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mercredi 13 avril 2016

Ciné Rock

Pour une fois qu'on parle de Rock dans le poste à led, on ne va pas se gêner pour regarder. Ici, la bonne émission du paf, Blow Up nous narre en 17 minutes l'histoire des concerts Rock dans les films. Pour tous les cinéphiles mélomanes donc, on y parle notamment des docus passés au ciné portant par exemple sur les Sex Pistols ou Bob Dylan, mais aussi de la captation d'un concert des Rolling Stones par Martin Scorsese en 2006. La fiction est aussi évoquée, dans Presque Célèbre de Cameron Crowe avec son groupe fictif et dans tout un tas d'autres réalisations comme les biopics et celui fameux sur The Doors avec un Val Kilmer impécables en Jim Morrison (son meilleur rôle ?). On se rappellera aussi du concert d'Alice Cooper dans le film phare des ados des 90's dont j'ai fait partie, Wayne's World (avec le fameux "On mérite pas, on mérite pas, on mérite pas" de Wayne et Garth s'inclinant devant Alice qui leur tend sa main en retour pour un baise-main) ou encore du faux documentaire de Rob Reiner, l'exceptionnel Spinal Tap. Allez, je vous laisse (re)découvrir tout ça et tout le reste dans Blow Up qui se finit par un Top 5 d'anthologie.(http://www.lagrosseradio.com/rock/webzine-rock/actu-rock/p13432-blow-up-sur-arte-les-concerts-rock-au-cinema.html)


   



The Rose (1979) - Contrairement à certains, ce film n’est pas du tout vieillot. L’image restituée peut donner cette impression, ou si elle donne cette impression ou si c’est une réalité, elle peut définir une période. Peu importe, cela ne m’a pas gêné. Si je reconnais quelques petites longueurs entre Rose et Houston, le film a gardé toute son énergie. Et grâce évidemment à l’interprétation remarquable de Bette Midler et au-delà de l’actrice, à son implication en qualité de chanteuse rock. Quelle voix ! Quelle présence ! Quelle bête de scène ! Ce film ne fait pas référence qu’à Janis Joplin, mais à toutes les rock stars de ces années 70, 80. A leur vie dissolue. A leur solitude malgré le succès, l’argent, l’hystérie des foules. C’est aussi le côté coulisse. Une souffrance qui se transforme en joie sous l’éclat des projecteurs. Les sentiments ne peuvent être qu’excessifs pour une artiste sensible, fragile, épuisée. Même si le personnage Rose peut par moments être antipathique, elle arrive à m'émouvoir. Surtout quand elle chante. C'est en ça où le film est réussi. Mark Rydell ne cherche pas à nous édulcorer un personnage ni à porter un jugement. Rose est à prendre ou à aimer comme elle est. Ce film et la musique n’ont pas pris une ride. A voir en VO, évidemment…(Allociné)


   


Considéré par les fans d'Alan Parker (réalisateur engagé bien connu pour ses convictions envers la liberté et les rêves, auteur du superbe Midnight Express, Mississippi Burning, Fame ou encore Birdy) comme le Fame irlandais de la musique soul, The Commitments n'a pas marqué les esprits à l'image de son aîné (devenu le High School Musical puissance 10 en qualité des jeunes des 70/80). Très peu connu, très peu encensé, il est quand même considéré par ses rares spectateurs comme un élément marquant de la carrière du cinéaste et du cinéma musical. Outre une bande-originale convaincante et rythmée, et des jeunes acteurs (dont pour la plupart il s'agira du seul rôle de leur vie) qui nous livrent une très bonne prestation, Les Commitments dispose une nouvelle fois de la réalisation glauque et très 80' d'Alan Parker, une réalisation qu'on retrouve dans tous ses films et dont on ne se lasse pas de son côté nostalgique. La faiblesse du film reste un scénario trop convenue et sans trop d'ambitions, un déroulement un peu bancal sur la réalisation des rêves et la liberté comme il est d'habitude du cinéaste. On regrettera donc un développement plus important et un peu d'ambitions pour ce film qui souffre d'ailleurs du manque de popularité. Les Commitments est loin d'être le meilleur film d'Alan Parker mais dispose des mêmes qualités que chacun de ses longs-métrage : superbe mise en scène, bande-originale et direction artistique. A découvrir pour les inconditionnels de Fame, de musique soul et d'Irlande dévastée.(Allociné)


