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dimanche 10 avril 2016

Seven

Le western connaissait sa première agonie à l’aube des années soixante, malgré la production occasionnelle de films de qualité (La Prisonnière du désert, Rio Bravo). Avec l’avènement de la télévision, les maisons américaines vivent au rythme du Far West et le public n’éprouve plus le besoin de se déplacer pour voir les exploits trop conventionnels de ces cow-boys qu’ils connaissent par cœur. Un amour pour le petit écran que la production va tourner à son avantage en donnant quatre des huit rôles principaux à des acteurs de séries télévisées. En tête d’affiche, bien évidemment Steve McQueen, qui fait chavirer les cœurs des ménagères et impose sa classe depuis 1958 en prêtant ses traits au chasseur de prime Josh Randall dans le show western Wanted: Dead or Alive. La petite histoire raconte que l’acteur aurait simulé un accident de voiture pour pouvoir s’absenter du plateau et participer au tournage du film au Mexique. Et si McQueen était déjà apparu dans des longs métrages entre temps, Les Sept Mercenaires, seul western d’entre eux, se plaçait réellement comme l’arrivée de Josh Randall sur grand écran. On y retrouve également James Coburn (outre son rôle récurent dans Wanted il était apparu dans une trentaine de shows entre 1958 et 1960), Charles Bronson (premier rôle de la série Man with a Camera qu’il avait décroché en 1958 après la sortie du film policier Machine Gun Kelly) et Brad Dexter (que l’on avait pu voir entre autres dans les séries western Wanted, Have Gun, Cimarron City, Colt 45.…). Pour tenir les quatre autres rôles: Yul Brynner (Le Roi et moi - Oscar du meilleur acteur -, Les Dix Commandements, Anastasia), Eli Wallach (qui avait fait ses débuts sur grand écran avec le controversé Baby Doll d’Elia Kazan et apparaissait régulièrement dans les pièces de théâtre filmées Television Playhouse), Robert Vaughn (tout juste auréolé d’une nomination à l’Oscar pour The Young Philadelphians) et la jeune star allemande Horst Buchholz.



   

Cela ne faisait alors aucun doute, l’atout principal du film résidait dans ce casting de choix. Huit acteurs impeccables dans des rôles comme taillés sur mesure que l’on apprend à connaître au cours des quarante premières minutes du film. Une introduction à nos sept mercenaires qui contient deux scènes désormais cultes. Tout d’abord la rencontre dans la ville du poste frontière entre les deux stars Brynner et McQueen, Chris et Vin, le leader et son futur bras droit. Inconnus solitaires tout juste arrivés en ville, les deux hommes acceptent de braver la milice locale en menant au cimetière le corps d’un Indien. Juchés sur un corbillard, ils remontent la rue principale, Chris tout de noir vêtu aux rênes, Vin en ange gardien la carabine à l’épaule. Le charisme des deux hommes et la durée de cette traversée de la ville (trois minutes) confèrent à l’ensemble une tension plus que palpable qui préfigure les astuces de mise en scène qui seront développées par la suite dans le genre. Également culte, la séquence du lancer de couteau, qui sert de présentation au personnage interprété par James Coburn. En seulement deux mots et quatre minutes de métrage, l’acteur y impose son physique filiforme et sa démarche reptilienne, donnant ainsi corps à la réputation de Britt, le chasseur de prime le plus rapide de l’Ouest.


                              

Autre façon d’attirer l’attention sur ce nouveau western: son scénario atypique. Adapté du fameux Sept Samouraïs de Aki Kurosawa (1954), il apporte non pas un mais sept chasseurs de prime, personnages dont le public est devenu friand depuis l’avènement de la télévision une fois de plus. Les Sept Mercenaires se plaçait ainsi non seulement dans l’air du temps mais également résolument en contrepoint avec le western classique des années quarante et cinquante. En effet, les œuvres de l’époque mettaient généralement en scène un héros unique qui se battait pour des valeurs purement américaines, défendant son honneur, celui de ses proches, de sa ville, pour la beauté du geste. Ici il est présenté de prime abord comme un être mercantile, sans aucune attache, prêt à se battre pour n’importe quelle cause pourvu qu’il y ait de l’action et quelques dollars à la clé. En ce sens, le fait que Chris et Vin défient l’ordre établi lors de leur rencontre et que par la suite nos mercenaires soient embauchés par un village mexicain accentuent la notion de rupture avec l’âge d’or du genre.(http://www.filmdeculte.com/cinema/film/Sept-Mercenaires-Les-3034.html)



