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lundi 7 mars 2016

Salopards !!

Pas de pitié pour les salopards(1969) : L'âge d'or du western spaghetti dans toute sa splendeur ! De superbes décors, des gueules comme on n'en fait plus, une distribution dantesque qui vous donne une immense envie de pizza, on en redemande ! Bud Spencer sans barbe et baston, Van cleef en moitié de clochard sympathique, un bon scénario, une bonne ambiance qui évolue, un vrai salopard qui joue d'ailleurs dans "Le coup du parapluie", y'a aussi le mec qui jouait le valet dans "L'amour du risque"...Y'a pas que le bon, la brute... on le trouve en dvd...du tout bon...   Un spaghetti un peu mollasson ; un spaghetti qui manque cruellement de cynisme et de violence, on est plus proche d'une comédie. D'ailleurs même Lee Van Cleef n'est pas le pistolero sans foi qu'on attend toujours. Malgré tout ce western est une bonne surprise grâce notamment aux gueules qui traverse l'histoire (on reconnaitra le futur majordome de la série "pour l'amour du risque"). L'histoire louche d'ailleurs sur du vaudeville, un bandit de grand chemin qui ne peut se résoudre à voler encore et encore à l'insu de son plein gré (?!). Ce n'est donc pas le spaghetti 100% mais il souffle un peu de légèreté sur le genre si chère à Leone. Sans atteindre les quelques références du genre, le scénario est vraiment bien mené, Lee Van Cleef talentueux comme d'habitude... Un western que l'on regarde vraiment avec plaisir, surtout qu'il ne manque ni d'humour, ni de rebondissements... Très grand western spaghetti, avec excelent casting, Lee Van Cleef toujours aussi remarquable, et une belle musique de Riz Ortolani. Etonnant ! En effet, étonnant, car Pas de pitié pour les salopards est un bon western, avec une bonne histoire et un bon suspens ! De plus, c'était la première fois que je voyais Lee Van Cleef dans un rôle où il n'est pas le salaud de service ! Western distrayant !

   



A partir des années 70, le western manque d'inspiration et a du mal à se renouveler. Burt Kennedy fait partie de ces réalisateurs qui ont tenté de maintenir le genre sans toutefois parvenir à redorer son blason. "Un Colt pour trois salopards" en est l'illustre exemple. Le choix des acteurs est indéniable. Raquel Welch a l'expérience des westerns (Les 100 fusils, Bandolero). Dans la peau d'Hannie Caulder, elle va chercher à se venger des trois bandits sanguinaires qui ont tué son père et l'ont violée. Les frères Clemens, en l'occurrence, sont incarnés par des habitués des rôles de brutes westerniennes, le monstre sacré Ernest Borgnine, l'inénarrable Jack Elam et le tonitruant Strother Martin. A eux trois, ils réussissent à retenir l'attention du spectateur. Robert Culp est moins connu car il est d'abord un acteur TV mais il assure une certaine présence dans le rôle de Thomas Luther Price, le chasseur de primes qui va aider Hannie Caulder dans sa quête de vengeance. Une curiosité, c'est l'apparition de Stephen Boyd dans un rôle sporadique et muet d'un pistolero providentiel. Le scénario est bien pensé mais le rythme est inégal notamment au milieu du film, ce qui gâche un peu l'intérêt. L'ensemble tient la route et nous distrait agréablement. Avec Burt Kennedy à la caméra on est pas toujours sur du résultat mais avec Un Colt pour trois salopards il réalise un de ses meilleurs film ; j'ai été agréablement surpris pas cette histoire de vengeance qui mise à part quelques instant d'humour (du aux 3 frères Clemens) nous surprend par son ton plutôt sombre voire dramatique et mélancolique par moment. Ce western est très efficace avec ses fusillades sanglantes, une certaine cruauté, un excellent casting (super sexy dedans la belle Raquel Welch) et aussi une belle BO. Bien que le film soit court Burt Kennedy a parfaitement su tracer le caractère de ses personnages notamment le chasseur de prime incarné par Robert Culp.


