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jeudi 7 avril 2016

Tisa Farrow

Tisa Farrow est la sœur de la célèbre actrice Mia Farrow, elle est née le 22 juillet 1951 à Los Angeles en Californie. Tisa est surtout connu du public aficionado du cinéma d’exploitation pour son rôle de la fille du savant dans le chef d’œuvre « L’enfer des zombies » de Lucio Fulci que tout le monde ici a vu… Sa carrière ne s’arrête pourtant pas uniquement à cette œuvre puisque la bougresse a enchaîné d’autres pièces maîtresses dans sa carrière (et non des moindres !) comme l’inénarrable « Anthropophagous » du père D’Amato et l’incroyable actioner revendiqué « sous Apocalypse now » - « the Last hunter » du non moins fameux Antonio Margheriti, habitué du genre, avec comme partenaire David « The beyond » Warbeck et dans un petit rôle Margit Evelyn « Hell of livng dead » Newton et des rats, du sang, des hélicoptères et de la fureur. Tisa la belle n’hésitera pas à se dépoitrailler dans une séquence qui restera dans les mémoires de tous les chanceux qui auront pu mater ce film !  Outre des personnages à priori anodins, on notera tout de même un certain genre et une distance toujours prise par l’actrice, évitant ainsi la grandiloquence et l’éxagération, ce qui créera une empathie certaine vis-à-vis du spectateur, le charme de Tisa faisant le reste…


                                  

La Course du lièvre à travers les champs (1972) .Après un médiocre "passager de la pluie", René Clément, cette fois-ci, a réussi son coup, c'est le moins que l'on puisse dire. "La course du lièvre à travers les champs" est un solide film d'atmosphère, injustement oublié, à l'intrigue non moins solide (Sébastien Japrisot au scénario, comme ce sera le cas pour l'excellent "été meutrier" de Jean Becker, douze ans plus tard), et qui a l'audace de réunir des acteurs aussi différents que Jean-Louis trintignant et Robert Ryan ! A noter, pour les cinéphiles, la première apparition d'Emmanuelle Béart à l'écran, au début du film, et cette très belle citation de Lewis Caroll en préambule : "Nous ne sommes, mon amour, que des enfants vieillis qui s'agitent avant de trouver le repos".  Très bon film que j'ai découvert sur le câble cette semaine ....Même les parties plus lentes restent intéressantes car le metteur en scène sait donner de l'épaisseur à chaque personnage ....y compris le premier des complices tués au début dans le centre laisse apparaître un brin de sa psychologie ....alors que de nos jours ,dans par ex les fast and furious, les membres de l'équipe sont des personnages à mon goût super stéréotypés et prisonniers des diktats hollywoodiens..... René Clément n'a pas hésité à prendre des facilités avec le scénario et peu importe car il nous offre un film de gangsters qui ne ressemble pas aux autres. Il y a de l'émotion du rire notamment, des rebondissements, des astuces et une fin bien vu.


            

René Clément réalise ici son avant dernier film où adaptant un roman de l'américain David Goodis avec l'aide de Sébastien Japrisot, il s'offre un casting international. Les deux hommes avaient collaboré trois ans auparavant pour "Le passager de la pluie" qui fut sans contexte un des grandes réussites de Clément. Il faut préciser que Clément n'est pas à l'origine de ce projet pour le moins baroque. En 1972, Le western spaghetti est à l'honneur et Sergio Leone son maître à penser a profondément modifié les codes esthétiques du genre, lui donnant un second souffle. Jean-Louis Trintignant lui-même a participé quatre ans plus tôt à un "spaghetti" de Sergio Corbucci, "Le grand silence", devenu culte depuis auprès des amateurs . Japrisot et Clément tentent le pari osé de donner un parfum "léonien" à un film policier. Le tout donne une mixture très étrange et pas toujours digeste même si elle demeure sympathique. Le scénario truffé d'invraisemblances et assez touffu introduit une première grande variante avec les westerns spaghetti dont les intrigues minimalistes jusqu'au possible laissaient la place exclusive à l'imagerie si typique et recherchée du genre.


