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vendredi 15 avril 2016

Paul Le Person

Paul Le Person, né dans le Val-d'Oise, est d'origine bretonne. Il est repéré dès sa jeunesse comme amuseur public que l'on ne manquait pas d'inviter aux mariages. Destiné au dessin industriel, il suit le soir la filière classique des cours d'art dramatique de René Simon et de Bocanowsky. À l'âge de vingt ans, il se produit dans les chœurs des opérettes, puis comme interprète dans À la Jamaïque, Irma la douce et La Belle Arabelle. L'un des auteurs de La Belle Arabelle, le comédien Francis Blanche, le prend immédiatement en sympathie et l'engage dans la célèbre émission de radio Signé Furax, où s'illustrait déjà Jean Carmet. Après quelques courts métrages, il débute réellement au cinéma en 1966 avec La Vie de château de Jean-Paul Rappeneau et Un homme et une femme, de Claude Lelouch. Par la suite, plusieurs réalisateurs l'engagent dans leurs films comme Yves Robert, qui devint son ami (Alexandre le bienheureux, Le Grand Blond avec une chaussure noire, Le Retour du grand blond et Le Jumeau), Serge Korber (Un idiot à Paris), Claude Chabrol (Le Cheval d'orgueil), Jean Valère (Mont-Dragon), Jean-Jacques Annaud (Coup de tête) et Pierre Richard qui lui fait jouer le rôle d'un flic pointilleux que Pierre Richard fait tourner en bourrique lors d'une déposition après une tentative de suicide dans Les Malheurs d'Alfred. On le voit aussi chez Luis Buñuel dans Le Fantôme de la liberté, dans un contre-emploi. Car Paul Le Person jouait tantôt dans des comédies tantôt dans des films sombres ou dramatiques. Il est aussi présent à la télévision (Le Bal des célibataires, L'Évangile selon Aimée, Les Cinq Dernières Minutes) et au théâtre (Le Dindon).(Wiki)


                           


Première rèalisation de Jean-Paul Rappeneau, "La vie de château" met en scène le couple tranquille Philippe Noiret-Catherine Deneuve pris dans la tourmente du dèbarquement alliè! Sur le ton de la comèdie qui èvoque de nombreux souvenirs au scènariste Claude Sautet (futur grand rèalisateur), Rappeneau offre à Deneuve, jusqu'à alors habituèe aux personnages dramatiques, le rôle d'une jeune femme fantasque, courtisèe par un rèsistant et un officier allemand venus la distraire de sa monotomie conjugale! L'actrice impose donc un rythme d'enfer à chacune des scènes où elle apparait ce qui ajoute du charme à cette comèdie de guerre bien interprètèe dans le cadre du marivaudage tonique...« Notre société bien-pensante ne permettrait plus que l’on fasse un tel film ». Il y a une dizaine d’années, Philippe Noiret, aujourd’hui disparu, le pensait. Il n’a peut-être pas tort, même si l’histoire de ce débarquement en Juin 1944 en Normandie, vue par le petit bout de la lorgnette, n’est qu’un des éléments d’une comédie qui vaut marivaudage et vaudeville. Rappeneau a semble-t-il voulu réaliser avant tout un film d’auteur pour des acteurs. Le premier d’entre eux à l’époque, Pierre Brasseur («  Les portes du Paradis », ce n’est pas rien) figure en bonne position sur une affiche qui confirmait la carrière prometteuse de Philippe Noiret et les débuts très encourageants d’une certaine Catherine Deneuve. Un trio au cœur d’une fantaisie amoureuse joliment troussée : les situations absurdes, voire rocambolesques sont le plus souvent très drôles. Deneuve a l’énergie folle pour secouer son placide époux, Philippe Noiret déjà placide par nature et qui dans la peau du falot n’est pas forcément le salaud que l’on imagine. Pierre Brasseur, monument, immense acteur endosse le rôle du résistant avec une désinvolture bourrue qui là encore devait un peu lui ressembler dans la vraie vie.