   


Si les films de Sergio Leone ont incontestablement influencé le western italien et européen, une autre production tout a fait inattendue a aussi marqué de son empreinte le genre, il s'agit du Django de Sergio Corbucci. Une vraie mine d'or pour les producteurs qui donna naissance à toute une série de films autour du personnage. Certaines productions furent mêmes rebaptisées alors que le personnage n'y apparaissait absolument pas ! Les maîtres du genre étaient incontestablement les Allemands, avec pas moins d'une cinquantaine de titres alors que seulement treize films comportant le nom Django furent officiellement produits. Evidemment, comme c'est souvent le cas, le meilleur côtoie le pire et, parmi cette descendance aussi prolifique que bâtarde, Django Il Bastardo (le bien nommé) tire habillement son épingle du jeu, même s'il n'a que peu de rapport avec l'original. Pourtant, par rapport à la plupart des autres "Django" dans lesquels ce dernier n'est plus qu'un traditionnel "bounty killer", on renoue ici avec le côté mystérieux et inquiétant du personnage, aidé par un Anthony Stephen (alias Antonio De Teffe, également auteur du scénario) qui se paye une vraie tête de cadavre ambulant. L'acteur brésilien exilé en Italie est devenu une vedette du genre en reprenant à son compte le rôle du flingueur énigmatique inauguré par le grand Clint et repris avec talent par Franco Nero. Il peaufinera son interprétation jusqu'aux limites de l'autisme dans une bonne vingtaine de productions dont trois Django : "Quelques dollars pour Django" (1966) ; Django El Bastardo (1969) et "W Django" (1972). L'acteur rencontre le réalisateur Sergio Garrone, un spécialiste du genre qui aujourd‘hui est malheureusement catalogué comme réalisateur de seconde zone à cause de deux nazisploitations qu'il réalisera à la fin de sa carrière "SS camp 5 : L'Enfer des femmes / Roses rouges pour le Führer" (1980) et "SS Experiment Camp / Le camp des filles perdues" (1977).


   


A l'époque, le réalisateur faisait preuve d'une grande maîtrise de la caméra et se permettait quelques délires visuels des plus plaisants. L'association des deux hommes donnera deux westerns intéressants et réussis malgré leurs nombreux défauts, ainsi La Corde au cou et La Horde des salopards sont de petites réussites mineures mais particulièrement jouissives grâce à quelques trouvailles bienvenues. Le plus apprécié et le plus connu des deux films reste La Horde des salopards, à cause de son atmosphère fantastique qui lui valut au cours des années une belle réputation. Mais ce sont les éditions DVD du film qui finirent par en faire un classique du genre. Dommage que l'acteur Anthony Steffen mourut en 2004 avant de profiter de ce regain de popularité. Réalisé par un Segio Garrone en pleine forme, le film n'est pourtant pas exempt de défauts : faux raccords à la pelle, utilisation intempestive de flashbacks, raccourcis narratifs, choix scénaristiques hasardeux censés relancer l'intérêt et le suspens (le héros jusque là invulnérable qui se fait soudainement blesser, par exemple.) Autre point négatif, un duel final décevant et particulièrement bâclé. Mais ces quelques scories n'entachent en rien les qualités du film à l'atmosphère fantastique parfois proche du film d'horreur. Dès les premières images, on se doute que quelque chose ne tourne pas rond, un inconnu (mal rasé) arrive dans une ville qui semble déserte et plante une croix au milieu de la rue, ensuite un affrontement classique entre deux hommes se transforme en un jeu de cache-cache surréaliste, le tueur attirant sa proie jusqu'à sa tombe. Le film abuse de ce genre de situations où l'acteur est filmé sous différents angles, disparaît subitement et même parfois se multiplie, comme dans la scène du cimetière : hallucination ou réalité ?(http://www.psychovision.net/films/critiques/fiche/393-horde-des-salopards-la)
Bonus : 

   

1 commentaire:

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