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dimanche 17 avril 2016

Phil woods

Pratiquant l’alto reçu des mains de son oncle dans sa ville natale, bouleversé en entendant Koko, de Parker (il a alors 13 ans), il décide de son destin et part pour New York. Comme Lee Konitz ou Bill Russo, plus tard Warne Marsh et toute une légion de fidèles aux conceptions radicales, il est de l’école du maître du piano Lennie Tristano. Lequel, aveugle à 9 ans, ne se produisait que rarement (avec Lee Konitz, notamment) au restaurant Confucius. Plus tard, au Half Note. Phil Woods se perfectionne à la clarinette à la Juilliard School et fait preuve, dans la fluidité comme dans l’esprit, d’une redoutable facilité qui parfois le desservira. En 1954, il entre en scène avec Charlie Barnet et enregistre avec Jimmy Raney (guitare). En 1956, il remplace Jackie McLean – autre alto d’envergure – chez Georges Wallington, aligne « gigs » et séances de studio, toujours prêt à rejoindre une de ces formations ou big bands qui l’appellent : les Birdland Stars, Dizzy Gillespie, Buddy Rich, Quincy Jones, de 1959 à 1961. Mais aussi les big bands d’Oliver Nelson ou de George Russell. En 1962, Benny Goodman l’embarque dans sa tournée en Union Soviétique.(http://www.lemonde.fr/musiques/article/2015/09/30/le-saxophoniste-phil-woods-est-mort_4778432_1654986.html)


   

En 1956, Phil Woods a 25 ans. Après deux séances en quintet et une en quartet (1954 et 55), il s'associe de manière insolite à un second saxophoniste alto, Gene Quill, de quatre ans son ainé, pour ce qui sera son quatrième enregistrement : « Phil and Quill », le 15 mars 1956. Ce sera l'heure de gloire de Gene Quill, dont la carrière se limita pour l'essentiel aux pupitres des big bands de Gene Krupa, Buddy Rich, Claude Thornhill et Gerry Mulligan.en dehors de ces pépites. « Pairing Off » (juin 1956), « Four Altos » (fevrier 1957), « Phil & Quill with Prestige » (mars 1957) et « Phil Talks With Quill » (sept-oct 1957) allaient suivre.
Avec Sonny Stitt et Cannonball Adderley, Phil Woods est l'un des disciples les plus fervents de Charlie Parker, osant à la foi le même instrument, le saxophone alto et une marque d'indépendance du côté du lyrisme. Au passage il allait même épouser Chan, la veuve de Parker et par la même occasion hériter de l'instrument du maitre ! Même influence déterminante de Charlie Parker pour Gene Quill, ils parlaient donc le même langage. Ils s'étaient rencontrés dans l'appartement de John Williams et avaient découvert que leurs sonorités s'accordaient particulièrement bien. Pour leurs débuts en studio, dans « Phil and Quill », ils choisirent de s'adjoindre un troisième souffleur, le sax baryton Sol Schlinger. Et ils iraient encore plus loin dans « Four Altos » : Hal Stein et Sahib Shihab venant compléter le carré d'as. (http://www.francemusique.fr/jazz/jazz-au-tresor-phil-woods-gene-quill-phil-and-quill-82615)


                 

