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dimanche 24 avril 2016

Alberto Sordi

Des "quatre mousquetaires" de la comédie cinématographique italienne, Alberto Sordi demeure sans doute le plus représentatif de l'art comique de la péninsule. Descendant affirmé de la Comedia dell' Arte, dont il délaisse pourtant l'art de la pantomime au profit d'une volubilité parfois envahissante, il se cantonnera davantage que ses compagnons d'armes, dans l'incarnation d'un personnage comique dont la bouffonnerie ne le disputera qu'à la lâcheté. Venu à la réalisation, il perpétuera dans plusieurs films cette tradition parodique et satirique jusqu'à la satiété de son public et l'avènement de la télévision "berlusconienne".1937 est la première année importante de sa carrière d'acteur, qui fait sa première apparition à l'écran, une figuration non créditée et rarement rappelée dans ses filmographies, pour le film de Carmine Gallone, «Scipione l'Africano/Scipion l'Africain». Cette année là, il est également choisi par la MGM, à l'issue d'un concours, pour donner une voix italienne à Oliver Hardy dans deux films italiens du célèbre duo. Parallèlement à cette activité, il participe à des spectacles de variétés sous le nom d'Albert Odisor. Après avoir effectué son service militaire dans la fanfare, il tient son premier grand rôle dans un film, aujourd'hui oublié, de Mario Mattoli, «I tre aquilotti». Mais, pour beaucoup d'Italiens de cette époque, Alberto Sordi est avant tout une voix. Outre le doublage, il anime en effet, de 1947 à 1951, plusieurs émissions radiophoniques très suivies.(http://encinematheque.fr/rire/R03/index.asp)


               


Nos héros réussiront-ils à retrouver leur ami mystérieusement disparu en Afrique ? (1968)Sous son air de comédie italienne loufoque en surface,Ettor Scola traite de façon moins visible du colonialisme et de la vison de l’Afrique par les peuples colons. Avec ses personnages il remet en cause les certitudes de l'homme moderne et développé,face a une culture plus primaire qui elle n'est pas enchainée au modernisme.Scola signe une comédie drolissime aux gags hilarants et aux dialogues impeccablement écris.Et servis par d'excellents comédiens,Sordi en tête de file.Incarnant une sorte de patron fantasque a qui tout est permis,épaulé par Blier son comptable embarqué dans l'aventure malgré lui,et a qui il attribut toute ses erreurs commises.Derrière tout ça il y a un réel talent de mise en scène pour faire marcher cette comédie aussi bien quelle l'est.Même si il a certaines fautes de raccord,comme le chauffeur du camion lors de l'attaque du rhino,dont on peu voir la barbe d'1 jour d'un plan,passé a 1 semaine sur un autre plan,pour revenir a 1 jour a un autre plan.Le tout reste grandement efficace et recommandable.  Vu le film en salle, tout jeune, au moment de sa sortie. Il n’est sorti en France qu’une dizaine d’années après sa production, pour cause de censure des séquences anticolonialistes dans la version initialement prévue pour la distribution dans notre pays. C’est dire que l’œuvre n’est finalement pas anodine, et à la revoir aujourd’hui en DVD, on s’aperçoit qu’elle a très bien vieilli. Comme le titre le manifeste, il s’agit d’une parodie de récit d’aventure d’esprit colonialiste, la forme parodique ayant le clair dessein de subvertir la vision commune relativement à l’Afrique coloniale. Le décor est celui d’un des derniers territoires africain sous domination européenne au moment du tournage : celui de l’Angola portugaise.


   

Le duo Sordi-Blier est visiblement inspiré par celui de Don Quichotte-Pança, Sordi dans le rôle de l’idéaliste à coté de la réalité, Blier dans celui de son aide prosaïque, engoncé dans le réel. Sordi est dans son jeu habituel d’italien volubile, baratineur à grande gueule. Le jeu de Blier est par contre beaucoup moins stéréotypé qu’il ne l’est dans ses interprétations dans le cinéma français : il est peut-être le comédien le mieux inspiré du film en restant très sobre. L’esprit satirique des scènes comiques est dans le meilleur des comédies italiennes. Du très bon Scola. Pas le plus connu des films de Scola mais un des meilleurs. Tourné en Angola à la fin des années 60, sous la colonie portugaise, ce long-métrage brocarde aussi bien les colons que le riche italien désœuvré admirablement interprété par Sordi. Grâce aux dialogues d'Age et Scarpelli, à un montage au cordeau et à une musique plutôt groove, le réalisateur narre cette incroyable quête tambour battant, entraînant le spectateur de surprise en surprise. (http://www.allocine.fr/film/fichefilm-41158/critiques/spectateurs/recentes/)                                        


