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lundi 18 avril 2016

Walter Slezak

Fils d'un acteur autrichien, Walter Slezak a tourné de nombreux films autrichiens dans les années 1930. C'est le réalisateur Michael Curtiz qui lui avait proposé son premier rôle.
Il arrive à Hollywood dans les années 1940. Son premier film est une comédie à la RKO avec Cary Grant : Lune de miel mouvementée. Toujours au studio, il fera un peu de tout. En 1943, dans Nid d'espion (The Fallen Sparrow), il interprète un docteur sinistre. C'est le 2e film qu'il tourne avec Maureen O'Hara qu'il retrouverea à 2 autres reprises. Il est ensuite repéré par Alfred Hitchcock pour Lifeboat en 1944 où il interprète un nazi. Bien que le film soit assez atypique dans la carrière de son réalisateur, il offre un rôle sur mesure à Slezak.Dans Pavillon noir en 1945, il est Don Juan Alvarado, un rôle que Slezak joue à merveille et avec beaucoup d'humour. Il est un détective philoshophe face à Lawrence Tierney dans Né pour tuer (Born to Kill) 1947.En 1951, l'un de ses derniers films est On murmure dans la ville (People will talk), une comédie de Joseph L. Mankiewicz avec Cary Grant et Jeanne Crain. Par la suite l'acteur fera beaucoup de télévision dans des séries telles que Suspense, Startime, ... Très malade, il mit fin à ses jours en 1983. Slezak est un bon second rôle aux rôles machiavéliques.
Cole Armin

                                 

Paul Henreid, baron austro-hongrois devenu acteur, est à l’origine du Pavillon noir. Souhaitant briser son image de Casablanca et élargir son panel de rôles, il trouve dans le personnage de Laurent Van Horn l’ambivalence qui sied aux grands acteurs. Il essuie un refus de Warner et se tourne alors vers la RKO. La société, échaudée par des échecs commerciaux, souhaite renouer avec le succès, et décide de faire appel pour la première fois depuis dix ans au flamboiements du technicolor. Les films de pirates sont alors sollicités par le public (L’Aigle des mers de Michael Curtiz, Le Cygne noir d’Henry King) et le projet d’Henreid tombe à pic. Maureen O’Hara est contactée, désireuse également de relancer sa carrière après un an d’inactivité, et c’est elle qui demande Frank Borzage. Choix qui peut paraître étonnant car Borzage, le chantre de l’amour fou, n’est pas un spécialiste des films de genre. Il a certes débuté sa carrière en tournant de nombreux westerns, dont il était le plus souvent également l’interprète, mais le champ d’investigation de Borzage ce sont des histoires de couples que rien ne peut séparer. L’Adieu aux armes ou Secrets, ne sont pas des films de guerre ou des westerns, mais des mélodrames exacerbés. Borzage retrouve la grandeur de sa période muette lorsque les films de genre qu’il réalise voient les drames humains et amoureux prendre le pas sur l’intrigue. Il ne met pas en scène de véritables comédies (Desir en 1936 est réalisé sous la houlette de Lubitsch) bien que ses films soient bourrés d’humour. Cependant depuis le début de la guerre il met en scène pour la MGM de plus en plus de films de genre, des musicals, des comédies, des westerns, et ce à un rythme stakhanoviste (douze films entre 1940 et 1945). S’éparpillant ainsi, à la fin de la guerre, la réputation de Borzage est celle d’un artiste qui a perdu la flamme, dévoré par les grands studios. 



           


Il convient cependant de remarquer que très tôt, si Borzage réalise des films sociaux (la dépression dans Ceux de la zone), ou politiques (la montée du nazisme dans Trois camarades ou Mortal Storm), il ne rechigne pas aux fastes hollywoodiennes (Sur le velours en 1935, L’Ensorceleuse en 1938, Désir…). Pavillon noir est une réussite en demi teinte. Le film se veut rythmé, trépidant, et accumule dans cette optique de nombreux rebondissements. Las, force est de constater que le résultat n’est pas à la mesure de notre attente. Les scènes de combat naval manquent à susciter l’intérêt du spectateur, notamment car Borzage ne fait que trop rarement coexister les belligérants dans le même cadre. Il se contente de simples champs / contrechamp (un coup de canon, une explosion dans l’eau ou sur un mat…) , ne parvenant pas à imprimer une quelconque tension dans ces joutes maritimes. Les duels qui ponctuent le film sont également poussifs, platement chorégraphies. L’intérêt du film réside dans les personnages, portés par les dialogues savoureux d’Herman Mankiewicz. 



