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jeudi 21 avril 2016

William Berger

William Berger (né le 20 juin 1928 à Innsbruck - mort le 2 octobre 1993 à Los Angeles) était un acteur autrichien qui a fait sa carrière en Italie.D’origines autrichiennes, William Berger – qui accuse une nette ressemblance avec le chanteur français Nino Ferrer – a tenu des petits rôles aux U.S.A., comme l’officier de la gestapo dans L’EXPRESS DU COLONEL VON RYAN, mais c'est dans le ‘spaghetti western’ qu'il s’est imposé comme une figure intéressante dans divers rôles principaux ou secondaires.Il tient les rôles-titres de EL CISCO et LA GRANDE NOTTE DI RINGO, joue le flic ‘Siringo’ dans LE DERNIER FACE À FACE, un mercenaire dans 5 GÂCHETTES D’OR, il fait le coup de feu avec… son banjo dans SABATA, incarne le héros de SARTANA DANS LA VALLÉE DES VAUTOURS, le père des‘bad guys’ de KEOMA, ainsi que le ‘old timer’ dans DJANGO 2. Berger est très bien casté dans le rôle de ‘Kit Carson’, le sidekick du héros dans TEX ET LE SEIGNEUR DES ABYSSES.Il a tenu des petits rôles dans des films ‘mainstream’ ou copros allemandes comme HANNA K ou DOCTEUR M.(http://wild-wild-western.over-blog.com/article-william-berger-austrian-cowboy-116943587.html)



                             



Le Dernier face à face est un excellent western de Sergio Sollima (Colorado, Saludos Hombre) qui raconte l’histoire de deux hommes que tout oppose mais que le destin va réunir. Le professeur Brad Fletcher, un nordiste, s’installe en raison d’une maladie tuberculeuse dans l’air chaud du sud des Etats-Unis, au Texas. Alors qu’il se repose paisiblement, il va être pris en otage par l’un des pires truands de la région : Solomon « Beauregard » Bennet, ancien membre d’une troupe de pillards, la « Horde sauvage ». Mais ce dernier, blessé grièvement, ne va devoir son salut qu’au professeur. Une fois rétabli, Beauregard décide de retrouver les anciens membres de la Horde sauvage afin de reformer le groupe de brigands… et contre toute attente, le professeur Brad Fletcher décide de se joindre à eux… Le Dernier face à face (ou Il était une fois l’Arizona) est un western spaghetti trop méconnu du grand public. Magnifiquement réalisé et accompagné d’une émouvante musique du maestro Ennio Morricone, on retrouve tous les ingrédients du genre : fusillades et duels de pistoleros, personnages sales, mal rasés et puants, aussi pourris les uns que les autres... La grande qualité du film reste son histoire reposant sur la relation et l’évolution des deux héros au cours de leurs aventures. Le message de fond aborde la question philosophique sur laquelle se sont penchés de nombreux penseurs (Rousseau, Kant, Hobbes, etc.) au fil des siècles : l’homme est-il bon ou mauvais par nature ? Ou l’environnement dans lequel il évolue le détermine-t-il ? Pour y répondre les deux auteurs, Sergio Sollima et Sergio Donati, vont faire se confronter deux héros aux antipodes l’un de l’autre. D’un côté, Brad Fletcher (Gian Maria Volonte, le méchant dans Pour une poignée de dollars et Et pour quelques dollars de plus), professeur humaniste, réfléchi, érudit, amoureux des livres et des êtres humains.


           


Fragile et peu sûr de lui, cet homme de savoir est le genre de personnage qui subit les choses. C’est d'ailleurs ce que lui dit le directeur de l’établissement scolaire au début du film : « Vous avez toujours subi les événements, il faut les provoquer… ». Et la seule fois où il semble forcer le destin, il se retrouve dans une histoire qui va le dépasser, au côté d’un homme qui est son strict opposé : «Beauregard» (Tomas Milian,On m'appelle Providence, Le Blanc le jaune et le noir). Au premier abord, il est tout le contraire du professeur, instinctif, sans foi ni loi, il écrit sa propre destinée… C’est un homme qui vit à l’état de nature (au sens philosophique du terme), c'est-à-dire régi par la loi du plus fort, guidé par un instinct de survie inébranlable, tel un animal. S’il doit tuer ou voler pour survivre, il n’hésitera pas une seconde. Loin d'être manichéenne, la relation entre les deux hommes s'avère beaucoup plus subtile et complexe. Au fur et à mesure de l’intrigue, ces deux personnages vont déteindre l’un sur l’autre, éprouvant chacun une fascination cachée pour l’autre.(http://www.iletaitunefoislecinema.com/chronique/3610/le-dernier-face-a-face-faccia-a-facciasergio-sollima-1967)


                                



"Cinq gâchettes d'or", basé sur un prétexte usé jusqu'à la moelle ayant et faisant toujours les beaux jours du western et du polar, n'est pas à proprement parler un classique du spaghetti et n'en a d'ailleurs pas l'étoffe. La faute à un problème de construction qui vient recouvrir une poignée de scènes pas vilaines du tout. En effet, "Cinq gâchettes d'or" n'en finit plus de commencer - une bonne heure - et une fois tous les éléments en place - les flingueurs recrutés, le méchant présenté, le pourquoi du comment expliqué -, semble décidé à ne plus vouloir finir. Le temps est un peu long dans "Cinq gâchettes d'or", et rien ou peu n'est fait pour maintenir un sursaut d'intérêt.
Les personnages sont à peine esquissés, et ne sont pas pensés en temps que membres d'un groupe mais comme des sortes d'électrons libres qui se croisent parfois au détour d'une scène. Le propre d'un film de groupe étant de voir les membres interagir entre eux et se compléter. Ce ne sera que rarement le cas. Pourtant, "Cinq gâchettes d'or" comporte ses instants de bravoure. Si Montgomery Ford, personnage principal par la force des choses, fait grosso modo du sous-Django (costume compris), si Bud Spencer fait du sous-Bud Spencer (rôle consistant à être gros, manger beaucoup et en découdre dans des bagarres homériques), nous retrouvons avec plaisir William Berger, habitué plutôt aux rôles de notables véreux, qui campe un mercenaire coquet assez charismatique. Un personnage habile tant à la gâchette qu'au couteau, qui permettra un des meilleurs instants du film, partie de poker tendue terminant en fusillade.