   


La première fois que j'ai vu ce film j'avais 18 ans et je ne connaissais que la musique des Doors, et aucunement l'histoire du groupe et du personnage de Jim Morrison. Pour tout dire je n'était pas vraiment dans mon état normal le premier coup, donc un nouveau visionnage, plus lucide, est nécessaire pour convenablement analyser ce film. Je suis un grand fan des Doors, ce long métrage pour moi reste une sorte de témoignage romancé de leur parcours, et Oliver Stone était tout indiqué pour le filmer, sa réalisation est vraiment incroyable, beaucoup d'ingéniosité et de technique avec une photographie somptueuse respectant bien le contexte idéaliste des années 60-70. Beaucoup de séquences marquantes notamment ce concert au Whisky A Go-Go qui est envoûtante au maximum, la mise en scène reste tout à fait maîtrisée et donne à Val Kilmer une dimension iconique en Dionysos du rock. Les passages psychédéliques admirablement peint par le réalisateur rendent le film planant et très singulier, le style de Stone est aisément reconnaissable. La bande originale est forcément exceptionnelle avec un bon nombre de partitions des Doors (ainsi que le morceau "Heroin" de Velvet Underground), le film a d'ailleurs redonné un second souffle aux ventes de disques du groupe. Le montage est cohérent, d'ailleurs l'intro est très efficace et nous captive d'entrée, et le générique final donne une note positive au culte de Morrison, figure immortelle du rock et de la poésie. "The Doors" est un biopic de grande qualité qui sera informatif (bien que très romancé) pour ceux qui ne connaissent pas le groupe et transcendant pour les adeptes du lézard roi.(Allociné)
                                         

   

Le flirt entre rock et cinéma démarre vers la fin des années 50. Hollywood voit dans cette association un moyen d'intéresser la jeunesse à ses productions tandis que les studios de musique cherchent à capitaliser l'image d'un groupe. Entamée en 1957 avec "Jailhouse Rock" de Richard Thorpe, la carrière d'Elvis Presley ne comporte pas moins de 31 apparitions au cinéma en douze ans...
En 1968, les Beatles conçoivent un dessin animé adapté de leur album "Yellow Submarine". La même année, ce sont Les Monkees qui habillent musicalement "Head" de Bob Rafelson, film culte surréaliste. En 1971, Frank Zappa joue et réalise "200 Motels" lors d'une tournée de son groupe "Mothers of Invention". En 1975, Ken Russell tourne le film psychotrope "Tommy" avec les Who, Tina Turner, Jack Nicholson, qui raconte l'histoire improbable d'un jeune homme sourd, muet et aveugle qui devient un maître du flipper et une idole messianique pour des adeptes sous acide. Les Bee Gees, quant à eux, pillent les Beatles et sortent "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band" en 1978. Le film restera comme le plus grand flop du genre. Toujours influencé par les Beatles et toujours en 1978, Eric Idle des Monty Python forme les Rutles et propose le téléfilm "All You Need Is Cash", film parodique dans lequel George Harrison ou Mick Jagger font des apparitions. Ce film déplut aux Beatles qui intentèrent un procès au compositeur pillant leur musique. Allan Arkush met les Ramones à l'honneur dans "Rock'n'roll Highschool" qui raconte la rébellion de lycéens contre l'administration de leur lycée afin d'obtenir le droit d'écouter du Rock n' roll.


