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mardi 12 avril 2016

Marcel L'Herbier

Marcel L'Herbier est une figure de proue du cinéma français d'avant-garde des années 1920. Conscient que le cinéma représente un langage neuf, il expérimente de nouvelles formes esthétiques et de nouvelles techniques (travail sur la lumière et les ombres, anamorphoses, flous et surimpressions) jusqu'à l'avènement du parlant. En 1919, il signe sous l'égide du producteur Léon Gaumont son premier long métrage, Rose-France, oeuvre patriotique et poétique à l'esthétisme symbolique. Avec les cinéastes Louis Delluc et Germaine Dulac, il constitue une école impressionniste s'opposant à l'expressionnisme allemand. En 1921, il met en scène El Dorado, dont les innovations techniques séduisent la critique et déconcertent le public. Deux ans plus tard, il quitte la Gaumont et crée sa propre société de production, Cinégraphic. Il produit ainsi en toute indépendance Don Juan et Faust (1922), L'Inhumaine (1923), et surtout L'Argent (1928), adapté de l'oeuvre d'Emile Zola, dernier film de sa période muette. A l'avènement du cinéma parlant, nombre de cinéastes se cantonnent au théâtre filmé. L'Herbier, lui, abandonne ses recherches formelles. Il refuse de suivre la tendance et livre deux films policiers (Le Mystère de la chambre jaune et Le Parfum de la dame en noir, 1930) et un film néoromantique (La Femme d'une nuit, id.). Ses oeuvres sont désormais classiques, servies par sa maîtrise technique. Pendant l'Occupation, il s'oriente vers un cinéma d'évasion et de réconfort, tournant essentiellement des comédies (La Comédie du bonheur, 1940 ; Histoire de rire, 1941 ; L'Honorable Catherine, 1942) et des bluettes lyriques (La Vie de Bohème, id.). En 1953, il réalise un dernier long métrage, Le Père de Mademoiselle, puis se consacre à la télévision.(http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=13914)


                 


L’Inhumaine, c’est d’abord un projet de mise en valeur des arts de la France des années 1920 qui sont représentatifs de la modernité pour le réalisateur. Marcel L’Herbier a réuni autour de lui les plus grands artistes de son époque : la création des décors est partagée entre Alberto Cavalcanti, Claude Autant-Lara, Robert Mallet-Stevens et Fernand Léger.
L’atmosphère Art Déco est renforcée par les meubles de Michel Duffet et Pierre Chareau, ainsi qu’empruntés à l’atelier de Paul Poiret qui signe aussi les costumes de la cantatrice. La liste continue indéfiniment, avec notament les objets conçus par les plus grands créateurs de l’époque, et la figuration au générique des Ballets Suédois de Rolf de Maré. Ce film ambitieux réussit à nous plonger dans l’époque et à communiquer la passion des arts plastiques et de l’avancée scientifique. Le réalisateur traduit sa vision à merveille quand il explique que « ce qui est important ; ce n’est pas pour moi le défilé des événements, c’est ce qui est vertical, c’est l’harmonie plastique ». Cette perspective nous est justement livrée telle qu’elle a été pensée, car nous découvrons grâce à cette restauration les couleurs d’origine. Il s’agit du teintage de la pellicule, des couleurs qui communiquent sur le moment et les émotions des scènes.(http://bullesdeculture.com/2015/05/television-linhumaine-1924-2015-de.html)


            


  Ce film phare de l'avant garde des annèes 20,interprètè par la fille de l'auteur d'Arsène Lupin,rèunit de prestigieux crèateurs de l'èpoque tels que le peintre Fernand Lèger et l'architecte Mallet-Stevens pour les dècors,ou Paul Poiret,le père de la haute couture française,pour les costumes!Ce rècit aux spectaculaires décors,d'une passion au-delà de la mort,entre un ingènieur gènial et une diva,flirte avec la science-fiction et fourmille d'inventions,(modernes pour l'époque!) comme un curieux ancêtre de la tèlèvision!Un classique vèritable manifeste du style art-dèco...(Allociné)


                                
            
         
Forfaiture est un film français réalisé par Marcel L'Herbier en 1937. Denise Moret est allée rejoindre Pierre, son mari, en Mongolie où il travaille comme ingénieur du génie civil. Un soir elle perd beaucoup au jeu et emprunte de l'argent au prince Lee-Lang qui lui fait aussitôt des avances qu'elle repousse. Le prince se venge en sabotant le travail de Pierre et au cours d'une entrevue dramatique où il la marque au fer rouge, Denise le tue. Elle est acquittée.Un hommage "imagé" à Cecil B De Mille en ouverture pour ce remake de "The Cheat" (en fait c'est le 3ème remake de ce film), Louis Jouvet excelle dans son rôle d'ordure, investigateur du drame qui va se nouer en Mongolie pour se poursuivre en France, à Versailles en particulier, à la cour d'assise. La copie est passable, quelques sautes de scènes, mais peu importe quand se déroule sous vos yeux le tissage de cette toile d'araignée exotique, très audacieuce pour l'époque. Petit film. L'exotisme de l'entre deux guerres: le jeu, le charme oriental, une femme qui se perd, des chinois feignants... Louis Jouvet en vrai méchant est très bon mais c'est à peu près tout.(http://www.allocine.fr/film/fichefilm-2458/critiques/spectateurs/)

