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dimanche 3 avril 2016

Giuliano Gemma

La mode des péplums éteinte, les producteurs inventent un style nouveau dans la ligne des premières oeuvres de Sergio Leone, le western italien. Le charisme de Giuliano Gemma, sa carrure et son aptitude à se glisser dans la peau de personnages assez violents malgré sa face d’ange, vont l'amener à incarner ces cow-boys “modernes”. Patrick Glanz, nous le dira un jour, le western italien tient une place à part dans le genre. Lié à des metteurs en scène comme Sergio Leone ou Duccio Tessari, sur une musique fréquemment signée Ennio Morricone, la plupart du temps tournés en Espagne, ces films ont leurs inconditionnels. Souvent marqués par une grande violence, ces “westerns spaghetti” laissent en abondance des cadavres sur la piste ! Heureusement, quelques touches d’humour viennent souvent atténuer ce côté sanguinaire. A cette occasion, notre héros se pare d'un nom à la sauce yankee, exigence de la production, sans doute pour introduire une confusion sur l'origine des oeuvres, qui ne trompera pas longtemps son monde. C’est ainsi qu’il se voit attribué du pseudonyme de Montgomery Wood : "Mon producteur me demandait quel nom j’aurais voulu, mais cela m’était égal car cela ne m’intéressait pas. Il a donc choisi pour moi". Giuliano se résigne… Sous ce patronyme fantaisiste, il entame donc une série de films autour du personnage de Ringo, un aventurier moqueur et quelque peu cruel, dans deux opus, sous la houlette de l'inévitable Duccio Tessari : «Un pistolet pour Ringo» (1965) et «Le retour de Ringo» (1965), sur une musique appropriée de Ennio Morricone.


                   

Si le second reprend de façon lointaine le thème de l’Odyssée, Giuliano avouera s’être davantage diverti dans le premier volet. Les deux épisodes furent entièrement tournés en Espagne. Le justicier reprend du service dans «Le dollar troué» (1965), signé Calvin Jackson Padget, habitué des fresques mythologique lorsqu'il s'appelait plus banalement Giorgio Ferroni. Incarnant un ancien officier sudiste, Garry, le beau cow boy enrôlé par un parrain, se fait tirer dessus; mais un dollar bien placé lui sauve la vie. Au générique, relevons la présence de l’acteur français Pierre Cressoy qui travaille depuis longtemps pour le cinéma italien. Son quatrième western de l'année, «Adios gringo» mis en scène par George Finley (Giorgio Stegani) bénéficiant (?) cette fois d’une musique de Benedetto Ghiglia, est tourné en Italie. En 1966, Giuliano Gemma enfourche encore sa monture à cinq reprises ! Nous retiendrons «Arizona Colt» de Michele Lupo qui le met en scène pour la deuxième fois (ils feront ensemble 6 longs métrages). Face au vilain Gordon (encore une fois Fernando Sancho), il sait prendre son temps dans les décisions et son "Je vais y réfléchir…" devient un leitmotiv culte… Beaucoup de violence surréaliste : c’est le western-spaghetti ! Co-production oblige, l’actrice Corinne Marchand vient apporter une retouche hexagonale à cet Ouest péninsulaire. D’autres westerns s’enchaînent… En 1967, Gemma rencontre Lee Van Cleef dans «Le dernier jour de la colère», un face-à-face intéressant. Puis il donne la réplique au comédien français Serge Marquand dans «Wanted». Même si l’on n’ est pas un adepte du genre, force est de reconnaître le charisme de l’acteur qui saura à lui seul sauver certaines de ces œuvres par son talent et sa décontraction naturelle.(http://encinematheque.fr/seconds/S49/index.asp)



                                

