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mardi 1 mars 2016

Liliana Cavani

Liliana Cavani (née le à Carpi, en Émilie-Romagne) est une réalisatrice italienne. Liliana Cavani a reçu le Lion de Saint Marc de la Mostra de Venise en 1965 pour un documentaire sur Philippe Pétain.
Ses films Milarépa en 1974, La Peau en 1981 et Francesco en 1989 ont concouru, en sélection officielle au Festival de Cannes ; en 1979, elle a fait partie du jury du festival. Elle a reçu le Prix François Truffaut au Festival du film de Giffoni.
Son film Portier de nuit avec Charlotte Rampling et Dirk Bogarde, sur la trouble relation entre une rescapée des camps de concentration de la Seconde Guerre mondiale et son ancien tortionnaire, a été l'objet de polémiques à sa sortie. Mostra de Venise 1971 : Prix du Centre italien des relations humaines pour L'ospite.


                    


Film n'ayant aucunement manqué de faire un gros scandale à sa sortie, "Portier de nuit" est une oeuvre résolument ambigüe dont on retient pourtant plus aujourd'hui, malgré une vision plus fantasmée que réaliste des camps d'extermination, le côté histoire d'amour désespérée, malsaine et sadomasochiste. L'interprétation du couple Dirk Bogarde-Charlotte Rampling dans des rôles pas très fastoches est sublime et l'aspect fortement viscontien (on pense surtout aux "Damnés" !!!) de la mise en scène de Liliana Cavani fascine. C'est un peu dommage tout de même que le dernier tiers traîne fortement en longueur car l'ensemble est loin de manquer de séquences puissantes.       C'est sans aucun doute le meilleur film de Liliana Cavani! D'une autre envergure par rapport à ses premières oeuvres qui n'emportèrent pas l'adhèsion, "Portier de nuit" suscita de vives polèmiques en èvoquant magistralement les rapports sado-masochistes d'un officier SS et d'une dèportèe retrouvèe après sa libèration! Dirk Bogarde en serpent, Charlotte Rampling en victime fascinèe, deux comèdiens exceptionnels! Les critiques ètaient injustifièes: d'une part l'oeuvre s'imposait par la maîtrise de la rèalisation, d'autre part, si elle mettait l'accent sur la trouble fascination exercèe par le nazisme, elle n'entendait nullement exalter ce dernier, comme l'avaient prouvè les films tournès prècèdemment par Cavani par la tèlèvision! Ce grand film controversè est, depuis, devenu une icône...Une histoire volontairement très forte, dérangeante, malsaine, et très captivante.


            


La réalisatrice est allée au bout de sa démarche : ausculter la perversité et l'ambiguïté humaines, décuplées ici par les circonstances tragiques de la guerre. Tout y passe : sadisme puis fascination et amour du tortionnaire, soumission de la victime qui tire du plaisir de sa situation et aime son bourreau... Ces deux personnages complètement largués n'ont rien appris et répètent leur danse macabre plus de dix ans après. Ce qui est frappant, c'est qu'ils ne semblent vivre pleinement qu'entourés et guettés par la mort : menace des nazis pendant la guerre, puis choix délibéré de mourir d'inanition dans le second cas. Ces deux êtres semblent ne pas pouvoir s'affranchir de leurs fantasmes qu'ils poussent au-delà de toute limite, jusqu'au bout. Les interprétations sont magistrales, que ce soit Dirk Bogarde ou surtout Charlotte Rampling. Quant à la mise en scène, elle est très fine, très soignée, et mêle adroitement flash-backs et retours au présent. Un film sombre, dur, mais passionnant.      


