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vendredi 11 mars 2016

Ralph Nelson

Ralph Nelson, né le à New York et mort le à Santa Monica, est un réalisateur américain. Il a beaucoup tourné pour la télévision, réalisant de nombreux épisodes de séries TV. Au cinéma, il s'est intéressé au problème du racisme autant vis-à-vis des Noirs( Tic tic tick et la violence explosa, Le vent de la violence) que des Indiens (La bataille de la vallée du diable, Soldat bleu).Auteurs de quelques coup d'éclats comme son western Soldat Bleu et son final terriblement sanglant, Charly connu notamment pour la performance de Cliff Robertson, et Lilies of The Field qui a permis à Sydney Poitier de gagner un oscar. On peut rajouter à la liste, Once a Thief, la meilleure tentative hollywoodienne d'Alain Delon.  Ralph Nelson manifestait sans doute un sens des sujets "à faire", en revanche il avait la caméra plutôt lourde. Incidemment, il s'était fait un nom en dirigeant pour la télévision en direct une dramatique de Rod Serling, Requiem for a Heavyweight (avec Jack Palance), dont il devait signer lui-même l'adaptation cinématographique quelques années plus tard (avec cette fois-ci Anthony Quinn).(http://www.dvdclassik.com/forum/viewtopic.php?f=2&t=22943)



                              


En 1942, alors que les japonais attaquent en Indonésie, un aventurier américain (Cary Grant) est placé de force sur une petite île isolée comme guetteur pour signaler les passages d'avions ennemis. Quelques jours plus tard, il recueille une institutrice et sept fillettes... Father Goose est une excellente comédie écrite par S.H. Barnett et adaptée par Peter Stone et Frank Tarloff, tous trois oscarisés pour ce film. C'est l'avant-dernier film tourné par Cary Grant qui, à 60 ans, joue toujours les bourreaux des coeurs. Mais surtout, il excelle toujours autant dans le registre de la comédie avec ses multiples expressions et sa forte présence. Contrairement à son habitude, son personnage est ici plutôt miteux, un peu alcoolique et mal rasé (1). C'est Leslie Caron qui doit ici lui tenir tête et elle y parvient parfaitement en composant un personnage délicieusement intransigeant. Le scénario se déroule joliment, avec de multiples situations (malgré la promiscuité des lieux) et des dialogues enlevés. Father Goose est une comédie réussie qui remporta un certain succès à son époque. il faut toujours compter avec la providence! Et pourtant c'est la guerre du Pacifique ici! Aucune des iles ne lui sont inconnues, l'officier Cary Grant connait à fond les eaux territoriales et se porte volontaire (bien malgré lui) de toucher terre au beau milieu d'une île déserte pour y prendre le poste d'observateur envers les Alliés! « Mère poule ici Grand méchant loup » , une institutrice du nom de Leslie Caron va même parvenir à le convaincre de sauver ses petits élèves autochtones : huit survivants d'un bombardier australien! Une armée de chipies dont l'adorable Caron est l'adjudant!



           

Ce classique mouvementé de la comédie américaine navigue constamment à un bon niveau! Un Cary Crant bourru au grand coeur, une Leslie Caron à croquer, des mioches attachants et un Trevor Howard en commandant de la marine de sa Majestè soutiennent en permanence l'intèrêt! Sous le soleil du Pacifique Sud, "Father Goose" a pour la petite histoire remportè l'Oscar très convoitè du meilleur scènario! Ce qui fut en 1965 une petite surprise dans sa catègorie, devant des films tout aussi surprenants tels que "L'homme de Rio" ou "I Compagni"... Oscar du Meilleur scénario original pour cette comédie sans prétention mais aussi charmante que distrayante où l'immense Cary Grant jouait ici son avant-dernier rôle. Avant-dernier rôle qui s'avère être un contre-emploi total pour le comédien qui s'en acquitte à merveille, étant parfaitement à l'aise en ermite miteux et ivrogne qui ne jure que par le whisky...


