malhonnête : le médecin devra redonner de la vivacité à la créature en l’échange de son silence quant aux origines du monstre… En 1931, dans les studios Universal, une œuvre atypique allait donner 
naissance au cinéma horrifique américain des années 30. Réalisé par James Whale, Frankenstein sanctifie un nouveau monstre qui, à l’instar du comte Dracula, ne cessera de peupler le cinéma de genre dans des situations aussi sérieusement effrayantes que totalement farfelues. Quatre années après l’accession cinématographique de cette créature mythique, James Whale mène à nouveau la danse et créée avec La Fiancée de Frankenstein un chef-d’œuvre absolu d’excentricité considéré par beaucoup comme le meilleur film mettant en scène le monstre. Puis vient le tour en 1939 du Fils de Frankenstein, tourné par Rowland V. Lee, séquelle d’honnête facture qui impose aux côtés d’un Karloff quelque peu effacé le machiavélique Igor comme incarnation de ce que l’humanité a de plus sournois. Dès 1940, le cinéma se gangrène peu à peu en raison du conflit mondial qui paralyse une bonne partie du monde et fragilise l’économie planétaire. Au lieu de faire preuve de créativité, Universal recycle invariablement ses créatures mythiques (l’homme invisible, Dracula, la momie, le loup-garou) pour les mettre dans des positions bien inconvenantes, souvent dénuées d’intérêt, qui ne servent qu’à alimenter de vagues besoins financiers.


   


Frankenstein ne fait nullement exception et se voit une nouvelle fois porté à l’écran en 1942 devant la caméra de Kenton qui, s’il est responsable du merveilleux Island of lost souls quelque dix ans auparavant, ne parvient jamais à égaler le niveau des tomes de Whale et de Lee. Se raccrochant vaguement à l’épisode précédent, le présent métrage en reprend un peu machinalement tous les ingrédients pour les recycler sur le rythme d’une marche funèbre. La créature (qui est ici interprétée par Lon Chaney Jr.) se voit transformée en automate à la solde du vilain Igor qui a miraculeusement réchappé des trois balles qu’il reçut dans le ventre lors du final du Fils de Frankenstein. Capillotractée à outrance, l’intrigue s’alourdit de nombre d’approximations jamais légitimées (Igor qui survit aux balles, la créature est indemne suite au bain dans le gouffre à soufre, Frankenstein a un autre fils dont on n’a jamais évoqué le nom auparavant) et ressemble fortement à un foutage de tronche prémédité destiné à faire du neuf avec de vieux matériaux usés et ce, à moindre frais comme l’illustrent l’entrée et le dénouement de l’œuvre qui proposent des images similaires de villageois vénères qui foutent le feu à un château pour éliminer la bête et son acolyte.


                              

Réduit au statut de croque-mitaine indestructible, la marionnette dirigée par Igor devient un pantin sans cervelle, variation qui termine de creuser le fossé béant entre cet épisode mollasson et les trois premiers opus qui mettaient en exergue les émotions humaines de la créature inhumaine en l’acoquinant notamment avec de pauvres mioches sans défense (ce que Kenton fait ici d’une bien piètre manière puisque la créature ne s’intéresse à l’enfant que pour lui prendre son cerveau). Suite directe du sous-estimé "Fils de Frankenstein", "Le Spectre de Frankenstein" (ou "Le Fantôme de Frankenstein" selon les traductions) marque le premier vrai coup d’arrêt de la saga… qui coïncide, d’ailleurs, avec le départ de Boris Karloff, qui tire sa révérence et n’incarnera plus la Créature sur grand écran. Son remplacement par Lon Chaney Jr (autre habitué du genre qui avait marqué les esprits en campant un formidable "Loup-Garou") est, d’ailleurs, l’une des bonnes surprises de ce quatrième opus puisque l’acteur a su apporter une touche un peu différente (plus balourd et moins expressif… ce qui s’explique, d’ailleurs, par un soin plus approximatif apporté aux maquillages) sans pour autant renier l’essence du personnage (on retrouve son attachement pour les enfants et surtout sa tenue d’origine). Malheureusement, les producteurs ont décidé de transformer une saga pleine de poésie gothique en produit de consommation vaguement horrifique usant des mêmes recettes usées… en oubliant, au passage, de défendre un vrai point de vue (le film n’a pas grand-chose à dire de nouveau ici) et de soigner la mise en scène.(http://www.cinemafantastique.net/Fantome-de-Frankenstein-Le.html)



                                