                                 

La mise en scène est raffinée et élégante, on pourrait presque qualifier Portier de nuit de film érotique de luxe, il y a beaucoup de perversité dans ce film pas aussi scandaleux que je me l'imaginais mais qui peut choquer. Dirk Bogarde (un magnifique acteur) et Charlotte Rampling (à la beauté troublante, pas réellement mon type de femme mais elle ne peut laisser indifférente) sont tous les 2 remarquables dont des rôles durs et exigeants. Si le début de Portier de nuit est fort et nous plonge tout de suite dans le bain avec ses flash-back sur les horreurs qu'a subi Lucia par Max durant la guerre (mais finalement qui a le dessus sur l'autre) la suite du film est trop languissante car si la réalisation est belle, elle est aussi trop reposée ; le final traîne trop en longueur. Portier de nuit me laisse un sentiment mitigé mais cela reste néanmoins une oeuvre qu'un cinéphile doit voir.  



                                 


Réalisatrice de renom, notamment pour "Portier de nuit" qui fit scandale lors de sa sortie en 74, Liliana Cavani a une réputation assez sulfureuse il faut dire. Et ce n'est pas "La Peau", sorti en 1981, qui viendra adoucir cette considération. Loin d'être un simple film de guerre, "La Peau" est un véritable ovni cinématographique dans lequel l'horreur côtoie l'amour, la comédie et le drame. L'histoire est tiré du roman autobiographique de Curzio Malaparte, écrivain italien qui fut aussi correspondant de guerre, et interprété dans le film par Marcello Mastroianni. Toutefois, loin de se concentrer uniquement sur le personnage de Malaparte, "La Peau" est avant tout un film sur les affres de la guerre et de ses conséquences tragiques. Ainsi, on a le droit à plusieurs scènes d'une horreur assez insoutenable, en passant par du comique pur et dur ou l'on rigole avec franchise, avant de retomber aussitôt dans le drame et le tragique. Alors que certains réalisateurs ne feraient de ce mélange de genres, qu'un gloubiboulga indigeste, Cavani parvient à rendre le tout crédible et à passer d'une émotion à une autre de manière extrêmement fluide. "La Peau" se distingue de par l'originalité de son traitement, porté de plus par un casting cinq étoiles composé de grandes figures de proue à l'instar de Mastroianni, évidemment, mais aussi de Burt Lancaster ou encore Claudia Cardinale. Un véritable ovni qui révolutionne en lui même le genre du film de guerre.Un film qui ne déshonore pas le roman qu’il adapte. Le raccourci cinématographique a l’avantage de rendre plus percutante l’ironie de Malaparte.



            

On perd par contre la charge visionnaire des descriptions des scènes les plus spectaculaires (qui sont souvent des réminiscences de morceaux classiques), on perd aussi la complexité du narrateur, dont, le moins que l’on puisse dire, le parcours a été bien « sinueux » (du parti fasciste, de la protection de Mussolini jusque dans les années de guerre, à guide officier des armées alliées en Italie…). La vision du personnage donnée par la réalisatrice dans les suppléments du DVD paraît bien simple et innocente… Les reconstitutions sont réussies, les ajouts restent dans l’esprit du roman, fait d’un mélange d’ironie et de compassion, de bouffonnerie, d’horreur et d’émerveillement. La sensibilité féminine apporte quelque chose à l’évocation de la prostitution, à celle du mâle italien aussi (tel qu’incarné par Mastroïanni).


                  


Le film ne gomme pas ce qui fait sans doute la grande faiblesse du livre : une vision finalement assez stéréotypée des américain (plein de bonne conscience et de naïveté), en miroir avec celle des américains sur les italiens, les latins et les européens en général. Si le ton outrancier du film peu par moment déranger il n'en reste pas moins que La Peau est un film passionnant racontant sans pudeur l'arrivée des troupes alliées à Naples en 1943. De plus le casting est sublime, il faut voir La Peau comme une farce grinçante ou ni les vainqueurs ni les vaincus sortent grandi de cette terrible épreuve qu'est la guerre. La mise en scène de Liliana Carvi est élégante et nous offre quelques séquences très sanglantes voire violentes bien qu'aucun combat ne soit montré dans le film. A découvrir. (Allociné)                                           


1 commentaire:

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