                                

Assez loin de ses personnages certes parfois ridicules mais toujours tirés à quatre épingles de d'habitude, et qui va voir sa tranquillité troublée, Guerre du Pacifique oblige, par les japonais mais aussi par l'Armée australienne qui le place de force comme guetteur, et puis surtout par une institutrice et sept jeunes écolières au caractère particulièrement trempé... Face à lui, Leslie Caron parvient sans problème à lui tenir tête en professeure savoureusement intransigeante et les acteurs secondaires, aussi bien les enfants que les adultes, sont excellents aussi. Bref que du bonheur niveau casting... Que du bonheur aussi pour la réalisation dynamique, sans le moindre temps mort, pour le scénario, qui ne manque pas de rebondissements, et pour les dialogues, enlevés... Une comédie, injustement un peu oubliée, agréable du début jusqu'à la fin... Ce serait dommage de s'en priver...(Allociné)


                             


La Bataille de la vallée du diable (1966) : Western classique dans sa forme et son déroulement, marqué par une violence un peu plus prononcé que d'ordinaire à l'écran et qui offre la réunion de J. Garner et S. Poitier. En creux, on retrouve certains thèmes peu exploités dans le genre et la reconstitution de l'Ouest sauvage et poussiéreux convainc. On assiste au massacre à petit feu de la colonne de tuniques bleues, confrontée à un adversaire plus fort, plus rapide et pour lequel on sent bien tout l'amour du réalisateur. Si on découvre leurs moeurs barbares (comme la torture), on voit aussi que c'est un peuple fier, trahi et qui se bat pour sa terre. Rien de bien neuf donc mais rien de déshonorant non plus. Western peu connu du grand public qui vaut le détour, avec des acteurs plus ou moins célèbres selon le cas : James Garner, Sydney Poitier, Dennis Weaver, Bill Travers et la belle Bibi Andersson (et non Bibi Andersen, actrice espagnole). Ce film se démarque des westerns classiques, par l'originalité de son scénario et l'excellent jeu des acteurs. Malgré tout, s'il reste divertissant, il manque ce souffle épique qui font les grands westerns. Les personnages n'ont pas assez de profondeur. A voir cependant. Très bon western avec comme toile de fond le racisme qui n'est, pour une fois, pas unilatérale. Un bon scénario qui aurait encore gagné en qualité sans le rebondissement (le scalpeur retrouvé) beaucoup trop classique. Entre les paysages et l'action le film est un western qui tient ses promesses. Le plus gros défaut reste la musique qui ne colle pas du tout à ce western sérieux mais serait plus adéquate pour une comédie (lol). En prime Bibi Anderson est magnifique dans un rôle qui change des oeuvres de Ingmar Bergman.


   

Un autre scalpeur et une musique plus approprié et on frôlait le chef d'oeuvre. C'est vrai que ce western est moin bien que l'excellent The Soldier Blue du même réalisateur,cependant le propos était intéressant du moin celle de la première partie du scènario, l’enlèvement des femmes blanche marié ou non par des Apaches pour obtenir d'elle un enfant d'eux,la deuxième partie du scènario plombe le film,celle du pauvre type blanc qui cherche à venger la mort de sa femme,une squaw assassinée par un blanc,cette partie est trop ridicule ,conventionnelle et trop de cliché,c'est insupportable. Néanmoins certains passages sont intéressant plus réalistes que les westerns de Ford,exceptés ses derniers comme l'excellent L'homme qui tua Liberty Valance. Ralph Nelson réalise du coté de Bibi Anderson et Sidney Poitier en ce qui concerne la bataille entre la Cavalerie et les apaches des passages violent mais réaliste,c'est dommage que ce film souffre d'un jeu d'acteurs très médiocres digne d'un téléfilm,exceptée Bibi Anderson qui est excellent dans son jeu de comédiennes. c'est un western moyen, mais avoir sans plus.(Allociné)                                                                                                 

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