                          


Les sept mercenaires est l'un des films que j'aime le plus, je n'avais pas vraiment envie de voir une des suites, mais finalement je me suis dit pourquoi pas. Finalement le résultat est plutôt bon, j'ai retrouvé avec grand plaisir ma bande originale favorite du cinéma, on retrouve aussi Yul Brynner qui accepte de reprendre son rôle, par contre si les personnages de Vin et Chico sont toujours présents pour cette suite, ce ne sont pas Steve McQueen et Horst Buchholz, mais des acteurs bien moins talentueux qui les interprètes. Burt Kennedy a réussi une suite acceptable, même s'il n'a pas brillé dans l'originalité en copiant plusieurs petites choses, on a d'ailleurs parfois l'impression de plus assister à un remake qu'à une suite. Le retour des sept est sympathique, mais est très loin d'égaler le chef-d'œuvre de John Sturges. Yul Brynner est le seul à reprendre du service dans cette suite des sept mercenaires. Une suite par ailleurs plutôt mince au niveau du scénario qui s’avère beaucoup trop calqué sur son prédécesseur. Reste que cette suite n’a rien de honteuse car le casting est très bon et que la mise en scène est plutôt satisfaisante, même si comparer à celle de John Sturges on est évident loin du compte et on y ressent d’ailleurs un certain manque de panache. "Les sept mercenaires" de John Sturges fait partie de mon panthéon de cinéma, par contre les suites comme ce film sont assez médiocres !! On retrouve la mème histoire, des mercenaires qui acceptent la mission de rendre justice à un village dont les hommes sont fait prisonniers restant que les femmes et les enfants par une armée de gringos. On sent dans la présentation des personnages et le déroulement des situations que cet opus veut se dévier avec l'original mais les acteurs sont sous exploités voir transparants aux cotés du chef Yul Brynner dont c'est le seul role valable (il faut dire que l'acteur avait de la concurrence avec Steve Mc Queen, Charles Bronson et compagnie dans le film de John Sturges, il fallait faire exister son personnage dans celui-ci).



     

Quand à la fin, c'est du copier coller, on devine ce qui va se passer et c'est le cas, sans surprise. Reste de belles scènes de batailles et une bonne image mais cela ne suffit pas. Déception. C'est Burt Kennedy qui a la lourde tâche de signer la suite du film mythique de John Sturges et le rèsultat est loin d'être dèplaisant! Toujours aussi chauve, Yul Brynner remonte donc une nouvelle fois sur sa selle et mène cette suite tambour battant de "The Magnificent Seven", grand classique du genre, avec l'aisance qu'on lui connaît! Si ces nouvelles aventures sont efficaces avec de belles fusillades, elles n'ègalent pas cependant l'original de 1960 et les nouveaux mercenaires choisis ici (Warren Oates, Claude Akins, Virgilio Texeira...) ne valent pas non plus les originaux (Steve McQueen, James Coburn, Charles Bronson...). Mais ne boudons pas notre plaisir, ce western de facture classique est fort agrèable à regarder...                                                                                          


                 

Alors que la révolution gronde au Mexique, dans une région proche de la frontière un notable du nom de Quintero essaye de soulever la population de peones contre le pouvoir autoritaire, il est arrêté et ses plus proches collaborateurs executés devant ses yeux. Maximiliano l'un d'entre eux parvient à en réchapper et passe la frontière avec l'argent de Quintero. Dans une petite ville Américaine il rencontre Chris Adams qui vient juste de sauver de la potence un aventurier du nom de Keno. Fort de ses expériences précédentes au Mexique, Chris accepte de retraverser la frontière pour libérer Quintero après avoir remonté une nouvelle équipe ... 3ème opus de la saga, ce western est pour moi la meilleur suite donné aux 7 mercenaires de John Sturges. Après s'être égarés dans les méandres de la simplicité, et de la médiocrité avec Le retour des 7, Paul Wendkos reprend habilement la tête de la saga succédant ainsi à Burt Kennedy. C'est tout d'abord le retour du tournage dans les beaux espaces Nord Américains, après s'être perdus dans les déserts entourant Madrid, ces 7 mercenaires là ont bien plus de panache que ceux de Kennedy même si on est loin dans le même temps de retrouver ceux qui étaient emmenés par Yul Brynner. Les personnages ont plus de charisme et chacun a sa petite histoire, élément qui a pas mal manqué à Kennedy. Au niveau des acteurs, on sent George Kennedy assez peu à l'aise, en effet c'est pas si facile que ça de succéder à M. Brynner ! Pour les seconds rôles, ça ne vaut pas Eli Wallach, Bronson et cie mais ça reste correct. La réalisation est redevenue " à l'américaine ", et c'est assez bien fait pour moi . Les scènes d'action sont assez efficaces notamment la bataille de fin qui me plait beaucoup. 