Le-matin-des-musiciens-du-mardi/2012-2013/phil-woods-avec-pierrick-pedron : L'an passé, j'avais eu le plaisir de recevoir dans cette émission le saxophoniste Pierrick Pédron, pour évoquer avec lui la trajectoire filante d'un des génies de l'histoire du jazz, l'altiste Charlie Parker, et nous nous étions promis de renouveler l'expérience en nous penchant sur le style d'un musicien de la génération suivante. Très vite nous nous sommes mis d'accord sur le nom de Phil Woods. Sans doute parce qu'il fait partie de ces musiciens qui, encore aujourd'hui, à plus de quatre-vingts ans, provoquent en nous, à chacun de ses concerts, un profond sentiment d'allégresse, avec ce qu'il faut de fêlure pour nuancer le dessin ; avec parfois, même, un grain de folie dont on verra qu'il aurait sans doute pu s'accentuer davantage. L'art de Phil Woods, en tout cas, mérite mieux que la caricature que l'on en fait parfois, lorsqu'on le résume à la simple perpétuation des idiomes du bebop - il faut dire que l'altiste s'est situé lui-même dans cette lignée, en épousant Chan Parker, la veuve de son illustre aîné. Phil Woods, en effet, se distingue, dès ses débuts, des purs épigones parkériens par un traitement particulier de l'accentuation et de l'articulation du propos, une manière qui lui vient sans doute de sa pratique du grand orchestre, au poste de premier alto. Formé à la Julliard School, dont il est sorti avec une parfaite maîtrise de la clarinette, Phil Woods n'est pas seulement le soliste demandé par tous les arrangeurs, dès la fin des années cinquante, il sait être aussi le styliste élégant et inventif qui va réunir à ses côtés des petits groupes de toute première qualité, en Europe comme aux Etats-Unis, et il se révèle également un arrangeur et un compositeur de talent. Un musicien complet, donc, que notre invité du jour connaît bien.


                               


Suractif, très demandé, toujours proche de Dizzy Gillespie, il participe au tentet de Thelonious Monk comme au Concert Jazz Band de Gerry Mulligan. En 1968, sans réel rapport avec les « événements », ou alors très subliminal, il s’installe en France. Son ensemble, European Rhythm Machine – George Gruntz puis Gordon Beck au piano, Henri Texier, contrebasse, Daniel Humair, batterie – peut passer pour l’Aston Martin de la rythmique. Ils donnent une version très « avant-garde » d’un classicisme maintenu. Comme L’Art Ensemble of Chicago, Frank Wright, le New Phonic Art et mille autre collectifs, bientôt Sun Râ, défraient la chronique, à Paris même, il s’ensuit d’assez sportives polémiques. En un temps où Ibrahim Maalouf fait figure d’André Rieu consensuel du jazz, on se rend compte qu’on aura été assez injuste avec Phil Woods.Retour à Los Angeles, puis en Pennsylvanie où il compose, et fonde un nouvel ensemble que rejoint un trompettiste sidérant, Tom Harrell. Dans les dernières décennies du XXe siècle, « Phil Woods, l’altiste à la casquette de cuir », comme le décrit François-René Simon dans le Dictionnaire du Jazz (Bouquins, Laffont) « multiplie enregistrements et confrontations, avec Martial Solal, David Sanborn, rend hommage à la musique américaine tant noire (Monk, Parker) que blanche (Gershwin hier, Jim McNeely aujourd’hui). »



   



Sa discographie encore abondante depuis 2000 est une sorte d’encyclopédie du jazz post–parkerien qui ne quitterait pas la route moderne. Sans les pistes ouvertes par Coltrane ou Ornette Coleman, mais sans non plus l’aura poétique de son partenaire de toujours Lee Konitz. Puisqu’on ne saurait reprocher à un musicien d’un tel feeling de n’avoir pas été autre que lui-même, on rappellera la fureur de jouer, chez Phil Woods, son énergie communicative, le génie mélodique doublé d’un phrasé surprenant. François-René Simon émet l’hypothèse que « le goût des figures répétitives, d’accentuations inattendues, est le signe d’une écoute sélective du meilleur free jazz. » Sans doute. La carrière de Phil Woods est aussi une réponse en actes à quelques questions : que faire d’une fidélité sans faille (sa dévotion à Bird), d’une virtuosité étourdissante, du désir de jouer tous les soirs jusqu’à plus soif, et parfois au-delà ? Sa carrière discographique dit simplement qu’il est de ces musiciens que les autres musiciens invitent. Notamment les big bands les plus célèbres. Pour cela, il faut évidemment une technique imprenable, mais aussi une personnalité plus qu’agréable. Connu des cinéphiles, pour sa participation aux bandes originales de Douze hommes en colère (1957), L’Arnaqueur (1961) et Blow Up (1967), le saxophoniste s’est également distingué pour son solo dans Just the way you are de Billy Joel, ou Still crazy after all these years de Paul Simon.(http://www.francemusique.fr/actu-musicale/deces-du-saxophoniste-de-jazz-phil-woods-108171)

1 commentaire:

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