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lundi 2 mai 2016

Anthony Quayle

John Anthony Quayle est un acteur et producteur britannique né le à Ainsdale (Royaume-Uni), décédé le à Londres (Royaume-Uni).
Formé à l'Académie royale d'art dramatique, il se distingue autant dans les rôles classiques du théâtre (Hamlet, Henri V) qu'au cinéma (Les Canons de Navarone, Lawrence d'Arabie, La Chute de l'Empire romain).Formé à l'Académie royale d'art dramatique, il se distingue autant dans les rôles classiques du théâtre (Hamlet, Henri V) qu'au cinéma (Les canons de Navarone, Lawrence d'Arabie, La chute de l'Empire romain...).
Quayle est promu Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique (CBE), en qualité de directeur du Shakespeare Memorial Theatre de Stratford-on-Avon, le 5 juin 1952 puis est anobli (Knighthood, appellation Sir) le 5 mars 1985.(Wiki)



                             


Si les premières images du Port sentent les décors de studio et le carton pâte à plein nez, dès que le HMS Defiant prend la mère, soit au bout de cinq minutes, le film prend toute son ampleur. La reconstitution est tout simplement magnifique, et les combats en mer, parmi les plus impressionnants qu’il m’ait été donné de voir (peut-être qu’un loup de mer y trouvera à redire mais personnellement je l’ai trouvé très réaliste). Au-delà de son souffle épique, le film bénéficie évidemment d’un excellent casting, les deux rôles principaux étant tenus par deux grands acteurs anglais hors paire : Dirk Bogarde (qui venait d’apparaitre sur les écrans dans « Victim » de Basil Dearden » et allait sortir l’année suivante « The Servant » de  Losey, deux de ses plus grands classiques) et Alec Guinness (qui a tourné ce film en profitant  d’un break de deux mois dans le tournage de « Lawrence d’Arabie » de Lean). Bref deux grands acteurs au sommet de leur forme. Seul défaut du film, les personnages sont quand même un brin caricaturaux et sans grande nuance. Tout comme le final du film, un brin facile. Le réalisateur Lewis Gilbert, peut-être plus présent dans nos souvenirs pour « Alfie » (1966) et ses deux James Bond (« The Spy Who Loved Me » et « Moonraker ») fait ici de l’excellent boulot, et signe un film historique tout à fait vraisemblable. Bien que le  film HMS Defiant soit en fait basé sur un roman et non sur des faits réels, cette fiction est largement basée sur la mutinerie de Spithead qui s’est déroulée à la même époque. Bref si « HMS Defiant » est nettement moins connu qu’un autre film de mutinerie sorti la même année, le fameux « Mutiny on the Bounty » (super production hollywoodienne avec Brando qui malgré son flop commercial à l’époque est resté dans les mémoires), « HMS Defiant » est un très bon film d’aventures maritimes.(http://www.cinemaderien.fr/hms-defiant-les-mutines-du-temeraire-1962/)



               
H.M.S. Defiant n’est pas un film de mutins habituel. Dans ce qui constitue presque un genre, depuis le grand succès des Révoltés du Bounty, le schéma habituel est celui d’un capitaine sadique, renversé par ses hommes alliés à une partie de la « petite amirauté ». C’est une opération cohérente avec les stades de la hiérarchie : le summum du sadisme étant incarné par le commandeur suprême. Avec H.M.S. Defiant, ce schéma est perturbé, et les jeux de pouvoir n’en sont que plus intéressants et subtils. D’ailleurs, H.M.S. Defiant, malgré son histoire de mutins, de guerres contre la France et de traversées méditerranéennes, n’a pas grand-chose du film d’aventure : l’ennemi est avant tout intérieur et l’on se moque pas mal des bloody frenchmen (bien ridicules, au passage). Dans H.M.S. Defiant, l’officier sadique est le premier lieutenant (Dirk Bogarde), qui cherche à faire plier son capitaine (Alec Guiness) par des moyens aussi détournés que pervers. Si le film choisit clairement son camp (Bogarde et quelques sbires incarnent seuls le mal), la teneur stratégique et machiavélienne des malversations subtiles qui occupent les esprits de l’équipage est un régal. L’élimination des ennemis intérieurs est un jeu d’échec sous surveillance d’huissier : il faut à la fois avoir trois coups d’avance, se mouvoir dans un irréprochable légalisme tout en fourbissant ses armes dans l’ombre.(Gallu)