   



Le final, placé dans un petit bois, lieu atypique pour un western, commence sous les meilleurs augures, installant une ambiance à la Rambo tandis que nos "Cinq gâchettes d'or" liquident discrètement une ribambelle de desperados. Hélas, cette belle ambiance finit par tourner court alors que ce dernier acte s'éternise et le tout se termine en un duel assez ridicule et mal foutu. Le jeu outré et cabotin de Tatsuya Nakadai, japonais et méchant de service, ne doit pas y être pour rien. Western qui aurait pu facilement se tirer la couverture, "Cinq gâchettes d'or" s'avère un divertissement sympathique, bien que d’une conception pas toujours palpitante. Il rassasiera tout de même les amateurs à la recherche d'une dose de virilité, de poudre et de poussière, mais il y avait mieux à en tirer.(http://www.psychovision.net/films/critiques/fiche/140-cinq-gachettes-dor)


                 



Anthony Steffen est le mal-aimé dans le petit monde des aficionados de western spaghetti. Lui sont fréquemment reprochés un air inexpressif et une bouille banale. Pourtant, depuis qu’il m’a ému dans Gringo Joue Sur le Rouge , j’aime énormément Anthony Steffen. Il a une carrure décalée, presque fluette, comparée à celle du gladiateur Richard Harrison, il a un vide entre les deux dents de devant qui font écho au néant absolu de son regard inquisiteur. Anthony Steffen, c’est le Keanu Reeves du western spaghetti : jeu inexistant, charisme de limace. Il a la démarche hésitante du type qui vient de porter un piano et qui n’est pas taillé pour ça, il a des rides autour des yeux comme s’il n’avait pas dormi depuis quinze jours, il est habillé d’une pauvre veste difforme et usée, bref, il ne semble pas totalement en symbiose avec l’univers de tueurs froids et forts de l’Ouest espagnol ! Quand il creuse sa propre tombe, il me fait pitié, quand il se fait tabasser, j’ai mal pour lui ! Anthony Steffen, il me plaît. William Berger lui, n’a pas aussi mauvaise réputation. William Berger, il est plutôt du genre « comment il s’appelle lui déjà ? » ! A sa décharge, il porte rarement le même poncho de film en film. Prédicateur avec le fusil de Jim Bowie dans Une longue file de croix, on le retrouve en joueur de Banjo dans Sabata, agent de la Pinkerton dans Le Dernier Face à Face et père méconnaissable dans Keoma. Le bouquin de Giré m’annonce qu’il joue dans Adios California et je ne me souviens plus dans quel rôle. Certains diront que c’est la marque des grands acteurs que de se faire oublier, d’autres pourraient rétorquer que c’est plutôt le signe des acteurs de second plan. Dans Une Longue file de croix on retrouve un vrai acteur de second plan bien connu des fans de Sergio Leone : Mario Brega, celui qui fait du bruit quand il tombe, selon el señor Tuco. Ici il a un poil maigri, et surtout, ça doit le changer, c’est lui qui se fait tabasser ! Car bien sûr, il y a du passage à tabac dans Une Longue File de Croix, il y a des duels, et surtout il y a William Berger qui fait du dégât avec son fusil à sept canons, et ce après s’être offert un verre de lait frais et la servante de la taverna dans la foulée.


            



Qui tue qui et pourquoi ? Qui trahit qui et pourquoi ? Qui pourchasse qui et comment ? Ces questions qui taraudent le spectateur pendant toute la durée du métrage trouvent leurs réponses à condition d’être particulièrement concentré entre les scènes d’action. Le scénario est viable et Sergio Garrone n’est pas Demofilo Fidani, mais parfois on dirait qu’il s’en faut de peu. Une longue file de Croix ressemble souvent à un catalogue d’images « à faire » mises bout à bout sans vraiment chercher à créer une connivence émotionnelle avec le spectateur, ni aucune relation affective avec les personnages. Mais dans le genre « catalogue d’images » fait avec peu de moyens, il faut reconnaître que Sergio Garrone a du talent. 


                                


La chute suggérée d’un chariot rempli de paysans dans un canyon, sans que l’on voit ni le chariot tomber, ni le canyon est estomaquante. La façon qu’il a de faire passer une authentique bâtisse moyenâgeuse pour un élément architectural ouest américain crédible est fort étonnante. Enfin l’enfilade de zooms, de contre-plongée, de gros plans est parfaitement maîtrisée, comme ce plan à travers le pontet d’une winchester. Même si le fond est un peu absent, la forme est là, et c’est déjà beaucoup. Comme souvent, l’attention portée aux détails fait vraiment plaisir (le froid visible dans la bouche de Anthony Steffen, Brega qui répare une rampe d’escalier détruite dans la bagarre précédente, Berger qui vérifie ses trois révolvers avant l’assaut…). Tout ça c'est pas grand chose, mais c'est déja suffisant pour ne pas regretter d'avoir perdu 1h30 de sa vie.(http://tepepa.blogspot.fr/2007/06/une-longue-file-de-croix-en-effet.html)

1 commentaire:

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