                                 

L'autre faiblesse du film est indéniablement la présence aux côtés de Robert Ryan et d'Aldo Ray de Jean-Louis Trintignant dont la singularité du jeu décalé peut finir par user les nerfs des plus coriaces quand elle ne prête pas à sourire. Comment penser que cet ectoplasme puisse s'imposer face à Robert Ryan qui a déroulé sa grande carcasse sur tous les westerns et les films policiers du Hollywood des années 50 ? Jean-Louis Trintignant poursuivi par des gitans à la gomme, atterrit dans la cabane des bandits par un hasard des plus incroyables et finit pas s'imposer à toute la bande, allant jusqu'à conter fleurette à la maîtresse du caïd sous l'œil attendri de ce dernier . De son côté Aldo Ray que l'on a connu plus inspiré surjoue volontiers. Tisa Farrow apporte son étrange beauté et Léa Massari donne la caution italienne à cette production hétéroclite. Si le hold-up final est plutôt original dans sa conception, Japrisot ne sachant plus très bien comment conclure, choisit d'offrir à Ryan et Trintignant une mort sacrificielle copiée sur celle du tandem Newman/Redford dans "Butch Cassidy et Billy the Kid" de George Roy Hill.(Allociné)


                  

Réalisé en 1978, Mélodie pour un tueur s’inscrit dans la lignée des premiers films new-yorkais de Martin Scorsese. Au début des années 70 et sous l’impulsion de John Cassavetes, Scorsese avait créé un nouvel univers urbain, violent, passionné, et donné naissance à quelques œuvres fondatrices du "Nouvel Hollywood" parmi lesquelles Who’s That Knocking at My Door ?, Mean Streets et Taxi Driver. Dans le sillage de Scorsese, de nombreux cinéastes ont tentés de profiter de cette nouvelle vague pour développer leurs projets. En 1974, James Toback écrit le scénario du Flambeur (1974, Karel Reisz) et remporte un beau succès. Fort de cette réussite, le scénariste rédige un nouveau script dont il assurera également la réalisation : Mélodie pour un tueur. Avec ce film, James Toback développe une vision urbaine assez proche de celle de Scorsese : tourné dans Manhattan, Mélodie pour un tueur décrit un univers composé d’espaces restreints (le ciel y est presque invisible) et peuplé d’une faune de petites frappes et de jeunes prostituées. En mouvement permanent, la ville est filmée comme une fourmilière bruyante et menaçante au sein de laquelle les hommes ne peuvent trouver de calme que dans l’intérieur de leurs appartements. C’est dans le sien que Jimmy, le héros du film, tente de s’extirper de ce monde violent en jouant du piano. Ce personnage, tout en dualité, est au cœur du film. Génie du piano incapable de développer ce don en-dehors de chez lui, Jimmy se transforme dès qu’il est au contact de la rue. Comme le chante Bruce Springsteen, « It’s hard to be a saint in the city » ; et dés que les pieds de Jimmy se posent sur bitume, il se métamorphose en jeune chien fou. Cette caractérisation évoque celle de "Johnny Boy", ce jeune délinquant interprété par Robert de Niro dans Mean Streets.


          

Mais à la différence de Johnny, Jimmy veut se sortir de sa condition de caïd. Viscéralement attaché à son père, ne supportant pas l’injustice et doté d’un caractère violent et compulsif, il n’a malheureusement pas les armes pour résister à sa folie.
Jimmy est l’archétype du héros des années 70 : à l’instar de Clyde Barrow (Bonnie and Clyde, 1967) ou de Travis Bickle (Taxi Driver, 1976), c’est un jeune homme incapable de trouver l’épanouissement sexuel et obligé d’exploser à travers des actes de violence. Il symbolise toutes les difficultés de l’homme moderne dans un monde en plein chambardement moral et politique.


                  

Dans le film de James Toback, la musique a une grande importance. A l’instar des films de Martin Scorsese, elle participe à l’ambiance moderne et urbaine du récit et lui donne un certain tempo. Mais dans Mélodie pour un tueur, la musique est également un rempart et une échappatoire. Jimmy joue du piano pour échapper à sa condition et se promène avec un poste HIFI qu’il utilise comme un bouclier. Volume à fond, il écoute les tubes du moment et se construit une sorte de bulle. Quand un client du restaurant (où il a l’habitude de se rendre avec son père) se plaint du bruit occasionné par la musique, Jimmy lui saute à la gorge et déclenche une bagarre générale. Jimmy est un inadapté, il ne développe aucune relation sociale (il n’a aucun ami) et vit des aventures pour le moins compliquées avec les femmes... (http://www.dvdclassik.com/critique/melodie-pour-un-tueur-toback) 

3 commentaires:

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  2. Excellent La course du lièvre... Merci pour cette heureuse programmation !!!

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    1. Avec un casting vraiment surprenant , merci Tinté !

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