   


Réalisateur-phare des années 1920 et 1930, Marcel L’Herbier n’était pas loin d’être un visionnaire. En 1928, soit quelques mois avant le crack boursier qui allait plonger l’Europe et les États-Unis dans l’une des plus graves crises économiques, le réalisateur proposait avec L’Argent un véritable pamphlet contre l’asservissement des classes bourgeoises et moyennes aux cours délirants de la Bourse. En 1935, il s’empare d’une pièce un peu poussiéreuse pour rendre compte avec La Route impériale des difficultés géopolitiques des Britanniques en Irak. En 1939, alors que la menace d’une guerre plane sur l’Europe entière, le réalisateur décide de faire œuvre de pédagogie militante en figurant la nécessaire « entente cordiale » entre la France et la Grande-Bretagne face à l’ennemi. Bien reçu en France mais interdit de l’autre côté de la Manche (probablement parce que, comme l’indique l’historienne Mireille Beaulieu dans l’un des bonus de l’édition, il était interdit de faire jouer la famille royale contemporaine par des acteurs, qui plus est français), le film étonne aujourd’hui par un sens de la rigueur tout en nuances, capable de traduire en une série d’entretiens entre hauts dirigeants la lourde responsabilité qu’engage la fonction politique. A la fin du règne de la reine Victoria, des tensions apparaissent entre la France et l'Angleterre à propos de l'Egypte. Pendant ce temps, le Prince de Galles passe une bonne partie de son temps à Paris où il apprécie la bonne compagnie et fait preuve d'une grande ouverture d'esprit... Entente cordiale est, pour Marcel L'Herbier, une commande. Alors que la guerre paraît chaque jour plus certaine, l'idée est de rappeler comment anglais et français ont, quelque 30 ans plus tôt, oublié leurs différents pour s'unir face à un ennemi potentiel, l'Allemagne ; une situation très identique à celle de 1939. C'est un livre d'André Maurois qui est choisi pour retracer le parcours du roi d'Angleterre Edouard VII, fils de la Reine Victoria. Marcel L'Herbier s'en acquitte avec grand professionnalisme mais sans éclat. Ce film a toutefois atteint le but fixé de propagande puisqu'il fut très populaire à sa sortie en France.


   

Aujourd'hui, Entente cordiale peut paraître un peu terne mais il reste instructif sur cette période de l'Histoire et le film, par son existence-même, a lui-même une indéniable valeur historique.Alors que les autorités britanniques avaient été partie prenante dans la production, le film fut interdit outre-Manche car il n'était pas admis que soit représentés des membres de la famille royale quand leur disparition était trop récente (la reine Victoria est décédée en 1901 et Edouard VII en 1910). Parfaitement lucide sur le fait que l’histoire était en train de se répéter, Marcel L’Herbier a voulu rendre hommage au prince de Galles devenu Édouard VII, fils de la reine Victoria, à l’origine d’un rapprochement inédit entre la France et la Grande-Bretagne la veille de la Première Guerre mondiale. Vingt-cinq ans plus tard, conscient que les Nazis représentaient une vraie menace pour la France, Marcel L’Herbier espérait que les Britanniques renouvelleraient leur soutien au-delà de la concurrence qui a toujours nourri les relations entre les deux pays et leurs empires coloniaux, n’ayant pas peur de jouer des correspondances anachroniques pour renvoyer les deux pays à leurs engagements.


                  

Évidemment, on peut s’amuser de voir Gaby Morlay grimée en très vieille dame pour jouer une reine Victoria au crépuscule de son règne, le tout dans des décors dont la lourdeur ne fait que traduire l’étouffant protocole auquel les dirigeants devaient se soumettre. Mais au-delà de la patte très franco-française de la production, l’intérêt de la démarche de L’Herbier est de ne jamais chercher à reproduire une réalité historique qui, le réalisateur le sait, ne serait jamais exhaustive. La grandeur et la noblesse de l’exercice politique s’articulent ici autour d’un hors-champ omniprésent (le peuple, la rumeur menaçante d’un conflit armé) et pourtant abstrait qui rappelle combien la responsabilité du dirigeant repose avant tout sur l’idée, la vision plutôt que l’acte en lui-même. Engageant une réflexion philosophique autour du politique, le réalisateur formule une saisissante exigence morale pour l’exercice diplomatique.(http://www.critikat.com/dvd-livres/dvd/entente-cordiale.html)

1 commentaire:

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