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dimanche 1 mai 2016

Brigitte Auber

Sa carrière cinématographique a débuté en 1946 dans Antoine et Antoinette de Jacques Becker. Elle est l'héroïne de Rendez-vous de juillet..Au début de sa carrière, c'est le hasard et la chance qui ont guidé les pas de la jeune Brigitte. Elle rencontre Alfred Hitchcock et décroche, après un déjeuner joyeux, un rôle important dans La Main au collet. "Je m'entendais très bien avec Hitchcock, on s'aimait beaucoup jusqu'au jour où il m'a sauté dessus dans une voiture. J'ai cru que la foudre me tombait dessus. Cela s'est terminé dans un éclat de rire, car il avait le sens de l'humour. On s'est revus, et puis plus. Il m'a avoué que c'était trop difficile pour lui." Brigitte Auber devait même tourner le prochain film du réalisateur, Mais qui a tué Harry. Il n'y eut pas de suite, et c'est Shirley MacLaine qui décrocha son premier rôle.Elle avoue avoir toujours préféré le théâtre : "On y est maître à bord, le parcours est complet, et le contact avec le public est immédiat." L'actrice a joué des auteurs aussi différents que John Osborne, André Roussin ou Françoise Sagan. Ses dernières apparitions au théâtre, il y a plus de quarante ans, furent dans deux créations de Jean Anouilh. Elle ne tourne et ne joue plus aujourd'hui : "Le trac, l'âge, la mémoire", avoue-t-elle. "Et puis, vous savez, il y a si peu de rôles de vieilles dames, et lorsqu'il y en a un, il est d'office pour..." On lui souffle le nom de Line Renaud, elle sourit sans amertume aucune.(http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-noel-mirande/videos-brigitte-auber-de-hitchcock-a-delon-16-02-2014-1792225_572.php)


                 

Un superbe film, sorte de comédie désenchantée, à la façon d'un puzzle qui s'assemble morceau par morceau! Rarement film à sketches a été réussi et aussi achevé que "Sous le ciel de Paris" avec la voix-off de François Périer, les merveilleux dialogues de René Lefèvre et surtout la plume d'Henri Jeanson! Julien Duvivier relate ici la journée exceptionnelle de six personnages aussi différents qu'un sculpteur assassin, un étudiant traqueur, un ouvrier sur le point de fêter ses noces d'argent et une ècolière en fugue, qu'une succession de coïncidences amène à se croiser un jour! Parmi eux, la belle Brigitte Auber interprète ici une jeune provinciale naïve et romantique èperdue qui dèbarque dans la capitale. "Sous le ciel de Paris", c'est aussi un casting èblouissant et une magnifique chanson interprètée par Jean Bretonnière! Entre les quais du Louvre, le Trocadèro ou bien les quais de la rive gauche, le film de Duvivier se déroule presque totalement en extérieurs et foisonne de tellement d'idées et d'innovations qu’il en devient un chef d'oeuvre dèlicat et sincère qui se doit d'être dédié aux personnes qui aiment avec passion la ville lumière...Un des films majeurs du Cinéma Français. La roue du Destin tourne, sous de faux airs nostalgique et envoutant, ce film est précurseur d'un certain cinéma à venir. Portraits croisés, personnages improbables aux destins qui un jour se mêlent, importance de la voix off, image travaillé, émotion, performance musicale mythique de Jean Bretonière qui sera repris par Edith Piaf dans la foulée. Tous les ingrédients sont là pour en faire un grand classique. C'est le cas, on pardonnera par moment la mise en scène parfois trop formelle de Julien Duvivier, mais quel film !


   

Il se passe beaucoup de choses sous le ciel de Paris durant cette journée que Julien Duvivier met en scène. Petits et grands événements se produisent et s’entremêlent à travers divers personnages dont une petite fille qui ne veut pas retourner chez elle à cause d'une mauvaise note, un jeune chirurgien qui stresse avant son examen d'internat, un sculpteur effrayant, une jeune fille rêvant du grand amour ou encore une vieille dame qui cherche à nourrir ses chats. Bien avant que Paul Thomas Anderson ou Robert Altman se lance avec brio dans ce genre, c'est Julien Duvivier qui met en scène un film choral avec Paris comme protagoniste principal et dans le même temps livre le témoignage d'un Paris des années 1950 au charme désuet qu'il retranscrit très bien en nous faisant voyager à travers les divers quartier et monument ainsi que la seine. C'est sous le signe du destin qu'il place et réunit ses personnages et chacun aura des choix importants à faire. Duvivier retranscrit bien les enjeux des personnages et des histoires que ce soit ce médecin face à ses juges, cette grand-mère misérable ou l'ouvrier qui ne fête pas ses 25 ans de mariages au profil de la grève de son usine et on prend plaisir à les suivre.