   


On pourrait reprendre ainsi un par un tous les protagonistes de ce quadrille guerrier, qui identifie plusieurs scènes à cette période de notre Histoire, avec des moments cocasses, et bien réels (le parachutiste dans les arbres) et d’autres plus sérieux, comme la position de défense des lignes allemandes sur la côte normande. Entre les deux, une situation comique au possible : des allemands dans la propriété, dont le beau-père trafique avec la résistance, et cache en son sein un espion anglais ( Henri Garcin ). Il est amoureux de la jeune propriétaire qui ne laisse pas insensible le colonel allemand. Tous les ingrédients d’un excellent divertissement auquel se prête une caméra très fluide, qui  rend la mise en scène plus dynamique que ce que l’on peut voir aujourd’hui dans ce type de comédie. Le rythme auquel tenait beaucoup Rappeneau qui en parle à plusieurs reprises  dans les bonus.(http://www.lheuredelasortie.com/la-vie-de-chateau-de-jp-rappeneau-critique-bluray/)


                              


Ayant vu ce film à sa sortie, c'est surtout Jacques Brel que je voulais revoir dans sa prestation. Sans être un film culte, certaines scènes ou certains dialogues méritent d'être retenus, comme les " cornes du colonel". Ce n'est pas par hasard si on l'a revu sur la chaine "Equidia", car le personnage principal du film, pour moi, c'est le Cheval. Brel a fait peu de films, et tout comme dans L'Emmerdeur, il y met toute sa personnalité et cette page, jusqu'ici vide, méritait ce petit hommage. Des bons films dans une grande propriété, on en a eu un excellent récemment avec 8 Femmes... GILBERT .Une merde dont je ne suis pas très fier. Voilà les mots de Jacques Brel vis-à-vis de Mont-Dragon et malheureusement, c'est difficile de lui donner tort. Ici, il joue le rôle d'un lieutenant chassé de l'armée pour avoir eu une liaison avec l'épouse du colonel, mais revenant dans le domaine de celle-ci lorsque ce dernier sera tué lors d'une chute de cheval. Adaptant un roman censé se dérouler lors de la Seconde Guerre mondiale et qu'il a adaptée en son temps, Jean Valère braque surtout sa caméra sur Jacques Brel, sacrément cabotin, indiscipliné, vengeur et même détestable. Il le met dans plusieurs situations "choquantes" (ce qui vaut aussi pour les dialogues) pour mieux mettre en avant les comportements bourgeois et en général exécrable de la nature humaine.


   

Malheureusement, je n'y ai vu aucun fil conducteur, aucune vraie structure de récit et même écriture. Excepté voir Brel exagéré ses faits et gestes et foutre le bordel dans ce château, il n'y a strictement rien à voir, aucune étude des personnages (ni attachement ou intérêt) ou des enjeux et une mise en scène assez plate qui ne fait que conforter l'ennui et l'impression de très vite tourner en rond. C'est dommage car le cadre du récit reste vraiment sympathique mais ici aussi très mal (ou pas du tout) exploité, comme tout le reste... Bref, pas besoin de tirer encore plus sur l'ambulance mais Mont-Dragon se révèle être une très faible production cinéma, sans intérêt, n'exploitant pas son potentiel (s'il y a) et ennuyant... Ce film reste à voir pour les fans de Brel , et ce malgré une ambiance lourde, et malsaine … Jacques Brel, s'est dit ravi d'interpréter ce personnage de Dormond, pourtant peu sympathique: C'est la première fois qu'il jouait un rôle de méchant. Et il est a peu près le seul à ressortir du lot …( http://www.ciao.fr/Montdragon_1970__Avis_1146810)                                         

3 commentaires:

  1. https://147ir72dd3.1fichier.com/
    https://xy6h71.1fichier.com/
    (mdp : libertyland)

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  2. Très joli film ce "la vie de château"merci Corto

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