Western Italien en coproduction avec la France, celui-ci possède un style et une forme très classique plus proche des westerns à l'américaine que des westerns spaghetti. L'intrigue se construit sur une habituelle histoire de vengeance, celle-ci ne fait pas d'étincelle et semble déjà vue ailleurs, mais se laisse gentiment suivre. De même que le personnage principal incarné par un Giuliano Gemma, au charisme incertain et passe partout, est un pistolero assez classique oscillant entre une personnalité de jeune benêt ou de héros au grand cœur. La réalisation honnête reste standard sans effet tape à l’œil, emballe des scènes d'action sans grands éclats mais plutôt bien exécuté. C'est du cinéma de quartier, un western dans la moyenne, qui ne se la raconte pas et qui fait le job. Un film du jeudi, pas nécessairement le premier de la classe, mais pas non plus le dernier, un aimable divertissement.Etonnant western spaghetti que ce film. Réalisateur italien et Guiliano Gemma l'autre Terence Hill en tête d'affiche mais étonnament les paysages et la photographie sont celles d'un western classique américain ; ici pas de désert sec et chaud, pas de couleur ocre et de décors poussiéreux. Malgré une équipe technique faite pour le spaghetti il s'agit avant tout d'un western plus classique. Il n'en demeure pas moins que ce film est très réussi, le scénario est bien construit malgré un dollar troué un peu facile (on se demande où est la balle ?!). Un western efficace. "Un Dollaro Buccato" n'est pas un chef d'oeuvre du genre. Il comporte quelques scènes amusantes, un personnage principal sympa mais sans plus. Disons que tout paraît être une ébauche, que ça ne va pas assez loin. Le scénario est un peu brouillon, les enjeux manquent de clarté, on tourne trop autour du pot. Les conflits ne sont pas assez denses, il paraissent même parfois dérisoires.


           

Les personnages tant principaux que secondaires auraient pu être poussés plus loin. La mise en scène est globalement correcte, mais là aussi on a l'impression que le réalisateur est paresseux. Quelques gros plans n'auraient pas été du luxe pour certaines scènes d'action notamment. Heureusement tout reste lisible, c'est juste que le réalisateur ne joue pas assez de la forme pour renforcer le fond (jouer avec la psychologie des personnages par exemple). Les acteurs ne sont pas mauvais, mais seul le héros parvient à vraiment se faire remarquer, les autres jouant sans véritable conviction. Enfin, la musique est assez fun, c'est sans doute ce qu'il y a de plus musclé de tout le film. Bref, "Un Dollaro Buccato" souffre surtout d'un scénario trop léger, qui manque de tripes ; pour le reste, ça passe malgré quelques maladresses, on peut même dire que le film reste un divertissement honorable. ( http://www.senscritique.com/film/Le_dollar_troue/critique/38335249 )


                                  

Trois Cavaliers pour Fort Yuma est un western spaghetti tout à fait honorable qui manque sans doute d'une mise en scène plus travaillée mais l'ensemble est vif et sans temps mort de plus Trois Cavaliers pour Fort Yuma bénéficie de la présence du sympathique Giuliano Gemma mais aussi de Sophie Daumier qui est espiègle et n'a rien du rôle de potiche. Western spaghetti classique, ce petit film de série B ne manque pas de sel. Pour une fois, pas de mexicains mais des soldats US en mission accompagnés d'un lieutenant sudiste pour guide qui doivent rejoindre Fort Yuma. Giulano Gemma, un habitué du genre, fournit une bonne prestation, sur un scénario intéressant. Dommage que la seconde moitié plonge le spectateur momentanément dans l'ennui. La fin est sans surprise. Voici un excellent petit western qui n'a d'autre ambition que de nous faire passer un bon moment !Si vous avez aimé " Le dollar troué " et "Wanted " du même Ferroni , vous voyez ce que je veux dire ; le film est de la même veine . Un générique classique et d'emblée ,une superbe musique de Morricone et puis ça démarre aussi sec et ce, sans aucun temps mort ! L 'histoire est celle d'un prisonnier sudiste , Gary Diamond ( Giuliano Gemma , impeccable ) qui accepte de guider jusqu'à Fort Yuma 2 nordistes , un capitaine ( Angel Del Pozzo) et un sergent ( Nello Pazzafini, dans un rôle plus important que d'habitude ). La mission est d'un importance capitale mais la trahison est au rendez-vous !Heureusement , sur sa route , Gemma se fait des amis qui vont l'aider à combattre les traitres à la tête desquels se trouve Dan Vadis .Ces adjuvants sont un chercheur d'or ( José Calvo) et un chanteuse incarnée par Sophie Daumier et qui s'appelle Connie Breastfull (ça ne s'invente pas !) Tourné dans les superbes paysages d'Almeria , ce film ravira les amateurs du genre .