                               


L'écriture est de qualité, en plus des personnages et des histoires, les dialogues font souvent mouches et permettent au témoignage d'être plus fort.
Habilement Duvivier n'oublie pas des personnages par rapport à d'autres et leur donne une part suffisante à l'écran. Il mêle plusieurs genres, si on est rarement loin du malheur (sans pour autant y tomber systématiquement) il rajoute quelques touches optimistes, légères et humoristiques. Sans être toujours bien utile, la voix-off n'est pas non plus désagréable ou trop lourde. Les acteurs sont dans l'ensemble très bons notamment Daniel Ivernel dans le rôle de l'interne, Brigitte Auber ou encore Jean Brochard. Grand merci à Cultural Mind pour la découverte et la vision de ce film, effectivement trop peu connu. Julien Duvivier nous transporte dans un Paris disparu, charmant et agréable suivre le destin de plusieurs personnages qu'il mêle habilement.(Sens critique)



                               

Les aristocrates (1955) - Denys de la Patellière avait suivi le parcours classique de l’époque avant de devenir réalisateur, le faisant passer par le poste d’assistant auprès de metteurs en scène reconnus comme Georges Lampin ou Maurice Labro. En 1954, sur le film de Léo Joannon « Le défroqué », il avait fait la connaissance de Pierre Fresnay alors revenu au zénith de sa gloire après la période trouble de l’occupation (il fut inquiété pour avoir travailler pour la Continental société de production nazie). Dans des films à forte densité historique notamment dans quelques rôles marquants d’ecclésiastiques (« Monsieur Vincent » de Maurice Cloche en 1947), il avait tenté de rectifier son image un peu ternie. C'est donc dans la continuité de sa nouvelle carrière qu’il participe au premier film de Denys de La Patellière, adaptation d’un roman du très rigoriste et fervent catholique Michel de Saint Pierre. Le Marquis de Maubrun (Pierre Fresnay), noble bourguignon sur le déclin s’accroche à des valeurs nobiliaires qu’il est sans doute le dernier de sa famille à observer à la lettre. La réunion de famille qui s’improvise dans son domaine miné par la vétusté lui rappelle brutalement que ses quatre fils et sa fille adultes ne souscrivent pas à un art de vivre devenu désuet à l’entame des Trente Glorieuses. Le mariage envisagé par sa fille (Brigitte Auber) avec le fils d’un roturier ne fera que creuser un peu plus le fossé générationnel. Pierre Fresnay avec sa voix caverneuse incarne à merveille ce dinosaure qui doit céder sous les coups imparables de la modernité qui avance. Denys de La Patellière maitrise parfaitement son sujet même si sa mise en scène trés scolaire s’inscrit trop parfaitement dans ce que les jeunes turcs de La Nouvelle Vague nommaient péjorativement la qualité française.


           

Un film qui malgré ses qualités ne trouvera certainement pas beaucoup d’écho auprès des spectateurs d’aujourd’hui, hormis quelques cinéphiles en quête de patrimoine. "Vous traînez vos noms comme des pièces d'artillerie". "Épinglez-les dans des boîtes de souvenirs"..... La jeunesse est dure pour cette vieille génération qui perd ses repères au profit de la modernité. Mais un drame survient qui va bouleverser les grands principes, réunissant dans la peine une famille qui allait se déchirer. Fresnay est très bon ici mais le film est un peu ennuyeux car il ne ressort pas grand choses des personnages secondaires. Style classique, un peu froid et austère. Un chef d'oeuvre, avec un Pierre Fresnay au sommet. Une réflexion douce-amère sur l'extinction de l'aristocratie, des personnages attachants (surtout les jumeaux), une mise en scène sobre, bref, le meilleur du cinéma classique des années 50. (Allociné)                                          

1 commentaire:

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