                                


Le témoin (1978) - Petit polar de Mocky qui avec le recul fait partie de ses bonnes livraisons même si on ne retrouve pas cet humour corrosif qui est sa marque de fabrique. On sait malheureusement que cet humour grivois quelques fois un peu lourd entraîne Mocky sur la pente du nanard. Quand il aborde le polar on a l’impression que Mocky s’applique davantage comme s’il accordait plus de respect à ce genre dont il adapte régulièrement les grands auteurs. Noiret livre une composition magnifique faisant de ce grand bourgeois déprimé et criminel par accident un pauvre bougre qui semble à mille lieues de la candeur et de la grandeur d’esprit de son ami retrouvé qui se fera punir à sa place à cause de trop de naïveté. Sordi est quant à lui parfait en candide aveugle qui fonce tout droit dans la gueule du loup. Au passage Mocky traite de façon très nuancée le thème de la pédophilie nous montrant que quelquefois les choses sont moins simples qu’elles le paraissent au premier abord. Comme toujours chez Mocky les salauds sont des salauds et les cons sont des cons, seul Noiret nous offre plusieurs facettes de son personnage. Mais on est averti quand on connaît le bonhomme et son enthousiasme roboratif.  L'un des meilleurs Mocky et l'une de ses plus belles rèussites ! Dans cette charge fèroce contre les moeurs provinciales, Jean-Pierre Mocky dènonce avec virulence l'absurditè du système judiciaire et de la peine de mort!


           


Le remarquable Philippe Noiret prête sa silhouette bonhomme aux turpitudes d'un notable drapè dans une respectabilitè de façade et couvert par sa famille, face à l'acteur italien l'immense Alberto Sordi, plus sobre qu'à l'habitude, en tèmoin gênant! Une excellente satire au vitriol parfaitement maîtrisè par le cinèaste anar et superbement interprètè par Philippe Noiret et Alberto Sordi...
 Je viens de decouvrir ce brilliant requisitoire contre la peine de mort et l'acteur italien Alberto Sordi tres touchant dans ce film de Mocky.Philippe Noiret est toujours impeccable dans ce role de notable pedophile et assassin.Ce film au charme un brin desuet nous rappelle avec effroi qu'il n'y a pas si longtemps en France on exécutait des criminels et parfois meme des innocents a la guillotine.Mocky réalisateur rebelle nous montre aussi qu'il y a toujours une justice pour les puissants mais pas forcemment pour les innocents.


                                  

Très vite on comprend le dénouement du film avec cet homme incapable de la moindre violence,coupable idéal,manipulé par son ami assassin mais on ne peut s'empecher de suivre son terrible destin.Je trouve ce film exellent et interessant pour les jeunes qui ne sont pas de cette génération pour comprendre a quoi ressemblait la société française dans les années soixante dix. "Le Témoin" est certainement l'un des plus grands films de Jean Pierre Mocky. Brillant réquisitoire contre la peine de mort, ce film traite également avec beaucoup de pudeur d'un sujet extrêmement délicat : la pédophilie. C'est aussi la rencontre entre deux monstres sacrés du cinéma mondial : Philippe Noiret et Alberto Sordi. Un film à voir et à revoir tant pour la richesse de ses interprétations que pour la force de son message. (Allociné) 

3 commentaires:

  1. http://turbobit.net/x14j8p04e9em.html
    https://m3ldumommg.1fichier.com/

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  2. Franchement, quel splendide écrin pour découvrir cet acteur et, ô bonus, quelle programmation de choix !

    Merci Corto pour ton site toujours autant indispensable !

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  3. Merci Tinté , ça mets du baume au cœur !!
    Au plaisir !!

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