             

 Trois Cavaliers pour Fort Yuma n'a rien d'un western majeur mais, au sein du monde du Western Spag, il se distingue par le fait qu'il ne cherche pas à singer le style de Sergio Léone. Cette approche tient certainement à la personnalité de son réalisateur, Giorgio Ferroni, vétéran du cinéma commercial Italien ayant œuvré dans tous les genres populaire dans son pays (et à l'exportation). Sur Trois Cavaliers pour Fort Yuma, il profite de son savoir faire en la matière pour signer un film diablement rythmé où toutes les grandes figures du genre sont présentes pour le plus grand plaisir de l'amateur (bagarre de saloon, numéro de danse, torture au soleil, attaque de fort...). Il bénéficie également de la présence d'un Giuliano Gemma charismatique à souhait en dur à cuire Sudiste et d'une direction artistique et de la photographie supérieure à la moyenne. Divertissement léger et s'assumant pleinement comme tel, Trois Cavaliers pour Fort Yuma est un petit Western qui ne manque définitivement pas de charme. (http://www.senscritique.com/film/3_Cavaliers_pour_Fort_Yuma/critique/7628613)



                                


Wanted souffre de sa réalisation qui n'a rien de désastreux mais qui est seulement du travail bien fait mais en-dehors de cela Wanted est plutôt un bon western italien notamment grâce à un scénario mieux écrit que d'habitude. On s'intéresse vraiment à l'histoire ici et l'infortuné cow-boy est joué par Giuliano Gemma l'un de mes acteurs préférés s'étant illustré dans ce genre. Agréable à regarder, sans prise de tête et surtout malgré une réalisation sans éclat particulier Wanted reste un bon divertissement avec des rebondissements bienvenues. Western spaghetti de bonne facture mais assez simplement manichéen, sur le modèle américain. Il y a tout de même un personnage de joueur professionnel un peu complexe et original (une sorte de sous Doc Holliday). L’interprète vedette, Giuliano Gemma, a de la présence.Seconde collaboration entre l’artisan Giorgio Ferroni et la star Giuliano Gemma après Le dollar troué (1965), Wanted (1967) permet aux deux hommes d’exploiter la popularité du jeune acteur après son triomphe dans la série des Ringo. Hommage aux films américains de série B, ce western-spaghetti essaye tant bien que mal de gommer son origine transalpine afin de se conformer aux archétypes du genre. Collectionnant les clichés, cette sympathique œuvre de série retient l’attention du spectateur par ses nombreux rebondissements et par une action soutenue durant la totalité de la projection. Porté par l’interprétation très juste de Giuliano Gemma et Serge Marquand en pourriture intégrale, Wanted souffre toutefois d’un évident manque de moyens. Ainsi, les décors et les extérieurs parfois incohérents trahissent clairement la pauvreté d’une production au rabais.


           

Malgré ces quelques déconvenues, le cinéaste Giorgio Ferroni (célèbre pour Le moulin des supplices en 1960) tire le meilleur parti de ces faibles moyens. Il est alors assisté par le gratin du cinéma de genre rital des années 60-70 : Fernando di Leo au scénario ou encore Ruggero Deodato en tant qu’assistant-réalisateur. Loin d’être un chef d’oeuvre, ce métrage efficace est un pur produit de son époque, ni passionnant ni déshonorant, juste d’un classicisme qui le différencie peu du tout-venant d’un genre alors surexploité. Si nous sommes loin du style de Sergio Leone, ou des deux autres Sergio maîtres du genre, Sollima et Corbucci, ce film reste malgré tout ancré dans la tradition du western à l’italienne. Avec une violence assez omniprésente, des passages à tabac  musclés,  un scénario plutôt habituel dans ses grandes lignes aux productions du genre, avec bien sûr quelques variantes. Et aussi les paysages du désert de la province d’Almeria et ses cascades « à l’espagnole » qui accentuent exagérément la mort par balle et se complaisent dans des chutes alambiquées. Certains y voient un hommage au western américain. Nous en sommes quand même bien loin. Le cynisme règne en maître, ce qui n’apparaît que dans les derniers westerns signés Robert Aldrich ou Sam Peckinpah. (http://www.rueducine.com/2013/12/22/wanted-le-recherche-1967/)                                 
                                   

1 commentaire:

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