                 


Sans vouloir être totalement mauvaise langue, on est en droit de se demander si ce n’est pas la sortie du film de Steven Spielberg, Munich, qui conte la traque des responsables de Septembre Noir, qui a poussé MGM à allé déterrer ce téléfilm, exploité en salles dans quelques pays d’Europe, mais produit à l’origine par ABC quatre ans après les faits. Et j’en entends certains dire « Téléfilm sur un sujet politique récent = Dossiers de l’Ecran ». Et dans ce cas précis, ils n’auront pas tout à fait tort. Les 21 Heures de Munich, dans ses meilleurs moments comme dans les pires, aspire à présenter les faits, rien que les faits. Ce sont là des ambitions respectables qui en forment aussi les limites. De façon assez étonnante, ce sont les séquences d’action qui sont les plus réussies de ce téléfilm. En témoigne l’ouverture montrant l’intrusion des terroristes dans le village olympique et le pavillon israélien, dont le découpage n’est pas si éloigné de son équivalent dans le film de Spielberg ; la mise en scène est sèche, sans effets ni musique, renforçant la brutalité de l’action et jouant assez habilement sur la topographie des lieux. De même, la scène finale d’assaut à l’aéroport, si elle ne révolutionne en rien le genre, est assez correctement montée. Non, le problème se situe plutôt entre ces deux séquences. Préoccupés par l’idée, respectable, de ne pas dévier de la réalité historique, les auteurs nous infligent d’interminables séquences de négociations, toutes plus platement filmées les une que les autres : tout d’abord, une suite d’échanges téléphoniques où des acteurs ressemblant plus ou moins à Willy Brant, Golda Meir et autres. Les plans fixes se succèdent, les mouvements de caméra sont oubliés, les cadrages se répètent, pas de doute, nous sommes en plein téléfilm dans ce que le terme a de plus péjoratif. Et on ne constate aucune amélioration par la suite : les négociateurs cherchent à gagner du temps, et le spectateur perd quelque peu le sien, entre discussion sur le nombre de cars à fournir et livraisons d’épicerie. Un reflet de la réalité, sans aucun doute, mais qui n’est jamais transcendé par la mise en scène.


          

L’interprétation est à l’unisson du film. Un William Holden en pré-retraite campe le chef de la police de façon peu convaincue – ni convaincante. Au comble de l’exaspération face aux terroristes, il lâche tout juste un « Listen, you animal » qui laisse à penser qu’il est sur le point de sortir la carabine de Pike Bishop, mais il n’en est rien. Point problématique concernant le casting : Franco Nero. Absolument pas crédible en palestinien, en revanche assez satisfaisant dans le genre ‘patibulaire mais presque’. Mais est-ce parce qu’il a passé la majeure partie de sa carrière en s’illustrant dans le western spaghetti, toujours est-il que caché derrière son énorme moustache postiche, il a en permanence l’air de descendre de son cheval – il n’est certes pas aidé par les accords de guitares très westerniens qui résonnent à chacune de ses apparitions. Et la charité nous imposera de ne pas faire mention de Shirley Knight, dont le rôle est tellement anecdotique qu’on se demande s’il n’est pas une invention scénaristique : en résumé, à part faire le pied de grue devant le pavillon israélien en attendant que Franco Nero veuille bien lui faire des confidences sur son passé, elle ne sert strictement à rien. En résumé, un téléfilm honnête dans ses intentions mais qui peine à captiver le spectateur en raison d’un manque d’ambition scénaristique et formel ; prisonnier de son sujet, sans doute réalisé trop tôt après la prise d’otages, Les 21 Heures de Munich trouve difficilement son rythme, et s’il expose clairement la succession tragique des événements, il n’apporte pas de véritable réflexion sur son sujet, ce dont se chargera plus tard le Munich de Spielberg.(http://www.dvdclassik.com/critique/les-21-heures-de-munich-graham)

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