On ne peut pas dire qu’Hitchcock était lui-même bien tendre avec La corde, et ce n’était pas la première fois que le maître posait un jugement sévère sur l’une de ses créations. Rien d’étonnant en soi, donc. Ce qui peut surprendre en revanche, c’est qu’une telle sévérité concerne exclusivement la dimension technique du projet, laquelle a joué pour beaucoup dans la réputation encore aujourd’hui très forte du film. Parce que celle-ci, certes assimilable à une expérimentation avant-gardiste autant qu’à un gadget conceptuel de plus (question de sensibilité, serait-on tenté de dire), s’inscrit dans la droite lignée du travail de recherche que le cinéaste s’est fait un devoir d’appliquer au 7ème Art tout au long de sa carrière. Hitchcock était déjà familier des concepts potentiellement théâtraux et placés au sein d’une unité scénique très réduite : cinq ans auparavant, il avait été jusqu’à filmer un suspense entier sur un simple canot de sauvetage avec Lifeboat. Ici, en adaptant la pièce éponyme de Patrick Hamilton, l’objectif était très simple : est-il possible de « filmer » une pièce de théâtre ? « Alfred Hitchcock : La pièce se déroulait dans le même temps que l’action. C’était continu, du lever de rideau jusqu’au rideau baissé. Je me suis alors demandé : comment est-ce que je peux filmer cela dans une démarche similaire ? La réponse, c’était évidemment que la technique du film serait également continue et que l’on ne ferait aucune interruption à l’intérieur d’une histoire qui commence à 19h30 et se termine à 21h15. Alors j’ai conçu cette idée un peu folle de tourner un film qui ne constituerait qu’un seul plan. A présent, quand j’y réfléchis, je me rends compte que c’était complètement idiot parce que je rompais avec toutes mes traditions et je reniais mes théories sur le morcellement du film et des possibilités du montage pour raconter visuellement une histoire. Cependant, j’ai tourné ce film à la façon dont il était monté d’avance : les mouvements de la caméra et ceux des acteurs reconstituaient exactement ma façon habituelle de découper, c’est-à-dire que je maintenais le principe du changement de proportion des images par rapport à l’importance émotionnelle des moments donnés […]


   
          


François Truffaut : Vous êtes sévère lorsque vous parlez de La corde comme d’une expérience stupide. Je crois que ce film représente quelque chose de très important dans une carrière : c’est la réalisation d’un rêve que tout metteur en scène doit caresser à un moment de sa vie, à savoir le rêve de vouloir lier les choses afin de n’obtenir qu’un seul mouvement […] »Truffaut n’avait clairement pas tort de défendre autant La corde. Car ce film fut, à bien des égards, une date importante pour la carrière d’Hitchcock : premier film sur lequel il serait également producteur (il venait tout juste de créer sa boîte de production), premier film tourné sur une pellicule couleur, et surtout gros challenge technique à relever. Le postulat de la pièce originale de Patrick Hamilton tient en une ligne : un soir d’été, dans un luxueux appartement de New York, deux riches étudiants, Brandon (John Dall) et Phillip (Farley Granger), étranglent leur camarade David avec une corde et dissimulent son cadavre dans un coffre, juste avant un cocktail où ils ont convié les propres parents de leur victime, la fiancée de celui-ci et leur ancien professeur d’université Rupert Cadell (James Stewart).


                             


Action simple en huis clos, d’une proximité très forte avec le format théâtral, réduite à une seule et unique pièce, et ce dans une unité de temps très réduite – environ quatre-vingt minutes. Le choix d’un crime révélé dès le premier plan hors générique induit déjà une règle basique du thriller hitchcockien : on a vu le crime, on connait le meurtrier, il ne reste qu’à guetter le moment où il se fera prendre au piège. Cette idée, qui sera d’ailleurs à nouveau exploitée dans Le crime était presque parfait, ne se focalise que sur une idée précise : le suspense définissable comme un fil rouge, tenu de l’entrée dans l’intrigue (un crime) jusqu’à son dénouement (une impasse qui finalise tous les enjeux). Le suspense vu comme un fil. Le suspense vu comme une corde. Une corde dont on n’arriverait même pas à distinguer les nœuds, du moins à la première vision.A l’époque, le choix d’un plan-séquence unique n’était pas de l’ordre du réalisable : la durée fixe d’une bobine ne pouvant excéder dix minutes, Hitchcock se retrouva réduit à adopter la technique du ten minutes take, mais trouva la parade idéale en effectuant des raccords relativement discrets entre les dix plans-séquences afin de donner l’illusion d’un mouvement unique. Or, lorsque l’on revoit le film une seconde fois, on s’aperçoit bien que les raccords en question sont assez vicieux, tout en étant paradoxalement visibles comme le nez au milieu de la figure. 


                                      

Certes, le choix d’effectuer un fondu avec l’aide d’un acteur placé dos à la caméra – laquelle fonce dessus avant de s’en éloigner après un très court écran noir – est des plus grossiers en terme de montage. Mais comment expliquer le fait que l’autre moitié des raccords, intégrant des coupes franches tout à fait classiques, réussisse à passer inaperçue lors du premier visionnage ? En cela, Hitchcock tend à illustrer à sa manière l’effet Koulechov à propos de l’artificialité des lois du montage, le découpage technique restant d’une importance très minime pour le spectateur dès lors que l’implication de celui-ci au sein de l’action atteint son point culminant. N’est-ce pas un devoir que de tordre le cou aux lois établies ? Celui qui regarde pour la première fois le film (une simple corde) ne distinguera presque pas les raccords (les nœuds), si ceux-ci sont assez insignifiants en tant que tels et si le spectateur s’étrangle lui-même avec les lois du suspense criminel.(http://www.courte-focale.fr/cinema/analyses/la-corde-alfred-hitchcock-1950/)

3 commentaires:

  1. https://archive.org/download/TheGhostOfFrankenstein1942_201512/The%20Ghost%20of%20Frankenstein%20(1942).avi
    https://dailysubs.net/imdb/34786/123495
    https://sb7zhpizyf.1fichier.com/

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  2. hello Corto
    "the ghost of frankenstein" en version bilingue ici
    http://muaddib-sci-fi.blogspot.fr/2011/09/le-spectre-de-frankenstein-ghost-of.html
    Apparemment, le lien free est toujours valide.
    Sinon, rien a voir, mais je t’ai envoyé un mail hier...

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    1. Merci pour le lien !
      Pour le Mail , j'ai du l'effacer par inadvertance..
      Peux tu le renvoyer ?

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