           

Ce western là n'échappe pas aux règles des précédents, la trame est toujours la même, ça pourra paraître à certains comme un peu réchauffé mais celui-là a ses propres particularités qui en font un bon western à part entière. On est loin du très bon film de Sturges mais Les colts des 7 mercenaires reste pour moi un bon western à part entière et surtout la meilleur suite ( bien meilleur que le retour mais en même temps c'était pas dûr de faire pire ) Par contre j'ai trouvé dommage de reconfier un rôle à Fernando Rey dans celui-ci en tant que Quintero alors qu'il avait déjà été le "Padre" dans Le retour des 7 2 ans plus tôt, mais bon ... George Kennedy a la lourde tâche de remplacer Yul Brynner dans le rôle de Chris. S'il s'en tire pas trop mal, le reste de l'équipe manque tout de même de charisme pour laisser des souvenirs impérissables après vision. C'est peut-être pour celà, que le réalisateur a décidé d'opter pour une bande de bras cassés en guise de mercenaires, puisqu'on y trouve un manchot et un tuberculeux. A noter que le manchot est un vétéran sudiste et qu'il va évidemment se crocher avec le noir de la bande. Mais ne craignez rien, ces deux-là firont immanquablement par devenir les meilleurs potes du monde lors de la bataille finale.(http://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?t=4911)


                   


Troisième et ultime suite de "The Magnificent Seven" avec cette fois Lee Van Cleef qui reprend le rôle de Yul Brynner dans les deux premiers volets ainsi que George Kennedy dans le troisième opus! L'histoire est toujours la même avec une poignèe de mercenaires qui se voient proposer par Chris Adams la libertè contre une mission pèrilleuse! Comme toujours les risques sont gros! La paye aussi! Mais attention il y a un os! Spoiler: C'est George McCowan qui fait ses gammes de rèalisateur, un metteur en scène d'origine canadienne qui signait là son premier essai! Même si cette troisième suite ne renouvelle pas un thème dont le filon commence sèrieusement à s'èpuiser, il demeure efficace et plaisant à regarder! Dans les troisièmes couteaux, on reconnaîtra le jeune Gary Busey...Encore un réalisateur de TV qui a voulu s'initier au grand écran dans le genre western, hum .. Et, de plus, en reprenant le thème des sept mercenaires, il a pris le risque de s'embourber dans une histoire à deux sous six cents. Lee Van Cleef incarne, non pas un chasseur de primes, malgré son éternelle costume de croque mort, la pipe et le port du révolver sur le devant, non non, une fois n'est pas coutume, il est marshal dans une petite bourgade de l'Ouest. Sa femme est enlevée par trois bandits qui ont cambriolé la banque. Elle est retrouvée morte et violée. Le marshal Chris Adams n'aura de cesse de retrouver ces vauriens et de se venger. Ce scénario banal se laisse voir sans susciter d'intérêt.


   


Les acteurs sont peu crédibles tout comme l'histoire, on n'y croit pas une seconde.4ème et dernier épisode de la franchise, « La chevauchée des 7 mercenaires » n'a plus grand chose à voir avec le grand classique dont il perpétue une nouvelle fois le nom. En effet, hormis le titre évocateur et la présence au générique de Lee Van Cleef, il y a un gouffre infranchissable entre l'original et sa copie. Le réalisateur George McCowan (connu pour ses apports à des séries comme « Drôles de dames » ou « Starsky et Hutch ») fait ce qu'il peut pour garder le cap mais il ne parvient pas à empêcher son scénario de s'enliser dans une nouvelle redite sans intérêt. On retrouve donc, une nouvelle fois, 7 justiciers dont la mission consiste à sauver un village de paysans assiégé par de cruels bandits Mexicains... C'est peu dire que l'histoire manque d'originalité et la présence de l'inaltérable Lee Van Cleef ne suffit pas à sauver le film du naufrage et le spectateur de l'ennui. Dommage car la légende des 7 mercenaires méritait beaucoup mieux que ce western sans envergure ni panache. (Allociné)   

2 commentaires:

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  2. Pas sur d'avoir vu le troisième...
    Merci Corto

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