                  


Plus tard, en 1982, les Pink Floyd tiennent l'affiche de "The Wall" d'Alan Parker, reprenant le titre d'un de leurs albums. Sans doute le plus abouti de tous les films musicaux, il conte la chute d'un musicien et illustre métaphoriquement les dangers du fascisme. Non seulement l'univers rock irrigue le champ de la fiction mais il fournit aussi la matière de nombreux documentaires. Dans "Year of the Horse" (1997)Jim Jarmush a, par exemple, filmé Neil Young en tournée avec son groupe Crazy Horse. L'historique concert de David Bowie pour son album "Ziggy Stardust" a donné naissance à "Ziggy Stardust and the Spiders from Mars" (1973). Martin Scorsese, quant à lui, filma Neil Young, Ringo Starr, Van Morrison et Bob Dylan dans "Last waltz" (1978) pour le dernier concert d'un groupe de fiction. Fiction et documentaire s'entrecroisent car dans ce dernier film de vrais groupes jouent dans un faux documentaires, tandis que dans "This is Spinal Tap", réalisé par Rob Reiner en 1984, un faux groupe (crée pour la circonstance) joue dans un vrai documentaire. En 2007, nous avons pu voir deux docs de Julien Temple, "Glastonbury" sur le célèbre festival rock londonien, et "Joe Strummer" une biographie du défunt chanteur des Clash.


                  

Du documentaire à la biographie, il n'y a en effet qu'un pas. "Sid and Nancy", réalisé par Alex Cox en 1986, est un portrait morbide de Sid Vicious, bassiste des Sex Pistols incarné par Gary Oldman, et "The Doors", dirigé en 1991 par Oliver Stone, est le biopic du groupe mythique mené par Jim Morrison, qu'incarne ici Val Kilmer dans une incroyable prestation. Les Beatles ont aussi leur film, "4 garçons dans le vent" ("Backbeat" dirigé par Iain Softley) tandis que le cinéaste anglais Michael Winterbottom s'intéresse en 2002 dans "24 Hour Party People" au label Factory Record dont faisait partie Joy Division. C'est d'ailleurs sur le chanteur de ce groupe de Cold Wave que se concentre le photographe Anton Corbijn en 2007 avec "Control".  Des films proposent aussi des évocations du rock. Le comédien Tom Hanks réalise en 1996 "That Thing You Do" sur un groupe de Pennsylvanie dans les années 60, Milos Forman traite du Vietman par la musique dans "Hair", "Hedwig and the Angry Inch" de John Cameron Mitchell relate le parcours d'un transsexuel dans la tournée berlinoise de son groupe, "Velvet Goldmine" (Todd Haynes, 1998) convoque le glam rock et les figures d'Iggy Pop (évoqué par Ewan McGregor) ou de David Bowie vécues du point de vue d'un journaliste anglais.


                                  


Même Jean-Luc Godard s'essaie au genre avec "One+One" (1969), un documentaire sur la contre-culture des années 60 où l'on aperçoit Mick Jagger, Keith Richards, Brian Jones, Bill Wyman, Charlie Watts, Marianne Faithfull. Gus Van Sant livra en 2005 avec "Last Days" une évocation des derniers jours de Kurt Cobain. Certains films n'ont de rock que leur interprète. On peut ainsi croiser Iggy Pop ou Tom Waits chez Jim Jarmush ("Coffee and Cigarettes"), Chris Isaak ("Twin Peaks") ou Sting ("Dune") chez David Lynch. Le genre cinématographique de la comédie musicale s'intéresse très vite au rock. "Fame", "Grease", "Hairspray", "Cry-Baby", "Rocky horror picture show", "Jesus Christ Superstar"... D'un film à l'autre, les recettes varient peu, si ce n'est la bande-son. Enfin, les artistes de rock composent pour le cinéma des bandes sons originales. Ainsi, les Pink Floyd composent pour le cinéaste italien récemment disparu Michelangelo Antonioni pour "Zabriskie Point", Sonic Youth pour "Demonlover" de Olivier Assayas, ou Bono des U2 pour "Clean" du même réalisateur. Le cas exemplaire fut l'improvisation de Neil Young sur les images de "Dead Man" de Jim Jarmush. On peut également citer : "La dernière tentation du christ" (Peter Gabriel), "StoryTelling" (Belle & Sebastian), "CQ" (Mellow), "Trouble Everyday" (The Tindersticks), "Stigmata" (Billy Corgan), "The Proposition" (Nick Cave), "Sombre" (Alan Vega).


                                  

Source : http://www.lexpress.fr/culture/cinema/panorama-des-films-sur-le-rock_832432.html

2 commentaires:

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