                               


Très allusifs et érotiques dans les scènes entre Van Horn et la contessa Francesca , ils donnent du sel à la relation très classique d’amour / haine qui les caractérise. Hilarants, ils font de Don Juan Alvarado (Walter Slezak en grande forme) un méchant bigger than life qui vampirise l’intérêt du spectateur. Car si Maureen O'Hara et Paul Henreid voyaient Le Pavillon noir comme un véhicule pour leur carrière, ils se font constamment voler la vedette par Walter Slezak, suivant le vieil adage hitchcockien (« plus le méchant est réussi… »). Six ans plus tard, Jacques Tourneur réalisera avec la magnifique Flibustière des Antilles un pendant féminin du Pavillon noir au motif inversé. Anne Providence y reprend le rôle de Van Horn, Louis Jourdan remplace Maureen O’Hara et Anne Bonney (personnage historique qui inspire lui même Anne Providence) devient Blackbeard. Pour l’heure, la R.K.O. a rempli son contrat et Pavillon noir est un grand succès. Mais soixante ans après sa réalisation, le film de Borzage est tombé dans l’oubli alors que le Tourneur brille toujours de ses mille feux.



                

"Les Amours Enchantées" ou "Le Monde Merveilleux des Contes de Grimm" (The Wonderful World of the Brothers Grimm) est un film américain, produit par George Pal (Metro-Goldwyn-Mayer), tourné en couleurs et en Cinérama, réalisé par Henry Levin avec la collaboration de George Pal et sorti aux États-Unis le 7 août 1962. La plupart des scènes d'extérieur furent tournées en Bavière (Allemagne) ou dans l'ouest du Bade-Wurtemberg tout proche, le long de la Route romantique : Dinkelsbühl, le château de Neuschwanstein, le château de Hohenschwangau, la ville médiévale remarquablement conservée de Rothenburg ob der Tauber ou le château de Weikersheim. La costumière Mary Wills reçut l'Oscar de la meilleure création de costumes en 1963.  Le film fut en outre nominé dans trois autres catégories: meilleure direction artistique, meilleure musique de film et meilleure photographie.Film magique, bien plus fascinant que le film récent de Terry Gilliam, et auquel a collaboré George Pal, qui a réalisé les trucages notamment sur "Jason et les Argonautes" : le résultat fait penser au premier King Kong pour l'animation. Peut-être est-ce de la nostalgie, mais j'aime encore ce film en particulier le personnage de Jacob Grimm qui est à peu près aussi romantique que je le suis.C'est gros, c'est évident que le film date déjà de plus de 50 ans autant dans certaines répliques que dans les perruques des rois. Le plaisir provient des histoires qu'on raconte, des personnages qui sont bien campés et le jeu d'acteur plus qu'acceptable. Les effets spéciaux ont bien évidemment mal vieillis, mais ne nuisent en rien au charme de l'histoire. Un plaisir de gamine !Les Amours enchantées ou Les Merveilleux contes de Grimm est un très film (oublié aujourd'hui) réalisé par Henry Levin (Voyage au centre de la terre) avec la collaboration de George Pal (La Machine à explorer le temps), écrit par David P.
Harmon, Charles Beaumont (La Quatrième dimension) et William Roberts d'après une histoire de David P. Harmon et Die Bruder Grimm de de Hermann Gerstner qui met en scéne la vie des frères Grimm, Wilhelm (joué par l'excellent Laurence Harvey) qui est le plus rêveur et Jacob (joué par Karlheinz Böhm) qui est le plus réaliste... Un joli film vue à travers leurs fables plus célèbres... dont l'histoire de la princesse qui passait ses nuits à danser dans le camp des bohémiens joués par les acteurs Yvette Mimieux (La princesse) et Russ Tamblyn (Le bûcheron)... un très bon mais un peu trop long segment musical... mais aussi celui de L'os qui chantait....
  

   

Un segment très drole qui met en scéne Terry-Thomas qui joue Ludwig un pleutre chevalier et Buddy Hackett qui joue Hans son serviteur qui doivent combattre un Dragon (fort réussi créé en stop-motion par Jim Danforth)... et celui du savetier (joué par Laurence Harvey) et les elfes (fort réussi en stop-motion) le segment le plus animé qui met en scéne l'histoire très pauvre qui est aidé par des Elfes la nuit lors de son sommeil... A noter que parmi le casting ou trouve les actrices Claire Bloom qui joue Dorothée Grimm la femme de Wilhelm et Barbara Eden qui joue Greta Heinrich la fiancée de Jacob... Mais aussi que la costumière Mary Wills reçut l'Oscar de la meilleure création de costumes en 1963. Le film qui fut aussi nommé dans trois autres catégories : meilleure direction artistique, meilleure musique de film et meilleure photographie.... Biographie très romancée de la vie des frères Grimm, qui est de très loin superieur a celle de Terry Gilliam... car elle est dix fois plus magique et merveilleuse que cette derniere version. Eric31

1 commentaire:

  1. http://uptobox.com/wvxl5i32hx7u
    https://1fichier.com/?ybm1x76ndz

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